Union bancaire, acte II : l'Allemagne freine à nouveau des quatre fers

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« Nous avons pu constater à quelle vitesse les crises bancaires sont susceptibles de se propager à travers les frontières, a rappelé Micehl Barnier le 10 juillet, en présentant le projet de résolution bancaire européen.Copyright Reuters
« Nous avons pu constater à quelle vitesse les crises bancaires sont susceptibles de se propager à travers les frontières", a rappelé Micehl Barnier le 10 juillet, en présentant le projet de résolution bancaire européen.Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La Commission européenne a proposé mercredi la création d'un organisme unique chargé de renflouer ou de liquider les banques en difficulté de la zone euro. L'Allemagne estime que cette proposition va au-delà des compétences de la Commission.

Union bancaire, acte II. La Commission européenne a présenté mercredi le deuxième volet du projet d'union bancaire européenne, dont l'objectif est de briser le cercle vicieux entre crise bancaire et crise des dettes souveraines. Pour mémoire, le premier volet, adopté à l'automne 2012, prévoit la création d'un mécanisme de supervision unique des banques de la zone euro, rôle qui échoira à la Banque centrale européenne (BCE), à partir de septembre 2014. Le deuxième pilier proposé aujourd'hui par la Commission consiste à créer une autorité de résolution unique, chargée de renflouer ou de démanteler les banques en difficulté.

Constitué de représentants de la BCE, de la Commission européenne et des autorités nationales de résolution des crises bancaires, ce conseil de résolution unique « serait doté de vastes pouvoirs lui permettant d'analyser et de définir l'approche à adopter pour la résolution d'une banque », indique la Commission européenne, dans un communiqué. Pour autant, le conseil de résolution se contentera de formuler des recommandations. C'est à la Commission qu'il reviendra « d'appuyer sur le bouton », pour décider de la mise en ?uvre d'un plan de résolution.

La proposition de résolution bancaire va « au-delà des compétences » de la Commission

« Nous avons pu constater à quelle vitesse les crises bancaires sont susceptibles de se propager à travers les frontières. Nous avons également vu de quelle manière l'effondrement d'une grande banque transnationale peut conduire à une situation complexe : la résolution de Dexia n'est pas un exemple à suivre. Nous avons besoin d'un système permettant de prendre des décisions rapidement », argumente Michel Barnier, le commissaire au marché intérieur et aux services. Des arguments qui ne suffisent pas à lui rallier les faveurs de l'Allemagne. Celle-ci juge que la proposition de résolution bancaire présentée par la Commission va « au-delà des compétences » de cette dernière et impliquerait donc des changements de traités, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert.

Si l'Allemagne traine des pieds, c'est parce qu'elle redoute que les banques allemandes paient pour des concurrentes étrangères en difficulté, que ce soit pour financer leur sauvetage ou leur liquidation. En effet, le projet d'autorité de résolution unique présenté par la Commission prévoit la création d'un fonds de 55 à 70 milliards d'euros, abondé par les banques de la zone euro, à hauteur de 1% de leurs dépôts garantis, afin de payer les coûts de liquidation des établissements en difficulté.

« Personne ne peut exclure qu'il y ait besoin d'argent public », admet Michel Barnier

Autre crainte de l'Allemagne : que le contribuable allemand soit appelé à la rescousse pour sauver les banques en difficulté. Pourtant, le projet de résolution bancaire cherche à tout prix à éviter cela : ce sont les actionnaires et les créanciers obligataires juniors (non prioritaires) des banques qui seront sollicités en premier. Mais, de l'aveu même de Michel Barnier, « personne ne peut exclure qu'il y ait quand même besoin d'argent public. »

C'est dire si les discussions sur le projet de résolution bancaire promettent d'être tendues entre les Etats membres et le Parlement européen. L'objectif étant de s'entendre d'ici à mai 2014, pour une mise en place de l'autorité de résolution unique en 2015. D'ici là, la chancelière Angela Merkel aura dû mener bataille pour sa réélection...

