UE : Bruno Le Maire devra faire des coupes dans le budget 2018

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Bruno Le Maire participe ce lundi à sa première réunion des ministres des finances de la zone euro
Bruno Le Maire participe ce lundi à sa première réunion des ministres des finances de la zone euro (Crédits : CHARLES PLATIAU)
La trajectoire budgétaire devra être revue si la France veut éviter une nouvelle menace de sanctions. Cela n'a pas empêché Paris de reprendre la main, de concert avec Berlin, sur la réforme de la zone euro.

Pour sa première visite à Bruxelles ce lundi, le nouveau ministre de l'économie a reçu de celui qui a occupé sa place jadis à Bercy et est l'actuel commissaire à l'euro, Pierre Moscovici, quelques conseils de politique économique... et un avertissement budgétaire.

Paris n'est pas dans les clous

La France devra produire "un effort substantiel en 2018", avertit la Commission européenne qui note :

 "à politiques inchangées, il est prévu que le déficit s'élève à 3,2%", en 2018.

En clair : à l'heure qu'il est, la France ne respecterait pas ses engagements. L'effort à produire pour revenir "dans les clous" s'élèverait à 0,6% en 2018, sous peine de "déviation importante". Bruxelles s'inquiète aussi que la baisse du besoin de financement de l'Etat "repose prioritairement sur une amélioration du cycle économique et la persistance d'un environnement de taux bas, qui ne sont pas sous la maîtrise des autorités" françaises, ajoute-t-elle.

Bref! Pour l'instant Paris n'est pas en ligne et si le nouveau gouvernement a le bénéfice du doute, il devra donner des gages à l'automne prochain quand la Commission examinera le projet de budget 2018.

Lourdeur administrative et fiscale pointées du doigt

Sur le front des "réformes structurelles", les faiblesses pointées et les réformes recommandées sont sans grande surprise. La France devrait "réduire le coût du travail", "élargir la base fiscale" et prendre des mesures supplémentaires pour "mettre en oeuvre la réduction prévue du taux d'imposition des sociétés". Les profits sont actuellement taxés à 38,4% en France, mais la Commission prend note de l'engagement de baisser le taux légal à 28% en 2020.

Sans être l' "homme malade" de l'Europe, la France affiche des performances souvent inférieures à la moyenne européenne. Le chômage y est par exemple 1% supérieur, à 10,1%. Et les coûts administratifs liés à la croissance des entreprises, particulièrement pour passer les seuils de 10 et de 50 salariés, s'avèrent nettement plus élevés qu'ailleurs, ce qui explique aux yeux de la Commission la difficulté à créer un équivalent français du "Mittelstand" allemand, ce réservoir de moyennes entreprises qui assurent sa compétitivité.

Paris et Berlin prennent l'initiative pour réformer la zone euro

Le ministre de l'économie n'a pas commenté ces recommandations à son arrivée à Bruxelles. Il arrivait de Berlin où il venait de rencontrer son homologue Wolfgang Schäuble qu'il a accompagné en avion.

Les deux hommes ont pris de cours la Commission européenne en annonçant la création d'un groupe de travail franco-allemand sur la gouvernance de la zone euro. L'exécutif européen doit, lui, présenter la semaine prochaine une version mise à jour de sa feuille de route. Il lui avait été reproché de ne pas avoir elle-même créer un groupe d'experts, comme pourtant l'y avait invitée les chefs d'Etat et de gouvernement.

"Pour parvenir à une réelle convergence économique... une coordination et une intégration accrues des politiques économiques sont nécessaires", ont dit les deux ministres dans un communiqué commun.

Ni l'Allemand, ni le Français n'ont donné de détail sur ce qu'ils entendaient précisément promouvoir. La convergence est précisément tout l'enjeu des recommandations qui venaient d'être présentées par la Commission européenne et fait déjà l'objet de centaines de pages de législation.

"Nous ne pouvons que nous réjouir que deux grands pays de la zone euro adoptent une position commune", a commenté Pierre Moscovici à l'annonce de cette initiative, tout en invitant à ne pas inclure rapidement les autres pays dans la réflexion. "Il faut que tout le monde se reconnaisse dans ce processus", a-t-il ajouté.

Le commissaire européen a défendu le système existant de contrôle des règles. "Le Pacte de stabilité et de croissance a réussi par la règle et aussi la conviction et le dialogue à rendre nos économies plus saines", a-t-il assuré, alors que le Portugal et la Croatie venaient de voir abroger la procédure en déficit excessif qui les frappait. Seuls 4 pays, dont la France et l'Espagne restent sous surveillance rapprochée. Ils étaient 24 après 2009.

