Trois banques françaises se trouvent dans la ligne de mire du régulateur bancaire américain

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Cem Uzan, l'un des membres de la famille condamnée aux Etats-Unis pour un litige avec Motorola et Nokia, rejette la légitimité du jugement. (Photo Reuters)
Cem Uzan, l'un des membres de la famille condamnée aux Etats-Unis pour un litige avec Motorola et Nokia, rejette la légitimité du jugement. (Photo Reuters) (Crédits : Reuters)
Dans le cadre d'un litige entre la famille Uzan, qui fut très influente en Turquie, et la filiale financière de Motorola, six banques européennes dont trois françaises font l'objet d'une enquête de la part du régulateur bancaire de l'Etat de New York.

Ces banques européennes seront-elles rattrapées par une affaire de détournement en Turquie? Les filiales américaines de trois banques françaises BNP Paribas, Crédit Agricole, Société générale, de deux banques allemandes: Commerzbank, Deutsche Bank et d'une britannique  Standard Chartered feraient en effet l'objet d'une enquête outre-Atlantique dans le cadre d'un litige entre Motorola Credit et la famille turque Uzan.

D'après l'agence Reuters, qui cite une personne proche du dossier, les enquêteurs ont exigé de lire les documents relatifs aux transactions avec la la banque Jordan Dubai Islamic Bank (JDIB), dont le siège se situe à Amman. Ils demandent en outre la fourniture de tout document pouvant avoir trait à ce conflit. 

L'affaire Motorola contre Uzan

En 2009, un juge fédéral américain a condamné la famille Uzan pour avoir détourné quelque 2 milliards de dollars prêtés par Motorola Credit à la compagnie de téléphone turque Telsim qu'elle contrôlait. En tout la somme exigée était même plus élevée  (4,8 milliards de dollars)en comptant une plainte déposée par Nokia. Les membres de la famille condamnés par la justice ne s'étant pas présentés lors de l'audience, ils font l'objet d'un mandat d'arrêt.

Asile politique en France

L'un des membres de la famille, l'ancien chef d'entreprise et militant politique Cem Uzan, qui bénéficie de l'asile politique en France, a dénoncé la légitimité de la cour américaine depuis un message adressé à l'agence Reuters depuis la France. "Comment pourrais-je, comment n'importe qui pourrait-il accepter de régler une somme qui n'a aucun fondement juridique, qui a été décidé sans procès ?", a-t-il écrit dans un courrier électronique. 

De leurs côté, toutes les banques citées sauf Standard Chartered ont refusé de confirmer l'enquête en cours. L'établissement britannique a simplement indiqué qu'il coopérait avec les autorités américaines. 

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Commentaires
a écrit le 05/09/2013 à 21:17 :
Décidément la Société Générale fait une fois de plus partie de ce fait divers ... un de plus qui allonge la longue liste des faits divers dans lesquels la société Générale "tempe" ... quelle bad banque, quand sera elle bouclée manu military ?
Réponse de le 06/09/2013 à 15:35 :
vous oubliez de citer les 2 autres BNP et CA pourquoi MR COLLECTIONDEVOYOUCRATIE ???....à défait d'être cohérent et informé.... du moins soyez honnête !!!
a écrit le 05/09/2013 à 17:14 :
Vous ne comprenez pas grand chose a tout cela et melangez tout simplement pour vous faire plaisir a taper sur nos banques.
a écrit le 05/09/2013 à 13:00 :
Comme par hasard ces banques pourraient avoir des problèmes financiers ? d'après
le classement des banques à risque ? bizarre ?

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