Theresa May, la dame de « faire » du Brexit, prend ses fonctions

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(Crédits : Reuters)
Seule en lice pour prendre la succession de David Cameron, démissionnaire, la ministre de l'Intérieur britannique est devenue mercredi soir la deuxième première ministre de l'histoire du pays. Celle qui est surnommée « la nouvelle Margaret Thatcher » veut faire du Brexit « un succès ». Sacré challenge.

Son nom est déjà tout un programme. « May » en anglais, signifie « pouvoir » au sens de "elle pourrait", "peut-être", « avoir la possibilité de »... sauver le Royaume-Uni. Theresa May, ancienne ministre de l'Intérieur du gouvernement Cameron, succède à son Premier ministre, ce mercredi soir. Elle a été chargée par la reine Elizabeth II de former le nouveau gouvernement qui devra mettre en oeuvre le Brexit.

Dans une déclaration faite lundi devant le 10 Downing Street, l'ancien locataire avait laissé peu de place au doute : "Nous aurons un nouveau ministre dans ce bâtiment derrière moi mercredi soir".

Surnommée « la nouvelle Margaret Thatcher », dont elle a ces derniers temps adopté jusqu'à la tenue stricte et austère, tailleur en tweed, chemisier blanc et brushing soigné, cette fille de pasteur (comme Angela Merkel) ne fait pas que ressembler physiquement à la Dame de fer qui a gouverné la Grande-Bretagne de 1979 à 1990 et s'était rendu célèbre en Europe avec son désormais fameux « I want my money back ! ». A 59 ans, ministre de l'Intérieur depuis six ans, un poste clé dans un pays soumis à la menace terroriste, elle veut s'affirmer comme la dame du « faire » du Brexit, et promet d'âpres négociations avec Bruxelles et les 27 lorsque le Royaume-Uni ouvrira officiellement l'article 50 du traité qui régit la sortie d'un pays de l'Union européenne.

Élue pour la première fois sous Thatcher, en 1986, comme conseillère du district londonien de Merton, cette ancienne de la Banque d'Angleterre est Member of Parliament depuis 1997, représentant la circonscription de Maidenhead, dans le Berkshire, l'un des plus anciens comtés du sud de l'Angleterre.

Son expérience dans la finance (son époux, Philip May est aussi financier) en fera une redoutable négociatrice pour défendre les intérêts de la City de Londres, dont plusieurs villes européennes, dont Paris, mais aussi Francfort ou Amsterdam espèrent se partager les dépouilles quand le Royaume-Uni perdra le bénéfice du passeport européen, voire la compensation des opérations financières en euro. Mais c'est surtout son poste au ministère de l'Intérieur qui pèsera dans la balance, alors que l'un des sujets qui ont le plus pesé dans le vote des Britanniques en faveur du Brexit est l'immigration et la libre circulation des personnes.

« Le prochain à trouver que je suis une femme sacrément difficile sera Jean-Claude Juncker », le président de la Commission européenne a prévenu Theresa May en faisant campagne pour convaincre les 330 députés Tory et les 150.000 membres du parti conservateur d'en faire leur nouvelle Premier ministre. Discrète, peu présente jusqu'ici dans les médias, cette eurosceptique avait soutenu du bout des lèvres le « Remain », par solidarité gouvernementale, mais affiche la couleur. « Brexit signifie Brexit », et donc, comme l'a indiqué récemment David Cameron en coupant court aux espoirs de ceux qui pensaient pouvoir revenir sur le vote du 23 juin. « Il n'y aura pas de tentative pour rester au sein de l'UE », a-t-elle indiqué.

Le Royaume-Uni a souvent dans son histoire été gouverné par des femmes : de la reine Victoria qui incarna l'Empire britannique et l'apogée de la première révolution industrielle au XIXe siècle à Élisabeth II, la souveraine actuelle dont le règne est le plus long de l'histoire, en passant par Margaret Thatcher, il est frappant de voir Theresa May s'imposer au moment où le Royaume-Uni connaît sa plus grave crise politique depuis l'entrée du pays dans l'Union européenne, en 1972.

