Victoire du "non" en Grèce : une "catastrophe pour la nation" ou une "défaite de l'Europe" ?

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Les économistes qui ont incité à voter non dimanche devraient maintenant accepter leur responsabilité pour la souffrance que vont endurer les Grecs, particulièrement les plus pauvres, sur le chemin de la nouvelle drachme, estime le Wall Street Journal.
Les économistes qui ont incité à voter "non" dimanche devraient maintenant accepter leur responsabilité pour la souffrance que vont endurer les Grecs, particulièrement les plus pauvres, sur le chemin de la nouvelle drachme", estime le Wall Street Journal. (Crédits : © Stringer . / Reuters)
Les interprétations du résultat du référendum de dimanche et les visions sur l'avenir du peuple grec diffèrent dans les journaux étrangers.

L'avenir de la Grèce enflamme la presse, à l'étranger comme en France. Et de même que dans l'arène politique, sur les Unes des principaux titres internationaux la victoire du "non" au référendum de dimanche 4 juillet suscite des prises de position très diversifiées, notamment entre les principaux titres anglo-saxons et ceux de l'Europe du Sud. La Tribune les a passés en revue.

  • Le Financial Times n'a pas de doute: "Alexis Tsipras et ses collègues ont déclenché une catastrophe pour leur nation", estime notamment Tony Barber dans les colonnes du quotidien britannique. Le résultat négatif du référendum grec aboutira en effet à "élargir les fissures politiques dans une société déjà assommée par un marasme économique", assure-t-il dans un éditorial, précisant qu'il s'agit notamment de la déchirure créée entre deux pans de la population. D'une part, les Grecs qui ont voté "oui" "considéreront le résultat comme une calamité comparable à la défaite militaire de 1922 aux mains des Turcs". De l'autre, ceux qui ont voté "non" "vont rapidement apprendre qu'il n'y pas de salut, mais uniquement de la misère à venir", explique le quotidien économique britannique.
    L'avenir du berceau de l'humanité semble donc terne aux yeux du FT. Le journal prévoit que "comme en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo, la Grèce est condamnée à être un quartier de l'Europe pour de nombreuses années, une condition qui ne favorisera guère l'autosuffisance et l'engagement à la réforme".

  • Egalement pessimiste, le Wall Street Journal  critique notamment certains économistes dits "progressistes" tels que Joseph Stiglitz ayant incité à voter "non" au référendum. Imaginant la sortie de la Grèce de la zone euro, le quotidien américain tempère leur enthousiasme en évoquant l'idée d'un retour à la drachme, ironisant sur "l'élixir magique de la dévaluation" qui en suivrait. Rappelant les difficultés à venir en cas de retour à l'ancienne monnaie grecque, le WSJ conclut:

"C'est gentil de leur part d'avoir suggéré que les Grecs pourraient être les premiers à faire l'expérience d'une sortie de la zone euro. Mais ces économistes devraient maintenant accepter leur responsabilité pour la souffrance que vont endurer les Grecs, particulièrement les plus pauvres, sur le chemin de la nouvelle drachme".

  • Dans un éditorial intitulé "Ce que l'Europe a besoin de faire maintenant", le rédacteur en chef du principal titre économique allemand, Handelsblatt, ne ménage pas ses mots: "Personne ne veut soutenir un État dans lequel l'argent prêté se perd", met en garde Oliver Stock. Après la victoire du "non", "Tsipras, Varoufakis et Cie.", qui ont montré une attitude "intransigeante", n'ont pas le droit  "de dicter à l'Europe leurs conditions", estime le journaliste. Selon lui, si la Grèce devait prendre aujourd'hui le chemin des réformes indiqué par la chancelière allemande Angela Merkel, elle trahirait ses ses propres électeurs.

"En vérité, seul le Grexit aidera", conclut-il.

 Le Grexit: un "suicide collectif"?

Ce vote "non" a réuni des extrêmes, analyse le journal qui se dit "européiste". Il cite  notamment "la gauche, avec Syriza, des petits partis extra-parlementaires, quelques électeurs communistes", mais aussi  "des nationalistes comme les Grecs Indépendants  et des néo-nazis (Aube dorée, ndlr) radicalement opposés aux diktat de Bruxelles". Le quotidien espagnol juge sévèrement l'attitude du Pasok et de la Nouvelle démocratie: "Les partis politiques conservateurs et socialistes ont été incapables de s'unir pour le "oui" et de forger un front européen."

