Couper les banques en deux ? Le débat se durcit

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Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire frnçaise. Copyright AFP.
Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire frnçaise. Copyright AFP. (Crédits : AFP)
L'ex PDG de Citigroup, artisan du gigantisme bancaire a viré de bord : il se déclare en faveur de la séparation entre activités spéculatives des banques et activités de dépôts. Les banquiers français y sont plus que jamais opposés mais avec des arguments plus virulents.

Le débat sur la séparation des activités de marchés et des activités de banque de détail se durcit. Alors qu'il semblait passé au second plan, derrière les urgences de la crise de la dette..voilà que les propos de Sandy Weill, l'ex-PDG de Citigroup remettent le feu aux poudres. "Je pense qu'il faut probablement séparer la banque d'investissement de la banque de dépôt", a-t-il estimé sur la chaîne financière CNBC.

Le pionnier du gigantisme bancaire se convertit...

Il est paradoxal que ce soit l'un des pionniers du gigantisme bancaire qui prenne cette position. Sandy Weill avait fait de Citigroup le numéro un mondial du secteur au début des années 2000 à coups d'acquisitions et notamment de la banque d'investissement Salomon Brothers. Il ne va pas jusqu'à reconnaître qu'il a eu tort de construire un tel conglomérat, mais il  "pense que le précédant modèle était le bon...pour cette époque".

Le modèle adapté pour l'époque actuelle serait-il celui de la séparation étanche entre les banques de financement et d'investissement (BFI) et les banques de détail ? Pour Sandy Weill, oui, car il y a trop "d'hostilité à l'égard du système bancaire parmi les régulateurs et la classe politique dans le monde entier". La séparation permettrait en quelque sorte de redorer l'image des banques. Elle permettrait surtout de rassurer. Selon lui : "il faut que les banques (classiques) prennent les dépôts et fassent des prêts commerciaux et immobiliers, fassent des choses qui ne vont pas mettre en danger l'argent des contribuables et les dépôts, ne soient pas trop grosses pour faire faillite", avec un endettement et un effet de levier mesuré, explique-t-il.

Des banques d'investissements pourraient ainsi "faire des opérations de marché et ne seraient pas restreintes par des règles comme la règle de Volcker, elles pourraient faire des erreurs", mais elles n'auraient "pas la possibilité de recevoir des aides gouvernementales", a-t-il poursuivi.
Il souligne qu'avant la crise "le système était devenu extrêmement interdépendant" entre banques de dépôts et autres institutions financières. "Je pense que nous pouvons avoir une ampleur (d'activités) nécessaire sans qu'elle soit liée aux dépôts", a-t-il conclu.

Les banquiers Français radicalisent leurs arguments

Le problème est que ce monde bancaire "idéal" tel que le décrit Sandy Weill n'existe pas selon un grand banquier français.  "Il n'y a pas de possiblité de faire fonctionner une banque de marché seule, sans garantie des Etats". Une BFI isolée serait, selon lui, confrontée à la difficulté d'obtenir une notation financière suffisamment élevée et de maintenir sa crédibilité vis à vis de ses contreparties et autres grandes entreprises.

Sans rating solide, une BFI ne peut pas aller sur les marchés. Or, "avec Bâle III (les nouvelles normes prudentielles bancaires), le financement des entreprises passe par le marché", insiste ce banquier. Il souligne par ailleurs que la rentabilité des banques d'investissement telles que Goldman Sachs ou Morgan Stanley a dramatiquement chuté. Le ROE de Goldman Sachs (Return on equity, retour sur fonds propres) s'établit par exemple à 5,4% au deuxième trimestre et à 4% pour Morgan Stanley. Au point que ces banques doivent "faire évoluer leur modèle vers davantage de banque privée", plus rentable.

Jouer la corde du patriotisme économique...européen

Pour convaincre de la validité du modèle de banque universelle, le patriotisme économique est appelé en renfort. "Veut-on préserver des acteurs de marchés dans la zone euro ? ", questionne ce grand banquier français. Si la scission entre BFI et banque de détail, affaiblit les BFI européennes et ne les rend plus capables de contribuer au financement des grandes entreprises, le risque existe que ces dernières se tournent plutôt vers d'autres banques britanniques, américaines et un jour chinoises, estime-t-il.

