DIRECT BNP "Le président ne se mêle pas des affaires de justice" (Obama)

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Nous sommes dans des négociations, c'est vrai, nous avons de bons rapports avec les Etats-Unis et nous souhaitons les garder, a déclaré François Hollande qui s'entretiendra de cette question avec Barack Obama jeudi soir à Paris lors d'un dîner de travail. (Photo : Reuters)
"Nous sommes dans des négociations, c'est vrai, nous avons de bons rapports avec les Etats-Unis et nous souhaitons les garder", a déclaré François Hollande qui s'entretiendra de cette question avec Barack Obama jeudi soir à Paris lors d'un dîner de travail. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
BNP Paribas est menacée d'une amende record aux Etats-Unis. Son sort fait l'objet d'une intervention de la part de l'exécutif. Voici les dernières annonces et les principaux commentaires relatifs à ce dossier.

Ce 5 juin sera-t-il jour le plus long pour BNP Paribas ? La menace d'amende record qui plane sur elle fait l'objet de prises de positions publiques de la part des dirigeants français. Jusqu'à s'imposer dans les discussions franco-américaines, lors du dîner prévu avec Barack Obama ce jeudi.  Voici les dernières annonces et commentaires sur ce sujet. 

  •  

    Obama n'interviendra pas

Le président américain Barack Obama ne veut pas intervenir dans l'affaire BNP Paribas, a-t-il déclaré jeudi à Bruxelles, au terme d'une réunion du G7.  En réponse à une question sur les sanctions que la justice américaine pourrait infliger à la banque française, il a ainsi répondu :

"La tradition aux Etats-Unis est que le président ne se mêle pas des affaires de justice."

Mercredi, son homologue français François Hollande a qualifié de "totalement disproportionnées" ces mêmes sanctions. 

  • Sapin estime qu'"il ne faudrait pas que la confiance soit rompue"

Le ministre des Finances a déclaré dans une interview au Monde "totalement respecter l'indépendance de la justice [américaine]. Mais nous sommes aussi des partenaires de confiance et il ne faudrait pas que cette confiance soit rompue". Et d'ajouter :

"Cela pourrait affecter les discussions en cours sur le traité de libre-échange. C'est une question suivie de près par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius."

Michel Sapin confirme par ailleurs dans le quotidien du soir que BNP Paribas "a pris des décisions lourdes, en interne, pour adapter ses procédures". Précisant :

"Un certain nombre de collaborateurs, qui avaient participé aux transactions concernées, ont été remerciés dans des conditions nettes et claires."

  • Des "actes répréhensibles" mais qui réclame l'équité

Plus tôt dans la journée, le ministre français des Finances a admis que BNP Paribas avait "certainement, du point de vue de la justice américaine et du point de vue des lois américaines, commis des actes répréhensibles". Il a toutefois insisté sur la nécessité que les éventuelles sanctions n'hypothèquent pas l'avenir du deuxième groupe bancaire de la zone euro:

"Il est normal que ces actes répréhensibles fassent l'objet d'une condamnation. Nous voulons que ce soit dans un cadre équitable. Payer pour le passé, ça paraît légitime. Payer pour l'avenir, ce serait illégitime", a-t-il ajouté.

"Si le cumul des diverses amendes était démesuré, ce serait un traitement inéquitable", a-t-il dit. "Il y a d'autres aspects en particulier, qui touchent à la capacité d'une banque d'agir sur un territoire ou d'agir dans une monnaie qui, s'ils étaient démesurés, seraient inéquitables."

  • Prot poussé vers la sortie?

Des membres de la direction de la banque souhaiteraient le départ de son président, Baudouin Prot, selon le Wall Street Journal. Un tel geste constituerait, d'après les sources du quotidien financier, un geste d'apaisement à l'égard des autorités américaines. 

Les frictions porteraient en outre sur les accusations portées contre l'établissement avec cette question toujours en suspens: les activités qui lui sont reprochées étaient-elles ou non légitimes? 

- - - 

La veille, mercredi, les annonces se sont succédées. En voici un bref résumé ainsi que les derniers rebondissements concernant l'enquête pour un éventuel contournement par la banque de l'embargo américain qui risque de lui coûter jusqu'à 10 milliards de dollars.

  • Hollande: "Nous attendons la réciprocité et le respect"

François Hollande a estimé mercredi que des sanctions disproportionnées de la justice américaine contre la banque française BNP Paribas pourraient avoir des conséquences sur les relations entre la France et les Etats-Unis:

"Je suis également informé de ce qu'est la justice américaine, je la respecte, elle est indépendante, mais en même temps nous avons des relations entre les Etats-Unis et la France, un partenariat, et rien ne doit pouvoir le compromettre"

"Nous sommes aussi engagés dans d'autres discussions et nous attendons la réciprocité et le respect", a déclaré le président français en marge du sommet du G7 à Bruxelles, interrogé sur un possible impact des déboires de la banque française sur la négociation du traité de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

"Nous sommes dans des négociations, c'est vrai, nous avons de bons rapports avec les Etats-Unis et nous souhaitons les garder", a ajouté le président. 