Mis à jour à 20h20

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a écrit le 23/05/2017 à 19:12 :
L'histoire retiendra que Mr Hollande aura laissé les finances publiques dans un bien meilleur état que trouvé. Il a divisé le déficit public par deux, la charge de la dette a baissé de 7 milliards, les comptes de la sécurité sociale sont presque équilibrés. Reste la dette, qui a augmenté de 5% ... mais à comparer aux +21% de sarkozy et aux +7% de Chirac).

On verra comment M. Macron s'en tire.
Réponse de le 24/05/2017 à 10:33 :
+400 milliards de dette, ça ne fait pas 5% mais plus de 20%. Vous parlez en points de PIB et c'est simplement monstrueux. Quant à la baisse de la cahrge de la dette elle ne doit rien à Hollande mais tout à la politique de taux nuls de la BCE et au QE... lesquels ne peuvent pas durer éternellement. Macron aura sans aucun doute à gérer la faillite de l'état français dès que les taux feront mine de remonter un tant soit peu.
Réponse de le 24/05/2017 à 13:06 :
Depuis la passation de pouvoir on voit parfois des commentaires de ce genre sur les forums et à chaque fois ils sont accueillis de manière très négative.
Soyons sérieux:
1- baisse du déficit courant: cela résulte de la reprise d'activité dans le monde et de la baisse des taux fixés par la BCE, ce qui a pour conséquence de réduire la facture quand l'état rembourse les prêts en cours en....empruntant à nouveau (mais ça ce n'est pas spécifique à Hollande. Sarko, Chirac et Mitterrand faisaient pareil).
2- Les comptes de la sécurité sociale ne sont pas équilibrés. Tout le monde sait que certaines mauvaises surprises ont été glissées sous le tapis afin de présenter des comptes propres en vue des élections.
3- La dette n'a pas augmenté de 5% mais de 20%. Là c'est carrément de la mauvaise foi.
Certes Sarko n'est pas exempt de tout reproche mais il faudrait que les hollandistes arrêtent d'être obsédés par lui. Il n'est plus au pouvoir depuis plus de 5 ans maintenant.
a écrit le 23/05/2017 à 11:08 :
Qui a dit que l'Allemagne voulait faire de la France un satellite a son service comme le sont les pays de l'Est?
a écrit le 23/05/2017 à 11:03 :
Encore une fois Bruxelles n'a rien compris. Une partie des français rejette l'EU et pas uniquement les français. Tout le monde a eu peur que le FN ou les insoumis arrivent au pouvoir et que ce soit la fin de l'EU. On devrait de féliciter de l'élection de Macron qui devrait aller dans le bon sens. Mais, en précisant ces exigences, l'EU met tout de suite la pression. De quoi convaincre ceux qui n'ont pas voulu suivre Le Pen ou Mélanchon, qu'ils ont fait une erreur.
On voit bien que les dirigeants européens ne sont pas confrontés au suffrage d'une élection. Il est urgent de réformer l'EU, sinon elle va se détruire elle même
Réponse de le 23/05/2017 à 13:36 :
Encore une fois, VOUS n'avez rien compris. Depuis 15 ans l'UE ne cesse de nous rappeler a la discipline budgetaire afin de ne pas refourguer aux plus jeunes nos dettes contractées pour notre confort. Bruxelles nous rappele simplement a nous respecter nous-memes et rien de plus. Vous devriez etre content avec vos positions gauchistes : la meilleure facon d'envoyer ch.. les banques c'est encore de rembourser ses dettes !
Réponse de le 23/05/2017 à 13:36 :
l'erreur c'est de se vautrer depuis 35 ans dans les déficits publics et sociaux (en laissant croire que 3% c'est supportable au long cours) en ne prenant aucune réelle mesure pour limiter la dépense publique de fonctionnement. La deuxième erreur est de croire que c'est parce qu'on élirait un exécutif qui provoquerait une sortie de l'UE la France pourrait continuer à se goinfrer de dépenses publiques, alors que c'est exactement le contraire qui se produirait : chute vertigineuse de l'économie donc de l'emploi et des rentrées fiscales, obligation résultante de sabrer dans la dépense sociale, strict contrôle des changes,... Pourquoi croyez-vous qu'après le référendum de 2015 Tsipras ait opéré un revirement à 180 ° ? C'est très clairement la France qu'il faut réformer, avant l'UE.
a écrit le 23/05/2017 à 10:59 :
Avec le gouvernement Macron-Philippe-Le Maire,

la France est en marche vers l'aggravation du nombre de travailleurs pauvres et de la misère, c'est aussi l'aggravation de l'étalement des friches industrielles et de l'effondrement de l'agriculture ;

C'est bien la continuité de SarkozyFillon-LeMaire et de Hollande-Ayrault-Valls-Sapin

le dénominateur commun, c'est Wolfgang Schäuble-AngelaMerkel qui fait la Loi en France et c'est Pierre Moscovici qui assène les coups de schlague aux Français d'en bas ;

Tout celà pour cultiver le terreau du terrorisme ...
a écrit le 23/05/2017 à 9:20 :
Franchement les si dans les ne sont pas à la hauteur depuis plus d'une bonne dizaine d'années voir plus, les citoyens leur demande de rétablir les comptes en faisant des réformes de structures sur le fonctionnement de la sphère publique, et ils font du petit bricolage si dans les entreprises en crise on faisait de même on aurait déjà déposé le le bilan.
Alors un peu d'audace messieurs les membres du gouvernement d'aujourd'hui et surtout d'après les législatives on en a marre du déficit publique, faites la politique de l'allemagne,de la suède ou du canada, il ne sert à rien de reculer en espérant une croissance hypothétique qui n'arrive jamais
a écrit le 23/05/2017 à 9:18 :
Europe ou pas, la France c'est endettée. Les critères Européens étant des indicateurs, ou des objectifs à atteindre. La mutualisation Européenne permet d‘emprunter à des taux d’intérêts très bas et rien ne garantit que cela va durer, tous les économistes disent que les taux sont exagérément bas. C’est une simple question de bons sens. On ne prête pas qu’aux riches, mais les riches empruntent à bon compte. Pour l'Allemagne, on les paye même pour leur prêter de l'argent.

On a tous intérêt à réduire la dette, le problème étant que personne ne se sent concerné et veut faire porter la facture sur le voisin. Après le "pas dans mon jardin" voici le "pas mon pouvoir d'achat". Sans vouloir pénaliser telle ou telle catégorie, il faut tout de même admettre qu'il y a des gabegies et que des réformes sont indispensables. On en parle beaucoup depuis des décennies, des rapports chiffrés par la Cour des Comptes démontrent les gaspillages, mais contrairement à ce qui est annoncé, il y a eu peu de progrès. D’ailleurs ceux qui en parlent le plus ne sont pas obligatoirement ceux qui agissent. Je crois que seul le gouvernement Jospin avait réduit les dépenses, en rapport au PIB. Alain Jupé avait essayé, mais cela lui a coûté sa popularité de présidentiable. Parfois les économies se font en bradant les fleurons ou des structures déjà financées par les Français et refacturées à l’usage.

Certes il y a des périodes où la dette est nécessaire, en tant qu’apport pour investir dans une future croissance. Croissance que des politiques nous promettent parfois à 3 ou 4 %, alors que leurs hypothèses relèvent plus de la méthode Coué ou de l’incantation, que des règles économiques. Il y a des secteurs porteurs, le problème c’est que si tout l’argent sert à payer les intérêts de la dette actuelle on ne peut investir aussi rapidement ou massivement, or c’est l’exigence d’un marché mondialisé concurrentiel.

Avec le Président Macron il y a une opportunité de faire les réformes nécessaires, surtout si cela concerne principalement la « lourdeur fiscale et administrative ». Ce la pourra être fait "de l’intérieur". Bien sur ce n’est pas aussi simple et il faut conjuguer la performance de l’économie de marché, les réformes structurelles et l’optimisation des services publics.
Un équilibre à trouver, mais il l’a bien réussi politiquement, alors pourquoi pas ?
Il y a de l’espoir.
Réponse de le 23/05/2017 à 13:43 :
Jospin a bénéficié d'une époque de croissance internationale ultra-favorable où il a en même temps pu laisser filer la dépense publique (emplois-jeunes, AME, CMU, baisses de TVA, suppression de la vignette, 35h...), tout en la réduisant en regard du PIB, en réduisant les déficits public et social. Simplement et contrairement à la plupart des autres grandes économies il n'a pas remis le budget en équilibre ni stabilisé ou réduit la dette en valeur. Et il s'est aussi bien gardé de désamorcer la bombe à retardement des retraites.
a écrit le 23/05/2017 à 8:33 :
Toujours aux ordres, ho! pardon.. aux recommandations de cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles, c'est vrai que nous ne "travaillons" pas avec notre monnaie (nous la louons assez cher) et que les dettes s'accumulent...!
a écrit le 23/05/2017 à 7:23 :
la france souffre de toutes ces exonérations et exception en matière de fiscalité et de cotisations sociales.
Dès lors la france doit supprimer plus des 2/3 des niches fiscales et sociales afin de simplifier sa législation sociale et fiscale.
Cette simplification entrainerait une augmentation des recettes de l'odre de 75 milliards d'euros de quoi équilibrer le budget annuel et le rendre même excédentaire !
Ce qui bénéficient de ces "largesses sociales et fiscales" ne font qu'augmenter la pression sur les autres qui non seulement payent plein pot mais subissent les augmentations des prélèvements.
Quand l'Etat aura compris qu'a revenu égal impot et cotisation social égale, alors les comptes s'équilibreront sans forcément augmenter le taux des prélèvements.
- supprimons le rsi d'autant que macron veut accorder les indemnités chômages à tout le monde
- alignons les indemnités chômage et de retraites des députés et sénateur sur celui du privé tout en supprimant 1/3 de l'effectif au moins
etc...
Réponse de le 23/05/2017 à 7:35 :
@ Patbetton Ces niches fiscales sont souvent un soulagement fiscal pour des entreprises etouffées par les taxes. On rappellera que la France est le pays le plus taxes au monde.Je crois qu' enlever ce soulagement pourrait avoir des effet negatif sur l'investissement, sur la faillite des entreprises et sur l'emploi.
Réponse de le 23/05/2017 à 10:40 :
je suis en partie d'accord avec Patbetton. Il faut supprimer les niches fiscales car elles rendent la fiscalité peu lisible. Et pour aller dans le sens de Gina G, il fait reconnaitre que cela peut avoir un effet négatif sur l'économie. Une partie d'entre elles sont inutiles. Cela ne peut se faire que lors d'une refonte complète de la fiscalité: simplification, élargissement de l'assiette, taux d'imposition acceptable pour tous et plus aucunes niches fiscales
a écrit le 23/05/2017 à 5:26 :
face aux déficits trop importants,la seule mesure efficace est d'élargir la base fiscale.c'est souvent indolore car effectué a doses homéopathiques,mais terriblement efficace
a écrit le 23/05/2017 à 2:44 :
10 commentaires sur CET article et SEPT seulement affichés. Franchement, ça vous SERT A QUOI...??? Je ne suis JAMAIS dans la critique (seulement la constructive car je veux COMPRENDRE !!!). Mais ce qui est obscur est de MOINS EN MOINS APPRECIE, par ces temps de crise économique mondiale. Là, La Tribune, si vous vous retrouvez FACE un jour à une TRIBUNE, faudra pas venir pleurer. Certes, à priori, pour vous, la crise économique n'existe pas (l'adoration du fric est votre fond de commerce, mais il a montré ces limites en 2008 et ce n'est pas fini.). Et donc, simplement, ouvrez les yeux, même si ça fait peur.
Réponse de le 23/05/2017 à 9:55 :
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Réponse de le 23/05/2017 à 11:45 :
Yvan, il s'agit à mon avis d'un petit problème lié à la fréquence de rafraichissement de la page.
Pressez les touches Ctrl + F5 pour y remédier.
a écrit le 22/05/2017 à 23:24 :
Je suis pro-Europe. Mais une Europe sérieuse, soit, pas l'actuelle. Là, je supose que ce nouveau gouvernement de droite veut bien nous enfumer CAR : quelqu'un connait la situation de l'endettement privé de l'Italie..?? Ou l'état de la Deutchbank...? Ou la dernière déclaration de la Chandellière allemande qui pense que l'Euro n'est pas assez fort alors que TOUTES les autres zones économiques ne cessent de faire BAISSER leur monnaie depuis le début de la crise..?? LEUR monde marche sur la tête, et, manque de chance, c'est la notre. Nous le voulons bien, notez.....
