PME : "il n'ya aucune raison que les banques modifient leurs conditions de crédit"

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Etienne Bernard, président du Comité TPE-PME-ETI du MEDEF commente pour La Tribune la réunion qui s'est tenue mardi 20 septembre sur le financement des petites et moyennes entreprises avec le secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre et les représentants des banques.

La Tribune : Etes-vous satisfait de la réunion qui s?est tenue cet après-midi au ministère de l?Economie avec les banques sur le financement des petites et moyennes entreprises ?

Etienne Bernard, président du Comité TPE-PME-ETI du MEDEF : Oui, ce que j?ai entendu lors de cette réunion m?a satisfait. Nous avons rappelé que beaucoup de patrons restent offensifs, continuent à travailler et à développer leurs entreprises. Or si l?activité ne baisse pas, si les carnets de commandes se maintiennent, il n?ya aucune raison que les banques modifient leurs conditions d?accès au crédit. Il ne faut ajouter du stress pour les dirigeants de PME et TPE.

La Tribune : Selon les dernières statistiques, arrêtées à fin juillet, il n?y a cependant pas de resserrement du crédit. Constatez-vous un retournement depuis cette date ?

Etienne Bernard : Tous les secteurs ne sont pas égaux face au crédit. On constatait déjà une baisse des crédits dans l'industrie en juillet. Mais nous n?avons pas d?indicateur de ce qui se passe actuellement. Le fait que tous les acteurs se retrouvent au ministère, en présence des représentants des banques est cependant un signe positif. Cette réunion était l?occasion de rappeler les responsabilités de chacun et de présenter un nouvel indicateur sur le financement des très petites entreprises.


La Tribune : Estimez ?vous avoir de bonnes relations avec les banques ?

Etienne Bernard : Nous sommes très attentifs au dialogue banques ?entreprises. Nous discutons avec les banques de la multiplication des garanties demandées aux entreprise en contrepartie des prêts, comme les « covenant »[Covenant bancaire : clause d'un contrat de prêt qui en cas de non-respect des objectifs peut entraîner le remboursement anticipé du prêt, NDLR]. Nous discutons aussi de l?intérêt de développer des outils à l?export. L?Etat a aussi un rôle. Par exemple, le privilège du Trésor qui rend l?Etat créancier privilégié nous empêche de donner certains biens immobiliers en garantie. Il faut progresser sur ces sujets, améliorer les pratiques.

La Tribune : Le contexte actuel vous rend-il inquiet ?

Etienne Bernard : Aujourd?hui, il n?y a pas de sinistrose. Le dialogue est ouvert et nous étudions les solutions. Et contrairement à la crise précédente, en cas d'aggravation de la situtation, le dispositif de médiation du crédit est déjà en place.


 

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