Mario Greco prend la direction générale de Generali

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Un an après le départ de son président, Cesare Geronzi, Generali replonge. Le conseil d'administration de l'assureur a révoqué Giovanni Perissinotto, actuel directeur général. Il vient de proposer la nomination de Mario Greco, actuel membre du comité exécutif de l'assureur suisse Zurich Insurance Group. Vincent Bolloré, vice-président, se serait rallié à cette décision imposée par Mediobanca, premier actionnaire de Generali.

Mercredi, Giovanni Perissinotto avait refusé de démissionner. Ce samedi, le directeur général de Generali vient d'être débarqué. Il sera remplacé par Mario Greco, membre du comité exécutif de l'assureur suisse Zurich Insurance Group, vient d'annoncer l'assureur italien dans un communiqué.


La "majorité" du conseil d'administration a décidé de "révoquer les pouvoirs conférés à Giovanni Perissinotto", qui était à la tête du groupe depuis 2001, en raison de "l'exigence" d'une "discontinuité" au niveau de la gestion du groupe, a indiqué Generali.

Dix des 16 administrateurs ont voté pour la défiance


Le conseil a ensuite "décidé de proposer à Mario Greco sa nomination au poste de directeur général, qui interviendra après sa cooptation au sein du conseil d'administration" de Generali, une fois qu'il aura quitté le groupe Zurich.
 

D'ici la nomination de Mario Greco, l'intérim sera assuré par le président de Generali, Gabriele Galateri di Genola. Selon une source proche du dossier, dix des seize membres du conseil d'administration présents ont voté la motion de défiance à l'encontre de M. Perissinotto, tandis que cinq administrateurs ont voté en faveur de son maintien et qu'un s'est abstenu.


Améliorer les performances du groupe

Mécontent de la chute de l'action et des résultats, Mediobanca, premier actionnaire avec 13,24% du capital, et le groupe des grands actionnaires privés (le fondateur de Luxottica Leonardo Del Vecchio, l'éditeur De Agostini et le groupe de construction Caltagirone), réclamaient le départ de M. Perissinotto en vue d'améliorer les performances du groupe.


Un an après l'éviction de Cesare Geronzi

Le Français Vincent Bolloré, vice-président de Generali, s'est rangé de leur côté, selon une source proche du dossier.
Alors que Generali est un pilier du système financier italien, ce nouveau règlement de comptes replonge l'assureur dans la tourmente, à peine plus d'un an après l'éviction en avril 2011 de son président Cesare Geronzi, remplacé par M. Galateri di Genola.
 

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