Union européenne : la défaite de Bratislava

 |   |  1442  mots
L'Europe est-elle irréformable ?
L'Europe est-elle irréformable ? (Crédits : REUTERS/Leonhard Foeger)
Le sommet de Bratislava devait relancer l'UE après le Brexit. De ce point de vue, c'est une défaite complète qui pourrait être lourde de conséquences pour l'avenir.

Le bilan du sommet européen de Bratislava du vendredi 16 septembre est terne. Il l'est encore plus lorsque l'on songe à l'objet initial de ce sommet extraordinaire, décidé dans les jours suivants le vote britannique en faveur du Brexit avec comme ambition la « relance » de l'Europe. Les enjeux n'étaient donc pas mineurs. Il s'agissait de savoir comment faire en sorte que le précédent britannique ne se reproduise pas et quel chemin prendra, dans l'avenir, l'Europe. A ces deux réponses, les chefs d'Etats et de gouvernements des 27 pays qui vont rester dans l'Union européenne n'ont pas été capables d'apporter de vrais réponses.

Réformes a minima

Certes, une « feuille de route » a été décidée avec pour ambition d'apporter des « réponses concrètes » afin de ne pas, a-t-on affirmé, rester dans les belles paroles. L'ennui, c'est que la feuille de route est bien mince. Et bien floue. En matière de défense, on prévoit certes quelques avancées : création réelle des unités européennes qui existent déjà sur le papier, création d'un quartier général et un financement commun. Tout cela reste à définir, à préciser et à valider. En matière de sécurité, on n'a guère prévu que l'intensification des échanges de données contre le terrorisme et l'assurance qu'on ne reverra plus de flot de réfugiés comme en 2015. Par quels moyens ? On l'ignore. En matière de jeunesse, de simples bonnes intentions. Tout ceci est évidemment loin d'être à la hauteur des enjeux.

Le surplace économique

Mais nulle part ailleurs qu'en matière économique, ce sommet de Bratislava n'a été un échec flagrant. Le vote britannique sur le Brexit a montré combien une partie de la population, parmi la plus fragilisée par la mondialisation, estimait que l'UE n'était pas en état de les défendre. Ce sont les ouvriers anglais et gallois qui n'ont pas écouté les consignes des Travaillistes qui ont fait basculer le vote. Il convenait donc de répondre à cette situation qui n'est pas propre au Royaume-Uni. Jean-Claude Juncker qui, mercredi 14 septembre, dans son « discours sur l'Etat de l'Union » avait beaucoup insisté sur « l'Europe sociale » avait beaucoup travaillé sur ce thème, semblait l'avoir compris. Mais ce n'est pas le cas du Conseil européen.

La zone euro en panne

Rien n'aura en effet été décidé sur ce sujet, pourtant celui où l'UE est en théorie le plus avancé, donc celui sur lequel sa responsabilité est la plus engagée. Pas un mot sur une éventuelle réflexion concernant la zone euro et sa réforme, pourtant considérée après la crise grecque de l'été 2015 une priorité. En réalité, la poussée d'AfD en Allemagne interdit le dossier tout autant que celle du FN en France. La BCE sera donc plus que jamais seule et contrainte à une fuite en avant monétaire qui prépare à coup sûr la prochaine crise financière, comme vient de le pointer la Bundesbank, alors qu'une action coordonnée avec la BEI permettrait de dynamiser rapidement et sans changer les traités l'économie de la zone euro. On continuera à vouloir lutter contre la déflation en demandant à l'Espagne et au Portugal de nouvelles mesures de consolidation budgétaire, ce qui est contradictoire. On continuera ainsi à réclamer des ajustements unilatéraux, sans s'attaquer aux excédents. En bref : l'occasion est une nouvelle fois manquée et ceci met à terme clairement l'euro en danger.

