Un secrétaire d'Etat de Tsipras démissionne 12 heures après avoir été nommé

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Le membre de la droite souverainiste âgé de 49 ans a indiqué dans un communiqué vouloir ainsi permettre le bon fonctionnement du nouveau gouvernement de coalition, au nom de l'intérêt du pays.
Le membre de la droite souverainiste âgé de 49 ans a indiqué dans un communiqué vouloir ainsi permettre "le bon fonctionnement du nouveau gouvernement" de coalition, au nom de "l'intérêt du pays". (Crédits : Capture d'écran Bloomberg)
Dimitris Kammenos, membre des grecs indépendants, a quitté son poste de secrétaire d'Etat aux infrastructures, mercredi, alors qu'Alexis Tsipras venait de former son nouveau gouvernement. Des propos du membre de la droite souverainiste, jugés antisémites, conspirationnistes et homophobes ont refait surface et déclenché une vive polémique en Grèce.

A peine nommé et déjà démissionnaire. Dimitris Kammenos, membre des Grecs indépendants (Anel), parti avec lequel le Syriza d'AlexisTsipras a formé un gouvernement de coalition, a annoncé sa démission dans la nuit, seulement 12 heures après sa nomination au poste de secrétaire d'État aux Infrastructures.

Le membre de la droite souverainiste âgé de 49 ans a indiqué dans un communiqué vouloir ainsi permettre "le bon fonctionnement du nouveau gouvernement" de coalition, au nom de "l'intérêt du pays". Alexis Tsipras avait demandé implicitement sa démission mercredi auprès du dirigeant de l'Anel, Panos Kammenos, homonyme de Dimitris Kammenos.

Des propos insultants répétés

Les propos tenus par Dimitris Kammenos par le passé ont eu raison de celui-ci :

  • En plein bras de fer entre Athènes et Bruxelles, en juin, il avait comparé le plan d'aide à la Grèce, alors suggéré par les créanciers européens, au camp de concentration d'Auschwitz. Il avait mis sur sa page Facebook une photo montrant l'entrée du camp surmontée de la lugubrement célèbre mention "Arbeit macht Frei" ("Le travail, c'est la liberté") en remplaçant celle-ci par "Nous restons en Europe". En réponse aux protestations du Conseil israélite de Grèce, il s'était excusé, tout en jugeant que si "la comparaison n'était peut-être pas très heureuse", il y avait "un véritable holocauste économique" en Grèce.
  • Un ancien député de gauche, Petros Tatsopoulos, a aussi retweeté mercredi un message de 2013, dans lequel Dimitris Kammenos relayait la thèse d'un complot derrière les attaques du 11 septembre.
  • Selon l'hebdomadaire To Vima, M. Kammenos avait aussi qualifié en juin la Gay Pride grecque de "pathétique".

Victime d'un hacker ?

Pour tenter de calmer la controverse qui a gonflé toute la journée, notamment sur les réseaux sociaux, Dimitris Kammenos avait rendu public mercredi un communiqué dénonçant "le racisme, l'homophobie et l'antisémitisme". Il s'était également défendu en affirmant que ses comptes sur les réseaux sociaux étaient gérés par des adjoints, et avaient souvent été piratés.

Il a indiqué en démissionnant qu'il allait porter plainte contre ces présumés hackers.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/09/2015 à 14:25 :
Ce qui est sûr, c'est que Grecos Toussoboulos ne sera jamais nommé ministre du travail en Grèce :-)
a écrit le 24/09/2015 à 13:25 :
@ La tribune: 1) "Arbeit mach Frei" se traduit en "le travail rend libre" et pas "le travail c'est la liberté". C'est pas le même message. Erreur de traduction à Latribune? ou volonté délibérée de faire passer un message différent?



2) "En réponse aux protestations du Conseil israélite de Grèce".... Je suis certain que cette information est fausse, ou au mieux que vous ne l'avez même pas vérifiée. Mais soit, en admettant que ce soit vrai, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la plainte exactement? Propos antisémite? Est-ce antisémite que de remplacer le "Arbeit mach Frei" par un "nous résidons en Europe" (et pas la traduction que vous faite dixit: "nous restons en Europe"... décidement, le service traduction de Latribune à de sacrée lacunes)? J'ai beau chercher, je ne vois pas en quoi le propos à une conotation "antisémite". Que les allemand se sentent insulté, à la limite je peux le concevoir (mais ça c'est leur problème, on y peux rien. Cette image c'est eux qu'il l'ont engendré, donc il est normarle qu'on leur fasse des piquures de rapelle de tant à autre. Mais s'agissant des israélites... non vraiment je ne vois pas en quoi l'utilisation de cette image montée est une insulte à leur égar. Il est évident que le message qu'elle véhicule ne leur est pas destinée, bien au contraire, c'est une reconaissance de leurs souffrance qu'une autre souffrance reprends à son compte pour faire "tiquer" les bourreaux (qui sont les mêmes soit disant passant). .... A moins que les israélites considérent ces images et symboles comme leur étant exclusivement réservé (le monopole victimaire).
a écrit le 24/09/2015 à 12:41 :
Quand on veut se séparer de son chien, on l'accuse de la rage! Mais on peut aussi réfléchir avant l'adoption!

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