La Libye avait investi 1,27 milliard d'euros auprès de la Société Générale

 |  | 393 mots
Lecture 2 min.
Le fonds souverain de la Libye avait investi plus d'un milliards dans trois fonds gérés par la Société Générale. Les avoirs ont été gelé à la suite du soulèvement populaire du pays. La banque française indique qu'elle a affaire à de nombreux fonds souverains.

La Libye a placé une partie de ses avoirs à la Société Générale. Le régime  de Mouammar Kadhafi a en effet investi 1,27 milliard d'euros dans trois fonds de la banque française Société Générale, selon l'Organisation non gouvernenementale (ONG) Global Witness.


Le fonds souverain libyen baptisé  Libyan Investment Authority (LIA), chargé de placer les revenus issus de l'exploitation pétrolière, avait investi 1,8 milliard de dollars  soit 1,27 milliard d'euros dans trois fonds gérés par la Société Générale. La valeur de cet investissement avait cependant beaucoup baissé au 30 juin 2010 : il n'atteignait plus que 1 milliard de dollars, soit 740 millions d'euros, selon un rapport diffusé par Global Witness.

A la même date, les investissements totaux du fonds souverain s'élevaient à 53 milliards de dollars, dont environ 4 milliards de dollars dans des fonds gérés par des sociétés privées, dont la Société Générale et JP Morgan  pour 171 millions de dollars. La totalité de ces avoirs a été gelé à la suite du conflit en Libye.

Une porte-parole de la Société Générale, Interrogée par l'AFP, interrogée par l'AFP,  a refusé de faire des commentaires "sur un client spécifique" avant d'ajouter que  "Société Générale a affaire à de nombreux fonds souverains et se conforme à l'ensemble des règles et règlements en vigueur". Pour leur part,
Goldman Sachs et HSBC ont refusé tout commentaire.

Le fonds souverain LIA  disposait également de 292,69 millions de dollars en devises placés auprès de la banque britannique HSBC ainsi que 43 millions de dollars chez Goldman Sachs. La majeure partie de l'argent du fonds souverain soit 19 milliards de dollars, est toutefois placée auprès d' institutions arabes, comme l'Arab Banking Corporation du Bahreïn ou la British Arab Commercial Bank. Pa railleurs, le fonds souverain libyien a  en portefeuille d'importantes participations dans de nombreuses entreprises.

L'organisation Global Witness indique que selon la Cour pénale internationale (CPI), " Kadhafi ne fait pas de distinction entre ses actifs personnels et les ressources de son pays". "De ce fait, il est essentiel que les autorités bancaires enquêtent afin de savoir si les banques en font assez pour s'assurer que ces fonds d'Etat ne sont pas détournés pour le bénéfice personnel de la famille Kadhafi ".

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :