Les grands défis de la planète financière

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La Tribune Infographie
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Entre pressions des régulateurs, des dirigeants européens et des marchés financiers, les différents acteurs devraient vivre une année mouvementée.

L'année 2012 devrait réserver son lot de bonnes et mauvaises surprises aux établissements financiers européens qui sortent d'une année 2011 cauchemardesque. Les banques n'ont en effet jamais été autant au centre du viseur et devront faire face à de multiples pressions de la part des régulateurs et des dirigeants européens. Même leur modèle économique est remis en cause. La Commission européenne a, par exemple, créé un groupe de travail chargé de lui rendre, d'ici à la mi-2012, un rapport sur l'efficience de la séparation des activités de banque de détail de celles d'investissement. La commission Vickers, au Royaume-Uni, n'a pas attendu Bruxelles pour indiquer la nécessité de séparer l'activité de détail de l'activité de marchés, afin de protéger les dépôts. Un casse- tête de plus pour les banques, auxquelles on demande d'assurer leur rôle de premier prêteur des économies européennes.

Les douze prochains mois verront également les établissements financiers européens poursuivre leurs plans de restructuration comprenant des cessions d'actifs et des réductions d'effectifs. Si les branches de gestion d'actifs des établissements financiers voient leurs budgets revus à la baisse et parfois leurs effectifs réduits, comme l'a par exemple annoncé BNP Paribas, la banque de financement et d'investissement (BFI) sera l'activité la plus touchée.

Elle est en effet prise au piège entre la raréfaction et le renchérissement du refinancement, notamment en dollars, et les nouvelles contraintes prudentielles de Bâle III. L'Autorité bancaire européenne a d'ailleurs demandé aux banques de respecter avant l'heure les ratios de solvabilité demandés par le comité de Bâle. Elles devront atteindre un ratio de fonds propres durs de 9 % au 30 juin prochain.

Enfin, pour les assureurs, l'objectif sera de renouer avec une collecte nette positive en assurance-vie, après trois mois de décollecte historique, alors que son grand concurrent, le livret A, devrait voir son taux d'intérêt atteindre 2,75 % au 1er février 2012.

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