Le courtier américain MF Global dépose le bilan

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Le groupe dirigé par Jon Corzine, ancien directeur de Goldman Sachs, a été victime de ses prises de positions sur la dette européenne.

Le courtier américain MF Global a déposé le bilan ce lundi, selon un document officiel. Selon les documents déposés au tribunal de Manhattan, les actifs de MF Global au 30 septembre s'élevaient à 41,05 milliards de dollars et sa dette à 39,68 milliards de dollars.

Par ailleurs, les discussions amorcées par MF Global avec Interactive Brokers Group en vue d'une cession d'actifs ont échoué, rapporte une source proche du dossier. La cotation du titre, qui a subi de lourdes attaques la semaine dernière, était suspendue à Wall Street.

Les difficultés de MF Global ont commencé lorsqu'il a décidé de se muer en banque d'investissement, au lieu de se contenter de son métier d'intermédiaire sur le marché des futures.

A cette fin, le groupe a racheté plus de 6 milliards de dollars de dette européenne juste avant l'été avant que la valeur de ces actifs fonde à mesure que s'accentuait la crise de la dette souveraine.

Prévenant l'ouverture des marchés, les opérateurs boursiers avaient décidé de restreindre l'accès de MF Global. Ainsi l'IntercontinentalExchange lui avait-il interdit l'accès à ses parquets. CME Group, qui gère de nombreux marchés à terme, a précisé que l'accès de l'intermédiaire était, jusqu'à nouvel ordre, exclusivement limité à la liquidation des positions accumulées. De la même façon; CME Group a décidé de retirer à MF Global la garantie qu'il pouvait jusqu'alors offrir à d'autres intermédiaires, présents sur les marchés fonctionnant encore à la criée. De fait, ces derniers n'auront plus accès aux marchés de l'opérateur boursier. Enfin, la Réserve fédérale de New York, a fait savoir qu'elle suspendait ses activités avec MF GLobal, le temps que l'intéressé fasse la démonstration de sa capacité à poursuivre son rôle de spécialiste en valeur du trésor américain. A moins qu'elle ne décide, d'ici là, de lui retirer tout simplement ce statut.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2011 à 14:38 :
Pas fûtés ces brokers, pas plus que les banquiers d'affaires, d'ailleurs qu'on leur coupe le robinet du crédit, et là on verra les bons et les bons à rien. Que des cash deposit significatifs deviennent la règle, et on verra le grand ménage se produire. Qu'on contrôle attentivement leurs émission d'obligs ou d'instruments financiers et on verra les risques que prennent les investisseurs. En cas de séparation des activités des banques; les banques d'investissement ou ceux qui veulent se prendre pour tel ou même les fonds alternatifs qui ne seraient plus financé par les banques, verraient leur rentabilité fondre dans des proportions considérables. Si en plus on leur colle la fin des paradis fiscaux et des contrôleurs ou auditeurs au cul qui ne soient pas des brêles ou en collusion, c'est la fin de ce business qui ne sert à rien sinon à foutre la merde et enrichir des parasites hyper dangereux.
Réponse de le 03/11/2011 à 9:36 :
Je suis bien d'accord, totalement d'accord pour avoir travaillé et vécu dans ce monde qui pue assez la merde je dois dire.
a écrit le 02/11/2011 à 10:37 :
et encore un grand bravo aux cabinets comptables qui ont certifié leurs comptes
a écrit le 02/11/2011 à 6:13 :
Si cette dette avait été vendue au comptant et achetée à terme, l'affaire aurait pu être très rentable mais, à ce casino, un gagnant masque toujours un perdant. Au delà, l'utilité sociale de cette mobilisation de capitaux à court terme est tout à fait contestable et la justification de ces courtiers devenus BFI tout aussi difficile à établir.
a écrit le 01/11/2011 à 20:11 :
Et un de plus... Connaissait-il la fable de la Fontaine, sur la grenouille qui se prenait pour un boeuf ? Encore un qui était patron d'une petite boite et a voulu gonfler son bilan démesurément, comme Dexia...
a écrit le 01/11/2011 à 12:45 :
Un GS boy de moins dans le milieu. C'est toujours ca de pris.
a écrit le 31/10/2011 à 15:45 :
Mouhahahahaha, ils ont racheté 6 milliards de dette européenne. Ah, on peut dire qu'il y a des têtes pensantes dans les cabinets de courtage ! Enfin, cela fera peut-être réfléchir les puissances internationales qui vont prendre ou ont déjà pris de la dette européenne par le biais du FESF.

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