Les fusions-acquisitions bancaires au plus bas en Europe

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Les opérations bancaires ne s'élèvent qu'à 1,9 milliard d'euros au premier trimestre 2012, contre 6 milliards en moyenne par trimestre depuis deux ans. La seule fusion marquante a été celle entre CaixaBank et Banca Civica en Espagne, pour près d'un milliard d'euros, selon le cabinet PricewaterhouseCoopers.

Les fusions-acquisitions dans la finance européenne ont connu un net recul au premier trimestre 2012. Elles ont accusé une baisse de 40%, tombant à 9,7 milliards d?euros, selon une étude du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC). « Certains acquéreurs hésitent à réaliser des opérations en raison des inquiétudes concernant la zone euro, des perspectives de l?économie européenne et de l?impact de la réglementation future », indique Hervé Demoy, associé PwC spécialiste des transactions dans le secteur financier. Les opérations bancaires ont été particulièrement modestes, ne s?élevant qu?à 1,9 milliard d?euros, contre 6 milliards en moyenne par trimestre depuis deux ans. La fusion la plus marquante aura été celle entre CaixaBank et Banca Civica en Espagne, pour près d?un milliard d?euros.

La crise crée aussi des opportunités

Le situation peut cependant se retourner rapidement, car les situations de crise, si elles contraignent parfois à l?attentisme, peuvent aussi créer des opportunités. « En raison du ralentissement de la croissance dans certains pays et de la mise en place d?exigences de fonds propres plus strictes, les sociétés du secteur des services financiers sont contraintes de renforcer leurs fonds propres tout en cherchant de nouvelles opportunités de croissance sur leur c?ur de métier. Cette politique passe également par la cession d?activités non stratégiques », ajoute Hervé Demoy.

Les faillites stimulent les opérations

Une déconfiture financière peut également stimuler des opérations financières. Ce fût le cas au quatrième trimestre 2011, où l'activité de fusions-acquisitions dans le secteur des services financiers en Europe s?est élevée à 16,5 milliards d?euros, suite au démantèlement de Dexia. La plus fameuse transaction de cette fin d?année 2011 fût l?intervention de l?Etat belge, qui a nationalisé Dexia Banque Belgique pour 4 milliards d?euros. Selon PwC, cette nationalisation était « la première transaction majeure conduite par les pouvoirs publics depuis la nationalisation d'Allied Irish Banks en décembre 2010 ». Dexia a également vendu en décembre sa filiale luxembourgeoise Dexia Banque Internationale au fonds qatarien Précision Capital pour 730 millions d?euros. Le quatrième trimestre 2011 a également été marqué par la cession de Northern Rock, une des banques symbole de la crise, par le gouvernement du Royaume-Uni pour 931 millions d'euros. Au titre du seul quatrième trimestre, dix opérations ont dépassé les 500 millions d?euros et cinq ont dépassé le million.
 

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