Après BNP, Deutsche Bank dans le viseur de la justice américaine

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Nous avons reçu des demandes d'informations des agences de régulation concernant l'historique des ordres de paiements en dollars effectués via nos institutions financières américaines, a précisé par courriel Michael Golden, un porte-parole de la banque. (Photo : Reuters)
"Nous avons reçu des demandes d'informations des agences de régulation concernant l'historique des ordres de paiements en dollars effectués via nos institutions financières américaines", a précisé par courriel Michael Golden, un porte-parole de la banque. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Après BNP Paribas, d'autres grandes banques européennes à l'image de Crédit Agricole, Deutsche Bank et UniCredit sont dans le collimateur de Washington et risquent de sanctions.

À qui le tour, après les déboires de BNP Paribas avec les autorités américaines pour avoir brisé l'embargo sur l'Iran ? A peine l'affaire réglée, les regards se tournent déjà vers d'autres grandes banques européennes, à l'image de l'allemande Deutsche Bank, qui a indiqué mercredi qu'elle coopérait avec les États-Unis, qui enquêtent sur ses transactions en dollars menées pour le compte d'entités de pays eux aussi frappés par des sanctions économiques américaines.

Demandes d'informations

"Nous avons reçu des demandes d'informations des agences de régulation concernant l'historique des ordres de paiements en dollars effectués via nos institutions financières américaines", a précisé par courriel Michael Golden, un porte-parole de la banque.

Le but de ces demandes est de vérifier si ces opérations en dollars sont "conformes" aux lois américaines, a-t-il ajouté, sans donner le nom des agences en question. "Nous coopérons avec les régulateurs", a-t-il simplement confié.

Des "pénalités importantes" possibles

"Elles peuvent déboucher sur l'imposition de pénalités financières importantes ou l'effet inverse", selon le porte-parole.

Comme d'autres grandes banques européennes, Deutsche Bank, qui essaie d'apaiser des craintes sur sa capacité à absorber de lourdes pertes, est soupçonnée par les États-Unis d'avoir fait des affaires avec des entités soudanaises, iraniennes et syriennes, selon des sources proches du dossier.

Société Générale, Credit Agricole et UniCredit aussi dans le viseur

Deutsche Bank n'est pas seule dans la liste des des potentiels successeurs de BNP Paribas. Ainsi la banque française Société Générale a-t-elle lancé récemment un audit interne et "engagé des discussions avec l'Office of Foreign Assets Control", l'autorité chargée de faire appliquer les sanctions économiques prononcées par les États-Unis.Sa compatriote et rivale Crédit Agricole a pour sa part procédé à un examen interne de transactions en dollars effectuée notamment par Crédit Agricole CIB, sa banque de financement et d'investissement.


BNP rebondit en Bourse après son accord avec la justice américaine via BFM Business.

 

 

La justice américaine enquête aussi sur des activités de la filiale allemande UCB AG de la première banque italienne Unicredit, avec l'Iran. Unicredit a d'ailleurs provisionné un peu plus de 1 milliard d'euros pour couvrir ses frais juridiques.

Toutes ces enquêtes entrent dans le cadre d'une série d'investigations menées depuis 2009 au sein d'établissements financiers qui auraient transféré des milliards de dollars pour le compte d'entités soumises à des sanctions, en profitant d'une faille aux États-Unis qui a pris fin en 2008.

>> Lire aussi Après BNP Paribas, quelles banques aux prises avec la justice américaine

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Commentaires
a écrit le 04/07/2014 à 9:41 :
"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort."François Mitterrand (1916-1996),
a écrit le 04/07/2014 à 9:14 :
regardez du cote de la vente des navires Type Mistral a la russie et tout est résume pas la peine de cherchez de midi a quatorze heures. Les sanctions tombent.

