Pourquoi la finance est encore loin d'être "maîtrisée"

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Seuls les bonus des traders seront encadrés.
Seuls les bonus des traders seront encadrés. (Crédits : reuters.com)
Le président de la République François Hollande a assuré mardi sur les antennes de BFM TV que la finance "a été maîtrisée". Pourtant, la quasi totalité de ce qu'il avait promis durant sa campagne n'a pas été appliqué.

Pour le président de la République François Hollande, celle qu'il désignait comme son adversaire pendant la campagne présidentielle, la finance, "a été maîtrisée".
Ses propos tenus mardi matin sur RMC et BFM TV semblent pourtant aventureux si l'on détaille son bilan en matière de régulation financière. Celui-ci mérite que l'on s'y penche tant le président de la République avait fait de la moralisation de la finance un thème phare de sa campagne.

Malheureusement, la quasi-totalité de ce qu'il avait promis n'a pas été réalisée. L'exemple le plus récent est l'accord a minima sur la taxe sur les transactions financières, qui dans un premier temps concernera seulement les actions et quelques produits de couverture (dérivés) d'actions. François Hollande avait pourtant promis lors de sa campagne "une véritable taxe sur les transactions financières, et pas un ersatz, un succédané".

S'attaquer aux produits dérivés

Malheureusement, c'est la voie de l'ersatz qui a été décidé. Comme souvent sous la forte pression du lobby bancaire qui manœuvre à merveille pour anéantir les minces velléités réformatrices du gouvernement Hollande.
Une mesure véritablement efficiente aurait été d'appliquer cette taxe Tobin à l'ensemble des produits dérivés qui s'échangent de gré à gré, jusqu'ici peu contrôlés, et qui constituent l'immense partie des produits dérivés : ils sont au total adossés à 693.000 milliards de dollars de produits financiers

Ces produits s'échangent pour plus de 90% d'entre eux entre institutions financières, alimentant les interconnexions entre elles et les risques d'écroulement du système financier -un peu à la manière d'un château de carte- si par malheur un choc survenait. Appliquer une taxe de 0,01% sur les transactions de dérivés anéantirait, selon un constat d'experts repris à son compte par Bruxelles, les trois quarts des transactions qui sont pour une écrasante majorité complètement déconnectées de l'économie réelle.

La non-séparation des activités bancaires

Mais la promesse la plus symbolique non tenue de François Hollande reste la séparation des activités bancaires. Le 22 janvier 2012 au Bourget, il déclarait en grande pompe qu'il séparerait, élu, "les activités de crédits des opérations spéculatives" des banques. Pourtant, un simulacre de débat démocratique a permis aux banquiers de sauver leurs propres intérêts.

La loi de séparation des activités bancaires adoptée à l'été 2013 ne demande au final qu'à deux banques (Société générale et BNP Paribas) de créer une filiale pour loger ce qui est appelé "les activités spéculatives pour compte propre"... et qui ne représentent qu'environ 1% de leur chiffre d'affaires.

Pourquoi une si chétive séparation ? Parce que le gouvernement a dénié s'attaquer à la complexité des activités de marché des banques qui regroupent moult autres types d'opérations spéculatives, souvent déconnectées de l'économie réelle. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir été averti par plusieurs experts, notamment l'ONG Finance Watch, le contre lobby bancaire européen. Mais là encore les banques ont parfaitement manœuvré, allant jusqu'à participer activement à l'élaboration du projet de loi.

La spéculation sur les matières premières agricoles est toujours possible...

François Hollande avait aussi promis pendant sa campagne que "les produits financiers toxiques, c'est-à-dire sans lien avec les nécessités de l'économie réelle seront purement et simplement interdits". Certains de ces produits toxiques sont bien connus : ce sont les activités spéculatives sur des produits dérivés de matières premières agricoles, qui ont leur part de responsabilité dans les problèmes de faim dans le monde.

