Quelles sont les banques françaises les plus exposées à la crise grecque ?

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Sous la pression des marchés, les groupes financiers français ont dû jouer la transparence sur leur exposition à la dette souveraine grecque. Pour le moment, si on prend en compte l'ensemble des actifs qu'ils détiennent, c'est Société Générale qui est la plus exposée. Etat des lieux et comparatif.

En pleine crise grecque, les principaux groupes financiers français ont préféré rendre publique leur exposition à la dette de l'Etat hellène.

Les uns après les autres, les banques et assureurs français ont ainsi détaillé leurs engagements :

BNP Paribas : la première banque française par la capitalisation annonce ce jeudi une exposition de 5 milliards d'euros sur la dette souveraine grecque et de 3 milliards au titre d'engagements commerciaux portant principalement sur des entreprises internationales. La banque estime que son exposition au secteur bancaire grec est "négligeable".

A titre de comparaison, l'exposition à la seule dette souveraine grecque représente 0,24% du total des actifs détenus par la banque à fin décembre (2.057,7 milliards d'euros).

Société Générale : la banque rouge et noire a pour sa part annoncé mercredi être exposée à la dette souveraine grecque pour 3 milliards d'euros, soit 0,27% du total des actifs de la banque à fin mars (1.098,5 milliards d'euros). Si l'on prend en compte l'ensemble de l'exposition de la banque rouge et noire aux dettes souveraines de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande et de l'Italie, évaluée à 13 milliards d'euros, on atteint 1,2%. 

Il faut noter qu'au-delà de la dette souveraine grecque, Société Générale est exposée via sa filiale Geniki, cette dernière supportant un portefeuille de crédit de 3,8 milliards d'euros.

Crédit Agricole : la banque verte a chiffré à 850 millions d'euros son exposition à la dette souveraine de la Grèce, dont 600 millions pour sa filiale Emporiki. Soit une exposition de 0,05% sur le total des actifs de la banque à fin décembre (1.557,342 milliards d'euros).

Mais le groupe est exposé au "risque grec" à d'autres titres. Emporiki supporte ainsi un portefeuille de crédit de 22,7 milliards d'euros. Crédit Agricole a aussi accordé des prêts à d'autres banques grecques, pour un montant de 180 millions d'euros ("risque interbancaire").

La banque est également exposée au risque souverain grec via Crédit Agricole Assurances, à hauteur de moins de 400 millions d'euros.

BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) la maison-mère de Natixis évalue à 2,1 milliards d'euros son exposition globale à la Grèce, dont 1,4 milliard sur la dette souveraine du pays. L'exposition sur la seule dette souveraine représente 0,13% du total des actifs fin 2009 (1.028,8 milliards d'euros).

Natixis, dont BPCE détient 71,54% du capital, est exposée à 882 millions d'euros, dont 160 millions sur la dette souveraine grecque et 618 millions sur la clientèle grecque. Comparée au bilan total de ses actifs, son exposition à la dette souveraine atteint 0,03%.

Axa : l'assureur se dit exposé à hauteur de 500 millions d'euros aux obligations d'Etat de la Grèce, ce qui représente 0,07% sur le total des actifs fin 2009 (708,6 milliards d'euros). Sur l'ensemble de l'exposition du groupe aux dettes souveraines de l'Italie (5,2 milliards), de l'Espagne (3,8 milliards d'euros), du Portugal (800 millions d'euros) et de l'Irlande (400 millions d'euros), soit un total de 10,7 milliards d'euros, on atteint 1,51%.

Au final, l'exposition des banques françaises sur la seule dette souveraine grecque reste limitée par rapport à l'ensemble de leurs actifs. Sur ce critère, la Société Générale apparaît comme la plus exposée, juste devant BNP Paribas. Reste que les analystes sont inquiets.

Les banques françaises sont en effet considérées comme les premières concernées en Europe par la crise grecque, non seulement sur leur exposition à la dette souveraine mais également par les prêts accordés à l'économie hellène. Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), l'économie grecque aurait un total de 56 milliards d'euros d'engagements envers les banques françaises.

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Commentaires
a écrit le 10/05/2010 à 17:50 :
cette reprise ne peut être quéphemère car en europe beaucoup de payes dont endettés
a écrit le 08/05/2010 à 15:46 :
un grand etablissement financier me verse une rente de 70 euros mois
il me demande tous les ans un acte de naissance,en plus du retard de versement
a écrit le 07/05/2010 à 13:35 :
Il y a aussi les OPCVM monétaires (sensés être sans risques !) contenant de la dette Grecque et qui vont sauter à la figure des épargnants dans pas longtemps. Certaines très grosses sociétés de gestion sont dans leurs petits souliers sur ce sujet en ce moment.
a écrit le 07/05/2010 à 11:03 :
Article impartial ??
a écrit le 07/05/2010 à 9:55 :
et l'exposition totale de la BNPP aux dettes souveraines de la grece, portugal, et espagne ?
a écrit le 07/05/2010 à 8:29 :
vous avez adoré les subprimes, vous adorerez les dettes grecques, Portugaises, Irlandaises et Françaises !!

peut être qu'il faudra encore aider les banquiers d'ici peu......

chers amis contribuables, à vos portefeuilles....prêts.....banquez !!!!

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