Près de soixante ans après l'entrée de la première femme à la Chambre des communes, Nancy Astor, en 1919, Theresa May, future leader des Tory, compte bien marquer l'histoire. Elle annonce déjà « un programme radical de réformes sociales » pour « faire du Royaume-Uni un pays au service de tous ». La tâche s'annonce ardue alors que le référendum sur le maintien ou non dans l'UE a profondément divisé la société britannique, avec 17,5 millions de « Brexiters » et 16 millions de « Remainists », et a révélé la dramatique fracture du pays, entre les « gagnants de la mondialisation » (le Grand Londres, principalement) et ceux qui, au Nord de l'Angleterre et au Pays de Galles, se sentent oubliés. Pour Theresa May, dans ce pays en proie au doute et menacé de récession, ce sera le principal chantier que de tenter de réconcilier ces extrêmes et d'éviter qu'au divorce avec l'Union européenne s'ajoute un, voire deux divorces internes au Royaume-Uni, alors que l'Écosse « pro-Remain », envisage de « filer à l'anglaise » et que l'Irlande du Nord « pro-remain aussi) regarde du côté du sud de l'île, au risque de réveiller la guerre civile.

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a écrit le 14/07/2016 à 0:14 :
Maggie Thatcher avait un avantage sur l'UE : elle pouvait menacer d'un Brexit si on ne lui donnait pas satisfaction
Theresa May n'a RIEN à négocier ! tout au plus peut-elle retarder le fait d'invoquer l'article 50,... et encore: l'UE pourrait annoncer que le délai des 2 ans démarre maintenant, et qu'ensuite, on stoppe toute négociation, et dans ce cas, l'UK n'aurait aucun intérêt à attendre !
Pire, l'UE pourrait annoncer que l'irlande du nord sera la bienvenue dans l'UE si elle s'unit à un autre état européen (par exemple la république d'irlande !). et pourquoi pas l'écosse aussi...
Réponse de le 14/07/2016 à 9:55 :
@May#Maggie: tout dépend de la définition que l'on donne à la "négociation". Les Britanniques sont intéressés uniquement par leurs propres intérêts et le bafouillage politico-économqiue de rigolo comme Hollande ne les intéresse pas du tout. Quant à l'indépendance des regions citées, elle est encore loin de devenir une réalité pour diverses raisons. C'est un peu la même histoire que le Québec à l'intérieur du Canada...alors que toutefois le Québec est beaucoup plus riche que l'Écosse par exemple :-)
a écrit le 13/07/2016 à 21:50 :
Il semble fort probable que la GB va se consacrer à faire exploser de ce qui reste de l'Europe.
Ce scénario n'est jamais évoqué dans les médias ou si peu alors que ce se pose en évidence.
La GB devra négocier avec les Européens mais en fait risque de négocier en dessous de table avec chaque pays de l'union ce qui rendra rapidement intenable la cohésion européenne qui sera constamment à "replâtrer" par les dirigeants...quand on connaît déjà la cohésion actuelle.
La fin de l'UE telle que nous l'avons connue est pour aujourd'hui, mais pas sûr que tous les pays y retrouvent avantage.
La clarification de l'Europe est une urgence et prioritaire. Elle sera douloureuse et doit être faite en utilisant les armes de la démocratie qui ont été tant oubliées pour la construction, le vote des pays et les référendums avec tous les aléas que cela comporte.
commandement militaire communs et pour tout ce qui relève de l'international européen, fiscalité européenne, protections sociales harmonisées, règles du travail communes....
Réponse de le 14/07/2016 à 13:18 :
La GB peut toujours négocier avec chaque pays mais il faudra l'unanimité pour signer un traité avec l'UE. Autant dire que la GB n'a aucune chance.
L'Allemagne et la France l'ont rappelé, c'est tout ou rien.
a écrit le 13/07/2016 à 16:49 :
L'EU est divisée grâce aux britanniques, et comme c'est leur politique depuis 350 ans ils vont jouer avec ces divisions et à la fin c'est le RU qui va gagner. Et l'Ecosse ne rejoindra jamais l'EU car c'est ouvrir la boîte de Pandore. Je suis plus inquiet pour l'Irlande du Nord qui risque de s'enflammer à nouveau.
a écrit le 13/07/2016 à 12:34 :
La négociation avec UK n'a rien à voir avec la négociation avec la Grèce. UK est un gros contributeur net au budget européen, UK est le seul pays qui compte en Europe après la France en matière de Défense, et enfin c'est un partenaire commercial très important dans les deux sens. Il est donc essentiel de trouver un bon compromis (c'est largement notre intérêt, en tout cas celui de la France).
Réponse de le 13/07/2016 à 14:11 :
De fait la défense commune de l'UE c'est l'OTAN, dont le RU ne se retire pas ! Reste qu'avec les difficultés économiques à venir il est possible que le RU ait davantage de difficulté à maintenir son rang en termes de défense.
Réponse de le 14/07/2016 à 13:22 :
"un partenaire commercial très important dans les deux sens"

Oui, pour la GB car l'UE représente 50 % de commerce extérieur.
Mais pour l'UE, la GB est un partenaire mineur.
a écrit le 13/07/2016 à 11:15 :
Hollande va devoir rester stoique face aux crepages de chignon MAY-MERKEL!
Réponse de le 13/07/2016 à 12:10 :
@élu ps: Hollande va surtout être tenu à l'écart, car la cour des grands, c'est pas pour lui :-)
Réponse de le 13/07/2016 à 20:01 :
@ élu ps ,
Si cela peut te rassurer, il dispose d' un merlan 24/24
a écrit le 13/07/2016 à 10:34 :
Pour que cela soit crédible, la négociation ne peut débuter qu'une fois le Royaume Unie souverain, et pas avant! On ne peut négocier sa liberté, mais on peut négocier les échanges a condition d'être libre de le faire!
a écrit le 12/07/2016 à 14:30 :
May = peut-être
This is a terrible day for the UK.
A right wing government and no effective opposition.
I had hoped for a 2nd referendum but that looks more unlikely each day.
A sad day for the UK and a sadder day for Europe.
Don't forget the vast majority of the U.K. Wanted to remain in Europe, those voting for out were confused, stupid and misled. They voted as anti -vote.
Paul
a écrit le 12/07/2016 à 9:42 :
LES FEMMES DANS L HISTOIRE ONT TOUJOUR MIEUX DIRIGER LES PAYS QUE LES HOMMES? EST MEME SI AU DEBUT ILS VONT SOUFRIR?ILS S EN SORTIRONS MIEUX QUE L EUROPE QUI N AS TOUJOURS RIEN COMPRIS???
Réponse de le 12/07/2016 à 13:55 :
" EST MEME SI AU DEBUT ILS VONT SOUFRIR ?"