Eux non plus n'ont quasiment pas été affectés par la loi adoptée à l'été 2013. Leur prohibition est pourtant revendiquée par le gouvernement, mais c'est un leurre. Par un subterfuge sémantique - la fameuse "utilité pour le client" - une banque peut toujours créer un fonds de placement indexé sur des indices de marchés de matières premières agricoles et le vendre à un fonds spéculatif, par exemple installé dans un paradis fiscal, explique Finance Watch.

Déçue par l'incapacité du pouvoir politique à prendre le dessus sur la finance, l'ONG Oxfam, qui combat la faim dans le monde, va se montrer habile, enlevant du même coup une épine du pied du gouvernement : elle a lancé en février 2013 une campagne intitulée "Banques, la faim leur profite bien". Très soucieuses de leur image, les banques ont réagi immédiatement. BNP Paribas s'est engagée à fermer certains de ses plus grands fonds indiciels, et Société Générale à les suspendre et à ne plus en créer.

...comme le financement de fonds spéculatifs

Quelques mois avant son élection, le président de la République avait aussi proposé d'instaurer une "liste noire des hedge funds (fonds spéculatifs ndlr)" et surtout d'"interdire aux banques françaises de financer ce type de fonds". "Ces hedge funds déstabilisent les banques qui les financent", déplorait-il alors.

Le projet de loi de séparation bancaire présenté en décembre 2012 prétendait ainsi "séparer des autres activités bancaires le crédit non garanti aux fonds à effet de levier, dits hedgefunds ou fonds spéculatifs". Mais là aussi, il y a embrouille, comme l'ont souligné plusieurs experts : les prêts aux hedgefunds sont toujours montés avec des garanties ! Cela revient donc à séparer une activité qui n'existe pas.

Deux mois après l'adoption de la loi, c'est le patron de la banque de marché de BNP Paribas Alain Papiasse qui va lui-même confirmer à demi-mots aux Echos les craintes des experts pro-régulation : "Notre activité avec les "hedgefunds" n'a pas vocation à être séparée puisque les opérations que nous traitons sont systématiquement sécurisées par du collatéral", expliquait-il...

Les paradis fiscaux, le miracle parlementaire

Malgré tous ces motifs d'insatisfaction, une éclaircie est toutefois apparue en matière de régulation financière. Mais ce n'est pas du fait des équipes de François Hollande ! Il promettait pourtant dans son engagement numéro 7 de campagne d'interdire "aux banques françaises d'exercer dans les paradis fiscaux". Or dans le projet de loi initial de séparation bancaire, pas une ligne n'est consacrée aux paradis fiscaux...

Il faudra en fait attendre le débat parlementaire pour que des députés EELV proposent, en accord avec le camp socialiste, des amendements qui instaurent davantage de transparence des groupes bancaires français dans les pays où ils sont implantés.
Le vote en parallèle par les députés européens d'un article qui demande 5 critères aux banques pays par pays (chiffre d'affaires, nombre d'employés, profits, les impôts payés, et les subventions reçues), va inciter le Sénat à enrichir la loi française sans que le gouvernement n'interpose. Il faut dire que nous étions alors au milieu de "l'affaire Cahuzac" et en pleine crise chypriote.
Si de bonnes bases sont posées en France et au niveau international en matière de régulation des paradis fiscaux, les spécialistes attendent désormais que les pouvoirs publics passent de la parole aux actes.

L'encadrement des bonus, seul bon point

Il n'y a en fait guère que sur le sujet de l'encadrement des bonus où le gouvernement a agi en cohérence avec la promesse présidentielle. Le texte de loi adopté prévoit ainsi d'encadrer les rémunérations variables versées aux patrons de banques et aux traders. Ses derniers ne pourront pas recevoir un bonus supérieur à leur salaire fixe. La loi prévoit tout de même une dérogation : le plafond peut disparaître si suffisamment d'actionnaires donnent leur accord.

Ce sujet n'est pas mineur, car l'appât du gain a conduit par le passé des traders et des dirigeants de banques à commettre des erreurs graves… mais cela risque de ne pas suffire.
Qu'on se le dise : le pouvoir politique est encore loin d'avoir maîtrisé la finance.    

