L'opposition de Bruxelles au plan français de soutien aux banques se confirme

Par latribune.fr  |   |  265  mots
La France a fini par reconnaître des "divergences d'approche" avec la Commission de Bruxelles qui rechigne à avaliser en l'état le plan de soutien tricolore au secteur bancaire.

De vrais-faux démentis en confirmations à demi-mots, le bras de fer entre Bruxelles et Paris sur le plan de soutien français à ses banques se confirme. Bercy reconnait des "divergences d'approche" "entre un plan de sauvetage et un plan de soutien au financement de l'économie", face à la crise financière.

Jonathan Todd, le porte-parole de la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes a clairement souligné ce lundi que "la Commission veut s'assurer que l'argent sera utilisé pour faire des prêts à l'économie réelle plutôt que pour améliorer la position compétitive des banques".

Il a ajouté qu' "il est totalement faux de suggérer que la Commission veut que les prêts soient réduits". Au contraire, Bruxelles dit vouloir un développement des prêts aux entreprises ou aux particuliers mais en volume, pas en réduisant les taux aux dépends éventuels des concurrents.

Le médiateur du crédit René Ricol a estimé de son côté que le "message est passé" et que son action pour venir en aide aux PME qui n'arrivent plus à emprunter commence apparemment à porter ses fruits. Il juge toutefois prématuré de donner des chiffres sur les résultats de sa médiation, tout en soulignant avoir traité à ce jour plus de 1.500 dossiers, dont la plupart concernent des entreprises qui ne sont pas particulièrement en difficulté.

Dans le même ordre d'idées, Bruxelles avait obligé l'Allemagne à revoir son plan de soutien aux banques afin qu'il ne soit pas accessible qu'aux établissements ifnanciers germaniques ce qui aurait été une distorsion de concurrence.