 

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Commentaires
a écrit le 11/07/2013 à 20:17 :
La guéguerre Franco Allemande ou HOLLANDE MERKEL continue.
a écrit le 11/07/2013 à 16:40 :
Combien de gens savent-ils que le simple fait de tenir un compte courant positif les rend créancier de la banque?
C'est toute l'ambiguité du système bancaire qui transforme un déposant en créancier sans même que la banque verse le moindre intérêt sur les dépôts de ses comptes courant alors qu'elle les rentre par ailleurs dans ses fonds propres et créée de l'argent scriptural avec.
Avec l'effet de levier autorisé par Bâle 3, elle peut, sur un dépôt de 1000?, créer 9000?, ce qui lui rapportera environ 400? par an alors que le détenteur du compte, lui, ne touchera rien...
a écrit le 11/07/2013 à 10:12 :
Comme toujours les pays vertueux et bosseurs ne veulent pas se faire dépouiller par les cigales dilettantes . Qui peut leur en vouloir hormis ceux là même qui profitent du système : banquiers mais également assistés de tous poils en France (ponctionnaires notamment)
Réponse de le 11/07/2013 à 10:21 :
C'est bien connu les fonctionnaires ne bossent pas !
Réponse de le 11/07/2013 à 10:33 :
Non Enjoy vos compatriotes ne sont pas des cigales dilettantes, les vrais statistiques sur le temps de travail hebdomadaire fait apparaitre nos concitoyens comme les plus assidus au travail. Non ce sont les patrons du SBF120 qui sont des doryphores improductifs et même nuisibles, les PME, les PMI et les salariés en font les frais. Et nos politiciens font le reste du travail de destruction et de parasitismes, voir les conditions de cumul des retraites pour les Sénateurs députés, maires et ministre. ne subissons pas les manipulations de ceux qui veulent nous faire croire que les salariés français sont responsable de la catastrophe économique au lieu d'accabler Goldman Sachs, Monsanto et leurs amis.
Réponse de le 11/07/2013 à 11:03 :
Et Pôle d'Emploi paye 812 millions d'euros de trop, à qui?, aux fourmis? Ce n'est ni les "patrons" du SBF, ni Goldmann Sachs et autres, ce sont bel et bien des fonctionnaires français, non?
Réponse de le 11/07/2013 à 11:11 :
@@Thierry R, jusqu'au preuve du contraire ces 812 millions on va les récupérer par contre les milliards volé quotidiennement par les financier c'est pas demain qu'on va en voir la couleur, mais en attendant on a plus de sous hein ?!
Réponse de le 11/07/2013 à 13:16 :
ah, ces vilains patrons, heureusement il y a les pauvres qui sont gentils et (!) honnêtes.
Réponse de le 11/07/2013 à 14:15 :
@@bob44, la fraude des pauvres n'est aucunement comparable à celle des riches, désolé de vous rappeler la vérité qui dérange mais rien que sur la fraude aux prestations sociales on parle de 3 à 4 milliards contre 40 à 60 milliards pour l'évasion fiscale, donc les vrais fraudeurs sont en suisse et pas à pôle emploi !
a écrit le 11/07/2013 à 10:02 :
Cette commision se moque t'elle de nous ou les membres sont ils vraiment stupide? Pourquoi veulent ils que l'Allemagne sauve les banques européennes alors que Merkel a seulement prévu de sauver les banques allemandes. Merkel a toujous laissé nos Naboléons (N.S/ F.H) se pavanés comme des coqs cayens
a écrit le 11/07/2013 à 9:54 :
L'UE c'est 28 pays aux intérêts divergeants qui doivent tous se mettre d'accord sur les grandes décisions. C'est un désastre. Que chacun reprenne ses billes et qu'on en termine avec cette UERSS.
Réponse de le 11/07/2013 à 10:50 :
@ C'est ça l'Europe : non ce n'est pas l'UERSS car dans l'ex URSS, il n'y avait qu'un seul décisionnaire, le parti, dont les décisions s'imposaient à toutes les républiques sans discussion. C'est tout l'inverse de ce qui se passe en UE. la seule solution viable pour l'UE est la création d'une confédération d'Etats.
Réponse de le 11/07/2013 à 11:10 :
Diviser pour mieux régner. Comme l'ue est bloquée, les décisions se prennent ailleurs (suivez mon regard). Et surtout pas plus d'europe, l'unique solution est de sortir de cette UERSS qui depuis 20 ans nous mène à la misère.
a écrit le 11/07/2013 à 9:47 :
"l'Allemagne freine à nouveau des quatre fers" comme sur tout les sujets de fond : indépendance BCE, mutualisation des dettes, eurobonds.. Il va bien falloir se fâcher avec eux pour de bon ou sortir de cette zone allemande qui nous mène droit dans le mur (avec tout les pays du Sud).
Réponse de le 11/07/2013 à 10:04 :
Commençons par arrêter d'acheter des produits allemands. Cela leur fera du bien !
Réponse de le 11/07/2013 à 10:23 :
n'achetons plus de bagnoles allemandes, car c'est dans les pays de l'union, qu'ils en vendent le plus!! ne soyons pas C.NS, tout de même !
Réponse de le 11/07/2013 à 22:07 :
Pour info, l'Allemagne est notre 1er partenaire commercial! C'est vrai, on leur achète plus qu'on leur vend, mais un boycott de ce pays aurait plus de conséquence pour nous que pour eux!
Ce n'est donc pas à eux qu'il faut s'attaquer, mais mettre les banques sous tutelles, car elles sont responsables de la crise et ne semblent pas vouloir changer d'un iota leur comportement.
a écrit le 11/07/2013 à 8:43 :
L'Union Bancaire enfin du sérieux,c'est pas le tout mais avant de se livrer à cette exercice,il va falloir aller contrôler les banques (toutes) sur place,ouvrir les placards,vérifier la liquidité de chacun,les comptes off-shore etc..,alors là grosss rigolade avec les banques françaises (je vous rassure elles ne sont pas les seules dans la zone euro) L?heure de la rédemption financière à sonné.Oui je sais on peut toujours rêver.Y fout les jetons Barnier,quelle clairvoyance dans ses propos le 10 juillet 2013,mon dieu que le temps passe vite.
a écrit le 11/07/2013 à 8:20 :
français,il faut choisir entre Merkel et la CE. A vous de décider.Les propos stériles n'aident
pas à trouver les solutions..