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Commentaires
a écrit le 19/05/2014 à 17:33 :
Quelle bonne blaque!
La finance fait encore ce qu'elle veut en France.
Dans l'affaire Apollonia, cette escroquerie de 1 milliard € de nombreuses banques françaises sont impliquées (CIFRAA/CA/Crédit mutuel/HSBC/BNP...)
L'affaire instruite au pénal depuis 2008 et aujourd'hui plus aucun juge n'est en charge du dossier jusqu'en sept 2014.
Messieurs les banquiers, vous pouvez continuer à ne pas respecter les lois( SCRIVENER...) et escroquer les français, vous ne risquez rien.
Quand le dossier avance, on change de juge, voir on ne nomme plus de juge comme celà on est sur ! #affaireapollonia : Le + grand scandale bancaire français.
a écrit le 15/05/2014 à 14:49 :
la planète finance dans notre pays n'est pas maîtrisée simplement parce que le pays est dirigé par des énarques venant de l'inspection des finances il ne faut pas faire des misères aux banques dans lesquelles ils iront pantoufler lorsque leur carrière politique sera terminé
a écrit le 13/05/2014 à 13:45 :
avant de promettre la séparation des activités spéculatives, il aurait dû se renseigner et il aurait constaté que c'était marginal et que sa promesse était du vent comme tout le reste. Ou alors il le savait et donne à fond dans la démagogie. Les banques françaises ont très bien traversé la crise sans que cela ne coûte 1ct à l'état. Il ferait mieux de s'en féliciter plutôt que de leur maintenir la tete sous l'eau avec sa politique à la c..
Réponse de le 19/05/2014 à 18:16 :
Mensonges et conneries sont les deux mamelles du flanbysme !
a écrit le 10/05/2014 à 8:01 :
Les projets de régulation en stand alone de F Hollande étaient ridicules. On ne régule pas un secteur comme la finance au départ de la seule France. Désolé, mes amis, si la France est probablement le centre du monde pour le vin, la gastronomie, ... c'est loin d'etre les cas pour la finance!
Réponse de le 12/05/2014 à 17:38 :
Notre ami flanby était prêt à promettre n'importe quoi pour se faire élire...
Réponse de le 18/05/2014 à 11:06 :
Sarkoy aussi ! Mais Sarkozy avait 5 ans de mensonge et de dictature le précédent !
a écrit le 09/05/2014 à 11:21 :
Normalement il y a dans chaque pays des autorités nationales de contrôle des banques qui sont payées pour les contrôler... et cela existe depuis des décennies. Ce qui se passe par contre, c'est que ces autorités travaillent mal... aux USA elles ont laissé passer des produits spéculatifs au-delà de toute saine limite... et en Europe, il semble qu'elles n'aient rien vu du tout... en bon énarque FH connaît bien sûr ces organismes, il devrait donc revoir à leur gestion avant d'avancer une quelconque maîtrise de la finance.
Mais étant donné que ces organismes de contrôles dépendent bien sûr de l'Etat, on peut dire que les gouvernements successifs, y compris les socialistes, ont encore une fois mal travaillé...alors evidemment ne pas mettre le doigt dessus est une attitude politique, mais irresponsable.
a écrit le 09/05/2014 à 9:17 :
Il ne faut pas réguler la finance, il faut la laisser se "vautrer" pour lui imposer ensuite des règles strictes.
a écrit le 08/05/2014 à 23:50 :
Ah le mythe du spéculateur mais le spéculateur c'est qui d'après vous ??? , celui qui vous octroie des crédits où celui qui les contracte , c a d les politiciens français pour corrompre leur électorat.
La finance est le bouc émissaire idéal pour masquer l'incompétence des élites qui aboutisse à une montage de dettes qui conduira le pays à la révolte ..
Ceux qui croient que j'exagère n'ont rien compris .... on en est qu'au début ...
Réponse de le 09/05/2014 à 16:25 :
bien d'accord avec mitch92.Les banquiers arrangent certains mais ce sont ceux qui achètent à crédit ,les tablettes smartphones , etc qui enrichissent les sociétés type orange ,sfr et autres .ce sont ceux qui viennent critiquer le monde de la finance.
Arrêtez d'acheter et vous verrez les prix fondre comme neige au soleil et l'état baisser les taxes car la TVA ne rentrera plus dans les caisses.
a écrit le 08/05/2014 à 18:56 :
Parce que vous vous attendiez à ce que Hollande tienne ses promesses? Pauvres naïfs que vous êtes! Hollande voulait la place, et il a promis n'importe quoi pour flatter les électeurs qui pouvaient lui être favorables! Il fallait ratisser large!
Maintenant, une fois Président, il est face aux réalités! Et la, on ne rêve plus!
Réponse de le 09/05/2014 à 11:32 :
Je crois que vous êtes dans le vrai, hélas!
La politique est l'art du mensonge de nos jours.
a écrit le 08/05/2014 à 18:53 :
Franchement je croyais que les journalistes de La Tribune etaient la pour travailler l'info, eclaircir les sujets, pas raconter des sensations. Avec des experts tels que ONG Finance Watch a l'appui. Faudrait aussi demander a Fidel Castro la recette pour nos malheurs, La speculation sur les produits agricoles existe depuis 400 ans. Et les agriculteurs francais tous les ans vendent une partie de la recolte en avance pour s'assurer un revenu a des vilains speculateurs. et finir par critiquer "l'appat du gain"....Faudrait au contraire liberer les blocages en France, laisser les gens s'enrichir pour enrichir la societe. Plutot que de toujours se faire niveller par la mediocrite, la peur des ennemis, Ou partir dans les pays voisins plus libres, plus meritocratiques.
Réponse de le 08/05/2014 à 20:36 :
Bonjour,

