Ben Bernanke veut maintenir sa politique accommodante, Wall Street rebondit

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Rassuré par les propos de Ben Bernanke, Wall Street a rebondi mardi, après quelques hésitations face aux incertitudes italiennes.

Wall Street a nettement rebondi mardi, après quelques hésitations en mi-séance, portée par de bons indicateurs américains et des propos de Ben Bernanke, le président de la Fed, allant dans le sens d'une confirmation du maintien de la politique monétaire ultra-accommodante aux Etats-Unis. Le Dow Jones a gagné 0,84% et le Nasdaq 0,43%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 115,96 points à 13.900,13 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 13,40 points à 3.129,65 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 a gagné 0,61% (+9,09 points) à 1.496,94 points.

Ben Bernanke a rassuré

Après les hésitations de mi-séance, causées par l'impasse politique en Italie, les indices de la place new-yorkaise ont repris des couleurs mardi, profitant d'un afflux d'acheteurs au lendemain de la plus forte chute du marché depuis le début de l'année. "Les statistiques économiques étaient bonnes et (le président de la Réserve fédérale américaine Ben) Bernanke a réitéré le message qu'il a toujours tenu", à savoir qu'il maintiendrait le cap de la politique de soutien extraordinaire à la reprise économique suivie par la Fed, a souligné Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital. Depuis plusieurs semaines, la politqiue monétaire du président de la Fed est très critiquée au sein de l'institution, et Ben Bernanke s'y trouve de plus en plus isolé.

Le secteur immobilier en embellie

Les indicateurs dans le secteur immobilier ont confirmé la tendance à l'embellie du secteur aux Etats-Unis: les prix des logements ont augmenté en décembre pour le onzième mois d'affilée tandis que les ventes de maisons individuelles neuves sont reparties très nettement en hausse en janvier. Parallèlement, le moral des ménages américains a rebondi en février après s'être replié au cours des trois précédents mois. "Le fait que nous ayons réussi à nous dissocier du décrochage des Bourses européennes est un bon signe" pour la vigueur du marché actions américain, a noté M. Cardillo.

Les inquiétudes liées à l'Italie au lendemain d'élections qui, si elles ont consacré la victoire anticipée de la gauche à la Chambre des députés, n'ont pas su donner de majorité au Sénat, restaient cependant vives, faisant vaciller le marché en mi-séance après une journée noire sur les marchés européens. Le patron de la banque centrale américaine a su donner un second souffle au marché lors d'une audition de plus de deux heures devant la Commission bancaire du Sénat, en exhortant notamment les élus à éviter les coupes budgétaires censées entrer en vigueur au 1er mars, pour ne pas faire peser un "poids supplémentaire [...] important" sur la croissance économique. "Ces propos pourraient donner un coup de pouce aux discussions" à Washington pour conclure un accord de dernière minute sur le sujet avant vendredi, a estimé M. Cardillo. Le marché obligataire a avancé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,879% contre 1,895% lundi soir et celui à 30 ans à 3,075% contre 3,090% la veille.

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Commentaires
a écrit le 27/02/2013 à 16:12 :
Le dollar, c'est magique. A chaque fois que la fed fabrique 1 milliard de dollar, la dévaluation mécanique induite par ce procédé coute de l'argent à tous ceux qui possèdent des dollar, qu'ils soient américains OU étrangers. Par contre le milliard de dollar fabriqué c'est pour les USA et PAS pour l'étranger. Bref , c'est tout bénéf.
Et comme le dollar et LA monnaie de réserve, que les obligations US sont des valeurs refuges, le cours du dollar reste stable (quoique) et il attire toujours.
En fait Bernanke a raison, il pompe de l'argent à l'étranger au vu de tous sans que personne ne puisse protester.
Seulement le système fonctionne parceque les usa sont la puissance n°1 mais avec un système pareil, pour combien de temps?.