L'investissement remis à plus tard

Signe de cette volonté de ne rien faire : la prolongation du plan Juncker que le président de la Commission a réclamé le 14 septembre fera l'objet d'une « étude d'impact ». On sait ce plan globalement inefficace, mais la mauvaise volonté du conseil est désormais patent sur ce dossier, car cette « étude d'impact » semble ne laisser que deux options : sa prolongation ou son abandon. Aucune réflexion ne semble engagée pour en modifier les contours et le fonctionnement, notamment par des actions plus ciblées sur les investissements paneuropéens, sur les pays les plus en manque d'investissement et sur des projets plus risquées qui n'attirent pas les investisseurs privés. Du reste, l'UE et la zone euro n'ont pas tant besoin de projets en 2020 que rapidement. Et, de ce point de vue, la réponse de l'UE est bel été bien un niet absolu à tout changement. Pour preuve : l'Europe sociale, Leitmotiv de Jean-Claude Juncker le 14 septembre, est absente de ce sommet de Bratislava.

Impasse à Bratislava

En réalité, dans la capitale slovaque, personne n'était d'accord sur rien. Rien n'aura donc été décidé d'autre que la défense d'un statu quo dont on sait pourtant les dangereuses limites. Si la prise de conscience que, comme l'affirme Angela Merkel, l'Europe est dans une mauvaise passe, est peut-être réelle, l'incapacité des dirigeants à trouver un nouveau souffle est patent. En affirmant vouloir apporter du concret pour éviter de « belles paroles », on a donné ni « belles paroles », ni concret. La réponse n'est donc pas à la hauteur de l'enjeu qu'ils s'étaient eux-mêmes fixer après le 23 juin. Elle confirme l'état d'incapacité de l'UE de répondre aux attentes des citoyens et d'agir pour leurs situations concrètes. Comme souvent, les dirigeants européens se sont faits, ce 16 septembre, les meilleurs alliés des Eurosceptiques.

Stratégie du statu quo

Tout se passe désormais comme si les dirigeants européens considéraient encore que le Brexit était une « bonne leçon » pour ceux qui sont tentés de sortir et qu'il va permettre de réutiliser l'argument du chaos et de la peur pour calmer les mécontentements. Pour le reste, rien n'a besoin de changer. Les dirigeants semblent avoir renoncé à faire aimer l'Europe, se contentant de le laisser être une sorte de « moindre mal ». C'est une stratégie possible, mais qui a déjà montré ses limites puisque, en un an, l'UE a déjà perdu trois référendums, en Grèce, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Surtout, c'est une stratégie qui est hautement risquée : la situation en zone euro pourrait conduire à une nouvelle déstabilisation économique dont la zone euro aura bien du mal à sortir indemne. Déjà, de nouvelles crises se profilent dans les pays « traités » par les programmes d'ajustement comme le Portugal ou la Grèce. Bref, l'UE a utilisé sa bonne vieille stratégie, celle en place depuis 2010 : mettre la poussière sous le tapis et tenter de gagner du temps. Ou plutôt de le perdre.

Le nœud gordien allemand

Le nœud gordien du problème européen est que les Etats ne veulent pas payer le prix de davantage d'intégration et donc de solidarité, mais veulent sauvegarder l'existant. Et le principal Etat concerné par ce nœud, c'est l'Allemagne. Ce pays ne peut prendre le flambeau d'initiatives nouvelles. La situation actuelle lui convient plutôt bien sur le plan économique et sa situation politique lui interdit toute avancée vers l'intégration.

Angela Merkel n'ira pas plus loin. La constitution allemande est un cadre étroit pour toute avancée « fédérale » et il n'est pas question d'ouvrir un débat dont profiterait à coup sûr les eurosceptiques d'AfD qui ne demandent pas mieux pour attirer encore davantage d'électeurs conservateurs que de reprendre le thème de la défense de la politique économique traditionnelle de l'Allemagne et du rejet de l'union des transferts. Aussi se drape-t-elle dans cette posture d'une demande constante de réformes supplémentaires des autres pays pour avancer vers l'intégration. Une stratégie qui est un gage de l'immobilisme de l'UE puisqu'on sait qu'il n'y a « jamais assez » de réformes. Il est donc un peu piquant de voir les Allemands accuser Matteo Renzi, qui réclame une réforme économique de l'UE, de défendre ses intérêts politiques intérieurs.