La théorie du ''ruissellement'' dont vous faites allusion a depuis longtemps était démontée, notamment par des prix Nobel d'économie comme Joseph Stieglitz ( qui est pourtant américain...)

Cordialement
Réponse de le 08/05/2014 à 21:10 :
stieglitz n'est pas une référence. consulté sur ce qu'il ferait à la place de hollande, il se lance dans une grande rhétorique sur la finance, la régulation... il n'a même pas vu l'éléphant dans le couloir qui est nos dépenses colossales et improductives qui si on les réduit permettent de financer la relance et l'emploi...un économiste myope qui nous fait un feu d'artifices de propos décorrélés non chiffrés, non arbitrés, si on le met dans une entreprise, il la coule en 3 mois ! Il faut des gestionnaires qui chiffrent les scénarios, priorisent, arbitrent, agissent.... comme dans toute bonne entreprise qui ne passe pas son temps en élucubrations philosophiques..
a écrit le 08/05/2014 à 17:44 :
Quand on est débiteur(à découvert) de 2000 milliards on s'écrase devant son banquier!!! vouloir maitriser la finance ça passe par la réduction d'un train de vie de l'état qui n'est plus en rapport avec la richesse que nous générons.Alors au rythme où les choses se passent les" méchants banquiers" n'ont pas fini de nous tenir par les c....
Réponse de le 08/05/2014 à 18:52 :
Mais se faire cirer les chaussures,ne permet pas de visionner la vraie vie.
Et ces Messieurs se disent socialistes§§§
AH Jaurès ,Blum, vous avez engendrés des décadents!!!!
Réponse de le 09/05/2014 à 11:35 :
et si on louait le palais de l'Elysée pour mettre FH dans un immeuble moderne, tel celui de A.Merkel?
a écrit le 08/05/2014 à 16:38 :
Comment peut-on dire autant d’absurdité, Hollande, MOI Président, je m’attaquerai à la finance, aujourd’hui la finance elle s’en mets plein les fouilles et c’est nous qui payions. Il n’en a pas marre de nous prendre pour des demeurés.
Réponse de le 08/05/2014 à 20:40 :
ben, non, sûrement, il est là pour ça...
a écrit le 08/05/2014 à 15:26 :
hollande est le fruit de la culture de l'ENA : on se bat bec et ongles quite à faire les pires crasses aux copains afin d'être bien classé pour pantoufler à vie dans les ministères, ambassades, préfectures... avec l'aide du réseau. aucune expérience de la vraie vie, aucune éducation de l'intérêt général, juste du marketing protecteur de la situation. Non seulement il faut supprimer l'ecole nationale d'abrutissement, mais il faut imposer un cursus aux candidats politiques avec à minima un passage dans le privé et des preuves de résultats. notre flanby prouve à quel point il est en déliquescence, il ne décide de rien, a peur de tout, n'a aucune présence à bruxelles, lamentable
Réponse de le 08/05/2014 à 20:44 :
oh, ben quand même je vous trouve peu indulgent ! il prenait bien son petit scooter pour traverser Paris, pour aller à son rencart! c'est sûr, il ne pouvait pendant ce temps là régler les emmerdes des Français, mais que voulez vous, on ne peut tout faire à la fois....
a écrit le 08/05/2014 à 15:12 :