  • Kerry : "c'est quelque chose sur lequel nous pouvons travailler"

John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, s'est exprimé sur le dossier depuis Beyrouth où il se trouve en déplacement. Il a déclaré à des journalistes: 

"C'est un sujet qui relève de notre système judiciaire pour le Trésor et le ministère de la Justice (...) Nous voulons évidemment, quoi qu'il en soit, que cela soit juste et que cela reflète quelque chose d'adéquat par rapport à ce qui a pu se passer (...) Je suis confiant, c'est quelque chose sur lequel nous pouvons travailler et que nous pouvons régler". 

  • Une note placée sous surveillance négative

La note de crédit à long terme (A+) de BNP Paribas a été placée quelques heures plus tôt sous surveillance "négative" par l'agence de notation Standard & Poor's. Une conséquence directe du risque de condamnation encouru par la banque.

  • Le sujet au menu des discussions entre Obama et Hollande jeudi

En marge d'une visite à Varsovie, le président français confirme qu'il évoquera le cas de BNP Paribas jeudi lors de sa rencontre avec son homologue américain. Ce dernier sera en France pour célébrer avec les 70 ans du débarquement allié en Normandie. 

"Je ne sais pas si lui veut en parler, mais je lui en parlerai", a affirmé le président français en marge de la visite d'un musée. 

  • L'Elysée confirme l'envoi d'une lettre à Barack Obama

Le 7 avril, François Hollande a écrit à Barack Obama a propos de ce dossier. Le président français s'inquiète auprès du président américain du "caractère disproportionné" des sanctions envisagées aux Etats-Unis à l'encontre de la banque française.

  • Réactions dans l'opposition

La lettre et le risque de sanction ont suscité de nouveaux commentaires dans l'opposition. 

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) a ainsi déclaré devant les parlementaires:

"Je pense que la sévérité [américaine] a des apparences particulièrement excessives (...) Je ne suis pas sûr qu'aux Etats-Unis, faire monter un dossier au niveau politique soit la bonne solution."

Un autre ancien chef du gouvernement, Dominique de Villepin, qui s'était illustré en 2003 lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères en s'opposant frontalement à Washington au sujet de la guerre en Irak s'est lui aussi exprimé. Il a affirmé lors de l'émission  "Questions d'info" LCP-Le Monde-France Info-AFP: 

"Les entreprises européennes respectent les règles européennes d'embargo, elles n'ont pas à subir le joug des Américains dans ce domaine. Les Américains fixent leurs règles, nous fixons nos règles"

Jean-Christophe Fromantin, député des Hauts-de-Seine (UDI) écrit quant à lui dans un communiqué: 

"Nous ne pouvons pas imaginer que le commerce mondial soit entre les mains d'un pays qui, par ses propres décisions politiques et par l'influence de sa monnaie, pourrait décider de la légalité de la quasi-totalité des transactions commerciales (...) Cette affaire montre l'urgence et l'enjeu d'une plus grande ambition pour l'euro"

(article créé le 04/06/2014 à 16:20, dernière mise à jour le 05/06/2014 à 16:18)

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Commentaires
a écrit le 08/06/2014 à 0:01 :
Il faudrait qu'ils se méfient, déjà qu'ils n'ont pas beaucoup d'amis ( je ne parle pas des caniches), ils risquent d'en avoir de moins en moins......., et attention les chinois , ils vont rire jaune......
a écrit le 06/06/2014 à 17:28 :
Entendez vous le silence de Bruxelles, nos fonctionnaires collabo atlantistes, super bien payés à nos frais. La ficelle est grosse, pour ceux qui n'ont pas encore compris
a écrit le 06/06/2014 à 13:33 :
Scooterman 1er a beau feindre de protester, il n'en reste pas moins un atlantiste soumis à l'oligarchie de Wall Street, tout comme Gromama dont la campagne de 2008 a été financée par Goldman Sachs !
a écrit le 06/06/2014 à 12:36 :
Moi président qui avait déclaré durant sa campagne :
"Mon ennemi, c'est la finance ..."
devrait apprécier cette condamnation historique non ?
a écrit le 06/06/2014 à 12:26 :
Lorsqu'il s'agit d’intérêts fondamentaux du peuple, aucun état ne peut se réfugier derrière l’indépendance de la Justice; elle doit s'effacer.
a écrit le 06/06/2014 à 12:11 :
nous sommes je crois dans une affaire d'Etat parfaitement orchestrée côté américain. Il faut voir que côté français d'énormes caramels fiscaux ont été balancés sur des groupes américains ces dernières années et pas forcément d'une manière légitime.... Le retour de bâton arrive, tout ceci est pitoyable pour notre pays.
Réponse de le 06/06/2014 à 13:03 :
on peut dire ce qu'on veut sur les US mais au moins leur justice est pas rattaché comme chez nous a matignon qui sait tout et peut meme balancer les affaires voir intervenir pour sauver des présumés coupables ou bien réels , c'est la grosse différence , cela a du faire rire Obama de voir notre président ennemi de la finance demander son aide juridictionnelle .. alors que ces pays donc la banque a été litigieuse est sous embargo US avec la complicité de l'ONU .. meme si tous les membres sont pas très respectueux de ces embargos qui n'ont jamais fonctionnés réellement et hauts lieux de magouilles
a écrit le 06/06/2014 à 9:52 :
La photo qui illustre l'article n'est plus d'actualité, elle remonte encore à cette drôle de visite à Washington l'année passée. On triant sur une vingtaine de photos de la rencontre du G7 de ces jours, j'ai remarqué que pas sur une seule on peut voir Hollande directement à côté d'Obama. Il y a toujours d'autres personnes interposées, c'est comme si les deux Présidents s'évitaient. Révélateur, n'est-ce pas ?
a écrit le 06/06/2014 à 9:32 :
Obama ne se mêle pas des affaires de justice, mais la justice américaine se mêle des affaires économiques extérieures ! Le terme justice quand on parle de la justice américaine est d'ailleurs un peu inadapté : c'est comme si on parlait de justice lors d'un règlement de compte à OK Corral
a écrit le 06/06/2014 à 8:17 :
J'admire Dominique de Villepin et ces propos
"Les entreprises européennes respectent les règles européennes d'embargo, elles n'ont pas à subir le joug des Américains dans ce domaine. Les Américains fixent leurs règles, nous fixons nos règles"
a écrit le 06/06/2014 à 7:54 :
qui veut dire pourquoi le president francais intervient dans les desicions de justice
et le pouvoir malgre les negations de fait
on savait pour les mensonges
mais la le scandale est a son comble
ou est l'independance dela justice francaise apres de tel aveux
a écrit le 06/06/2014 à 5:59 :
"Hollande a qualifié de "totalement disproportionnées" ces mêmes sanctions."

Coup dur pour celui qui n'aime pas les riches et dont le véritable adversaire, c'est le monde de la finance !
a écrit le 06/06/2014 à 2:17 :
les us ce n'est la france qui dicte a la juste quoi faire
a écrit le 05/06/2014 à 23:10 :
Il nous prend pour des bisounours, notre vieil ami Obama
Réponse de le 06/06/2014 à 10:14 :
Mais vous êtes des bisounours .et un tout petit pays -1% de la population mondiale .
La France rêve d'être grande mais ça c'était avant et encore ....puissance politique ,historique peut être , mais certainement pas économique
a écrit le 05/06/2014 à 22:44 :
Dommage que nous soyons des européens mous du genou...avec un procureur européen, la réciprocité pourrait être drôle vis à vis de Goldman Sachs et ses agissements hallucinants en Grèce. Une bonne grosse amende et interdiction de traiter des opérations en euros, ça aurait de la gueule non ??
On pourrait enfin jouer à je te tiens / tu me tiens...si on était des européens...
a écrit le 05/06/2014 à 21:51 :
Visiblement les français n'ont pas la notion d'un service public de justice totalement indépendant de l'éxécutif.
Réponse de le 06/06/2014 à 0:00 :
Tu nous prend pour des bisounours, par contre on comprend très bien le chantage !
Réponse de le 07/06/2014 à 15:16 :
Il nous prend pour des bisounours(je vais être censurer)
a écrit le 05/06/2014 à 21:43 :
Les EU sont-ils conscients des conséquences négatives pour eux de telles décisions ? Ils sont trop presses et trop gourmands, et arrogants comme d'habitude. Bref, c'est stupide.
a écrit le 05/06/2014 à 21:37 :
Je suis quand même étonné car en tant que contribuables les manipulations monétaires des banques américaines nous ont coûté des dizaines de milliards d'euro et ont même entraîné des suicides d'intermédiaires financiers et nous ne faisons rien!
Ne devraient-on pas porter plainte contre les banques américaines qui nous ont sciemment trompés au civil avec demandes de dommages et intérêts pour quelques dizaines de milliards d'euros et contre les dirigeants de ces banques au pénal pour avoir provoqué quasi volontairement des suicides??
Merci de votre avis.
a écrit le 05/06/2014 à 21:29 :
Si je veux prêter de l'argent à mon voisin, et si je décide que cette somme sera libellée en dollars, ça ne regarde absolument pas les USA. Cette ingérence relève d'un impérialisme insupportable. Qu'attend notre Justice, elle aussi indépendante, pour poursuivre les dirigeants américains pour faillite frauduleuse de Goldman Sachs, ou pour déclenchement d'une guerre en Irak et destruction d'un Etat livré depuis aux terroristes et à la guerre civile , le tout sur la base de mensonges avérés concernant des armes de destruction massive avec fabrication de fausses preuves ? La Justice Française ne serait-elle pas assez indépendante, elle qui prétend juger les génocides dans les autres pays ?
a écrit le 05/06/2014 à 21:19 :
Quelle désolation, et l'indépendance de la justice dont on est si fier en France, que devient-elle ? A force de vouloir prendre leur temps, ces politicards de droite comme de gauche sont à vomir, qu'ils agissent pour les réformes plutôt que de pousser des cris d’orfraie, ces politiques qui vivent aux crochets de la société, pire que des chômeurs de longue durée....A force de calculer leur réélection, ils en deviennent repoussants
Réponse de le 06/06/2014 à 11:31 :
...repoussants?.. vous êtes charitable et indulgent... !
a écrit le 05/06/2014 à 21:15 :
Hollande doit défendre la France et sa démocratie, la BNP avec ses clients.
a écrit le 05/06/2014 à 21:10 :
Le French bashing par les Français ! un comble. ceux là doivent aimer s'autoflageller.
Réponse de le 05/06/2014 à 22:21 :
En tout cas le Hollande bashing dans la presse américaine n'a fait que commencer...
a écrit le 05/06/2014 à 21:09 :
Je suis perdu. François, grand ennemi de la finance, vole à son secours. Que se passe-t'il?
a écrit le 05/06/2014 à 20:47 :
Les juges américains ne sont pas adhérents au Syndicat de la magistrature (SM) qui est au garde à vous face au Président Hollande droit dans leurs godillots et dressés par le Ministre de la Justice, par principe bien ancrée à gauche.
Hollande a toujours défendu le principe de la non intervention du pouvoir Présidentiel dans les affaires judiciaires sauf, peut-être, pour défendre les Banquiers et les Financiers !! Un comble !
a écrit le 05/06/2014 à 19:48 :
Et bam, encore un nouveau cas d’ingérence pour François ... Alors qu'il se ridiculise en prenant part et position à une affaire de justice Barack le remet à sa place. . .
a écrit le 05/06/2014 à 19:12 :
"La tradition aux Etats-Unis est que le président est élu par campagne électorale payée en grande partie par les milieux financiers américains "
a écrit le 05/06/2014 à 19:06 :
"Hollande: "Nous attendons la réciprocité et le respect" Ah, le mec, il prend toutes les positions en politique étrangère que l'administration américaine lui demande de prendre (il fait pire que Sarkozy) et il s'étonne de ne pas avoir en retour de réciprocité et de respect !!!
Réponse de le 05/06/2014 à 20:18 :
Hollande ne s'adresse pas à la bonne personne. La justice aux USA est réellement indépendante de l'exécutif (ex avec Clinton). C'est pas comme en France ou on à une justice de république bananière. Il n'y a pas 1 expert du droit US à l'Elysée? Si il veux infléchir la décision US il faut qu'il rencontre le procureur en charge du dossier.
a écrit le 05/06/2014 à 18:28 :
POURQUOI PERSONNE A POURSUIVIT LA SEC DANS L AFFAIRE MADOFF ON AURAIT PU LUI RECLAMER 50 MILLARDS COMPTE TENU DE SA RESPONSABILITE !!!!
a écrit le 05/06/2014 à 18:17 :
C'est sur qu'avec 13% aux élections européennes, l'augmentation de nombre de terroristes potentiels de "faux-vrais Français", et les différentes affaires de notre monde politique, FH peut exiger un geste du président des EU. Il doit bien rigoler, Obama, de la représentation de la France.
a écrit le 05/06/2014 à 18:09 :
Ce ne sont que les prémices à quoi peuvent s'attendre les pays et les populations européens, si les accords de libre-échange transatlantique sont signés.
a écrit le 05/06/2014 à 17:58 :
En fin de compte, dans cette histoire BNP, y-a-t-il eu faute ou délit ou infraction de nos cadres bancaires, ou s'agit-il d'un simple tour de passe passe des autorités américaines ? Si B. Obama déclare ne pas se mêler d'affaires judiciaires, c'est quoi en fait cette affaire judiciaire ?
Réponse de le 06/06/2014 à 0:02 :
Il y a eu infraction. Cela est reconnu même par BNP Paribas et par François Hollande. L'infraction a consisté à faciliter des transactions avec des pays sous embargo des USA en utilisant leur monnaie pour ces transactions. La loi américaine l'interdisait. Elle s'appliquait à juste titre, dès lors que la monnaie américaine était utilisée. BNP Paribas était libre de faire ces transactions dans une autre monnaie que le dollars, mais a préféré sciemment violer la loi américaine tout en provisionnant un montant d'amende qu'elle a toutefois sous-estimé (l'amende est dix fois plus élevée finalement). Hollande, par pure démagogie (histoire de montrer au bon peuple qu'il a fait quelque chose) a fait mine d'interpeller Obama, lequel a fait à Hollande une réponse qu'Hollande attendait : le président aux USA n'intervient pas dans les affaires judiciaires, les USA n'étant pas la France.
Réponse de le 06/06/2014 à 12:00 :
Merci pour cette présentation factuelle et claire.
a écrit le 05/06/2014 à 17:45 :
Monsieur Hollande, pour que vos menaces soient crédibles, il faut les mettre à exécution! Que la France mette son véto à la poursuite des négociations du traité transatlantiques.
Réponse de le 05/06/2014 à 18:12 :
mdr ! lui ?!? le Young Leader ? tu parles, Charles ! mdr
a écrit le 05/06/2014 à 17:17 :
Il s attendait à quoi flamby? Que Obama lui dise je vais faire pression sur mes juges comme vous faite en France?
Réponse de le 06/06/2014 à 11:32 :
entre Obama et Hollande, mon Dieu! y a pas photo !
a écrit le 05/06/2014 à 17:13 :
Amende UBS pour fraude fiscale, 780 millions de dollars, BNPP pour avoir hors des USA respecté la législation européenne, usant il est vrai de dollars: 10 milliards. Alors,très clairement, nous sommes en guerre!
a écrit le 05/06/2014 à 16:38 :
Ce jeudi, une soirée de solidarité avec la Russie et la population russophone du sud-est ukrainien va se dérouler à Miramas, sur la Côte d'Azur.
Les organisateurs de la soirée, dont le programme comprend notamment une exposition d'art, espèrent pouvoir raconter au public français ce qui se passe réellement dans le sud-est de l'Ukraine et réfuter les stéréotypes propagés par les médias français "pensée-unique" sur la Russie. Juste pour le rappel de qu'il y a une France des médias et une autre des gens un peu mieux pensants.
a écrit le 05/06/2014 à 16:30 :
Certains français, à commencer par le premier d'entre eux, pensent que les règles en vigueur dans leur pays corrompu sont en vigueur par tout. Il était certain qu'Obama répondrait exactement ce qu'il a répondu, ce que tout président américain répond dans les affaires d'extradition, etc : la justice aux USA est peut-être imparfaite, mais elle est vraiment indépendante du politique. Ce n'est pas à Obama qu'il faut s'adresser mais à Eric Holder, et encore. Les USA qui sans hésiter, ont fermé Andersen Consulting, une entreprise américaine, seraient indulgents pour BNP Paribas ?
Réponse de le 07/06/2014 à 15:14 :
Comment peut on dire que la France est un pays corrompu, c'est une honte.On ne va pas se coucher devant l’impérialisme américain!
a écrit le 05/06/2014 à 16:11 :
Le Bloc Américaniste Occidentaliste est en train, d’un avis de plus en plus largement partagé, de s’isoler du reste du Monde.
Un nouveau Mur de Berlin est en construction ; le problème, si bien exprimé par LEAP Europe 2020 en mars dernier, c’est que nous nous retrouvons du mauvais côté.

Ce n’est pas Poutine qui se trompe d’Histoire, mes amis, c’est nous.
Réponse de le 05/06/2014 à 17:07 :
Quelle belle democratie que la Russie, en effet... Droits de l'homme, libertes des forces sociales et economiques, et resultats qui vont avec, cela va de soi... Mais quand vous parlez du reste du monde, peut-etre pensez-vous aussi a la Chine, ou encore a certaines monarchies petrolieres du Golfe?
Réponse de le 05/06/2014 à 17:47 :
à Tyler : non, du tout, je pense aux États-Unis par exemple, où les libertés individuelles et d'expression ne sont qu'une farce, les faits nous le prouvent quotidiennement. Vous vivez à l'évidence en vous gavant de la propagande atlantiste via nos médias mainstream et je peux vous comprendre. Mais faut s'en sortir, allez chercher d'autres sources d'information pour vous faire une conscience plus élargie, moins bornée.
Réponse de le 06/06/2014 à 11:03 :
@Vieux Chene: ben voyons, comparer la liberte d'expression aux USA et en Russie... "les faits nous le prouvent quotidiennement" pour y avoir vecu quelques annees et avoir des contacts au quotidiens avec nos equipes la-bas, je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler...
a écrit le 05/06/2014 à 15:30 :
Paroles fortes du président de la République qui se place pour une fois dans son rôle. Dans un contexte particulier où l'on voit, pour éviter une trop grande humiliation aux américains, les responsables européens botter en touche et un Ministre tenter de tempérer le propos, le Président recadre les choses. Il s'agit d'un acte injuste dit-il et les mauvaises habitudes prises pour complaire aux américains par le passé sont disproportionnées. En effet les USA ont le devoir de compenser le dollar quelques soient les circonstances et la provenance des fonds dès lors que ce sont des dollars, c'est une de leurs obligations internationales. Le département de la Justice peut de son côté se saisir d'un dossier. Mais il ne peut confondre obligation monétaire et sanction fiancière. L'obligation qui leur est faite ne peut servir de base, en droit, à une sanction. Le président a bien spécifié qu'aucune faute n'avait été commise en Europe (valant pour le reste du monde) ni en France, signifiant que les USA devaient uniquement regarder si une faute hypothétique pouvait avoir été commise sur le territoire américain et absolument rien d'autre. D'autre part indirectement il donne la réponse : non, puisque l'intention américaine est injuste. BNP pourrait demander une indemnisation de 4/6 milliards pour procédure abusive si le résultat obtenu ne dépassait pas 1 ou 2 milliards sans "plaidé coupable". Son titre en effet a été déclassé par les agences et la société subit un important préjudice. Les américains sont dans une phase compliquée : comment traiter les autres dossiers français et européens sans faire apparaître un gap ? D'autre part si la BNP décidait d'aller au procès au lieu de négocier un accord préalable, il faudrait que la Justice étale ses griefs, les montants, les preuves, le droit et fasse juger le tout par... un jury constitué d'employés de bureau et de femmes de ménage! Du plus grand ridicule. Comme Villepin avait dit non aux américains pour la poursuite de leur leadership occidental et le déclenchement de la guerre, Hollande dit non pour l'extraterritorialité des lois américaines et les amendes délirantes qui correspondent à une autre époque et un accord révolu. Quelque soit la décision, il est certain si un montant devait être décaissé en façade qu'il serait entièrement compensé sous d'autres formes par les américains. BNP pourrait bien acheter avec l'argent des fonds de pension l'une des nombreuses grosses banques américaines en faillite.
a écrit le 05/06/2014 à 14:58 :
Et pourtant il y a quelques jours encore, le reconnu nullissime Noyer disait que tout était en règle !
a écrit le 05/06/2014 à 13:51 :
lol la giffle !
a écrit le 05/06/2014 à 13:38 :
Encore une entorse au programme "mon ennemi, c'est la finance" et de se mêler d'une condamnation pour dissimulation de transferts de fonds au profit de pays ennemis des US.
Réponse de le 05/06/2014 à 14:31 :
Les opérations étaient légales au regard du droit international.
Réponse de le 05/06/2014 à 15:10 :
BNP a agi a l'encontre des lois americaines tout en ayant des activites en dollar et en disposant d'une licence bancaire aux Etats-Unis. Elle l'a fait sciemment, en cherchant a masquer ces activites, et connaissait les regles du jeu: rien de plus normal qu'elle soit sanctionnee par la justice americaine. Apres, souhaitons effectivement que la peine soit mesuree et adaptee, mais c'est l'affaire de la justice.
Réponse de le 05/06/2014 à 15:31 :
Il y a pas mal de collabos atlantistes par ici !
Réponse de le 05/06/2014 à 15:59 :