Une Europe qui apparaît comme irréformable

Avec un tel leader, l'UE ne peut que faire du surplace. D'autant que la France n'est pas loin de se trouver dans la même situation et que François Hollande, désormais obsédé par l'échéance présidentielle, a renoncé à peser en Europe depuis longtemps. Face à ces deux géants défenseurs du statu quo, les autres Etats ont aussi tendance à regarder ailleurs. L'Europe apparaît donc pour le moment comme irréformable. Et la vraie question est donc désormais de savoir si le statu quo augmenté de quelques éléments peut perdurer encore longtemps.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/09/2016 à 19:48 :
Quelle défaite ?
Le grand capital international a toujours au mois deux fers au feu, soit la mondialisation sauvage dite heureuse, soit les nouveaux Hitlers (toujours préférés aux Front populaires bien évidemment) !
C'est plus compliqué et cela prend plus de temps ... mais quand on ne compte pas , le temps n'est presque plus une variable significative !
a écrit le 20/09/2016 à 10:01 :
Ce sommet ne servait de toute manière pas à mettre sur la table des solutions ambitieuses et ne pouvait de toute manière acoucher que d'une souris. En fait le principal but de ce sommet etait de s'assurer que les 27 sont sur la meme ligne sur les négociations a venir avec le Royaume Uni (et ça semble etre le cas - ce qui est déja un bon point) et de tester les eaux pour l'avenir. Le but n'etait certainement pas de mettre un plan concret et défini sur la table, vu que France et Allemagne vont tout droit vers des élections difficiles, en sachant que Hollande (qui n' jamais rien proposé de concret sur l'europe, par peur de son aile gauche) a 9 chance sur 10 de n'etre plus la après le printemps. Ceci dit, je comprends la frustration de mr. Godin, tout comme celle xprimée par Mateo Renzi, car l'attente est mortifère.
Le vrai jeu, s'il doit etre lancé, aura lieu apres les echances electorales franco-allemandes de 2017, alors que l'on y verra plus clair sur le futur du R-U en dehors de l'UE.
a écrit le 20/09/2016 à 9:56 :
"une fuite en avant monétaire qui prépare à coup sûr la prochaine crise financière"-----> et bien comme quoi même Romaric Godin finit par se rallier au bon sens. Que de chemin parcouru depuis ses premiers articles. Les banques centrales, lorsqu'ellle monetise a tout va, ca conduit toujours à la catastrophe a moyen terme, sans pour autant changer les fondamentaux de l'economie. C'est ce que la gauche raidcale a toujours refusé de comprendre, finalement il semblerait que Romaric Godin ait fini par comprendre. Comme quoi il y a toujours de l'espoir.
a écrit le 20/09/2016 à 9:03 :
je n'apprécie pas l inertie que connait le continent depuis plusieurs années, mais il s'agissait à Bratislava d'un sommet préparatoire. On vote l 'année prochaine, c'est à ce moment là que j'aimerais qu on ait des propositions précises, d'autant que la situation britannique aura (pourrait avoir?) évolué.
Enfin, vous êtes trop bons connaisseurs pour ne pas écrire qu il n y a pas que les Allemands qui s opposent en l état à des transferts.
a écrit le 20/09/2016 à 8:47 :
Pourquoi parler de défaite? C'est seulement l'échec de Juncker et des technos européens mais c'est une victoire des peuples. la majorité des européens ne se reconnaissent plus dans cette Europe libérale qui négocie en sous main le TAFTA ou les OGM. Défaire cette europe de la finance et des marchés pour faire une europe des peuples ce serait au contraire une victoireon peut rêver mais évidemment ce n'est pas l'avis de l'intelligentia!
a écrit le 20/09/2016 à 8:43 :
M Godin est germanophobe et donc il met tout sur le dos de la RFA. Mais qui veut d une union des transfert ? personne a part la grece (et encore, des transferts monetaires implique forcement des transfert de pouvoir: les pays receveurs ne sont pas pret a deleguer aux pays payeurs des pouvoirs qui permettraient par ex de reduire le clientelisme ou la corruption dont leurs dirigeants profitent). Sinon je signale quand meme a M Godin que la RFA est deja contributeur net au budget de l UE (autrement dit ils paient plus qu ils ne recoivent) et que la france elle devent mordicus la PAC car meme si c est une aberration c est comme ca qu on recupere notre mise au budget commun.
Le probleme majeur de l UE c est que l europe n existe pas ! les gens sont allemand, francais, hollandais. donc un francais est d accord pour payer pour la creuse, un allemand pour la saxe mais demandez a un francais de payer pour le Péloponnèse ...


