Violences urbaines : la facture sera salée pour les assureurs

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Les assureurs britanniques vont devoir débourser des dizaines de millions de livres d'indemnisations suite aux dégâts occasionnés par les émeutes. L'ardoise avait aussi été chargée pour les assureurs français lors des violences urbaines de 2005.

Trois nuits d?émeutes au Royaume-Uni et des dizaines de millions de livres de dommages à couvrir pour les assureurs, selon l?estimation faite par l?Association des assureurs britanniques (ABI). "Il est trop tôt pour avoir une idée précise du coût total, surtout du coût lié à la fermeture des commerces, mais les assureurs travaillent dur pour s'occuper des plaintes qui parviennent et qui nous donneront une idée du niveau et du coût des dégâts", a indiqué Nick Starling, un des responsables de l'ABI dans un communiqué.

Les Britanniques affichent néanmoins une particularité : dans la perfide Albion, une loi vieille de 125 ans pose que la police est responsable des dégâts causés si elle échoue à faire régner l?ordre. Plus que les finances des assureurs, les émeutes pourraient donc impacter celles de la police britannique, sauf si certaines de ses unités s?étaient préalablement assurées...

Les violences urbaines qui avaient eu lieu en France fin 2005, avaient quant à elles relancé le débat sur l?assurabilité des collectivités locales, en particulier des "communes à risques". Mais aussi posé la question de la responsabilité de l?Etat en pareille situation. Dans l?Hexagone, le Code des collectivités locales (article L. 2216-3) postule que : "l?Etat est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis, à force ouverte ou par violence, par des attroupements et rassemblements armés ou non armés, soit contre les personnes, soit contre les biens".

Les deux fédérations de l?assurance avaient du coup sollicité l?intervention financière de l?Etat, en vain, ce dernier contestant l?interprétation du terme "attroupement". Selon la profession, la facture totale atteignait 200 millions d?euros, dont 60 millions d?euros pour les seuls dégâts commis sur plus de 200 bâtiments publics (écoles, gymnases, bureaux de poste, lieux de culte?) et 23 millions d?euros pour les quelque 10.000 véhicules de particuliers incendiés.

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