Je suppose qu'il s'agit de la même couche habituelle de la population.
Réponse de le 13/07/2016 à 12:00 :
Sur quel-s élément-s (factuels) fondez-vous ce postulat ?
a écrit le 12/07/2016 à 6:28 :
S'est parfait, qu,ils parte, et le plus vite sera le mieux.... Ensuite s,ils croient pourvoir mieux sans sortir sans nous t'en mieux. Mais je pleinds les plus pauvre , les masse laborieuse, cela risque d'être difficile avec ce type de gouvernement .... Ensuite nous ne laisserons pas la city spéculait contre l'union europeen, il y a trop long temps que cela perdure....
a écrit le 12/07/2016 à 0:13 :
Attention madame May, les membres de l'Eurogroupe sont eux aussi de grands négociateurs malgré la simplicité de leur tactique. En synthèse, c'est dire non à tous sans faire aucune proposition et passer au sujet suivant. C'est comme cela que la Grèce a échoué dans ses négociations à la seule différence que la BCE ne pourra pas couper l'accès aux liquidités des banques britanniques comme elle le fit avec les banques grecques...
Réponse de le 12/07/2016 à 3:12 :
Au final, vous savez que c'est l'oncle Sam qui va mettre de l'ordre, non?
Réponse de le 12/07/2016 à 7:53 :
L'Eurogroupe c'est les pays de la zone €. Le Royaume (encore momentanément) Uni n'utilisant pas l'€, ce ne sera pas son interlocuteur pour le Brexit. De toutes façons c'est au Royaume-Uni de présenter sa vision des choses et ses propositions, ce n'est qu'à ce moment que les négociations pourront commencer. En n'oubliant pas qu'une négo, c'est du donnant-donnant. C'est de ne l'avoir pas compris que Tsipras a fini par devoir manger son chapeau.
a écrit le 11/07/2016 à 23:35 :
Teresa May comte négocier âprement avec l'UE... sauf qu'elle a quoi comme argument ? UN marché de 60M d'habitants ? Par rapport à l'UE, c'est peanuts !
Qui a besoin de l'autre ??
Immigration : on fait tout le boulot à Calais !
Libre circulation des personnes : elle veut limiter les plombiers polonais... elle n'a pas grand chose à proposer...
Elle veut la libre circulation des biens britanniques: il faudra qu'elle laisse entrer les marchandises européennes... et il faudra bien que ces exportations répondent aux normes européennes,
Elle veut faire des économies sur la contribution : proportionnellement, la Suisse ou la Norvège contribuent plus que les britanniques!
Résultat: l'UK va contribuer tout autant sinon plus qu'avant, le marché britannique devra répondre aux normes européennes sans pour autant que l'UK prenne part à leur établissement..., la libre circulation des personnes devra être maintenu...sauf à devoir gérer les Sans-papiers de Calais...à Douvres !

Et enfin, l'United Kingdom va être de moins en moins "United": si l'Écosse pose un problème de précédent vis à vis de la Catalogne, l'Irlande du Nord peut tout à faire rejoindre la République irlandaise... et pourquoi pas former une union fédérale avec l'Écosse ! Pas d'indépendance =pas de précédent... juste un changement de "United": la rép.irlandaise, l'Ulster et l'Écosse formerait une union fédérale !!
Tiens tiens : Theresa May n'y avait pas pensé !!!??
Elle ve
Réponse de le 13/07/2016 à 12:43 :
"Elle veut la libre circulation des biens britanniques: il faudra qu'elle laisse entrer les marchandises européennes... et il faudra bien que ces exportations répondent aux normes européennes,"
Oui c'est cela qu'elle souhaite (depuis 1973) et rien d'autre, elle l'a toujours dit. Rien à voir avec la libre circulation des personnes ou avec un quelconque abandon de souveraineté (c'est nous qui mélangeons tout). Sinon la contribution actuelle de UK est bien supérieure à celle de la Norvège ou de la Suisse. Le départ de UK sera un problème pour les pays aidés par l'UE car les autres contributeurs nets refuseront d'augmenter leur part...
a écrit le 11/07/2016 à 23:07 :
Donc Juncker nous disait l'année dernière «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.». Les anglais ne s'en sont pas laissé compter, et on sait tous maintenant qu'un référendum avec la bonne question suffit (pour ou contre l’activation de l'article 50).
Après le Brexit ne devions voir un cataclysme financier, il n'en fut rien.
Le peuple anglais devait se mobiliser et se repentir d'avoir si mal voté, il n'en fut rien.
L'Union Européenne devait être une construction pour faire de nous un poids lourd de la Mondialisation, c'est Obama qui viens défendre l'entente entre Européens pour la sauvegarde du projet (et mieux nous imposer à tous, sans exception, le TAFTA)
Les promoteurs du Brexit devaient tous déserter en rase campagne, il n'en fut rien, voici qu'on connait le prochain Premier Ministre, avec deux mois d'avance.

On attends maintenant la prédiction du polonais Tusk, c'est a dire rien de moins que de voir la fin de la civilisation occidentale !