a écrit le 27/02/2013 à 15:52 :
A quand le big bang? Et dire que les us surfent à fond sur cette vague de dollars je ne comprends pas qu'ils s'inquiètent tant pour les tribulations politiques d'un pays qui ne pèse plus tant, et pourtant quand les bourses mondiales se rendront compte de la valeur réelle des actifs cela fera beaucoup de dégâts...
a écrit le 27/02/2013 à 13:30 :
La FED est le plus grand faux-monnayeur au monde et ceci en toute légalité.. pourquoi n'ai je pas le droit de régler mes factures en imprimant des euros avec mon imprimante de bureau?
Ah oui, c'est vrai, les banquiers ont tous les droits alors que moi je serais jeté en prison depuis longtemps!!
Le QE ne s'arrêtera pas et je peux même vous affirmer qu'il va être constamment augmenté. Sans QE, tous les marchés s'écroulent (c'est déjà le cas pour l'économie réelle) et il faudra toujours plus de QE pour monétiser les dettes occidentales qui gonflent de façon exponentielle. Et ce ne sont pas les mesurettes de rigueur qui vont changer quoi que ce soit. Les dettes ont été créées par les banquiers pour asservir les états nations
Réponse de le 27/02/2013 à 15:18 :
+10000. J'ai déjà vidé mes comptes. Y'en aura pas pour tout le monde.
a écrit le 27/02/2013 à 12:54 :
Ma petite entreprise d'émission de billets verts ne connait pas la crise !!! Il faut fournir coûte que coûte à Wall Street sa "drogue" quotidienne ! Ooooh mama , banskter gonna help to build the Wall of money !!!
a écrit le 27/02/2013 à 12:12 :
Je suis affligé de voir un tel article du genre tout va bien Mme la marquise!

Ces analyses sont extrêmement dangereuses et contribuent à entretenir la fuite en avant actuelle. Toutes ces analyses qui poussent les petits porteurs à mettre leur argent en bourse sont criminelles. Alors que le chômage est au plus haut en Europe et aux USA (qui représentent + de 50% du marché mondial) comment peut on en conclure que les entreprises vont bien et quelles ont des perspectives de CA à la hausse.
Meme certains à la FED reconnaissent que les marché sont soutenus à bout de bras par la planche à billet.
http://www.examiner.com/article/fed-admits-that-stock-market-gains-are-tied-to-central-bank-manipulation

Par pitié messieurs les journalistes faites votre métier : informez les gens!
Réponse de le 27/02/2013 à 13:47 :
Heeu... C'est pas pour dire, mais coté propagande, il y a bien pire que La Tribune... Je précise que je n'ai aucun conflit d'intérêt en écrivant cela. Par contre, le fait que vous vous rendiez compte que vous ne voyez rien, c'est au moins la preuve que vous voyez le brouillard.
a écrit le 27/02/2013 à 11:52 :
qu il nous prépare va tout emporter sur son passage
l economie us ne survit que grace a la planche a billet sans fin, le dollar veut que dalle , ca permet juste de soutenir en trompe l oeil les marchés, qui ne demandent que cette perfusion
a écrit le 27/02/2013 à 11:09 :
Yeahhh !!! Kooool !!! Encore plein de meubles tout neufs non usagés a bruler dans la cheminée de notre château aux fenêtres grandes ouvertes !
a écrit le 27/02/2013 à 9:47 :
Il suit la seule voie pour résorber la dette immense sans casser la maigre croissance : augmenter la masse monétaire, augmenter l'inflation et entraîner la dévaluation durable du dollar. Comme le Japon, comme la GB et bientôt comme l'Europe. Même les allemands devront s'y mettre sous peine de couler avec l'Europe. La dévaluation de toutes ces monnaies se fera aux dépend des émergents qui ne pourront plus diminuer leurs monnaies. Mais qui se développeront grâce aux capitaux abondants. Enfin, on verra.
Réponse de le 27/02/2013 à 10:34 :
Ah bon ? La seule voie pour se désendetter ? On est en droit de se demander dès lor pourquoi le Japon ne voit pas sa situation s' ameliorer depuis 20 ans alors meme que sa dette ne cesse de s' accroitre. Il en est de même aux USA où l'endettement continue son envolée sans pour autant être resolu par cette création monétaire dantesque. Il est tout de même assez drôle de constater que les monétaristes et néo-keynésiens prônent une solution qui ne fait que rendre la situation davantage instable !
a écrit le 27/02/2013 à 8:34 :
Ce mec est un véritable danger public. Il entretient une bulle prête à exploser alors même que le dollar ne vaut plus rien. Une nouvelle crise, pire que celle de 2007, est en marche.

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