Oséo, la banque d'aide publique aux PME, augmente son capital

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Pour faire face à l'augmentation de son activité d'aide aux petites et moyennes entreprises, la banque publique Oséo augmente son capital de 440 millions d'euros et réorganise ses structures.

Oséo, banque d'aide publique aux PME, augmente son capital de près de 440 millions apportés par l'Etat. L'opération était attendue. Le directeur général délégué d'Oséo, Joël Darnaud, avait en effet confié, à La Tribune dès le 30 septembre 2010, attendre un renforcement des fonds propres "de 440 millions d'euros ces prochains mois". Il avait justifié cette augmentation de capital  par la progression importante de l'activité ces deux dernières années. "Le renforcement de nos fonds propres nous mettra dans une situation beaucoup plus confortable par rapport à la gestion de nos risques et aux règles prudentielles", indiquait-il. Le montant de l'opération provient, selon Oséo, en partie de la taxe sur les bonus des traders des banques et du "programme des investissements d'avenir" financé par le grand emprunt, lancé il y a un an.

En paralllèle, Oséo réorganise ses structures. "Les assemblées générales extraordinaires des sociétés ont voté la fusion absorption par Oséo financement des sociétés Oséo garantie, Oséo innovation et Oséo Bretagne, comme le prévoit la loi de régulation bancaire et financière", a indiqué la banque. Le président directeur général, François Drouin, a souligné que cette fusion nécessitait la refonte du conseil d'administration. "Aux côtés des actionnaires historiques tels que l?Etat ou la Caisse des dépôts représentée par son directeur général, Augustin de Romanet, siègeront des représentants des entreprises, du monde de la recherche, de la région actionnaire, des banques et des capitaux-risqueurs, de l?AFD, le président des conseillers du commerce extérieur, bref , des représentants de nos cinq cents actionnaires. Les administrateurs et censeurs ont été choisis par le ministre ou par l?assemblée générale en raison de leurs compétences en matière de développement et de financement des entreprises ", a-t-il précisé.

Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jean-François Roubaud, a notamment été nommé vice-président de la banque publique.

La mission d'Oséo reste inchangée : financer les PME et soutenir  leur capacité d'innovation et leur croissance.

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Commentaires
a écrit le 28/04/2011 à 21:05 :
Je ne sais pas quelles sont les motivations de ceux qui ecrivent des inepties concernant Oséo. Cette organisation est une organisation formidable dont je peux témoigner en tant que chef d'entreprise d'une entreprise industrielle. Leurs équipes sont des pros très impliqués et qui connaissent bien leurs dossiers. Ils ne sont pas prisonniers de procédures aussi lourdes et bureaucratiques que les banques privées. Nous avons mené plusieurs projets grâce à Oséo et créé une cinquantaine d'emplois, ce qui n'aurait jamais été fait sans leur intervention. La création de valeur et d'emplois se fait par une prise de risque, ce qui n'est pas la première vocation des banques privées qui souhaitent maximiser leurs profits. S'il y a bien un domaine où l état doit intervenir, c'est dans le fiancement des PME ce qui correspond bien aux meilleurs investissements possibles pour les Français eux mêmes. S'il ya bien une initiative de fonds publiques qui a fonctionné, c'est bien Oséo, il faudrait simplement intensifier les moyens de cette organisation afin d'obtenir plus de leviers pour notre économie qui en a bien besoin.

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