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort."François Mitterrand (1916-1996), Ex-Président Français. Commentaire lors d’un entretien privé avant sa mort, cité dans le Courrier International du 13 Avril 2000
a écrit le 04/07/2014 à 8:59 :
USA etat voyou
a écrit le 04/07/2014 à 2:04 :
Montant sans rapport avec le préjudice réel subi par les USA et qui s'apparente donc à du racket pur et simple . Il va donc falloir multiplier par 20 toutes les amendes concernant les entreprises américaines à commencer par goldman & sachs .
Réponse de le 04/07/2014 à 7:32 :
Effectivement, vu les préjudices sur l'euro, les dettes des pays méditerranéens, l'effet dévastateur des politiques d'austérité, les bidouillages comptables de Goldman Sachs ont eu un effet sans commune mesure avec les transactions de BNP Paribas. Pour une banque, c'est grâve de faire des faux et uasges de faux. Conclusion : il faudrait d'abord leur coller une amende disons de 30 G€, cela paierait les créanciers des pays méditerranéens et permtterait de baisser la pression sur ces pays. Il faudrait aussi fortement réduire les marchés auquel aurait accès Goldman Sachs voire les interdire à terme car les délits effectués par Goldman Sachs sont particulièrement grâves, sans compter que si des enquêtes approfondies étaient faites, on pourrait certainement trouver des délits de corruption que ce soit en Grèce ou au niveau des cours des comptes européennes ayant validé les comptes falsifiés par Goldman Sachs.
a écrit le 03/07/2014 à 21:14 :
Il est consternant de constater à quel point les lecteurs des journaux, pourtant chargés d'informer, n'ont strictement rien compris à l'affaire BNP Paribas. Il est aussi consternant de relever qu'à l'heure de l'Internet, alors que le savoir est aisément disponible, les lecteurs ne prennent même pas la peine de s'informer pour comprendre avant de réagir et de commenter. Savoir ce qu'est une compensation, savoir ce qu'est l'extraterritorialité de la loi, comprendre que l'infraction a eu lieu aux USA et non en dehors des USA, savoir pourquoi il n'y a absolument pas d'extraterritorialité de la loi, tout cela ne demande pas un grand effort. Même BNP Paribas, ne conteste absolument pas sa faute et l'application de la loi américaine. Mais des lecteurs, ignorants car mal informés, eux, la contestent. Signalons simplement que lorsque la France a déjà appliqué sa loi à des entreprises américaines, situées aux USA.
Réponse de le 04/07/2014 à 7:25 :
Pour l'ONU (l'assemblé générale, pas le conseil de sécurité avec ses véto), l'embargo de Cuba est illégal et il y a eu 22 fois un vote contre cet embargo (188 sur 193 mambres de l'ONU !).
a écrit le 03/07/2014 à 16:51 :
Il serait surprenant que DB soit traitée comme BNPP ! Mme MERKEL n'est pas notre illustre president .On ne s'essuie pas les pieds dessus
a écrit le 03/07/2014 à 14:10 :
les us font ce qu ils veulent et ont sanctionnés la BNP comme ils le voulaient ; en fait l amende est un peu moins lourde que prévue car un deal était sous jacent celui de la reprise d'Alstom par GE

Par contre le plus lamentable l europe n' a pas levée le plus petit doigt pour secourrir la BNP : c'est du chacun pour soi


le tant que les
a écrit le 03/07/2014 à 13:12 :
Ca devient dangereux, le dollar... les BRICS doivent être heureux.
a écrit le 03/07/2014 à 12:42 :
les allemands vont ils se faire abuser une seconde fois ? la première fois c'était il y a quelques mois quand ils ont demande le rapatriement de leur or stocke aux USA . Refus américain...
la vie est belle cote US
a écrit le 03/07/2014 à 11:49 :
Les prémisses du traité transatlantique...

traité qui n'est pas quelque chose de nouveau puisque en réalité il est le but ultime de la construction européenne , voulu a l'origine par les américains afin de créer une zone de libre échange pour exporter leur surplus de capitaux et de marchandises. Cette idée date de 1939 ! il y a des traces écrites de cette stratégie américaine, et le général De Gaulle en avait parfaitement conscience et en fait allusion dans son discours du 15 mai 1962 !