a écrit le 10/07/2013 à 23:25 :
De nombreuses banques allemandes font partie des établissements bancaires à risques en Europe, contrairement aux établissements français. Le jour où il faudra les renflouer, l'Allemagne trouvera le moyen d'en appeler aux pays d'Europe au prétexte que la stabilité de la zone euro sera mise à défaut... l'histoire ne me donnera pas tort !
Réponse de le 11/07/2013 à 8:13 :
Ah bon, les banques françaises ne sont pas à risque ? Dernière nouvelle....
Réponse de le 11/07/2013 à 8:18 :
Mouais, enfin en Allemagne une seule banque systémique, en France 5 ...
Réponse de le 11/07/2013 à 8:27 :
tout a fait d'accord avec vous le système bancaire allemand est très différent du notre ils ont beaucoup de petits
établissements très vulnérables
Réponse de le 11/07/2013 à 9:56 :
Ah bon les banques françaises sont à risque ! avec tout l'argent que le précédent gouvernement a déversé pour sauver "les BANKSTER". De toute façon l'Allemagne est en train de ruiner ses clients et la facture arrivent bientôt.
Nous sommes au bout de l'illusion du libéralisme économique, malheureusement ce n'est pas la clique Moscovici/DSK qui va s'attaquer aux vrais acteurs de cette ruine organisée. Inutile de parler de Hollande c'est une marionnette !
Si nous étions confronté à une politique favorable au peuple allemand, nous pourrions au moins comprendre, non il s'avére que les acteurs qui ont détruit les économies occidentales se sont installés dans l'économie Allemande et plllent celle ci au profit des amis de Lloyd Blankfein.
a écrit le 10/07/2013 à 23:11 :
En un demi-siècle, l'on a vraiment excellé dans l'abrutissement des opinions et les ruineuses élucubration des oligarques de Bruxelles, gonflant sans cesse l'ectoplasme échafaudé . L'Union Bancaire n'a pas plus de sens que les vociférations des G7 ou G20, contre toute répétition du krach boursier de 2008 et de la crise économique et sociale advenue. On s'agite coûteusement entre satrapes antagonistes, et on continue la cavalerie financière exponentielle.
a écrit le 10/07/2013 à 22:45 :
Le milliardaire français qui s'amuse à essayer de tuer les victimes sous protection cour pénale internationale n'a toujours pas plaidé coupable.
a écrit le 10/07/2013 à 21:58 :
C'est incroyable de lire cet article cette semaine alors que la semaine dernière les journaux allemands annoncé déjà ce que les allemands avaient décidé. Le numéro de vierges éffarouchées est du réchauffé de chez réchauffé ...
a écrit le 10/07/2013 à 20:49 :
Quand je pense qu'ils proposaient de faire une union politique il y a quelques semaines ! Des qu'on met les pieds dans le plat, y a plus personne. A vrai dire, ce n'est pas étonnant.
a écrit le 10/07/2013 à 20:43 :
l"Allemagne ne vise que ses intérêts ... Je vois l(Angleterre beaucoup moins bête que flamby en matière d' Europe !! Flamby serait il vendu vendu à une cause étrangère à la france !! Aux yogourts à la grecque ? Non peut aux Yogourts Bulgares ..Le pédalo Flamby est sous pavillon ...Grecque?.
a écrit le 10/07/2013 à 20:40 :
>Excusez moi, mais voir la photo du bellatre Barnier ergoter dans le virtuel me file le blues..
Armstrong (et d'autres, genre Panarin) a calculé que 2015, 75 soit le 1er octobre 2015 correspondait au moment d'inflexion de "confiance économique" et que cela déclencherait le "big bang" des dettes souveraines (avec le cortège de conséquences ) Ce serait dans ce cadre peu probable que ce chatrau de cartes nocif tienne le coup..