Le choix du modèle bancaire pourrait donc avoir des conséquences sur le rayonnement économique de l'Europe. "L'Europe doit veiller à avoir un minimum d'impact vis-àvis du reste du monde", affirme ce même banquier. C'est désomrais sous l'angle du leadership économique que les banquiers semblent avoir décidé de placer le débat, alors que jusqu'alors ils privilégiaient les explications techniques et juridiques.

Les arguments technico-juridiques des banquiers

Dans un entretien avec La Tribune en avril,  François Pérol, le président du directoire de BPCE s'était livré  à une comparaison des réformes envisagées en Grande-Bretagne (réforme Vickers) et aux Etats-Unis (loi Volcker) pour considérer qu' " il serait possible, en revanche, d'adapter une règle Volcker en France, qui conduirait les banques à se concentrer sur les activités de clientèle, c'est-à-dire l'épargne, le prêt aux entreprises et aux particuliers, mais aussi les activités de marché pour le compte des clients, qu'il s'agisse de grandes entreprises, de collectivités locales ou même de l'Etat".

Il précisait d'ailleurs que "la réduction du risque ne passe pas par une séparation des activités mais par une capitalisation adéquate, par une gestion prudente des liquidités et par une supervision forte. Rien ne remplace ces trois éléments. Ce n'est pas parce que vous aurez séparé, cloisonné les activités, que vous éviterez le risque de faillite. D'ailleurs les banques britanniques Northern Rock et Bradford & Bingley, qui ont fait faillite pendant la crise de 2008, étaient uniquement des banques de détail. Quant à Lehman Brothers, elle était exclusivement une banque de financement et d'investissement"

L'optimisme est-il toujours de mise ?

En juin, le président de la Fédération bancaire française, Frédéric Oudéa, par ailleurs Pdg de Société Générale, affichait encore un relatif oprimisme par rapport à l'éventuelité d'une séparation des activités bancaires. " Quant au cloisonnement des activités, j'ai l'impression en ce début du mois de juin qu'aucun pays ne va mettre en oeuvre un Glass-Steagall Act qui conduirait à une séparation stricte entre les métiers de banque de dépôt et de banque d'investissement, ni au Royaume- Uni, ni aux États-Unis, ni à mon avis en Europe" (La Tribune Hebdo du 15 juin).

Mais cet optimisme est-il toujours de mise ? Alors que les scandales bancaires se mutliplient (affaire du Libor pour Barclays, affaire de blanchiment pour HSBC...) Le ton général semble se durcir. Le revirement radical de Sandy Weill en est l'illustration.  "Je veux que nous soyons un pays leader et ce que nous faisons maintenant ne va pas aider les Etats-Unis à être un leader bancaire", a-t-il justifié mercredi 25 juillet, affirmant qu'il avait viré de bord sur la question des banques universelles parce que "les temps ont changé".
 

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Commentaires
a écrit le 28/07/2012 à 23:26 :
Ne pas oublier que les banques ont été largement sollicitées par les Etats à souscrire les emprunts.
Réponse de le 29/07/2012 à 9:45 :
exact mais avec un joli cadeau de la BCE: un refinancement à 3 ans à 1%, qui vient, en plus, d'être abaissé à 3/4%

ça s'appelle du "carry trade" et c'est tout bénéf pour les banques pour reconstituer leurs réserves à bon compte sur le dos des contribuables

dans le même temps, les banques ne rémunèrent leurs dépôts qu'à un taux ridiculement bas

ça s'appelle de la "répression financière", exercée cette fois-ci sur le dos des épargnants qui seront les grands perdants de cette crise
Réponse de le 30/07/2012 à 17:32 :
Ah parce que les épargnants ont déjà été gagnant une fois? Ces derniers n'ont été là que pour apporter de l'eau au moulin...
Réponse de le 30/07/2012 à 23:19 :
@KCM67 : les épargnants ont été gagnants depuis 3 décennies parce qu'ils n'ont pas eu de hausse brutale de leurs impôts, leur qualité de vie ne s'est pas brutalement dégradée etc. A force de vivre au dessus de nos moyens voilà ce qui arrive.
Les banques ne sont que des réceptacles. Elles n'ont pas obligé les États à s'endetter.

Nous avons choisis des tocards pour nous gouverner et nous avons été trop lâches pour dire stop aux dépenses non financables par la croissance donc il est logique d'être dans la m... aujourd'hui.
Ce qui est étonnant c'est que les États sont incapables de gérer un budget alors que les ménages (en tout cas en France) arrivent elles !
Bahh sans doute cela que l'on appelle "l 'art de vivre à la Française". Blague à part depuis 3 décennies les européens ont vécu au dessus leur moyens et aujourd'hui l'addition est très salée, les populations n'ont pas cette impression car ces "largesses" n'ont pas bénéficié à toute le monde de manière homogène. Enfin l'apparition des grandes puissantes économiques (Amérique du Sud, Asie sud Est ) rappelle à l'Europe qu'elle est vieillissante et très endettée.
krok
a écrit le 27/07/2012 à 17:34 :
Fusionner trois ou quatre des grandes banques de marché françaises et vous aurez des acteurs plus importants que tous les autres, américains, allemands ou chinois! Et arrêtez d'employer des arguments fallacieux.
a écrit le 27/07/2012 à 17:31 :
Avant on nous disait que la banque de marché subventionnait la banque de détail. Maintenant on nous affirme que la banque de marché ne pourrait pas survivre seule: jolie preuve, si on en doutait encore, que c'est en fait la banque de détail qui subventionne les activités de marché et permettent aux... traders d'encaisser des jolis bonus, non pas parce qu'ils créent de la valeur mais parce qu'ils bénéficient de la garantie implicite de l'Etat pour faire joujou sur les marchés avec l'argent des autres (et indirectement des contribuables). Et tout en haut de la pyramide hiérarchique quelques inspecteurs des finances se gavent. C'est pour cela qu'ils sont contre la séparation§ Quand on a un tel fromage, on ne veut pas le lâcher et pour les quadras et quinquas, avoir vu les sexas (type Bouton) et septas (type Pébereau) se gaver et risquer de voir passer la poule aux oeufs d'or sous le nez, c'est insupportable.... Ben oui les gars, c'est fini...
a écrit le 27/07/2012 à 11:29 :
le problème vient des états, pas des banques
c'est tellement facile d'accuser les banques pour détourner l'attention de la gestion calamiteuse des états et perpétuer les privilèges de ceux qui en bénéficient
a écrit le 27/07/2012 à 11:07 :
J'avais cru comprendre que les banques s'étaient engagées à ne plus spéculer avec leurs capitaux mais seulement avec ceux de leurs clients consentants .
Actuellement les grands groupes mutualistes crédit agricole ou bpce ont une gestion régionale et financent l'économie locale mais par ailleurs elles ont des BFI qui quand elles perdent de l'argent appellent à la rescousse les banques régionales !!!! Est ce bien logique ?
Réponse de le 27/07/2012 à 11:24 :
euh c'était quand le dernier appel à la rescousse?
a écrit le 27/07/2012 à 10:48 :
C'est une idée idiote, Lehman a fait faillite alors que c'était une pure banque de marché, sans dépôts de particuliers, donc cette mesure neservira à rien.
Ce qu'il faut faire, c'est couper le lien entre ces mastodontes et les banques centrales et les états. C'est les découper pour rétablir la concurrence et la responsabilité desdirigeants et des actionnaires. Cela fait trop longtemps que les états poussent à la concentration bancaire, à la destruction de la concurrence, bref à la mise en place du "to big to fail" qui n'est rien d'autre que la disparition de l'aléa moral Liberté et responsabilité, voilà ce qu'il faut mettre en place dans ce secteur complétement sclérosé par les copains du pouvoir.
a écrit le 27/07/2012 à 10:43 :
Les banques doivent pouvoir être mises en faillite comme n'importe quelle entreprise qui n'est pas performante, c'est la dure (mais juste) loi du capitalisme.
Les errances et l'incompétence des dirigeants de Dexia (et hier du Crédit Lyonnais) ont été payées par le contribuable.
Les politiques doivent prendre leur responsabilité pour éliminer le caractère systémique de la faillite des gros établissements financiers, peu importe comment !
a écrit le 27/07/2012 à 9:04 :
Les arguments de Perol pour la non séparation banques de détail - banques d'investissement sont les arguments de faux- culs qui ont amané la crise actuelle et qui sont aussi la cause de la non résolution de la crise malgré les évênements de 2008 ( et la soi-disanteamélioration des comportements promise par les institutions financières en place) . La supervision forte : c'est une vaste plaisanterie quand on observe les actions éfficaces des lobby bancaires (y compris en France après l'élection de Hollande )
La gestion prudente des liquidités : la franchement ça devient drole .Kerviel , Boaz Weinstein et Bruno Iskil " la baleine" vous passent le bonjour ! Quand à la capitalisation "adéquate" on l'imagine : l'évasion fiscale mondiale évaluée à 17000 milliards par la banque mondiale, le FMI, les nations unies .
Soyons sérieux : aucune réforme "raisonnable" n'a de chance d'aboutir . Une vrai réforme ne viendra qu'après un éffondrement global . Ne soyons pas impatients : il arrivera bientôt , les institutions financières nous y amènent allègrement .
Réponse de le 27/07/2012 à 9:50 :
Du grand n'importe quoi peremptoire et réactionnaire, arrêtez donc de jouer les Cassandre de superette et de vous gargariser de chiffres que vous ne comprenez même pas, là j'ai l'impression d'être au Balto avec Maurice et son petit jaune.
Réponse de le 27/07/2012 à 10:57 :
Attention : l'abus de jaune est dangereux pour la consommation, à modérer avec santé !