a écrit le 22/05/2017 à 22:48 :
Rappelons que la Pacte budgétaire n'est pas assimilable à du droit de l'Union car il s'agit d'un accord intergouvernementale. Mais il est stipulé qu'il doit intégrer les traités pour 2018 ... qui osera? Pour en savoir davantage: https://www.europa-blog.eu/pacte-budgetaire-semestres-europeens/ Tout y est bien présenté.
a écrit le 22/05/2017 à 22:45 :
Aujourd'hui il retourne sa veste Demain ce sera son pantalon
a écrit le 22/05/2017 à 21:54 :
L amélioration du cycle devrait permettre tout à la fois de rentrer dans les clous et de réformer; sans faire trop trop mal du coup ou en tout cas de faire passer les potions un peu amères. On ouvre la décennie Française!!!
a écrit le 22/05/2017 à 21:35 :
FLAMBEE DE LA C.S.G-C.R.D.S pour les retraités à + de 1166 Eur/Mois ( 14000 eur par an, pour les garder électeurs (trices) leur faire croire que le seuil est de 14000 eur/Mois ). Et Loyer Fiscal ( Conseiller de Macron) à l'encontre des propriétaires de leur logement. Armées :m 30 milliards d'eur pris aux équipements, maintenance-pièces détachées, entrainement, arret de toute commande, recrutement des armées ( la ministre n'y verra rien en moins)
Réponse de le 23/05/2017 à 10:55 :
J'aimerai bien avoir votre retraite. Soit vous avez une retraite de ministre, soit vos calculs sont faux. Pour ma part avec une bonne retraite de 3500€/mois, le supplément de CSG me coutera 60€/mois soit 720€/an. On est loin des chiffres que vous annoncez. Bien sur, j'aurai préféré que cette somme reste dans mon portefeuille. Mais, voilà, il faut bien participer à l'effort national. Je peux vivre aussi bien avec 60€ de moins. Le loyer fiscal n'est pas dans le programme de Macron. Je ne sais as si cette annonce vient de l'équipe Macron ou si c'est un fake. Cela y ressemble
pour revenir à la CSG, je suis plus choqué sur le découpage de la CSG en partie déductible et non déductible. On paie un impot sur le revenu sur une somme qu'on a jamais perçue. Mais, curieusement, personne n'en parle. Supprimer ce dispositif permettrai de mieux faire accepter la hausse de CSG
a écrit le 22/05/2017 à 20:58 :
Élargir la base fiscale, voilà la potion magique proposée par nos technocrates de l'UE.
Macron est sur la même longueur d'ondes, hausse de la CSG, pas de baisse de l'IR prévue. Toujours la même politique , celle qui a laissé 9 millions de français sur le carreau.
La technostructure ne comprend pas qu'une fiscalité confiscatoire empêche un pays de retrouver de la croissance. La France est championne du monde des prélèvements obligatoires. Élargir la base fiscale dites-vous ?
Réponse de le 23/05/2017 à 9:22 :
N'oublions pas que lors du quinquennat précédent les réformes électoralistes ont fait franchir la barre des 50%: moins de la moitié des français paye l'impôt sur le revenu! Pour ma part, même si ce n'est qu'un euro symbolique, TOUT citoyen doit payer un impôt minimum pour (tenter de) comprendre les grands principes... "Tout ce qui est gratuit est considéré sans valeur" --> cette situation du zéro impôts pour >50% des citoyens est une des causes du manque de respect dans notre société...
a écrit le 22/05/2017 à 20:41 :
A quand parlementaires, ministres et même Président - connaisseur en la matière - intéressés aux résultats? Et pourquoi pas les têtes des syndicats: après tout, si le gouvernement est celui des impôts, la population des actifs est la créatrice de la richesse.
a écrit le 22/05/2017 à 19:51 :
Si même la france sort des clous l'allemagne a sérieusement intérêt à revoir son dogme c'est un fait.
Réponse de le 23/05/2017 à 8:00 :
Quel dogme? Vous parlez des 3% qui ont fait l'objet d'accord par tous? Ce n'est pas bon de chercher un responsable dans nos incuries..je peux fournir les balais si vous le souhaitez..
Réponse de le 23/05/2017 à 9:25 :
Pourquoi? La France peut très bien sombrer, elle-même campée sur ses propres dogmes, pendant que les autres pays évoluent différemment... Pour quelles raisons l'Allemagne (et les autres) changeraient de trajectoires? Vos idées sur le sujet m'intéressent.
a écrit le 22/05/2017 à 19:37 :
C' est normal, le programme vient d' être envoyé par Bruxelles, pondu tout frais du jour ..

Je viens de trouver le programme de notre président, celui qu' il a tant cherché et que lui renvoyait F. ASSELINEAU, et bien ça y est le voilà.



http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=COM:2017:509:FIN&from=FR

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
a écrit le 22/05/2017 à 19:32 :
Reste plus qu'à trouver une petite dizaine de milliards..
a écrit le 22/05/2017 à 19:32 :
Coupes budgétaires, hausses de taxes et impôts. Le renouvellement, c'est maintenant :-)
Réponse de le 22/05/2017 à 22:47 :
En marche c'est maintenant!!!

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