@Tyler, pouvez m'expliquer en quoi l'action contre BNP est "normale", alors que des sociétés comme Boeing par exemple sont exempté de l'embargo pour pouvoir vendre avions et pièces de rechange librement à des pays comme l'Iran, le Venezuela etc... donc un embargo américain qui frappe surtout les entreprises étrangères, mais dont les entreprises américaines sont dispensées lorsque l'intérêt fric bien compris des américains est en jeu ?
Réponse de le 05/06/2014 à 17:33 :
@Question: vous oubliez de preciser que Boeing peut effectivement vendre des pieces de rechange (et non des avions) a l'Iran depuis avril dernier, consequence de l'accord de novembre 2013 entre l'Iran et US/UE/Chine/Russie et l'allegement des sanctions economiques. Rien de plus normal donc que les entreprises se positionnent a nouveau sur ce marche, qu'elles soient americaines ou europennes (a leurs risques et perils d'ailleurs car les relations diplomatiques demeurent tendues). Si les dirigeants europeens estiment que le processus de levee de sanction est partial (i.e. par exemple si les US priviligient de maniere flagrante les entreprises americaines pour l'octroi de licence), alors effectivement ils peuvent utiliser leurs propres armes et faire peser ceci dans les negociations du traite de libre-echange ou autre... Mais ils ne devraient pas le faire pour defendre une banque qui a clairement enfreint la loi et qui devrait etre sanctionnee! Les banques americaines seraient traitees avec la meme severite (voir sur d'autres dossiers JP et l'amende record de 13 milliards, Citi etc...)
a écrit le 05/06/2014 à 13:33 :
bas les pattes! ils ont tué la poule dans l'oeuf c francais et maintenant il viennent quémander comme des malpropres; honte à vous!
a écrit le 05/06/2014 à 13:31 :
Déjà, ce "traité" antidémocratique n'aurait jamais du exister, mais là, il faut bien se rendre compte que vu leur "santé" économique, les US ont BESOIN de l'argent de leurs colonies. Soyons sympa, sauvons les US. Nous, c'est pas grave...
a écrit le 05/06/2014 à 13:24 :
la monnaie doit être rendue si nécessaire sans bruit ( il y a les oreilles malintentionnées du prix Nobel ! ) ...............
a écrit le 05/06/2014 à 13:20 :
Hollande défend encore la banque universelle peu règlementée à l'européenne dont tout le monde financier connaît les défauts, notamment le manque de vrais capitaux propres. BNP n'en est qu'une illustration. Ceci n'est qu'un stress test à l'américaine. Un vrai.
Réponse de le 06/06/2014 à 0:04 :
Ah oui vous les avez bien tester vos banques, on a vu le résultat
a écrit le 05/06/2014 à 13:13 :
bitcoin.
a écrit le 05/06/2014 à 13:07 :
quand on a que l'marché à offrir en partage....
pitoyable europe! et il faudrait l'aimer?
a écrit le 05/06/2014 à 13:04 :
assez de ces americains qui s'arrogent le droit de sanctionner ce qui leur deplait il est temps de sortir du dollar qui ne favorise que l'industrie americaine
a écrit le 05/06/2014 à 12:22 :
Ce qu'on a souvent tendance à oublier dès qu'on parle des rapports entre les Etats-Unis et notre continent c'est que l’Europe est essentiellement un marché vivant sous la "pax américana" .
On oublie une évidence, à savoir que le capitalisme ne vit pas que de la production, mais qu'il a aussi (et surtout) besoin d’un marché de consommateurs pour vendre sa marchandise .
C’est pour cela que la puissance montante des EU a mis le paquet en 1944, non pas pour nous “libérer" comme certains le croient naïvement, mais surtout pour (re)constituer un grand marché d’échange avec des pays suffisamment développés. C’est aussi pour cela, pour multiplier la masse des consommateurs que l’UE s’étend, qu’elle fait venir des immigrés, quitte à financer la croissance par la consommation en endettant les états les moins productifs (aides,emplois subventionnés etc ..).Les grands acteurs en croissance astronomique qui en résultent : la dette publique et le profit privé.
a écrit le 05/06/2014 à 12:21 :
La justice americaine veut faire payer à la BNP Paribas le scandale des subprimes initiés par les banques americaines, les magouilles de Goldman Sachs.....Les americains sont propres chez eux elle est belle la justice outre atlantique !
C'est pas bisounours qui doit se bouger mais l'Europe, elle est ou dans ce cas ?
Réponse de le 05/06/2014 à 12:54 :
À ce moment l'Europe se trouve à Bruxelles, mais en se préparant pour être présente demain en Normandie toute bichonée et souriante pour ainsi plaire Barack Obama et ses soldats.
a écrit le 05/06/2014 à 12:19 :
si SAPIN voulait donner des conseils c'etait à MONTEBOURG qu'il fallait les donner en lui demandant de fermr sa G---- dans le dossier GE ;
Réponse de le 05/06/2014 à 14:59 :
Un drôle de patriote, fallait leur en faire cadeau,peut être?

Il a très bien fait Montebourg
a écrit le 05/06/2014 à 12:12 :
Il n'a qu'a en appeler, à son M. le Socialpréfet .
Réponse de le 05/06/2014 à 13:18 :
10 cyber-milliards une "broutille" ou alors c'est toute la cyber-politique française qui doit être retoquée !
a écrit le 05/06/2014 à 11:42 :
Mr Obama va vite retomber dans ses souliers quand la caldeira lui pétra en pleine gueule.
a écrit le 05/06/2014 à 10:46 :
Quand on connaît l'influence de Hollande dans le monde, la BNP peut être inquiéte!
a écrit le 05/06/2014 à 9:40 :
Si Hollande veut ENFIN jouer un rôle en Europe, ce n'est pas avec Kerry qu'il doit négocier... c'est avec les européens pour une politique de l'Euro qui rende nos échanges internationaux indépendantes du dollar !!!
a écrit le 05/06/2014 à 9:17 :
Je comprends le mépris de Poutine pour les dirigeants européens. Ce sont des chefs faibles et soumis aux USA, incapables de défendre bec et ongle leur souveraineté.
Réponse de le 05/06/2014 à 15:14 :
Tandis que Poutine, ca c'est sur que ce n'est pas un chef faible... Un grand guide pour son peuple que cet homme...
a écrit le 05/06/2014 à 8:42 :
C'est quand même très simple ces petits échanges de politesse. Hollande embête GE, Obama la BNP.
Mais soyons rassure car Hollande est fort avec les faibles et faible avec les forts!
a écrit le 05/06/2014 à 8:26 :
"Nous sommes en négociations". Les américains font monter la pression avec BNP, ça ne leur coûte rien, par contre il veulent à tout prix que l'Europe signe un Traité de libre-échange. Le deal sera: on est raisonnable avec BNP ...si vous signez rapidement le Traité.
a écrit le 05/06/2014 à 8:19 :
Tout ceci nous montre un aperçu de ce que serait (sera ?) le futur traité transatlantique. La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Regardez les contentieux commerciaux de ces dernières années entre les usa et le Canada qui ont systématiquement tourné à l'avantage des usa, que ceux-ci soient les plaignants ou les défendeurs.
Réponse de le 05/06/2014 à 8:43 :
Idem Pour le Mexique qui aussi signé le même genre de traité avec les USA: 30 fois l'état mexicain a était attaqué depuis par des multinationale...et 30 fois l'état mexicain a du payer ! (avec les impôts des contribuables donc !)
a écrit le 05/06/2014 à 7:53 :
Ça serait juste si l'europe pouvait discuter de sanctions similaires contre les banques us...
Une fois de plus l'europe est juste ridicule dans son habit de bisounours.
a écrit le 04/06/2014 à 23:32 :
Qu' est ce qu' on attend , pour se débarrasser de cette monnaie de singe qu' est le dollar !
Les autres pays sont prévenus .
a écrit le 04/06/2014 à 22:17 :
le dollar vit de toute facon ses dernières années de monnaie de réserve, autant qu il priofite une dernière fois de sa position dominante
les accord des emergents notemment sur les ressoures naturelles sonneront le glas
a écrit le 04/06/2014 à 21:40 :
La loi américaine ne s'applique que sur un territoire américain. Pas sur un territoire français ou européen.
Réponse de le 04/06/2014 à 22:01 :
La compensation d'operations en US dollars se fait obligatoirement sur le territoire américain. BNP Paribas a compense des transactions en dollars entre 2 pays sous embargo. La transaction a donc transité par les Etats-Unis, pour etre compensée. Et donc ca tombe sous le coup des lois américaines. Cette procédure est parfaitement justifiée.
Réponse de le 05/06/2014 à 2:26 :
lawl, c'est surtout le seul argument juridique pour justifier l'action de l'administration US, soyons sérieux mais si cela était réellement une raison, beaucoup de banques US ou leurs filiales trempent ou ont trempé dans des business illégaux mais juteux avec des pays sous embargo faut arrêtez de croire que les USA sont des bons samaritains... ils imposent leur loi à tous mais ils se gardent bien de l'appliquer à eux-mêmes
Réponse de le 05/06/2014 à 8:48 :
Parfaitement justifié ?

Quand sadam hussein a décidé de ne plus vendre son pétrole en dollar (a cause du même genre de "justification" dont vous parlez) on sais ce qu'il lui est arrivé...

Même chose pour Kadafi...

Les Russes et les chinois commencent a dé-dollariser leur économies...a votre avis, pour quelle raisons ?

Et nous, on continue a plier l'échine, comme des bon toutous.
Réponse de le 05/06/2014 à 20:44 :
Quand je dis justifié, c'est du point de vue du droit, pas de la morale ou autre. Si BNP ne voulait pas avoir de problèmes, il lui aurait suffit d'utiliser n'importe quelle autre devise pour ces transferts. C'était simple. Maintenant, il est clair que de nombreux etablissements bancaires - y compris américains - sont tres probablement dans le meme cas que la BNP, mais cette histoire rappelle au naifs francais un point important: une devise, qui plus est "de référénce" est une arme geopolitique et économique (et un petit retour de baton dans l'affaire Alstom/GE par exemple n'y est peut etre pas étranger). L'Euro est une monnaie de paille sur cet aspect .... Et accessoirement pour l'Euro, les chambres de compensation doivent etre dans l'Union Européenne, et non dans l'Eurozone, dans la pratique, beaucoup sont ... à Londres, vassal des US, ce qui permet de manière très indirecte à l'administration US d'avoir un droit de regard sur de très nombreuses transactions extra-territoriales ... libellées en Euros.
a écrit le 04/06/2014 à 20:30 :
Pourquoi cette hâte des Etats-Unis pour signer (et à presque obliger les Etats européens à signer) le soi-disantTraité Atlantique ? c'est que les US songent déjà à "L'Europe 2020" le projet de Bruxelles d'une union fiscale parmi les 28 Etats-membres de l'Union européenne. Cela signifie que les États membres devraient céder complètement leur autonomie à percevoir des impôts et utiliser les recettes pour des dépenses publiques nationales. Sous une union fiscale on centraliserait de telles questions, en repassant à l'Union européenne le contrôle direct sur la taxation et le pouvoir d'achat, en contraste direct à la souveraineté où les pays définissent leurs propres politiques fiscales. Les "Trilateralistes" de Bildberg savent qu'en monopolisant l'Europe dans plusieurs domaines, ils peuvent mieux imposer leur "politique unipolaire" et rêver encore d'un domination élargie avant que le dollar ne s'effondre.

Un traité signé à la hâte et dont on ne connaît pas les détails, le peuple européen, cette vache à traire bosseuse et docile, mériterait un peu plus de respect. Ou non ?
Réponse de le 05/06/2014 à 9:35 :
Une mise en commun des taux de la fiscalité sur les entreprises en Europe est URGENT pour éviter le dumping fiscal !
Réponse de le 05/06/2014 à 10:47 :
Bravo, j'apprécie votre optimisme, cependant la réalité des chose en est un peu moins que vous. C'est le droit même des Etats-Unis qui s'imposera en toute l'Europe, à commencer par notre beau pays. Vous pouvez en savoir davantage à cette adresse:
www.legrandsoir.info/l-empire-en-construction-le-droit-etasunien-s-impose-sur-le-territoire-europeen.html
a écrit le 04/06/2014 à 20:17 :
Une raison supplémentaire d'utiliser l'euro et d'abandonner le dollar;
Réponse de le 04/06/2014 à 21:38 :
Côté dollar, attendez voir à partir du 1er juillet, y aura des surprises en valsant dans l'air américain.
a écrit le 04/06/2014 à 19:48 :
JoJo plaide pour un règlement "juste" : quelques 10 milliards de dollars, ça vous va ?
a écrit le 04/06/2014 à 19:38 :
Elle est où l’Europe, barozoo, la chancelière de la constellation, Barnier...........( il va falloir faire une alerte disparition d'enfants)
a écrit le 04/06/2014 à 19:28 :
Et en plus kerry avoue que Washington tire les ficelles! On nage en plein délire!
a écrit le 04/06/2014 à 19:19 :
ce qui serait juste? des excuses des autorités américaines pour leur arrogance et de prouver à leurs "amis européens" que l'impérialisme n'est plus le fait d'une hallucination anti-américaine mais bien d'un fait déplorable. Le traité "secret" économique USA-UE est un piège économique et social que nous ne pouvons créditer car ce serait entériner de facto l’hégémonisme économique américain et vendre notre indépendance politique ou plutôt la brader comme des vassaux ... Que la commission européenne ou plutôt ses dirigeants prennent garde au rôle qu'il sont en train de jouer!!!
a écrit le 04/06/2014 à 18:47 :
son ennemi était la finance......faites confiance a ce menteur
Réponse de le 04/06/2014 à 23:39 :
@ et pourtant ;
Si je ne m' abuse.....2009 ,c' est pas l' autre qui était aux manoeuvres....
a écrit le 04/06/2014 à 18:47 :
Ce n'est pas bien élevé de faire chanter ces amis.
a écrit le 04/06/2014 à 18:37 :
on defend la BNP mais parcontre quand il s'agit de La SG rien on la laisse payer , ce n'est pas juste c'est une de nos grandes banques également .
Réponse de le 05/06/2014 à 6:33 :
Les américains ont nationalisé les dettes d'AIG en banqueroute. S'ils ne l'avaient pas fait, la SG sautait ; cette banque était gavée de CDS sur AIG ...
a écrit le 04/06/2014 à 17:18 :
C'est bien Obama qui a décidé cette politique et ces tentatives de sanctions contre notre pays car il dirige son administration dont la Justices est un organe dépendant dans ses orientations. Les USA ont laissé les banques américaines négocier des accords définitifs de non poursuite avec une Justice qui faisait profil bas. C'est fait. Désormais le pays veut se défouler sur les autres de ses propres turpitudes. Il va apprendre qu'il n'en a plus ni le pouvoir ni l'autorisation.
a écrit le 04/06/2014 à 17:17 :
02151365
Réponse de le 04/06/2014 à 18:53 :
Le corbeau et le renard :))
Réponse de le 05/06/2014 à 9:37 :
Tiens... mon code Carte bleue !!!

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