De l'autre coté, il se dit que le pire qui puisse arriver est que le R.U. s'en sorte mieux d'ici quelque années; Si cette prédiction se réalise, bye bye l'UE, plus personne n'en voudra !
Réponse de le 12/07/2016 à 8:04 :
A part qu'en 6 mois le cours €/GBP est passé de 0,70 à 0,85, soit une dépréciation de 20%, et c'est encore pire sur le cours £/$. Non, ce n'est pas un cataclysme financier, on déplore un tout petit rien. Tout va très bien au Royaume de sa gracieuse majesté, Madame la Marquise. A part que le Royaume va éclater, à part que des grands groupes comme Vodafone envisagent de délocaliser. A part que les banques ont déjà annoncé des dégraissages massifs. A part aussi que les brexiteurs n'avaient pas de plan B ... ni même de plan A, au point de laisser le pouvoir et le soin de gérer les conséquences du Brexit à une PM qui a soutenu le remain. On lui souhaite d'ailleurs bien du courage pour arriver à marier l'eau et le feu.
Réponse de le 12/07/2016 à 9:09 :
@Bruno_bd: je trouve étonannt que ceux qui sont contrre la spéculation financière s'en réjouisse à l'heure du Brexit ! Bien entendu que la livre va être attaquée, que certains patrons vont menacer de partir, etc. Tout ça, c'est du déjà vu. Et une sortie s'organise dans le meilleur intérêt du pays, même quand certains voudraient un cataclysme immédiat. Dans quel but d'ailleurs: est-ce que cela améliorera leur propre situation ? Non, c'est de la haine pure. Ne confondons donc pas vitesse et précipitation et laissons les Britanniques décider eux-mêmes de leur destinée :-)
Réponse de le 12/07/2016 à 11:22 :
Sauf à être aveugle, les risques de délocalisation (et même les délocalisation), le régionalisme (on a la Corse, les Espagnole la Catalogne, etc), les dégraissages massif, le fameux slogan TINA "there is no alternative" - donc pas de plan B -, bref tout ce que vous décrivez là est déjà subit par des millions d'Européen, bien dans l'Union, eux. Quand à l'Euro, il a aussi glissé de 20% par rapport au Dollars, et donc ?
On attends toujours les arguments d'adhésion à l'Union, qui donnerait envie de rester.... Le TAFTA, la vassalisation de l'Europe peut être?
Réponse de le 12/07/2016 à 12:57 :
@Bruno_bd: sauf à être aveugle en effet, on aura remarqué que la délocalisation n'a pas attendu le Brexit, car on produit où la main-d'œuvre est la moins chère et où la fiscalité est la plus avantageuse. Ce n'est pas moi qui vait réinventer la nature humaine. En revanche je peux me battre pour ma liberté. Mais bon, on constate aussi que pour certains, pour vivre heureux, il vaut mieux vivre couché. Heureusement que nos ancêtres n'avaient pas cette mentalité, car nous ne serions pas ici aujourd'hui en train de donner notre opinion, n'est-ce pas :-)
Réponse de le 12/07/2016 à 13:58 :
Absolument, et mettre dans le même problème la dévaluation de la £ et les risques de délocalisation prouve qu'on a des nœuds dans la tête !
Mais comme l'EU a comme ambassadeur médiatique Jean Quatremer, on est pas à quelques contradiction près.
Il a signifié la mort du projet EU en déclarant "qu'on devait faire payer cher le Brexit aux anglais afin de ne pas tenter d'autre pays". Un projet basé sur cette logique, la peur, les menaces, bref que du Négatif, est juste voué à disparaitre.
Réponse de le 13/07/2016 à 11:15 :
