La finance mondiale a supprimé 385.000 postes depuis le début de la crise

 |   |  398  mots
(Crédits : <small>Reuters</small>)
La finance compte pas moins de 384.661 postes en moins depuis août 2007, lors de l'éclatement de la crise du subprime, selon des données compilées par Reuters.

Mis bout à bout, les chiffres impressionnent: depuis le déclenchement de la crise du subprime en 2007, la finance mondiale a supprimé 384.661 postes, selon les calculs de l'agence Reuters. En tête des plus gros destructeurs d'emplois, on retrouve bien évidemment les banques, également les plus gros employeurs.

A lui seul, le sombre "top 5" de ce classement comptabilise la moitié des emplois perdus: 180.250. En tête, la championne toute catégorie du dégraissage est l'américaine Citigroup, avec 75.000 postes supprimés. Suivent ses compatriotes Bank of America (45.500 postes détruits) et JPMorgan (23.700 postes détruits).

Dans le cas de BofA et de JPM, les reprises respectives de Merrill Lynch et Countrywide Financial et de Bear Stearns ont pesé sur les chiffres. Bank of America prévoit en effet la suppression de 30.000 à 35.000 emplois dans les trois ans en lien avec le rachat de Merrill Lynch. La banque de Wall Street, avant sa reprise le 1er janvier dernier, avait de son côté déjà supprimé 3.300 postes. Dans le cas de JPMorgan, la reprise de Bear Stearns s'est soldée par 7.600 suppressions d'emplois immédiates et 14.000 qui seront annoncés courant 2009.

Les premières banques européennes arrivent en quatrième et cinquième position avec 19.700 emplois supprimés chez la suisse UBS et 16.350 pour la britannique HSBC. Vient ensuite sa compatriote Royal Bank of Scotland (RBS) en sixième position avec 19.700 postes supprimés.

Avant son effondrement en septembre, Lehman Brothers a supprimé 6.000 postes. 10.500 employés se sont retrouvés sans emploi après sa chute, 8.000 ont été transférés chez le japonais Nomura et 10.000 chez Barclays. La banque britannique, de son côté, arrive en dixième position de ce triste palmarès. La reprise de certaines activités de Lehman s'est soldée par 3.000 suppressions d'emplois et, au total, l'établissement en a détruit un peu plus de 9.000.

Toujours en Europe, Commerzbank a annoncé 9.500 suppressions de postes après la reprise de Dresdner Bank. Credit Suisse 7.320, le bancassureur néerlandais ING a détruit 7.000 emplois, la banque britannique Lloyds 3.595, l'espagnole Santander 2.600 et l'italien UniCredit 9.000.

Aux Etats-Unis, American Express a réduit sa masse salariale de 11.000 postes, Goldman Sachs de 4.800 postes, Morgan Stanley de 8.680 postes et National City Corp de 7.400 postes.

On remarquera que les établissements financiers français (comme les espagnols et les italiens) ne figurent pas aux premières places de ce sombre classement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
... et il est malheureusement difficile d'estimer le nombre de gens impactés dans l'économie réelle ...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La finance a pillé le reste de l'économie ces dernières années. La suppression de ces emplois n'est qu'un retour à la normale. On peut espérer que l'amaigrissement continue pour le plus grand bien de l'économie mondiale. Mais pour cela il faudrait des mesures de régulation beaucoup plus drastiques que les agences de surveillance sans aucun pouvoir. Ce qui n'arrivera qu'avec le crash V2.0. Cet automne ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'avenir ne parait pas rose pour l'ensemble de l'économie américaine, et il faut se méfier de l'optimisme consécutif au plan de relance, le chemin de croix de la finance n'est peut-être pas terminé/ A ce sujet on peut lire un post intérresant.

http://criseusa.blog.lemonde.fr/2009/05/03/endettement-public-et-insolvabilite-nationale/
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est rien à coté des emplois réels qui ont été détruit. La finance, hydre faisandée sans queue ni tête ni raison d'être, uniquement drivée par la cupidité, pour qui l'argent est le moyen et la fin, à détruit l'économie réelle. Les trolls monocouilles qui la dirigent devraient être lynchés en place publique par mesure d'hygiène. A lire, "CRESUS, confession d'un banquier pourri", version edulcorée de la réalité financière de notre époque.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :