Les scénarios-catastrophes pour les banques : qui veut perdre des milliards ?

Les banques françaises seraient les premières à faire les frais d'une sortie de la Grèce de la zone euro, Crédit Agricole en tête, selon une étude de Credit Suisse. Dans le cas d'une contagion entraînant l'abandon de la monnaie unique au Portugal, en Espagne et en Italie, la facture s'élèverait à 360 milliards d'euros pour les 29 principaux établissements du continent. Ce n'est qu'une estimation...

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Copyright Reuters (Crédits : REUTERS)

Une victoire du parti de gauche Syriza aux élections législatives grecques de dimanche donnerait des sueurs froides à bon nombre de dirigeants européens, Angela Merkel la première. Mais aussi et surtout aux banquiers, pour qui un abandon de la monnaie unique par la Grèce entraînerait des pertes importantes.

Le "Grexit" coûterait 32 milliards d'euros aux grandes banques européennes

Pour les 29 principaux établissements européens, la facture globale d'une sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit) s'élèverait à 32 milliards d'euros, indique une étude publiée mercredi 13 juin par Credit Suisse qui précise ne prendre en compte qu'une contagion « limitée » aux autres pays de la zone en cas de réalisation de ce scénario. En valeur, BNP Paribas paierait la note la plus salée avec une perte de 4,4 milliards d'euros, suivie par Crédit Agricole (3,8 milliards) et Société Générale (2,8 milliards).

Cependant, en proportion de leurs actifs, la banque verte serait la plus touchée et verrait ses capitaux propres fondre de 13%, contre 6% pour BNP Paribas. Pour l'ensemble du secteur en Europe, plutôt bien préparé à cet événement, la capitalisation boursière chuterait de "seulement" 5%. Comme hypothèses, les analystes de Credit Suisse ont notamment simulé des dépréciations des titres grecs et de ceux des autres pays en difficulté de la zone euro consécutives à un "Grexit".

De la sortie de la Grèce à celle des autres pays en difficulté

Un abandon de la monnaie unique en Grèce n'est en effet définitivement plus à exclure. Car si le parti dirigé par Alexis Tsipras, donné favori dans les derniers sondages souhaite le maintien du pays dans la zone euro, il n'en fait pas une priorité. Or, en cas de non respect des mesures d'austérité et donc d'abandon du mémorandum comme prévu par Syriza, le FMI ne pourrait plus venir en aide à Athènes. Des tensions apparaîtraient en outre en Europe et pousserait l'Union à renoncer à son tour à soutenir la Grèce. Les banques du pays feraient très vite faillites et l'Etat grec, insolvable, serait alors contrait de revenir de revenir à la drachme pour recapitaliser son système bancaire et payer ses fonctionnaires.

Scénario du pire : de 15 à 38 milliards de pertes pour les banques françaises

Mais, très vite, les marchés pourraient ne pas relâcher les pressions sur les autres pays de la zone euro, contraignant ainsi le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie à quitter à leur tour la zone euro. Un scénario-catastrophe également simulé par les équipes de recherche de Credit Suisse qui évoquent des « conséquences significativement plus importantes ». Et pour cause, les 29 établissements testés devraient alors faire face à une perte globale de 360 milliards d'euros, soit 38% du total des capitaux propres ou encore 58% de la capitalisation boursière qu'ils représentent.

Logiquement, les banques situées dans les pays qui sortiraient de la zone euro en feraient les frais. Les pertes seraient de 22,7 milliards pour Santander et 22,5 milliards pour BBVA en Espagne et il en coûterait 19,6 milliards à Unicredit en Italie. Mais l'espagnole Banco Popular et l'italienne Intesa San Paolo n'y survivraient pas sans intervention publique.

Cet événement serait également une catastrophe pour les établissements français avec des pertes de 15,3 milliards pour la Société Générale, 21,9 pour le Crédit Agricole et 38,3 milliards pour BNP Paribas.

 

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Commentaires 16
à écrit le 16/06/2012 à 20:44
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il faut plus mettre d'argent dans les banque mem si on perd

à écrit le 16/06/2012 à 16:53
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Ca va encore être aux Etats de mettre la main à la poche ! Mais cette fois-ci il ne faudra pas louper l'occasion comme en 2008 de nationaliser, même provisoirement, les principales banques du pays.

à écrit le 16/06/2012 à 16:37
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ca fait 12 milliards par banque... si c'est etale dans le temps c'est largement jouable...

le 16/06/2012 à 20:12
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Ce n'est qu'une estimation basse et le coût pour les banques uniquement ...

à écrit le 16/06/2012 à 16:27
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La Suisse fait sa pub à bon compte en se présentant implicitement comme pays refuge. Bien entendu ces chiffres sont faux ou plutôt pris dans des hypothèses à redéfinir. Ils n'explique pas par exemple quelle serait l'incidence sur .. la Suisse et ses ...

à écrit le 16/06/2012 à 13:09
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nos banquiers sont les plus cons !!!

à écrit le 16/06/2012 à 11:26
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on ne peut pas quitter l'Euro parce qu'on est trop endetté ! On oublie qu'on s'est endetté à cause de l'Euro (trop fort il a détruit notre industrie > déficit commercial> dette) et que si on le garde, l'endettement augmentera. La charrue Euro a été p...

à écrit le 16/06/2012 à 11:01
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Depuis l'election de Mr Hollande , le climat s'est vivement dégradé en Europe et tout est à craindre , ...

le 16/06/2012 à 14:47
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tu as trouve ça tout seul

le 16/06/2012 à 16:32
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Ca c'est le genre de commentaires à l'emporte-pièces d'une débilité stupéfiante !!!

le 16/06/2012 à 16:57
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Je sens que ca va être marrant, à chaque mauvaises nouvelles les uns diront "c'est de votre faute vous êtes au pouvoir" et les autres "voyez ce que vous nous avez laissé"... qui sera perdant au final ? Pas les politiciens, ca c'est sur !

le 18/06/2012 à 10:15
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@ivan : dépèche toi de demander une formation à l'argumentaire politique aux services compétents de l'UMP, parce que là tu nous ridiculises gravement.

à écrit le 16/06/2012 à 10:27
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les banques , les banques.....un jour il faudra que vous y allez voir les dégâts que cela va causer dans les autres institutions financières...Trop souvent vous oubliez que les assurances et fonds de pensions sont bien plus exposés à la dette que le...

à écrit le 15/06/2012 à 22:30
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Bonjour messieurs les banquiers, Spécialiste risques pays, entre autre, et consultant financier, je m'intéresse naturellement de très près à tous vos débats. disponible très prochainement, je me propose de mettre à votre place des solutions de prote...

le 17/06/2012 à 23:06
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Les banques ont joué leur rime de financement de l'économie ... La preuve tout cet argent prêté à la Grèce !!! Faudra savoir de quoi vous parler...

à écrit le 15/06/2012 à 19:20
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Merci à nos politiciens de ne jamais évoquer cette question durant la campagne électorale ,nous pouvons vivre encore quelques jours sans soucis Encore une minute Monsieur le Bourreau Les Tweets c est plus important!!!!!

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