Banques britanniques : le projet Merlin n'enchante pas les PME

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Les banques britanniques n'ont pas respecté l'objectif qui leur avait été assigné par le gouvernement de prêter au moins 76 milliards de livres sterling aux petites et moyennes entreprises, en 2011.

Les banques britanniques n'ont pas tenu leurs promesses. L'an dernier, elles n'ont pas prêté aux PME le montant minimum de 76 milliards de livres (90 milliards d'euros) qu'elles s'étaient engagées à leur accorder. Un engagement qu'elles avaient pourtant pris auprès du gouvernement, en février 2011, et en contrepartie duquel elles avaient obtenu un compromis sur le sujet ô combien polémique des bonus versés à lers collaborateurs.  Cet accord, qui fait partie intégrante d'une initiative plus large baptisée "Projet Merlin", a débouché sur des prêts d'un montant de 74,9 milliards de livres seulement, à destination des PME.

Près de 30% des membres de la fédération des petites entreprises ont essuyé un refus de prêt

Si les banques invoquent la détérioration de la conjoncture économique pour justifier ce manquement à leur promesse,  la Fédération des petites entreprises (FSB), elle, n'hésite pas à clamer que le projet Merlin a "échoué." Près du tiers (30%) des membres de la FSB ont essuyé un refus de prêt, l'an dernier. Le syndicat Unite n'est guère plus tendre, qui juge que le gouvernement n'a "pas réussi à faire respecter les promesses" des banques. "Ceci montre à quel point nous traversons des temps difficiles", a insisté un porte-parole du Premier ministre, David Cameron.
 

En France aussi, les PME voient leurs conditions d'accès au crédit durcies

Des temps difficiles qui n'empêchent pas de prêter aux riches. Les banques britanniques semblent avoir plus que respecté leurs promesses à l'égard des grandes entreprises, puisque l'objectif total du Projet Merlin - 190 milliards de livres de prêts à l'ensemble des sociétés britanniques afin de soutenir l'économie du pays - a été dépassé, de près de 25 milliards, selon la Banque d'Angleterre. Le cas britannique n'est pas isolé. Le 6 janvier, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, avait exhorté les banques à "se bouger" sur le front du crédit, après la publication de statistiques selon lesquelles la croissance des encours de crédit aux entreprises avait continué à ralentir en novembre. Notamment pour... les PME et les micro-entreprises.


 

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Commentaires
a écrit le 14/02/2012 à 17:30 :
bizarre cet acharnement sur les banques qui ne prêtent pas. l'endettement à longueur de journée est bannie alors! Et puis la spéculation ça rapporte quand même plus et dans le cas contraire l'état comble le trou. Qui n'en ferait pas autant?
a écrit le 14/02/2012 à 15:24 :
Pour qu'une banque prête à une grande entreprise, il suffit de disposer de deux énarques : un dans la banque et l'autre dans la grande entreprise. Le problème des PME, c'est qu'elles embauchent mais pas des énarques ... alors les banques n'ont personne avec qui parler.

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