la finance, l'europe, les immigrés... il faut arrêter de stigmatiser des boucs émissaires dans le seul but de faire oublier les vraies causes de nos malheurs. Que le gouvernement s'attaque aux gains possibles dans la mauvaise dépense publique, aux gaspillages par dizaines de milliards, aux réforme de tout genre, y compris mettre en place un seul régime de travail et de retraite, supprimer le code du travail de 11000 articles pour le remplacer par celui de la suisse (54 articles)....et on va retrouver très vite 3% de croissance et moins de 2 millions de chômeurs. Car l'énorme potentiel de la france est détruit par le poids et l’asphyxie de la puissance publique, le constat est clair, il faut s'attaquer aux causes et leviers majeurs, le reste est de l'enfumage irresponsable et destructeur faute d'avancer, et donc 15 000 travailleurs envoyés au chômage par mois
a écrit le 08/05/2014 à 15:05 :
on serait à l'abris des marchés si les budgets avaient été votés comme il se doit en équilibre, voire excédentaires, mais ces politiciens archi nuls en gestion nous ont creusé une dette abyssale en dépensant plus qu'on a de recettes fiscales, il a fallu attendre d'avoir 2000 milliards de dette, 5000 hors bilan (retraite des fonctionnaires) pour se poser quelques questions et envisager de freiner la gabegie, la désorganisation des services, les usines fantômes pléthoriques à produire des règles, des normes, des textes....il suffit de réaliser les 200 milliards d'économies su ces gabegies et mauvaises dépenses publiques pour baisser les impôts et charges, et donc revenir sur la croissance et le plein emploi...et alors, même pas peur de la finance, aucune spéculation ni prise sur nos bons résultats... comme si flanby passait son temps à écoper de plus en plus plutôt que boucher les bréches...
Réponse de le 08/05/2014 à 15:20 :
tout à fait d'accord, mais il faut remarquer que la droite n'a rien fait de structurant sur ces réformes, juste le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2, et comme les administrations et politiques font de la résistance, ils ont supprimé des postes là où c'est critique et en laissant la meute en place dans les rectorats, les chambres d'agriculture, les commissions théodules...histoire de montrer que c'est pas possible, ce que répéte le très opportuniste et clientéliste mélanchon (qui encaisse 20 smic par mois par ce marketing sans scrupules). A noter que Valls a entamé ces réformes à la suédoise, mais complétement freiné par hollande qui lui a imposé ses ministres à la grec (les idéologiques dépensiers et protecteurs de la fonction publique déliquescente), il faut qu'il occupe le terrain en explications pour aller beaucoup plus vite et plus loin sinon il n'aura pas de résultats
a écrit le 08/05/2014 à 14:18 :
Quand on a besoin d'emprunter chaque année de l'argent pour financer l'état et que la dette s'envole, que peut-on réclamer à la finance !?!?
Réponse de le 08/05/2014 à 17:20 :
c'est pas faux, mais la finance n'a pas grand chose à craindre, comme tout ce que fait ce gouvernement: beaucoup de mousse sur fond idéologique, mais pas grand chose dans les faits: 80% des transactions se font sur les marchés dérivés qui sont de la spéculation pure avec effet de levier, mais çà, pas touche, les lobbys concernés veillent au grain.
Réponse de le 08/05/2014 à 17:51 :
Arrêtez de blâmer les Bankers (ou Traders) qui ne font que couvrir les positions des clients (les Francais par exemple) qui eux spéculent.

Les activités pour compte prop coûtent tellement cher en capital qu'elle n'existent quasi plus en banque.

Par ailleurs, les vrais spéculateurs, c'est tous les Français qui investissent dans l'immobilier !! Et oui emprunter de l'argent pour investir, c'est ça l'effet de levier !!
Arrêtez avec les produits dérivés, vous parlez de choses que vous ne connaissez pas (ou trop) !
a écrit le 08/05/2014 à 13:59 :
Qu' es ce qu' il y connait en maitrise financière , il est s est rendu incapable d en avoir une once de pouvoir . Et il découvre qu' il y peut rien . Tartuffe ......
a écrit le 08/05/2014 à 13:58 :
Bel enfoncement de portes ouvertes. Les politiques de tous les pays sont aux ordres. Et simplement aux ordres de la fed. C'est simple.
a écrit le 08/05/2014 à 12:23 :
Ah ce que je sache personne au monde n'a perdu un centime de ses économies confiées a une banque.
En revanche, il est certain que des millions de gens meurent chaque années juste en mangeant des fruits et légumes qui ont poussés grâce a miracle Mosanto.
Et ça coûte plusieurs Milliards aux Français (la sécu)

La Finance un ennemi ?! Arrêtez votre naïveté.
Réponse de le 08/05/2014 à 17:01 :
Ca dépend ce que vous appelez perdre... Si c'est qu'on se retrouve avec moins d'argent que ce qu'on a mis alors oui; en revanche si c'est les intérêts reçus par ans; là il y a mort d'homme... Placer sur du long terme pour si peux par an...
a écrit le 08/05/2014 à 12:08 :
Le credit foncier de france gere les plans d'epargne logement il ne possede plus que 23% des sommes epargnees par les francais , un retrait massif = banqueroute, 17 milliards d'euros perdus dans des fonds de placement grec
a écrit le 08/05/2014 à 10:48 :
que ce président par inadvertance,prenne conseil auprès des experts avant de faire des déclarations saugrenues.
Ce gouvernement de pacotille, nous mène droit au naufrage,et le sort irlandais ou grec va nous être imposé en 2015!!!
Réponse de le 08/05/2014 à 11:32 :
d'accord avec vous, hélas, mais apparemment peu y croient...
a écrit le 08/05/2014 à 10:45 :
ne vous jetez pas dans le panneau: il n'existe pas de paradis fiscaux, il n'y a que des enfers fiscaux.
a écrit le 08/05/2014 à 10:42 :
c'est la finance qui tire les ficelles du monde, les politiques ne sont que des marionettes, mais sont sur la scene.
Réponse de le 08/05/2014 à 11:31 :
...et en profitent "grandement !!
a écrit le 08/05/2014 à 9:53 :
ça ne se fera pas ! il y en a trop qui croquent" !!!
a écrit le 08/05/2014 à 9:07 :
En effet, les riches sont toujours très riches voir encore plus riches et il y a plus de pauvres. Absolument rien n'a changé.
Réponse de le 08/05/2014 à 17:03 :
Si si; on touche que autant et on achète beaucoup moins avec la même somme => on est moins riche nous les pauvres d'avant !
a écrit le 08/05/2014 à 8:08 :
Quoiqu'en dise l'article; c'est quand même bien parti avec les taxes sur les transactions et les transparence quasi obligée de la Suisse et de Singapour...Rome s'est pas faite en un jour !
Réponse de le 08/05/2014 à 9:50 :
et au père Noël, vous y croyez toujours?
Réponse de le 09/05/2014 à 8:23 :
En effet, c'est tres bien parti. Les petites gens ont une taxe sur leur achats/ventes d'action. bravo! sous couvert de reguler les escroqueries des riches, on a mis en place une nouvelle taxe paye par les pauvre! et les imbeciles applaudissent et en redemandent! Vous ne voulez plus de paradis fiscaux ? Vous aurez l'enfer fiscal et vos enfants finiront dans la misere par votre betise.
a écrit le 08/05/2014 à 0:56 :
Maîtriser la finance c'est la lubie de toute dictature. L'économie ne se régente pas, elle s'accompagne et se régule afin d'offrir un environnement sain à son développement.
a écrit le 07/05/2014 à 21:07 :
dommage de ne pas rappeler que la transparence pays par pays des banques était aussi une demande des organisations de société civile (stopparadisfiscaux.fr) portée de longue date et qui ont assuré la hotline des députés et sénateurs quand Bercy et la FBF tentaient de saborder la mesure...
sinon, comment imaginer que FH maitrise la finance quand la bande Mosco-Noyer-Macron-etc... fait passer Barnier pour un super-gauchiste alors que sa proposition de réglementation de la structure des banques n'est qu'un peu plus exigeante que la loi bancaire française?
a écrit le 07/05/2014 à 20:21 :
Et depuis quand le pouvoir dicte ses lois sur la finance? Et depuis quand les riches banquiers respectent quoi que ce soit? Et depuis quand on les voit au grand jour? Et depuis quand les politiques ne reçoivent plus les chèques? Ah, oui, j'oubliais...L'argent, c'est...efficace! Oh et puis depuis quand les politicards cherchent à maîtriser la finance, et en particulier les paradis fiscaux ? Et depuis quand cherchent-ils à la rendre moins floue ? Puisque ça leur profite...
Réponse de le 07/05/2014 à 20:55 :
..."La transparence ", c'est pas demain la veille!!!!
a écrit le 07/05/2014 à 20:04 :
la finance "maitrisée"...C'est comme tout le reste : gabegie! les banques nous entubent !
a écrit le 07/05/2014 à 18:18 :
Quand on a des déficits, aucun état n'est libre de faire sa politique comme il le souhaite. Le seul moyen de faire de la vrai politique est de ne rien devoir à personne, cette première règle dans le monde des affaires est également valable pour la politique (et pour bien d'autres choses). Réglons nos déficits (tous les déficits, y compris ceux des collectivités locales) avant de promettre monts et merveilles, certes au prix de sacrifices, mais tellement salvateur pour notre avenir.
Réponse de le 07/05/2014 à 23:15 :
Une idée : et si les déficits étaient justement en partie dus à l'évasion fiscale, qui plombent les finances publiques?

À quand le blocus des soixantes paradis fiscaux pour les obliger à jouer selon les mêmes règles que tout le monde?
Réponse de le 08/05/2014 à 8:26 :
oui et encore oui
Réponse de le 08/05/2014 à 9:53 :
une idée : et si les déficits venait d'un énorme gaspillage
Réponse de le 09/05/2014 à 8:17 :
Un idee: et si les deficits venaient de dettes souscrites pour des depenses par toujours utiles, decidees par une minorité qui y trouve son profit: des gens bien paye, tres liés banques qui place ses propres hommes dans l'etat, et souvent incompetents dans les problemes techniques qu'ils sont censées regler ? Et si tout cela n'etait qu'une vaste escroquerie, bien enrobée dans un jargon et des loi compliquées, afin qu'il soit impossible de prouver les responsabilités et l'existence de l'escroquerie elle-meme? tout un systeme quasi-mafieux permettant a une caste dirigeante de s'enrichir par le biais de l'impot ?
Réponse de le 09/05/2014 à 8:59 :
a pic sous , vous parlez d'état qui ne doit rien a personne serait plus a l'abri .. oui oui .. la Roumanie de Ceausecu , n'avait aucune dette publique , était meme exdentaire et c'est fou ce que la population en fut heureuse et réjouie de cet homme hors du commun qui avait vaincu la dette publique de son pays .. il fut jugé et expédié en moins de temps que la dette publique .. alors les bons comptes me font bien rire ..car il y'a toujours quelqu'un qui paie a l'arrivée ..

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