Démission du directeur général de la plus grande banque australienne sur fond de scandale

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Le directeur général de la Commonwealth Bank, âgé de 50 ans, avait dans un premier temps assuré qu'il se maintiendrait à son poste, mais la présidente a expliqué lundi que la banque voulait mettre fin aux spéculations concernant son avenir.
Le directeur général de la Commonwealth Bank, âgé de 50 ans, avait dans un premier temps assuré qu'il se maintiendrait à son poste, mais la présidente a expliqué lundi que la banque voulait mettre fin aux spéculations concernant son avenir. (Crédits : Reuters)
Ian Narev, directeur général de la Commonwealth Bank, quittera ses fonctions en 2018. La banque est ébranlée par une affaire de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme présumés.

Le directeur général de la Commonwealth Bank, la plus grande banque australienne, va démissionner, a annoncé lundi 14 août l'établissement, soupçonné de violations des lois contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le directeur exécutif, Ian Narev, "quittera ses fonctions d'ici la fin de l'année fiscale 2018", a déclaré dans un communiqué la présidente de la Commonwealth Bank, Catherine Livingstone.

Les appels à la démission de M. Narev se sont multipliés la semaine dernière, après que le service du renseignement financier Austrac a ouvert une enquête contre la banque, accusée d'avoir omis de lui fournir des rapports sur plus de 53.000 cas de transactions en liquide de plus de 10.000 dollars australiens chacune, réalisées dans des automates.

Le total de ces transactions, réalisées entre novembre 2012 et septembre 2015, atteindrait 624,7 millions de dollars australiens (495 millions d'euros).

Le directeur général de la Commonwealth Bank, âgé de 50 ans, avait dans un premier temps assuré qu'il se maintiendrait à son poste, mais la présidente a expliqué lundi que la banque voulait mettre fin aux spéculations concernant son avenir.

Le communiqué "fournit cette clarté et lui permettra de se concentrer, en tant que PDG, sur une gestion fructueuse des activités" de la banque d'ici son départ, a assuré Catherine Livingstone. M. Narev était devenu en décembre 2011 le directeur général de la Commonwealth, qu'il avait rejointe en 2007.

Vers une amende colossale ?

La Commonwealth Bank est dans le viseur du service du renseignement Austrac, mais aussi du régulateur des entreprises australien, la Commission des valeurs et investissements (Asic). Cette dernière a ouvert une enquête pour savoir si la banque a respecté ses obligations de divulgation et le droit des entreprises.

L'établissement bancaire est aussi accusé de ne pas avoir signalé en temps et en heure, voire pas du tout, des transactions financières douteuses pour 77 millions de dollars australiens. Elle n'a pas mis en place de surveillance de certains clients même après avoir été alertée de la possibilité de blanchiment, selon Austrac.

Chaque violation pourrait valoir à la banque une amende de 18 millions de dollars australiens (12 millions d'euros) si bien que la facture finale pourrait être colossale.

La Commonwealth a publié début août un bénéfice net annuel record, de 9,93 milliards de dollars australiens (6,7 milliards d'euros), pendant son exercice fiscal décalé achevé le 30 juin.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/08/2017 à 18:54 :
Ce n'est pas professionnel de quitter la banque alors qu'elle est en crise.
Il doit rester jusqu'à ce que la lumière se fasse par décision de la justice.
Et ceci devrait être la règle pour tout les PDG de la planète Terre.
a écrit le 14/08/2017 à 16:22 :
Ces gens là ne vont jamais en prison !!!! Pourtant ils ont financé des assassinats par des terroristes !! Le pouvoir de l'argent y compris sur la Justice !!
a écrit le 14/08/2017 à 13:55 :
Et encore une fois les actionnaires milliardaires alors que pourtant propriétaires de la banque ne seront jamais inquiétés mais bon tant qu'ils ont des laquais pour écoper à leur place hein...

L'empire des faibles ou la dictature de l'oligarchie.
a écrit le 14/08/2017 à 13:20 :
Un truand de moins. Allez, au suivant...
a écrit le 14/08/2017 à 11:28 :
les amendes par rapport aux benefices son ridiculement derisoire, pour enreillier de t elle pratique il faudrais punir plus fortemment les responsables ???

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