@MayDay : c'est mal connaître l'économie britannique de croire que la forte dépréciation de la £ va améliorer les exportations britanniques, elles vont surtout renchérir ses importations. Si Vodafone, un opérateur télécom, délocalise ce n'est pas pour des raisons de coût de la main d'oeuvre (ses centres d'appel et son informatique sont déjà largement en Inde) mais parce que c'est une entreprise largement implantée partout en Europe et que le marché britannique est devenu marginal pour elle, avoir son siège dans un pays hors-UE devient donc peu souhaitable, la seule raison qui pourrait l'y maintenir serait des conditions fiscales canon (ce qui est d'ailleurs largement évoqué). De même que des banques, fer de lance de l'économie britannique, qui perdraient leur passeport européen n'auraient guère que le choix de s'implanter ailleurs (p ex à Dublin, à Francfort, à Luxembourg, pourquoi pas à Edimbourg en cas de Scottexit...) et de réduire considérablement la voilure dans ce qui restera du Royaume Uni. Il ne s'agit pas de vouloir faire rendre gorge financièrement au Royaume-Uni, mais redevenant un pays tiers vis-à-vis de l'UE, s'il souhaite accéder à certains dispositifs de celle-ci, comme l'accès au grand marché, il en connaît le tarif, c'est le même que celui de la Norvège : une cotisation au budget de l'UE quasiment identique à la contribution britannique nette actuelle, l'application des textes et des normes européens sans participer à leur élaboration. Sinon il redevient un pays tiers comme l'Australie ou la Nouvelle-Zélande qui pourra négocier des accords ponctuels avec l'UE.
a écrit le 11/07/2016 à 22:15 :
elle aurait pu s'appeler ' might'.......bon, may, c'est un bon debut pour dire qu'"elle ne va pas sortir comme ca
madame ' may leave' ( or not)
a écrit le 11/07/2016 à 20:55 :
Rouletabille Mabille. 1) May, c'est tout d'abord le mois de mai en anglais. 2) Le pouvoir de quoi ? Quand on dit " I may do it", cela veut dire "je le ferai peut-être". 3) Ceux qui suivent Boris Johnson depuis quelques temps déjà savent que le poste ne l'intéressait pas vraiment. Il a déclaré à cet égard chez David Letterman en 2012 que ses chances de devenir Premier Ministre était les mêmes que de rencontrer Elvis Presley sur Mars ou de se réincarner en olive :-)
a écrit le 11/07/2016 à 19:38 :
Les européens ont démissionné devant Mme Thatcher en particulier le tandem de l'époque Allemagne/ France. Il serait aujourd'hui incompréhensible que cette démission se renouvelle au contraire nous devons signifier au R.U que son souhait démocratique de sortir de l'Union a un coût économique le contraire aurait pour conséquence l'effet dominos. J'attends avec une certaine impatience de voir si nos politiques ont la jupe ou le pantalon au niveau des chevilles ou bien serré à la taille. L'avenir de l'Union à 27 se joue à partir de septembre. Les politiques devront écouter leur opinion et pour la France il est clair que cette affaire sera à n'en pas douter un point majeur des futurs candidats avec des promesses qui auront intérêt à être tenues, pas question d'un discours de campagne et un autre à Bruxelles, Berlin, Rome, Londres etc etc, comme depuis des années.
Attention Mesdames, Messieurs les politiques de droite, de gauche et des partis fantoches ou fantaisistes, il faudra autres chose pour convaincre que vos discours qui nous le savons n'ont aucune valeur morale car vous êtes en froid avec la morale, la probité, attention que vos mensonges répétés ne soient demain le début de votre lynchage politique ATTENTION ATTENTION, la France enfin peut-être fera autre chose que de gronder.
Réponse de le 12/07/2016 à 8:06 :
Angela Merkel, rassurez-vous, saura faire face.
Réponse de le 13/07/2016 à 12:50 :
La négo avec UK devra être conduite dans l'intérêt de la France, et l'intérêt de la France, c'est de conserver une coopération étroite avec UK.
Réponse de le 14/07/2016 à 13:21 :
Non nous sommes en Europe et nous devons négocier au mieux pour l'Union vouloir négocier au mieux pour un pays est la mort de l'Union et dans cette mort notre petit pays sans aucun respect pour des engagements sera un de ceux qui sera offrira le plus. Pour votre info dans les années 80 la devise Franc n'était pas acceptée dans certains pays dans d'autres du bout des lèvres aussi devions nous acheter des travelers en dollar pour faire des affaires. Pourquoi l'Union ne marche pas parce que chacun veut tirer la couverture à soi au détriment d'une Europe fédérale.