  • Une "défaite brûlante et retentissante de l'Europe et de l'eurozone": voici ce que représente, selon Il Sole 24 Ore, le résultat du référendum de dimanche en Grèce. Pire, un "choc qui sur le long terme pourrait avoir des conséquences encore plus dévastatrices" de celui infligé à l'Europe il y a dix ans par le "non" de la France et des Pays-Bas au projet de Constitution européenne, à l'origine de "la lente mais inexorable involution intergouvernementale de l'Union".

    Pour Il Sole pourtant, un Grexit, bien qu'il soit considéré par certains comme la solution désormais la plus simple du point de vue politique comme financier, ne représenterait qu'une solution illusoire. "Jamais dans le passé les sécessions des politiques communes (...) en ont corroboré le succès. Au contraire, dans la meilleure des hypothèses, ils en ont compliqué la mise en oeuvre et compromis l'efficacité", analyse le journal.

"Intégrité et irréversibilité font partie de l'ADN de l'euro, qui ne prévoit pas d'expulsions, plus ou moins masquées. C'est pourquoi un Grexit équivaudrait à un suicide collectif", conclut-il, évoquant les effets boursiers et sur les marchés, dont "les premiers à souffrir seraient les pays faibles comme le Portugal, l'Espagne et l'Italie".

Le quotidien italien appelle alors à une véritable remise en cause du modèle européen, qui sacrifie enfin les intérêts particuliers au nom de celui collectif en arrêtant de réduire la question du Grexit à "une simple partie comptable".

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Commentaires
a écrit le 07/07/2015 à 15:57 :
Référendum sans intérêt qui ne change rien. Le gouvernement actuel doit partir en laissant la place à un petit comité de transition et une tutelle européenne.
a écrit le 07/07/2015 à 15:17 :
Les grecs se trompent depuis des siècles leurs grandeurs n est plus qu'un tres tres lointain souvenir

Ils viennent de renoncer à l'Europe car ils refusent de vivre à leur niveau

Il ne reste plus aucune solution sauf la sortie de l'Europe
Soit tsipras accepte les conditions de l'Europe et c'est un déni du référendum

Ou les européens laissent filer et c'est la fin de la crédibilité de l'euro

Finalement ce référendum etait bien oui ou non pour l'Europe

a écrit le 06/07/2015 à 20:33 :
Bravo les Grecs
Ils font revivre la démocratie
Quand peut-on espérer pour nous français un référendum sur notre dette?
On peut toujours rêver!
a écrit le 06/07/2015 à 19:00 :
Allez encore une étape et vous serez sortie de cette M.... avec en plus une ardoise à 0 !!! Montrez à tous que l'Europe n'apporte rien et surtout que l'Euro est une catastrophe, la plupart des pays sans l'Euro s'en sortent très bien ! BBRRRAAAVVVOO !
a écrit le 06/07/2015 à 19:00 :
Allez encore une étape et vous serez sortie de cette M.... avec en plus une ardoise à 0 !!! Montrez à tous que l'Europe n'apporte rien et surtout que l'Euro est une catastrophe, la plupart des pays sans l'Euro s'en sortent très bien ! BBRRRAAAVVVOO !
a écrit le 06/07/2015 à 18:29 :
On n'a que faire de l'avis du FT, WSJ ou Hanselblatt. Ces journaux n'existeraient pas qu'on s'en porterait pas plus mal, vu qu'ils ne véhiculent que les mensonges de leurs patrons propriétaires, des néo-libéraux dont le seul objectif est de faire toujours plus de dollar. (Sous-entendu en asservissant et en exploitant les plus faibles).
Les Grecs ont donné un coup de pied dans la fourmilière européenne, il faut espérer que d'autres continueront à taper dedans, jusqu'à gangréner la fourmilière mondiale, vérolée jusqu'au tréfonds.
a écrit le 06/07/2015 à 17:57 :
Bravo à tous les Grecs qui ont voté contre la pensée unique !. Les conseilleurs français, ces nains en économie comme en politique, qui ont si mal géré les affaires françaises (ils ont bien mieux géré leurs propres affaires), devraient se taire. À jamais ?

J’espère que ce vote sera un bon exemple pour nous et pour les autres pays endettés jusqu’au cou: quel sera le prochain ? En tout cas, le prochain référendum en GB prend une autre tournure ? espérons-le.

