Facebook : ami tu peux être, actionnaire tu attendras

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L'introduction en bourse de Facebook vendredi 18 mai sera difficile d'accès pour les petits épargnants français. Les volumes échangés risquent en revanche d'être importants lors du premier jour de cotation.

Il ne reste que 24 heures pour (ré)-essayer de prendre part à l?introduction en bourse de Facebook, selon Bloomberg. Pas de regret cependant pour les épargnants français. Peu d?entre eux ont en effet la possibilité d'y participer. Les compagnies d'assurance, les fonds de pension et autres fonds communs de placement devraient en effet se tailler la part du lion. La tranche à destination des particuliers sera réservée aux plus gros portefeuilles, pour la plupart détenus par des clients de banques privées. « Il faut un portefeuille assez important pour participer à l?introduction en bourse de Facebook, car le titre peut alors être sujet à beaucoup de volatilité. Les courtiers et les banques sont donc plus favorables à accompagner les clients qui ont une surface financière importante pour faire face à des imprévus », indique Ambroise Lion, analyste chez le courtier IG Markets.

Difficile de répondre à toutes les demandes

Et même chez les plus gros portefeuilles, la demande semble tellement importante « qu?il sera difficile de répondre à tous », estime Serge Domecq, directeur général adjoint France du courtier binck.fr. L?introduction sera d?autant plus inaccessible pour les particuliers que la grande majorité des courtiers en ligne français n?ont pas la possibilité de proposer à leurs clients de participer à l?introduction. En cause, un problème commercial : leurs dépositaires centraux ne leurs donnent pas accès aux introductions en bourse américaines.

Fort intérêt pour la valeur

En revanche, une fois le titre introduit, les robinets seront ouverts. « Que ce soit chez les institutionnels ou chez les particuliers, il y a un fort intérêt pour la valeur », remarque Ambroise Lion. Selon Serge Domecq, la première journée de cotation sera marquée par la « typologie à caractère spéculatif des investisseurs ». Facebook sera en effet dans un premier temps « une valeur à tendance spéculative jusqu?à ce qu?elle se stabilise à un prix », ajoute-t-il. Ce qui implique des « opportunités d?investissements », dus à la volatilité que devrait connaître le titre juste après son introduction. Les courtiers prévoient une amplitude de 10% à 20% lors de la première journée. « Si les spéculateurs arrivent à prendre une position tôt dans la journée, ils auront des opportunités assez importantes, car le titre risque de prendre 10 % dans les premières minutes », prévoit Ambroise Lion, qui voit de son côté le titre beaucoup moins varier en fin de journée.

Un panel d'investisseurs très large

La renommée de l?entreprise n?est également pas étrangère à l?engouement que suscite son IPO. C?est en cela que l?opération semble quasi-inédite. Pour Ambroise Lion, « le panel des investisseurs pour une telle valeur est beaucoup plus large qu?il y a 15 ou 20 ans. Ne serait-ce que par le fait que Facebook est connu de tous et regroupe 900 millions d?utilisateurs, mais aussi car on a aujourd?hui plus facilement accès aux services d?investissement en ligne ».

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Commentaires
a écrit le 15/05/2012 à 11:28 :
Un peu dommage que ne soit pas cité que la "valorisation" est de plus de 28 fois le chiffre d'affaire et plus de 100 fois le bénéfice. Ce qui est en train de se produire est que facebook va devenir de plus en plus payant au niveau des options, mais, et surtout, sera bondé de pubs. Hors, pour travailler dans l'info, je connais bien le phénomène des sites qui sont abandonnés lorsque la pub les rend illisibles... Bonne bulle à tous. C'est bon pour la bourse, le PIB et ... les innocents au portefeuille vidé. ;-)
a écrit le 14/05/2012 à 21:49 :
Je vais attendre un an ou deux que l'action s?effondre avec l'éclatement de la bulle et les ramasser pour une miche de pain...
Réponse de le 15/05/2012 à 10:42 :
hé oui Jesus les gens n apprendront jamais mais ca fait hype de dire "ouais moi tu vois suis actionnaire dans Facebook"...et c est moi qu on traite de geek ...

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