PS: les grand traveaux si c est pour contruire des autoroutes comme en 1930, c est pas forcmeent plus mal si c est pas adopte. Il faut des choses qui aident l UE a s interger au XXI sciecle pas faire un bond de 100 ans en arriere
a écrit le 20/09/2016 à 8:07 :
Pour avoir une petite chance de sauver l'union européenne, il convient de prendre 2 mesures d'urgence :

a) dissoudre la commission européenne, poursuivre les traitres de cette commission qui ont pactisé avec les lobbies malveillants voleurs et les grands bandits de la finance

b) revenir au traité de Rome pour repartir sur des bases saines.

Les batiments de Bruxelles seront affectés au logement des miséreux engendrés par la commission des bandits de bruxelles
Réponse de le 20/09/2016 à 10:05 :
Vos points a et b sont incompatibles, vu que le traité de Rome institue la Commission et l"érige en gardienne du même traité de Rome.
Vous savez également j'imagine que c'est le traité de Rome qui organise les 4 libertés que constitue le marché interieur? (liberte de circulation des biens services, capitaux et travailleurs).
Ah, et au fait, au royaume du lobbying les Etats membres sont rois ;) Informez vous serieusement et vous le comprendrez.
a écrit le 20/09/2016 à 5:59 :
L'Europe a toujours été moteur avec un couple Franco Allemand uni et fort.
Hollande est inaudible (à l'étranger) et faible. L'image du scooter est en fin de compte la vision de cet homme calculateur mais fade. Merkel était forte mais elle est sur le déclin et j'ai envie de dire sa force elle le trouvait aussi dans le couple Franco- Allemand.
L'arrivée massive des réfugiés a définitivement provoquée une crise majeure en Europe, Hollande le faible n'a pas su faire comprendre à Angela que dans le contexte actuel de la montée des partis d’extrêmes droites et de l'état de guerre ça provoquerait des remous considérables et probablement irréversibles.
Bilan : le Brexit, Marine Le Pen aux portes de pouvoir en France (avec un probabilité non négligeable de devenir président si Hollande passe le premier tour (on en reparlera).
Réponse de le 20/09/2016 à 8:30 :
c'est pas vous qui venez vous plaindre de soit disante cellule PS? merci d'arrêter de troller, allez sur le figaro
a écrit le 20/09/2016 à 1:06 :
Il faut revenir à la "première impression" que donnait Madame Merkel il y a dix ans (Talleyrand dit que c'est la bonne) : une opportuniste sans grande envergure. Quant à Hollande ...
a écrit le 19/09/2016 à 23:00 :
Une comparaison publiée ces derniers jours démontre très bien qu'un bon nombre des états-membres de l'UE a connu une augmentation de la masse salariale dépassant son taux de croissance et résultant dans un chômage important. Il faut se concentrer sur les vrais problèmes de l'UE au lieu de construire un noeud gordien allemand pour se dégager de sa propre responsabilité.
Réponse de le 20/09/2016 à 11:24 :
Pouvez vous publier le lien concernant cette comparaison? Cela doit être intéressant à lire
Réponse de le 20/09/2016 à 17:45 :
@gerard71: la base de cette information est une étude du cabinet Korn Ferry Hay Group (voir http://www.businesswire.com/news/home/20160907005256/en/) dont des résumés ont été publiés dans la presse économique, par exemple la Frankfurter Allgemeine du 19/09/16.
a écrit le 19/09/2016 à 22:03 :
On se doute bien que de toutes façons rien de ce qui vient de l'UE ne saurait trouver grâce aux yeux de M. Godin, sauf peut être si elle décidait un jour de se muer en une nouvelle URSS.... Et pourtant... l'UE n'est guère déstabilisée par le Brexit (le Royaume-Uni était d'ailleurs avant si peu membre de l'UE qu'on peut se demander s'il ne sera pas davantage impliqué dans l'UE après Brexit s'il opte pour un statut à la norvégienne qu'avant) contrairement au Royaume-Uni qui n'a pas encore trouvé de porte de sortie qui lui permette de limiter la casse...
a écrit le 19/09/2016 à 21:28 :
Il faut ajouter que Mme Merkel est aussi en campagne pour fin 2017. On voit les résultats actuel. Et qu'elle fait déjà des concessions à sa droite.

