Réassurance : CCR Re se mue en Arundo Re pour voler de ses propres ailes
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Bertrand Labilloy a porté sur fonts baptismaux la filiale CCR Re qui devient à partir du 16 janvier 2025 Arundo Re.
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Bertrand Labilloy a porté sur fonts baptismaux la filiale CCR Re qui devient à partir du 16 janvier 2025 Arundo Re.
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Un nouveau nom de la réassurance française fait son apparition sur le marché. CCR Re, l'ex-filiale du réassureur public CCR, change de nom pour Arundo Re, « roseau» en latin. Une évocation claire à la fable de Jean de La Fontaine qui renvoie aux valeurs « d'humilité, de vitalité, d'agilité et de solidité », « tout ce que l'on souhaite offrir à nos clients », résume Bertrand Labilloy, directeur général d'Arundo Re, qui dirige le réassureur depuis 2016.
Ce changement de marque marque l' aboutissement d'un processus initié il y a dix ans, dont le point d'orgue fût la privatisation en 2023, avec l'entrée au capital de la mutuelle SMA-BTP (56%) aux côtés de la mutuelle des professions médicales MACSF (19%). La ,participation résiduelle du réassureur public CCR (25%) doit être cédée aux deux mutuelles d'ici 2026, une opération qui n'aurait pas abouti à la fin 2024, faute d'un accord sur le prix au cours d'échanges plus ou moins formels. Lors de l'ouverture du capital en 2023, la transaction s'est faite sur la base d'une valorisation proche du milliard d'euros (968 millions d'euros avant augmentation de capital de 200 millions).
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« La privatisation s'est imposée d'elle-même : nous avions le choix entre fermer l'activité concurrentielle ou lui permettre de croître », se souvient Bertrand Labilloy. A partir de 2021, le constat était clair, celui d'une activité concurrentielle (CCR Re) qui allait dépasser en chiffre d'affaires l'activité publique (CCR). Ce qui présentait la double difficulté de justifier, notamment auprès de Bruxelles, la garantie de l'État, et d'allouer de nouveaux capitaux à l'activité concurrentielle. D'autant que selon la fameuse règle « Thomson », quand une filiale d'un groupe public dépasse 50% du chiffre d'affaires, une privatisation doit être décidée par le Parlement. Un dossier qui aurait eu bien du mal à passer dans le climat politique actuel.
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