Après cet avertissement sanitaire, reconnaissons que le jaune et d'autres substances plus ou moins licites ont sérieusement esquinté les capacités neuronales d'un certain nombre de hauts dirigeants bancaires...
a écrit le 26/07/2012 à 20:59 :
Exemple typique de fausse solution, inutile et purement symbolique, qui ne répond en rien au véritable problème : la hausse continue des dépenses publiques ces dernières années dans tous les pays.
Réponse de le 26/07/2012 à 21:55 :
Solution inutile et symbolique dites vous ? Certes la gestion des gouvernements européens ( à l'exception de certains) ces 30 dernières années laisse à désirer. Mais il ne faut pas oublier que les activités qui rémunèrent les banques depuis ces 10 dernières années ne sont pas le financement de l'économie réelle (PME, TPE, industrie etc) mais bien les activités de trading et purement spéculative.
Ce n'est pas en prêtant des sous aux chefs d'entreprise à 5% sur 5 ans que vous faites du profit (sic!) Par contre vendre des put spread sur l'euro ou shorter les actions PSA ça booste votre P&L et cela en quelques jours!
Vous l'aurez compris, les entreprises ont besoin de beaucoup de choses pour fonctionner et se développer mais si le financement n'y est pas il ne se passera rien. Et les banques doivent reprendre leur activités d'origine c'est à dire : financer l'économie réelle. De plus si une banque d'investissement se casse la figure parce qu'elle aura jouer au cowboy sur les marchés cela ne causera que peu d'impact sur l'économie réelle (emploi, croissance etc). Je ne vois pas pourquoi les banques devraient mutualiser leurs pertes en faisant payer les contribuables et individualiser les gains en se les gardant pour elles mêmes !
Je me fous de savoir que la branche 'investissement de la SG, ou du CA ou autre a fait faillite. Si son métier c'est de prendre du risque et de spéculer.
Par contre j'ai pas envie de voir une banque de détails faire faillite par la faute de quelques kéké polytechnicien-énarques trop gourmands.
krok
Réponse de le 26/07/2012 à 22:12 :
Ce que vous racontez ne correspond à aucune réalité. Les activités financières servent directement et continuellement les entreprises, contrairement à ce que vous prétendez. Vous ne comprenez visiblement pas de quoi il retourne, ce que montre l'usage de l'opposition imaginaire entre "l'économie réelle" et de "l'économie financière", pure invention idéologique politicienne. Ce n'est pas parce que vous ne maîtrisez pas un sujet que pour autant il est inutile ou nuisible. Un peu d'humilité que diable !
Réponse de le 26/07/2012 à 22:39 :
Krok, sinon, à tout hasard, je vous signale qu'une crise est en cours. Donc, vos bobards... J?espère néanmoins que vous-même pouvez encore y croire... Ou si vous essayez de sauver vos avoirs, Très beaucoup d'énorme courage à vous. Minimum.
Réponse de le 27/07/2012 à 1:59 :
les banques d'investissement qui agissent pour le compte des clients ou pour leur compte propre, ce n'est pas la même chose. il faudrait déja en France sortir les activités de Prop Trading de nos grands groupes bancaires. et renforcer le role du superviseur (et la qualité de ces staffs).
Réponse de le 30/07/2012 à 23:09 :
@aucune réalité : C'est facile de dire que mes propos ne correspondent à aucune réalité ! Auriez vous quelques arguments à avancer ? J'en ai quelques uns pour votre gouverne :