Tant pis, tant mieux...
a écrit le 10/07/2013 à 19:51 :
Avant de mutualiser les risques bancaires, il convient de lever les limites territoriales de l'activité bancaire en Europe. Tout citoyen de la zone euro devrait pouvoir ouvrir un compte dans n'importe quel guichet de banque en Europe. Il est à parier que même les français pourraient ouvrir des comptes dans les caisses d'épargne allemandes plutôt qu'un livret A à la caisse des dépôts. Le marché bancaire de détail est complètement cloisonné et protégé: les dépôts des nationaux ne servent qu'à financer les déficits de leurs états respectifs. Alors, mutualiser le risque bancaire ressemble à une autre version des eurobonds.
Réponse de le 10/07/2013 à 21:11 :
Vous pouvez parfaitement et en toute légalité ouvrir un compte dans n'importe quelle banque ou Caisse d'épargne en Allemagne ou autre pays de l'U.E.. Il n"y a aucun problème. Chaque ressortissant d'un pays membre de l'U.E. a le droit de le faire depuis 1992 (ou 1991)
Réponse de le 10/07/2013 à 22:27 :
Tout à fait exact et d'ailleurs pour la gestion d'un appartement que je possède au Portugal, j'ai ouvert un compte courant et un compte rémunéré sans aucun soucis et simplement en fournissant mon adresse et mon identité française. Je bénéficie exactement des mêmes conditions que les autres clients de la CDC et même je me suis fait offrir les frais de traduction des conditions générales... Je paie sur ces placements les impôts au Portugal et je déclare au fisc français les impôts que j'ai payé là-bas. Déclaration de pure forme car je ne suis pas taxé.
Réponse de le 11/07/2013 à 10:07 :
@nonconcurrence ''Avant de mutualiser les risques bancaires'',vous étes partant pour prendre une part de la dette que votre voisin a contracté à l'insu de votre plein gré,moi non
il peut aller ce faire voir.C'est du bon sens,faute de quoi il continueras à contracter des dettes en se disant c'est le gland d'à coté qui les payeras.
Réponse de le 11/07/2013 à 15:08 :
Kirk : c´est exactement cela ! Part ce n Schäuble il est pas fou ! Il sait tres bien qui l´Allemagne se laisse avoir , le lendemain ce sera la pillage des comptes des epargnants allemands.
a écrit le 10/07/2013 à 19:47 :
Nous vivons dans le plus beau pays du monde, la" Désunion Européenne."...ses 500 millions d'habitants, ses belles voitures de luxe, ses avions, sa High tech, sa stagnation endémique, et ses 28 états incapables de vivre ensemble... Youpie!
Réponse de le 11/07/2013 à 9:01 :
Y a pas que du faux dans vos propos,je ne crois pas que l'Allemagne première puissance économique de la zone,va rentrer dans cette mascarade d'union bancaire,nous ne sommes pas les USA , elle risque chaque année de perdre des points de PIB pour redresser les économies défaillantes de ses amis.Et la Souveraineté Bordel c'est le mot de la fin non!
a écrit le 10/07/2013 à 19:29 :
Heureusement que nous avons les allemands...les banques françaises, et leurs déposants, leurs actionnaires doivent-ils payer pour les banques grecques investies en obligations grecques et bulgares? Doivent-ils payer pour les banques chypriotes? Je ne le pense pas! Et les 1% retenus représentent des sommes énormes..Il faut revenir à la Raison (et se concentrer sur le vrai problème: l'incurie des politiques à tenir les budgets nationaux, régionaux, ou de nos villes.
