L'immobilier d'entreprise de la région parisienne se porte bien, même très bien

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Le marché de l'immobilier de bureau de la région parisienne a progressé de 14% en 2011. Et pour cause : l'offre est toujours très faible par rapport à des besoins constants. Les taux de vacance sont ainsi historiquement bas. Une belle augure pour toutes les foncières Françaises

Les foncières cotées, on l?a vu, viennent de publier des résultats 2011 relativement satisfaisants, avec ici ou là quelques différences de rentabilité en fonction de la nature des actifs et surtout de leur localisation. Du côté de la variation des loyers perçus dans le domaine de l?immobilier de bureau, les progressions ont presque toutes été en hausse, mais assez limitées. Sans faire apparaître pour autant des décrochages inquiétants en dépit du contexte macro économique plus qu?ombrageux. Il faut dire que les groupes cotés, ont presque tous choisi la carte de l?immobilier de bureau plutôt haut de gamme et situé à Paris et l?Ile de France, où les niveaux de loyers sont les plus élevés.
Dans sa toute dernière étude sur l?immobilier de bureau francilien, Knight Frank, conseil international en immobilier d?entreprise, délivre d?ailleurs une série de réponses plutôt flatteuses et prometteuses pour ce marché à court terme. Avec tout d?abord ce constat : la qualité de la signature parisienne ne s?est pas démentie en 2011.  Avec 2,4 millions de mètres carrés de bureaux loués, le marché de la location a ainsi progressé de 14 % sur un an. « Une croissance qui tient à deux raisons. Tout d?abord, au besoin constant des entreprises de gagner en efficacité. Nouvelle organisation du travail, optimisation des surfaces, réduction des charges et de l?empreinte énergétique sont à l?origine de 88 % des demandes. Ensuite, à l?absorption nette, c?est-à-dire, aux besoins des entreprises de m² supplémentaires. Cette part, avec 535 000 m² loués en 2011, représente 22 % de la consommation de bureaux en Ile-de-France. Une part certes en légère diminution par rapport à 2010 (24 %) mais qui reste satisfaisante », précise ainsi Knight Frank.

Des taux de vacance inférieurs à 5% dans le quartier central des affaires

Pendant ce temps, le marché de bureau francilien peut se flatter de présenter des taux de vacance historiquement bas, et ce, contrairement aux idées reçues et malgré des livraisons de surfaces nouvelles ou restructurées en progrès de 20%. « Ce surplus a été totalement absorbé et certains secteurs souffrent même d?un déficit d?offre. Le taux de vacance chute en effet à moins de 5 % sur le Quartier Central des Affaires (QCA) ainsi que sur l?ensemble de Paris intra-muros. Même La Défense plutôt dédiée aux grands utilisateurs n?affiche que 6,6 % de taux de vacance. Seuls le Croissant Ouest et la périphérie enregistrent des taux plus élevés, parfois au-delà des 10 % », ajoute l?étude.

Le haut de gamme toujours plébiscité, notamment dans le 7eme

Plus que jamais épargné par la crise et la grisaille : le haut de gamme. Les loyers de bureaux dans les plus beaux quartiers progressent ainsi de 11 % sur un an, passant à 830 euros/m² dans le QCA, niveau également atteint par le 7è arrondissement de Paris. Sur les marchés périphériques, en revanche, la hausse n?atteint pas ces niveaux, sauf dans certains secteurs parisiens (11è arrondissement notamment) où émerge une offre plus ciblée.
En revanche, sur le marché classique, les loyers sont relativement stables. Dans le QCA, le loyer moyen s?affiche à 500 euros en 2011 contre 504 en 2010. Sur l?ensemble de l?Ile-de-France, cette valeur passe à 315 euros (contre 310 en 2010), soit 1,6 % de hausse.


« Résultat, il existe un écart grandissant entre le segment d?élite et le tout-venant au regard des surfaces proposées aux entreprises à la recherche de bureaux. Sur un volume d?offre pourtant restreinte, la part des surfaces neuves ou restructurées (Grade A) se réduit comme peau de chagrin, se limitant à 22 % des surfaces libres en Ile-de-France », affirme Knight Frank.

Des statistiques qui ne devraient pas déplaire aux grandes foncières cotées parisiennes qui, dans l?ensemble, se montrent plutôt confiantes pour 2012. Confiance qu?elles placent surtout dans leur capacité à coller à la demande de leurs clients et à gérer leurs contraintes financières plus que dans un boom de la demande de m2 supplémentaires.
 

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