1/ Les banques européennes ne tirent plus beaucoup de revenus de leurs activités "classiques" (financement PME, TPE etc) c'est pour cela que vous voyez de plus en plus d'émission de private equity. Sinon quel intérêt aurait une société de taille modeste d'aller sur ce marché ?
2/ Tout banquier sait que spieler sur les commo ou l'euro/dollar rapporte plus rapidement/facilement que de prêter aux PME,TPE. En quelques minutes vous pouvez gagner (ou perdre !) des sommes sympathiques et les enregistrer sur votre bilan trimestriel. Prêter aux entreprises c'est s'exposer à un risque long et difficilement quantifiable (enfin c'est ce que les "élites" pensent...)
3/ Le LTRO de la BCE n'a servi à rien puisque les banques ont redéposé peu ou proue la même somme dans les quelques jours qui ont suivi.
4/ dernièrement vous ne croyez pas que les manipulations (à la baisse) du LIBOR servent surtout lorsque l'on a des activités de trading et non des prêts aux entreprises qui sont souvent en taux fixe
Pour ce qui est de l'humilité vous m'excuserez mais je vous laisse m'en faire la démonstration !

@yvan : Oui, il y a une crise en ce moment, même plusieurs si l'on veut. Et alors ? Pourquoi vous dites que c'est des bobards ? Parce que vous n'y comprenez rien ? Parce que vous n'êtes pas d'accord ?
ps: Je vous conseille "très beaucoup" amicalement le Bescherelle ;-)

a écrit le 26/07/2012 à 19:41 :
Inefficace si pas accompagné de :
1.Retour au bi-métalisme , l'or garantissant les échanges internationaux , l'argent les échanges domestiques.
2.Responsabilité personnelle des dirigeants sur fonds propres
3.Renfoncement du pouvoir de l'assemblée générale des actionnaires en matière d'informations de et rémunération des dirigeants.
4.Fin de de tout impôt frappant le revenu et remplacement par un impôt général sur la valeur nette du patrimoine.
5.Lutte sérieuse contre la corruption et la bureaucratie.
Réponse de le 26/07/2012 à 20:57 :
Malheureusement, l'or, l'argent ou n'importe quel bien physique ne peut pas garantir les échanges internationaux ou locaux. Nous en avons fait l'expérience, elle a échoué. Pas la peine de recommencer. Quant à l'impôt sur le patrimoine, c'est une illusion, puisqu'un impôt sur le patrimoine détruit son assiette.
Réponse de le 26/07/2012 à 22:49 :
Bizarrement Roosevelt avait interdit la possession d'or aux particuliers. Et l'impôt sur le patrimoine décourage de trop stocker, soit, fait marcher l'économie réelle. Vous vous moquez donc de nous, "Bof"...
Réponse de le 27/07/2012 à 10:07 :
le vrai probléme n'est pas la séparation de ces deux activités , c'est simplement l'encadrement de la spéculation à outrance et la multiplication des produits financiers. Il faudrait mettre en place un vrai pouvoir de sanction ( financier) qui viendrai en compensation du lobbyng bancaires avec les dépots des épargnants. et mettre fin à la corruption qui permet de fermer les yeux sur tout et n'importe quoi..
mais bon.....
Réponse de le 27/07/2012 à 13:50 :
Bien sûr que si !!!
" Au lendemain de la crise de 1929, le président Franklin Roosevelt met en place une séparation stricte entre banque de détail et banque d'investissement dans le cadre du "New deal".
Il est incroyable que depuis 2008 on puisse encore se poser la question, mais surtout de ne pas légiférer !
Comment peut-on encore supporter que sur un coup de dés malheureux en bourse on puisse rayer d'un trait la survie de milliers de salariés ?

Ces actes sont à considérer comme criminels. Il est urgent de légiférer en conséquence.

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