a écrit le 11/07/2016 à 18:28 :
Si Mme May est une redoutable négociatrice, cela tombe assez mal, car il n'y a pas grand chose à négocier.
Réponse de le 12/07/2016 à 8:16 :
C'est au Royaume-Uni de dire comment il envisage ses relations futures avec l'UE. Ce n'est qu'à ce moment que des négociations pourront s'ouvrir. Mais on voit mal par quel miracle ça pourrait se traduire par une quelconque amélioration pour le Royaume-Uni qui n'aura d'autre choix pour surnager économiquement que de se muer en un super paradis fiscal à quelques encablures de l'UE... et d'en faire payer le prix à ses citoyens par des coupes budgétaires et sociales massives.
Réponse de le 12/07/2016 à 14:24 :
@Bruno
Oui, on connait la chanson. Apocalypse,blabla, fin du monde, blabla. Déjà, l'apocalypse, on l'attends toujours. Alors pour le reste,on verra au lieu de faire des vieux plans sur la comète.
L'Angleterre et autres pays existaient avant l'UE et existeront toujour après. Il n'y en a plus pour longtemps de toute façon.
Réponse de le 13/07/2016 à 13:17 :
@Ton : reconnaissez quand même que les déclarations d'Osborne, annonçant une baisse du taux de l'IS de 20 à 15% suite au Brexit indiquent bien la direction économique que le pays veut suivre, celle du paradis fiscal. Et pour qu'un paradis fiscal soit viable, pas 36 solutions, il faut des coupes dans les dépenses publiques (en dehors des dépenses d'investissement), d'intervention et sociales. Certes le Royaume-Uni a existé avant d'adhérer à l'UE, mais oserais-je vous rappeler que s'il s'est résolu à demander son adhésion, c'est parce que sa situation économique était très mauvaise et sa situation financière exécrable avec le FMI quasiment à sa porte. Alors oui, on verra, mais on voit mal comment un pays qui a tellement tiré profit de la globalisation notamment financière pourrait s'en sortir sans une sévère crise d'adaptation à un changement complet de paradigme... qu'il n'est d'ailleurs pas prêt à faire, cf les propos post-Brexit de Johnson qui expliquait sans rire que rien ne changerait.
a écrit le 11/07/2016 à 17:43 :
Quand on veut, on peut. Tant mieux pour les Anglais s'ils obtiennent un vrai chef de Gouvernement. Ce serait bien pour nous, que nous ayons quelqu'un capable de défendre aussi les intérêts de l'UE à la place de ces technocrates surtout intéressés par leur carrière comme vient de le montrer Barroso.
Réponse de le 11/07/2016 à 18:53 :
Il n'y a pas de sauveur, le cas de Barroso ne fait que démontrer cette certitude.
Réponse de le 12/07/2016 à 8:09 :
Encore faudrait-il que l'engagement du Brexit soit ratifié par le Parlement. Vu sa composition, c'est pas joué.
Réponse de le 13/07/2016 à 12:52 :
Si déjà il se contentait de défendre les intérêts de la France, ce serait bien.
a écrit le 11/07/2016 à 16:59 :
Délicat de comprendre la politique anglaise pour le moins ! La vie n'est pas un long fleuve tranquille, on dira !
Réponse de le 11/07/2016 à 18:37 :
En effet, pmxr, il est difficile de comprendre que madame Theresa May, qui d'après ce que j'ai compris, était plutôt pour le Remain, est maintenant nommée PM alors que tous les leaders du Brexit se sont défilés. De plus, chez les Travaillistes, c'est un peu la cacophonie.
Cordialement
Réponse de le 11/07/2016 à 18:59 :
Elle sait qu'il n'y aura pas de retour en arrière et face à lâcheté des hommes politiques elle prend ses responsabilités et monte au front.

En ce qui concerne son caractère il faut qu'elle montre encore plus d'autorité sur les gens et de servilité vis à vis des marchés financiers que les hommes si elle veut réussir, c'est comme cela que ça fonctionne.

Thatcher a été une excellente élève néolibérale, en la jouant comme cela elle a donc toutes ses chances.

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