Monte Paschi : la BCE donne le feu vert au plan de sauvetage de la banque

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La plus vieille banque au monde encore en activité a été fondée en 1472.
La plus vieille banque au monde encore en activité a été fondée en 1472. (Crédits : © Stefano Rellandini / Reuters)
La troisième banque italienne a reçu l'approbation de la Banque centrale européenne pour un plan de cession de créances douteuses et une augmentation de capital garantie par un consortium bancaire, selon Reuters.

La Banque centrale européenne (BCE) a approuvé vendredi un plan de sauvetage de la troisième banque italienne, Monte dei Paschi di Siena, financé par des intérêts privés, ce qui écarte le risque de liquidation de la banque par les régulateurs européens. Dans le cadre de ce plan qui sera présenté dans la soirée, la banque toscane, affaiblie par 47 milliards d'euros de prêts non-performants et une série de pertes, va lever cinq milliards d'euros de capitaux - ce projet d'augmentation de capital étant garanti par un consortium de banques italiennes et internationales - et céder pour 9,2 milliards d'euros de créances douteuses, en partie au fonds public de soutien au secteur bancaire italien. Deux opérations que Monte Paschi pense pouvoir réaliser d'ici à la fin de l'année.

La plus ancienne banque au monde encore en activité est engagée dans une course contre la montre pour se conformer aux exigences en matière de fonds propres des autorités de régulation européennes, qui ont publié vendredi soir les résultats des nouveaux tests de résistance des banques. Des tests qui ont pointé la forte vulnérabilité de la banque italienne à une dégradation de la conjoncture. Sur l'ensemble des 51 banques testées, Monte dei Paschi di Siena subirait de loin l'impact le plus dévastateur en cas d'un scénario économique "défavorable" d'ici à 2018. Son capital CET 1 fonderait de plus de 1.400 points de base pour tomber en territoire négatif, à -2,23%.

Le gouvernement italien cherche à éviter d'avoir à injecter des fonds publics pour sauver la banque. En préalable à toute aide publique, la réglementation européenne impose aux créanciers, et en premier lieu aux détenteurs de dette subordonnée de plus de 100.000 euros, d'assumer une partie des pertes de l'établissement.  Aussi le ministre italien de l'Economie, Pier Carlo Padoan, s'est-il félicité de ce plan. "Le gouvernement prend acte avec grande satisfaction de l'opération lancée aujourd'hui par la Banca Monte de Paschi di Siena. Il s'agit d'une opération du marché qui permettra de renforcer la position patrimoniale de la banque et de se libérer complètement des crédits en souffrance", a-t-il dit. Elle permettera aussi à la banque de "développer un solide plan industriel grâce auquel augmentera le soutien à l'économie réelle via la délivrance de crédits aux familles et aux entreprises", a-t-il souligné. (Reuters et AFP).

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Commentaires
a écrit le 30/07/2016 à 11:32 :
Ca n'a pas traîné ! Vu que les opérations de "tests" européïstes sont une combine politique, les arrangements ont pu s'organiser depuis bien longtemps. Le fonds italien ramasse 9 milliards de créances douteuses -principalement à la mafia-, d'un autre côté 5 milliards permettent d'acheter la banque -peut-être issus de la mafia ? On voit que blanchir de l'argent permet de réguler des opérations salies par ceux qui se présentent en sauveurs. De tous côtés on jure que c'est bien la dernière fois et que de telles pratiques ne se reproduiront plus. Les nouveaux acheteurs qui n'ont donc pas payé leur achat vont certainement le revendre assez rapidement à un véritable opérateur pour que tout redevienne normal. Il faut bien vivre.
a écrit le 30/07/2016 à 10:22 :
"en partie au fonds public de soutien au secteur bancaire italien" La socialisation des pertes, il n'y a rien de meilleur pour la privatisation des profits...
a écrit le 29/07/2016 à 11:45 :
Vu l'état de la banque l'espoir fait vivre, continuons....

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