M. Hollande et son PS sont au bord du vide... La France vire a droite toute. Nul part, la gauche ne peut exposer de vrai projet (s'ils en ont)

M. Renzi va de toute évidence subir un échec sur le référendum qui vise a réduire le sénat a une tribune de campagne.

L’Autriche est en très mauvaise posture après ses votes truqués.

L'Espagne est incapable de former un gouvernement.


Je pense que cette année va être très violente pour l'UE, ça sent la débandade!
Réponse de le 20/09/2016 à 8:10 :
Avec l'accueil massif de migrants c'est surtout à la gauche que Merkel a fait des concessions, à peine approuvées par son propre parti la CDU et carrément rejetées par sa branche bavaroise la CSU. La majorité de l'opinion allemande n'est plus sur cette ligne d'accueil, c'est ça qui met Merkel en difficulté.
a écrit le 19/09/2016 à 21:15 :
S'est bien triste, voilà la réalité de tous cela.... des politiques incapable de prendre des engagements démocratique sur la construction future de notre union....ils fallais juste demander des référendum dans tous notre union, aussi nous aurions pus voir ou le problème été le plus important, pour pouvoir y remédier plus tard..... à 27 chef d'États , il été simple d'avoir une vision future de notre constructin.... définir le modèle à main levée.... histoire de ce donner un but future.... lors de la construction des etat unis d'Amérique, cela fut plus simples, quelque visionnaires et moins de politique soucieux d'une réélection....
a écrit le 19/09/2016 à 19:12 :
Une souris verte qui courait dans l'herbe, je l'attrape par la queue, je la montre à ces messieurs ................Les représentants des pays de l'UE ont donc accouché d'une souris alors qu'ils promettaient un mammouth !
a écrit le 19/09/2016 à 18:43 :
Le général de Gaulle avait une expression pour qualifier l'utopie d'une union européenne : on ne fait pas d'omelette avec des oeufs durs.

Lui avait tout compris dès le début mais certains s'imaginent qu'ils peuvent tordre les réalités pour les ajuster à leurs désirs qui sont devenus aujourd'hui pure folie, au regard de la tragédie sociale que vivent les pays du sud. Les Allemands n'accepteront jamais de transferts à moins de leur donner tout pouvoir de décider des politiques budgétaires à appliquer dans chacun des 26 autres pays mais les peuples européens n'accepteront jamais un 3ème Reich. La fin de l'UE est proche et c'est une bonne chose !
Réponse de le 19/09/2016 à 22:27 :
La situation actuelle n'est due qu'au contexte actuel et aux dirigeants actuels. Ils peuvent tous changer.
Réponse de le 21/09/2016 à 19:06 :
L Allemagne - entre autres - ne demandera jamais " tout pouvoir de decider des politiques budsgetaire a appliquer chez les autes " . Par contre elle attend que les autres prennent au serieux et appliquent les traités signés par tous , en particulier celui de Maastrich. Ca serait deja pas mal !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :