BNP Paribas : les autorités américaines réclament une sanction encore plus importante

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Les autorités américianes accusent BNP Paribas d'avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l'Iran, le Soudan et Cuba.
Les autorités américianes accusent BNP Paribas d'avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l'Iran, le Soudan et Cuba. (Crédits : reuters.com)
Les autorités américaines voudraient une compensation financière dépassant "de plusieurs milliards de dollars" les sommes déjà très importantes mentionnées jusqu'ici dans la presse.

Qui dit mieux ? Alors que le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, a tenu à rappeler sa confiance mercredi quant à la bonne gestion de la banque dans le litige qui l'oppose aux autorités américaines - qui accusent BNP Paribas d'avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l'Iran, le Soudan et Cuba -, les spéculations font grimper les enchères sur le montant des sanctions, indique le Wall Street Journal.

Les responsables de la banque française ont informé le gouvernement que leur établissement pourrait encourir une pénalité de 3 milliards de dollars aux Etats-Unis, ajoute le journal. Son concurrent Financial Times mentionnait de son côté une somme pouvant dépasser 3,5 milliards.

Quelques milliards de plus

"Mais les pénalités totales pourraient être bien plus élevées parce que les autorités américaines veulent forcer la banque à payer des milliards de plus que ce montant, qui est l'équivalent d'à peu près six mois de son bénéfice net", ajoute le WSJ, citant des personnes ayant une connaissance de première main du dossier.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2014 à 17:34 :
D'après le nouveau traité en cours entre les US et l'UE, les US voudraient qu'un état ne puisse plus empêcher une entreprise de faire des "affaires". Qu'est ce que ce procès sinon un état qui reproche à une entreprise d'avoir fait des "affaires".
a écrit le 15/05/2014 à 17:24 :
Comme souvent, au lieu de spéculer depuis Paris il suffit de lire un peu la presse anglo-saxonne pour apprendre de quoi il retourne : l'Etat américain, blâmé (à juste titre) pour avoir conclu des "deferred prosecution agreements" (transactions sans admission de culpabilité) avec ses grandes banques pour le subprime et autres mauvais coups, cherche à tester l'effet d'une mise en cause pénale sur une grande banque , et au-delà sur la stabilité financière... mais bien sûr, c'est plus tranquille de faire cet essai sur une banque étrangère, et tant qu'à faire une bien solide, qui plus est, garantie (au moins implicitement) par un Etat (encore) bien noté. C'est donc tombé sur la BNP !
Ceci dit, cela pourrait n'être que le début d'une longue série...
a écrit le 15/05/2014 à 13:20 :
encore n banquier qui ne savait pas qu'il était sur écoute !
a écrit le 15/05/2014 à 11:16 :
Etrange quand on sait que BNP est la 1ere banque de la zone euro...
Réponse de le 15/05/2014 à 11:48 :
...et la troisième mondiale en matière de CA (2012). BNP a aussi des centaines de filiales dans les paradis fiscaux. On peut se dire que la sanction sera à la hauteur du délit.
a écrit le 15/05/2014 à 11:12 :
Les états uni cherche a effectuer un nettoyage des concurrents dans ses pays afin de permettre a leur entreprise de pouvoir reprendre les marché precedement détenu par des entreprise européenne. La condamnation contre bnp Paribas n'a pour seul intérêt que de déstabiliser un concurrent afin de prendre sa place. L'exemple de psa est flagrant, alors que sous les pressions américaine le gouvernement Français a demandé au groupe d'arrêter ses relations avec l'Iran malgré les risques sur la pérennité de l'entreprise (l'iran était le deuxieme pays en terme de vente pour PSA). Alors que dans le même temps GM lançait une campagne de pub et la vente de certain de ses modelé de véhicule dans le pays.
Concernant Bnp Paribas les Operations effectué ne sont pas en elle meme interdite. Rappelons également que fin 2012 HSBC n'a ete condamné qu'a 1 milliard d'euro alors que cette banque non seulement était pour des transactions dans des pays sous embargo, mais elle était aussi accusée d'avoir financé les cartels de narcotrafiquants mexicains et de compter parmi ses clients fidèles des proches d'al-Qaida
a écrit le 15/05/2014 à 10:48 :
On pourra passer l éponge ou presque , si l accélération du pacte CE US est rapidement signé.
a écrit le 15/05/2014 à 10:42 :
Les américains sanctionnent où et quand ils le veulent et leur nouvelle probité financière nait de leurs propres errements dans ce domaine.
a écrit le 15/05/2014 à 10:33 :
Hébé! En France nos organismes de contrôles semblent mal armés. Tout est nickel. A moins que se soit de la complaisance.
a écrit le 15/05/2014 à 10:09 :
...on va envoyer Gattaz au US....

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