"Panama papers" : Bercy convoque la Société générale

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Société Générale assure être particulièrement vigilante et mène depuis plusieurs années une politique proactive afin de s'assurer que (ses) activités respectent les standards les plus élevés en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.
Société Générale assure être "particulièrement vigilante et mène depuis plusieurs années une politique proactive afin de s'assurer que (ses) activités respectent les standards les plus élevés en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales". (Crédits : reuters.com)
Le ministre des Finances Michel Sapin a convoqué mardi les dirigeants de la Société générale, après les révélations sur les liens de la banque avec le cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans la création de sociétés offshore dans des paradis fiscaux.

"Des contrôles ont déjà eu lieu, ils sont même en cours au moment où je vous parle et Michel Sapin recevra dans les heures qui viennent les dirigeants de la Société générale pour avoir avec eux des explications", a dit Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget sur LCP.

"Aujourd'hui certaines informations sont apportées (...) ses dirigeants vont être passés si j'ose dire à la question par le ministre des Finances et nous exploiterons toutes les possibilités de contrôle et le cas échéant, mais nous n'en sommes pas là il faut vérifier, de sanctions", a-t-il ajouté.

Le Monde rapporte dans son édition datée de mercredi que les "Panama Papers", des fichiers de Mossack Fonseca, font apparaître que le cabinet panaméen a créé près d'un millier de sociétés offshore dans des paradis fiscaux pour le compte de la Société générale.

Dans un communiqué, la banque a dénoncé un "article au titre mensonger sans rapport avec son contenu" et l'exploitation par le journal de "données incohérentes générant des amalgames scandaleux".

"A ce jour, le nombre de structures actives créées par l'intermédiaire du cabinet Mossack Fonseca pour les clients est de l'ordre de quelques dizaines", assure-t-elle, pour ajouter que "ces sociétés sont gérées comme des structures totalement transparentes."(Reuters)

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Commentaires
a écrit le 06/04/2016 à 11:22 :
Bah, F. Oudéa va jurer, la main sur le cœur - comme il l'a déjà fait récemment devant une commission parlementaire - que la banque respecte scrupuleusement la loi, qu'il va quand même renforcer le contrôle interne, pour éviter que des "erreurs" ne soient commises et Sapin va faire semblant de croire à sa sincérité. Et tout continuera comme avant... jusqu'au prochain scandale... où les acteurs rejoueront la même pièce.
a écrit le 06/04/2016 à 9:42 :
Sapin qui a soutenu la SG contre Kerviel, ça en dit long sur les affinités du personnage, la SG ne risque absolument rien ni le panama.
a écrit le 05/04/2016 à 23:34 :
Les mots utilisés par le ministre du budget: " passer les dirigeants de la SG à la question " montrent bien l'etat d'esprit des socialistes: la question, c'est la torture sous l'ancien régime. Ils oublient qu'ils avaient nommés M.Cahuzac ministre du budget. Cela ne manque pas de sel.
a écrit le 05/04/2016 à 23:33 :
Normal 1er va s'occuper de cela avec son efficacité habituelle, comme pour le chômage, la croissance, la pauvreté endémique ou la déchéance de nationalité.
Réponse de le 06/04/2016 à 8:21 :
Notre président du fait divers fait de nouveau des promesses fracassantes, puis repart dans sa léthargie habituelle faite de banquets somptueux, de repas luxueux au frais du contribuable,de voyages à l'étranger et d'absence totale sur les grands problèmes du pays.
a écrit le 05/04/2016 à 23:18 :
Et Sapin va gesticuler, va énoncer quelques âneries et va déclarer qu'il va faire une nième loi qui s'empiler sur les autres..
Pendant ce temps là, malgré son salaire de ministre, il déclarera toujours un patrimoine digne d'un sdf !
a écrit le 05/04/2016 à 21:30 :
tout cela va faire pchiiittt comme d'hab.. les politique sont bien tord d'engager leur crédibilité en jouant les matamores..
a écrit le 05/04/2016 à 16:40 :
La SG est depuis longtemps sur la mauvaise pente, l'affaire Kerviel en est une preuve. Le lampiste Kerviel serait le seul responsable... A d'autres. La SG, comme toutes les grandes banques utilise indirectement et "fait utiliser" les paradis fiscaux. Il ne peut en être autrement d'ailleurs, puisque toutes ses concurrentes font la même chose. Il n'y a plus de solution pour sortir du système mafieux qu'est devenu la finance mondiale. Seule une guerre, une vraie, sera sans doute nécessaire , le chemin qui nous y conduit se transforme tous les jours en autoroute.
Réponse de le 05/04/2016 à 19:00 :
Approche partielle et partisane qui mérite fondamentalement une réflexion plus profonde et cohérente. Le politique se nourrit de la finance et la finance se nourrit du politique, avec la singularité : les lois sont édictées par les politiques ..... ainsi que les organismes de contrôle qui sont également sous la houlette des hommes politiques. Alors rétablissons la vérité des choses. Sans volonté et courage politique, effectivement on accélère le déséquilibre de la société et on amplifie à l'extrême les inégalités ......
Réponse de le 05/04/2016 à 20:37 :
vous y allez vous a la guerre....

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