Bravo aussi à ce brave Romaric Godin, à Jacques Sapir, (et à beaucoup d’autres) pour toutes ces infos claires et sans équivoque sur ce dossier !
a écrit le 06/07/2015 à 17:13 :
Les électeurs ont cette fois définitivement OXI (pardon, occis) la Grèce.
a écrit le 06/07/2015 à 17:12 :
Il n'y a aucune défaite de l'Europe puisque Tsipras n'a d'autre choix que de retourner négocier avec elle faute de prêteurs alternatifs possibles. La Russie et le Brésil n'en ont plus les moyens, et la Chine, au mieux, investira dans des concessions (ports, entreprises privatisées,...). Au moins est-on débarrassé du fantasque Varoufakis.
a écrit le 06/07/2015 à 16:47 :
Non mais, entre nous, socialistes, mais quelle GIFLE qu'a donné le peuple grec à l'Union Européenne, hein ? nom d'une pipe, quelle gifle !! ah mais ça fait mal…..
a écrit le 06/07/2015 à 16:22 :
Les deux tiers de Grecs s opposent à de nouvelles mesures d austérité, qui ont bien prouvé depuis 5 ans leur affreuse nocivité.
Seul le FMI, probablement menacé d implosion ou alors suivant un agenda caché qui nous échappe, à reconnu une "erreur d appréciation". Une erreur qui a fait mourir des gens, par suicides ou malnutrition, rappelons-le !

Les dirigeants européens sont soit des pleutres (Français en tête) ou des fous (Baltes notamment). Personne pour reconnaître officiellement (en off, c est autre chose) que l' UE est irresponsable du désastre grec, et ce dès 1981, en fermant les yeux sur toutes sortes de pratiques ( songeons à Siemens, poursuivie pour corruption par le parquet grec) et à l arrosage du Pasok et de la Nouvelle Démocratie, alliés des gouvernements européens en place.
Alors, plutôt que de soulever le voile sur cette face grimaçant de l Europe, ils dénoncent l intransigeance des Grecs, parfait bouc-émissaires. Comme disait Coluche : "Sa....s de pauvres !"

Mais, il y a pire, ceux qui, comme Le Financial Times ou Les Gracques, prônent ouvertement un cataclysme pour la Grèce, retourné à la Drachme. Le journal de l' oligarchie londonienne nous rappelle bien à propos, le rôle néfaste des Britanniques dans l histoire grecque. Les intrigues de la Couronne des Saxe-Cobourg-Windsor sont à l origine de bien des catastrophes pour le peuple grec. Et, au lieu de souhaiter que la Grèce retrouve le chemin de la croissance, ils lui souhaitent de sombrer dans des conflits stabilisateurs et sous la menace des états explosés en Afrique et au Proche-Orient.

On espère un jour proche la création d un Tribunal pour les crimes financiers, où les banksters et leurs obligés, politiques et journalistiques, devront répondre de leurs crimes d usure, de menaces et de complot.
Réponse de le 06/07/2015 à 18:51 :
@Lionel Gilles: "On espère la création d un Tribunal pour les crimes financiers, où les banksters et leurs obligés, politiques et journalistiques, devront répondre de leurs crimes d'usure, de menaces et de complot" ??? Tu as changé de camp ? Hier tu prônais la malhonnêteté des Grecs qui devaient laisser l'ardoise au contribuable européen et aujourd'hui, tu veux un tribunal pour les gens malhonnêtes ?
Réponse de le 07/07/2015 à 1:40 :
@Patrickb
La tournure de votre commentaire démontré bien le caractère géopolitique de vos interventions.
Je n ai jamais prôné "la malhonnêteté". Tout le contraire, voyez-vous. Ensuite "des Grecs" : de tous les Grecs ? Des papis et mamies qui vivent avec 300 Euros ? Des jeunes sans emploi ? Quels Grecs ?
Ah, vous parlez sans doute des riches, de l'élite europeistes, qui a plongé le pays dans cette situation. Ceux qui ont des comptes en Suisse. Ceux qui ont reçu des millions de dessous de table de la part de Siemens. Les armateurs propriétaires de chaînes de télé ou de banques. Les dirigeants du Pasok et de la Nouvelle Démocratie, copains comme larrons avec nos Sarkozy, nos Hollande, nos Schulz et nos Juncker ! Tous ceux qui ont fait une campagne (ignoble) pour le "oui à l'Europe".
C est étrange que les plus corrompus et malhonnêtes fassent TOUS campagne pour le oui.

Une question :
Est-ce que, selon vous, les Français sont des menteurs, parce que Hollande a fait campagne avec le slogan "Mon ennemi, c'est la finance" et qu'aujourd'hui le ministre de l'économie est un banquier ?
Réponse de le 07/07/2015 à 1:43 :
Rectification : il faut lire "trollistique" et non "géopolitique".
Réponse de le 07/07/2015 à 9:15 :
@Lionel Gilles: relis tes commentaires et assume tes contradictions :-)
Réponse de le 07/07/2015 à 20:13 :
Je vois aucune contradiction.
Il ne s'agit pas d'ardoise ou je ne sais quoi.
Il s'agit d'enfin reconnaître que la Grèce ne peut tout simplement pas payer, sauf à condamner des gens, non responsables, à un mort lente.
Il ne s'agit pas de moral (pour ça il y a les églises), mais de pragmatisme.
Donc, si les "créanciers" ne veulent pas entendre ce message en gros pour sauver l'Euro (car ne nous leurrons pas d'autres pays seront concernés par la suite), et bien oui la Grèce retournera a la Drachme et ne s'en portera pas plus mal.
Passé le choc terrible des premiers 18 mois (si je ne me trompe pas, c'est le délai qu'il faut pour que le boost des exportations et la réorientation d'une partie de la consommation sur les produits locaux arrivent à recréer de la croissance).
Réponse de le 07/07/2015 à 20:39 :
rectification bis : lire "de morale" (avec un e, bien sûr).
Plus je vis en Grèce et plus j'en perds mon latin.
a écrit le 06/07/2015 à 16:15 :
Mince, c'est déjà la fin du monde et on m'avait rien dit !
Les pères fondateurs de l'Europe (l'Allemand Konrad Adenauer, le Luxembourgeois Joseph Bech, le Néerlandais Johan Willem Beyen, l'Italien Alcide De Gasperi, les Français Jean Monnet, Robert Schuman et le Belge Paul-Henri Spaak) n'ont ils pas pressentis que des rebelles allaient s'opposer à la construction de cet édifice ? N'ont ils pas envisager le mécontentement des besogneux face à la misère et à l'austérité. N'ont ils pas anticipé la lézarde sur le mur ? Non point que l'idée était mauvaise, si ce n'est qu'en multipliant l'idée originale à l'envie, nos dirigeant autistes assoifferaient les peuples épris de justice sociale. La faute en revient n'ont pas au peuple Grecques, mais à l'avidité d'un Merkel, à l'incompétence d'un Hollande, le deux faux frères fondateurs de la destruction de cette utopie.
Amen
Réponse de le 06/07/2015 à 16:49 :
Une fois n'est pas coutume, je suis 100% en accord avec vous, Mario. Très bonne analyse, bravo.
a écrit le 06/07/2015 à 15:12 :
OXI !!!!!!! Youpiiiiiiiiii

Que les dieux de tous les cultes protègent maintenant les Grecques, mais merci à eux d'avoir eu le cran les c******* de dire OXI à l'oligarchie du NWO !

Merci aussi de la finesse des Politiques Grecques qui ouvrent enfin une vraie 3eim voie loin de la binaire pensée oligarque et Babylonienne du pour ou contre l'EU ! Un peu comme Nehru en son temps qui le terme tiers monde inventait pour signifier une troisième voie loin de celle des US ou URSS.

Car au final ce qu'a fait le peuple Grecque en votant NON, NO, OXI, NEIN, NEHIN..... C’est simplement redonner la main à l'ensemble des Peuples, même pas de la zone € mais du monde. Ce non est le premier petit caillou réel dans la machine trop bien huilé du NWO et de ses traités inhumains.

La suite maintenant n'est plus du ressort du Peuple Grecque, mais bien et en premier lieu des Peuple Européen qui devraient soutenir les Petit Quidams Hellène.

Sous le prisme des peuples européen force est de constater que la division entre la veille Europe caduque du 20eim siècle avec ses aspirations judéo crétine nationaliste (Travail croit et procréer) incarné par la stupide idéologie de la très vielle Germanie, France, et autre pseudo ténor européen se trouve en opposition radicale avec la jeune Europe des peuples incarnée par Syrisia et Podémos !!! Ces deux parties étant pro Européen mais aussi anti NWO. L’espoir pourrait renaitre ici si nous percevons de suite l’amplitude de la vague de fond qui fait trembler les fondement même de la si triste Babylone financière au ordre du 1% !

Bref si la pensée unique du NWO représenter par les pro et anti Europe du fric pourait explosé au profit de ce nouveau paradigme Politique d’une nouvelle voie plus respectueuse des Démocratie et des Peuples. On aurait enfin tous matière à imaginer créer et construire un avenir autre que celui de simplement rembourser de l’argent virtuels détenu par le NWO et son 1% !

Malheureusement pour le moment c’est mal barré dans cette vielle et triste France ou les rapaces nationalistes voir monarchique cherchent simplement à retirer pour leur compte les marrons du feu en phagocytant honteusement le courage des GREQUES !

MALAKIAS comme ils disent toujours la bas et un GRNAD MERCI pour avoir été suffisamment MALAKA pour dire OXI au suicide collectif que nous impose le NWO !

Other Europeans Wake Up Too !
Réponse de le 06/07/2015 à 16:08 :
Seul le peuple s'étant exprimé, il reste aux 18 autres démocraties de la zone euro, à accepter ou refuser les exigence grecques !! Je crois que les grecs vont souffrir ! Avec la crise, ils avait du revenir au niveau de 1999, lors de l'entrée dans la zone euro. Grace au OXI grec, ils risquent fort de revenir au niveau antérieur à 1981, année où la Grèce à rejoint l'union européenne.
Le point positif : on verra où mène la politique prônée par Mélenchon et LePen !
Finalement, les grecs, à leur insu, vont servir de cobayes ...
Réponse de le 06/07/2015 à 16:31 :
Il faut aller plus loin, sortir de l'UE rejoignant les théories du Nobel d'économie KRUGMAN, sortir de l'UE et prouver au reste des européens et du monde que ..ça marche, que l'UE oligarchique nous ruine..
Réponse de le 06/07/2015 à 22:13 :
@Fred: Krugman et Stiglitz, deux économistes non-specialistes de l'economie grecque (ou Européenne... le premier ayant prophétisé que l'Europe centrale ne rentrerait jamais dans l'UE^^) et bien assis a New York....pendant ce temps 246 économistes grecs appellent sans équivoque au maintien dans la zone Euro, tandis que Varoufakis n'a ue de cesse d'expliquer que le greffait serait catastrophique. Peut être serait il temps d'ecouter ceux qui connaissent vraiment la Grece?
a écrit le 06/07/2015 à 14:55 :
Cet épisode est peut-être un mal pour un bien, à tous niveau : pour la Grèce et pour l'Europe.

Cela a mis en évidence, toutes les incohérences du système. Cela obligera à une remise en question, à des évolutions, à des avancées. Trop d'erreurs ont été commises. Trop de technocraties et pas assez de réalisme et de démocratie.

Et puis l'Europe, cette immense machine, s'est développée trop vite et n'importe comment. Un jour où l'autre, cela allait "exploser", Maintenant, il faut réellement construire à tous niveaux, pour avancer du bon côté.
a écrit le 06/07/2015 à 14:46 :
"élargir les fissures politiques dans une société déjà assommée par un marasme économique", assure-t-il dans un éditorial, précisant qu'il s'agit notamment de la déchirure créée entre deux pans de la population. D'une part, les Grecs qui ont voté "oui" "considéreront le résultat comme une calamité comparable à la défaite militaire de 1922 aux mains des Turcs". De l'autre, ceux qui ont voté "non" "vont rapidement apprendre qu'il n'y pas de salut, mais uniquement de la misère à venir"

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Quelle bête analyse. Estime-t-il que les plus de 60% de NON dans les conditions du vote constitue une déchirure? J'ai plutôt une lecture de détermination du peuple et bien plus uni que certains ne le croyaient. Car dans les partisans du OUI, à part ceux à qui on a fait peur, les autres auraient voté à l'opposé de la position du gouvernement quel que soit la question.
Quant à la misère à venir, je crois que les grecs ont déjà pris un avant-gout avec la fermeture des banques, ils savent donc à quoi s’y attendre. Je ne l’ai pas vraiment dit, mais le Capital Control était plutôt bien venu et une opportunité de tester l’unité du pays.
L’heure est aux discutions, voyons si de la fumé blanche en sortira. Toute les options sont possible, rien ne peut être exclu.

L'heure est au repos. Comme disait un grand philosophe autrichien:

"I will be back"
"Consider this as the divorce"
"Astalavista baby"
Réponse de le 06/07/2015 à 16:31 :
@V_v: c'est quand même beau la langue de Goethe :-) Si ce n'était la mauvaise transcription, on dirait du Schwarzy dans Total Recall :-) A part ça, c'est quoi le rapport avec la Grèce ??? Ah, tu voulais simplement nous signaler que ton anglais et ton espagnol sont du niveau plus que primaire, comme tes commentaires :-)
a écrit le 06/07/2015 à 14:46 :
Plutôt la deuxième question. Assurément.
a écrit le 06/07/2015 à 14:42 :
Les deux! Une catastrophe pour les grecs, des banques en faillite, des déposants qui ne reverront jamais leurs liquidités, ou peut-être en drachmes, une économie qui revient complètement souterraine (quels sont les fous qui vont mettre maintenant l'argent dans une banque?) et donc un état lessivé incapable de lever l'impôt. Bien sûr une défaite pour l'Europe, et non de l'Europe, car comme dans tout divorce, il y aura de la casse de part et d'autre. Mais à l'impossible, nul n'est tenu, et les grecs ont démontré leur volonté de choisir cette voie de l'isolement: c'était leur droit, et espérons qu'ils ne le regrettent pas trop! Nous y gagnons la fin des financements stériles à fonds perdus.
a écrit le 06/07/2015 à 14:35 :
Il est tout à fait normal que les peuples puissent disposer d'eux-mêmes et choisir leur destinée. Mais il faut aussi assumer les conséquences de ses choix et par conséquent, il serait anormal que ce soit les autres Européens qui s'appuient la facture :-)
a écrit le 06/07/2015 à 14:34 :
franchement si la Bretagne et la Catalogne prenaient leur indépendance et se tiraient de l'Europe on en ferait un plat?
La grèce est un tout petit pays de 11 millions d'habitants dont 2 millions d'immigrés et 1 sans papiers gangréné par l'économie grise et la corruption.
Sans intérêt par rapport aux 300 millions d'européens.
Ils s'en vont mettent le pays à jour, réduisent l'immigration donc le chômage et remboursent leur dette pour revenir. what else?
a écrit le 06/07/2015 à 14:19 :
Que de bla bla...Demain sera comme aujourd'hui...La misère existait déjà en Grèce, et de plus en plus en France...L'Europe est là ou elle nous a mené nos dirigeants successifs. Le reste n'est que joutes politiques.
Réponse de le 06/07/2015 à 15:58 :
En 2003, on avait promis les pires maux aux Suédois s'il n'acceptaient par référendum de rentrer dans l'euro. Les Suédois, malgré un matraquage médiatique, ont refusé. Il ne semble pas que la foudre ait particulièrement frappé l'économie suédoise. Pis, la couronne suédoise compte parmi les monnaies refuge !

En tous cas, grand merci au grecques qui ont fait leur nuit du 4 août. Ce qu'ils ont rejeté, ce sont tous les ploutocrates et autres technocrates qui pavoisent partout dans le monde... Ils ont donné une leçon aux petits marquis de la rue des Saints père confi dans leur certitude
Réponse de le 06/07/2015 à 22:17 :
hmmm comparer l'Etat Suédois et l'Etat grec, comparer l'economie suédoise et l'état grec... c'était sérieux ou un trait d'humour?

meme varoufakis considère que le greffait serait la ruine de la Grece. D'après vous, la Grece ferait comment pour payer ses médicaments, son energie et son alimentation (tous très très largement importés).
Réponse de le 07/07/2015 à 1:53 :
L industrie grecque du médicament à payée une page de pub dans TO VIMA, ou elle signale qu'elle est capable de couvrir 70% des besoins en pharmacie et 50% des hôpitaux. Pas mal pour "un pays qui ne produit rien ou presque" comme on peut le lire ici ou là.
Quand à l'alimentation importée (essentiellement la viande de boeuf et le lait de vache) il y a plein de pays hors zone Euro, très voisins, avec des monnaies similaires ou plus basses qu'une future Drachme.
Ne vous inquiétez pas plus pour ca.

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