a écrit le 10/07/2013 à 19:15 :
Mme Merkel ne souhaite pas que l'europe mette le nez dans les affaires des banquiers teutons?
Réponse de le 10/07/2013 à 19:26 :
Non, elle ne veut pas que l'Allemagne paie pour les autres et que les autres distribuent des postes aux camarades ou copines!
Réponse de le 10/07/2013 à 19:41 :
vaut mieux payer chez eux, les ouvriers 4 ou 5 eur de l'heure .....
Réponse de le 10/07/2013 à 19:55 :
Bien sur mais ca c'est l'histoire pour les enfants. Chypre est une illustration de ce qui se passé dans la vraie vie. Il est donc legitime de s'interroger pour savoir pourquoi l'Allemagne refuse d'organiser ce qui est fait au coup par coup et la reponse est certainement dans le bilan des banques allemandes.
Réponse de le 10/07/2013 à 19:58 :
Ce que vous nous racontez c'est la fable colportée à Bruxelles, mais la réalité est que les banques notamment des lander s'étaient livrées aux délices des placements à haut risques en Grèce, en Espagne, à Chypre.... Les contribuables allemands ont déjà du payer 40 milliards d'euros et on du prendre des engagements de garantie de 370 milliards d'euro... et c'est uniquement pour leurs banques (a titre de comparaison la dette grecque s'élève à 350 milliards d'euros) Bref, le système bancaire allemand est pourri et si jamais la banque centrale euroépenne mettait le nez là dedans il y aurait des faillites retentissantes et l'état allemand serait obligé de rajouter des centaines de milliards d'euro en garantie, ce qui dégraderait d'autant les comptes publics. Sans compter un effet déplorables, les espagnols, les grecques, les italiens découvrant que Merkel leur inflige ce qu'ellle refuse aux allemands. Et si un seul de ces pays fait défaut ce sont les banques allemandes qui sauteront en premier.
Réponse de le 10/07/2013 à 21:17 :
+1
Réponse de le 10/07/2013 à 21:22 :
Si j'ai bien compris la BNPPARIBAS était particulièrement bien placée en Grèce. Le armateurs grecs placent leur argent en Suisse, immobilier à New York et Berlin(!) et ne paient pas d'impôts en Grèce, le peuple grec le sait, tant pis pour eux. Et si le système bancaire allemand est pourri, les Allemands comptent sur le reste de l'Europe pour les tirer d'affaire, peut-être avec l'argent placé par les Français sur leurs Livrets A, ça serait une vraie solidarité. Il paraît il y a beaucoup d'argent sur ces Livrets .
Réponse de le 10/07/2013 à 21:48 :
En fait l'Allemagne espère qu'en faisant payer les dettes par les PIIGS jusqu'au dernier centime, ca évitera a ses propres banques de devoir faire face à leurs responsabilités de préteurs irresponsables et de sauter parce que les montants sont tellement énormes que rien ni personne ne pourra les sauver. D'où l'intransigeance de Merkel à faire payer les autres, quel qu?en soit le prix. Mais si un seul des pays débiteurs, ou plusieurs décident de faire défaut unilatéralement, elle est morte,et il y a des chances que la zone euro saute aussi, d'où le soutien tacite des autres chefs d'état européens.
Réponse de le 11/07/2013 à 7:55 :
1 un ! @ DDRW 19 : 58 bien parlé !
Réponse de le 11/07/2013 à 7:56 :
PAS FOLLE LA Merkel .....
Réponse de le 11/07/2013 à 8:20 :
Vous avez bien compris, elle a pris comme modèle la France concernant la PAC.

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