Je vous invite a consulter les diverses conférences sur internet de Pierre Hillard sur le sujet. c'est effarant, nous serons une fois de plus les dindons de la farce...et ne comptez pas sur nos "élites" pour nous tirer d'affaire.
a écrit le 03/07/2014 à 11:48 :
Il faut surtout refuser de utiliser le dollar mais seulement l'euro, a quand les banques européennes avec les gouvernements vont se réveiller ????
Réponse de le 05/07/2014 à 16:07 :
Utiliser l'euro indexé sur le dolar, avec des dettes libellées en dollars ? Avec des Etats européens qui refusent de se détourner de la zone économique dollar qui nous entraine dans le fond depuis vingt ans ?
a écrit le 03/07/2014 à 11:30 :
il faut refuser le traité transatlantique. Les ricains veulent nous casser les reins.
a écrit le 03/07/2014 à 11:28 :
Cela va donner une opportunité de pourrir le traité de libre échange qui est négocié en toute discrétion, il est important pour les USA, a nos dépends bien sur, c'est l'occasion rêvé de tailler le traité en pièces surtout après l'espionnage de la NSA sur l'UE, tout en informant que ca n'a rien à voir. Une justice américaine indépendante? mon oeil ! ca se regèle à coup de téléphone entre état et justice, de meme avec les grandes société privé des lobbies militaro/industriel, c'est comme ca que ca marche la bas. On va attendre que ca soit terminer pour BNP Parisbas, et on va régler ca en silence à la french touch.
Ca sera lent et progressif et continu. Ils s'en prennent à nos intérêts nous devons redonner la monnaie sous une forme ou une autre
Réponse de le 03/07/2014 à 11:48 :
Il n'y a pas vraiment de justice aux USA, mais un mécanisme de vengeance plus ou moins négociée. C'est un mode de fonctionnement totalement différent du nôtre.
Réponse de le 04/07/2014 à 7:22 :
Peut-être que ces rackets de banques européennes sont une indication que le traité transatlantique a déjà du plomb dans l'aile.
Si finalement malgré des dizaines de G$ d'amendes infligées aux banques européennes, les politiques européens persistent à imposer le traité transatlantique sans référendum dans aucun pays, cela indiquera leur irresponsabilité.
a écrit le 03/07/2014 à 10:28 :
Il est vivement souhaitable que la perspective de sanctions contre Deutsche Bank sensibilise les autorités allemandes à la nécessité de s'opposer aux effets extra-territoriaux de la loi américaine en , notamment, incluant des dispositions dans la négociation transatlantique actuelle et donc en affinant le mandat de négociation de la commission européenne.
a écrit le 03/07/2014 à 10:27 :
Les us ont toujours abusé de leur position dominante , le mieux serait de les isoler en renversant les alliances et en incitant les autres pays à le faire , maintenant ils en sont carrément à faire du racket .
a écrit le 03/07/2014 à 9:14 :
Pourquoi s'arrêter puisque cela marche! Avouons que cela est tentant..
a écrit le 03/07/2014 à 9:00 :
Pourquoi on leur colle pas un procès aux fesses pour les subprimes par exemple? Puis on pourrait les envoyer se faire voir avec leur Traité Transatlantique aussi, pour plutôt se tourner vers les Russes et le Chinois... Et pourquoi pas abandonner le dollar aussi? Enfin si nous n'étions pas dirigés par des traîtres c'est ce qu'il devrait se passer logiquement.
Réponse de le 03/07/2014 à 11:50 :
Plusieurs banques US ont déjà subi de grosses amendes suite aux subprimes (JPM s'est pris 13 milliards de $ d'amende).
Réponse de le 03/07/2014 à 13:46 :
10000% d'accord !!!
Réponse de le 03/07/2014 à 20:49 :
Exactement demandons le remboursement de la totalité des subprimes que nos banque ont eu sur les bras au moment de la crise. Comme cela on va pouvoir rembourser une bonne partie de notre dette et baisser considérablement les impôts.
Réponse de le 04/07/2014 à 7:18 :
Exact. Poursuivons Goldman Sachs pour faux et usages de faux dans l'affaire du budget grec ! Là c'est un vrai délit, pas une histoire de politique internaionale servant de prétexte pour racketter des banques étrangères.
Malheureusement, les dirigeants européens ont fait l'inverse en donnant des postes à responsabilités à d'anciens cadres dirigeants européens de Goldman Sachs.

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