Goldman Sachs intensifie son lobbying pour assouplir la règle Volcker

 |   |  227  mots
La spéculation pour compte propre représente 10% du chiffre d'affaires de Goldman Sachs. Copyright Reuters
La spéculation pour compte propre représente 10% du chiffre d'affaires de Goldman Sachs. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La banque tente de faire en sorte que cette réglementation concernant la spéculation pour compte propre ne s'applique pas aux fonds de crédit, selon le Wall Street Journal.

Goldman Sachs se débat comme un beau diable pour obtenir des pouvoirs publics un assouplissement de la future règle Volcker. Laquelle limitera la possibilité des banques américaines de spéculer pour leur propre compte, afin de limiter les risques pris par les établissements financiers. Le hic, c'est que pour les banques d'affaires, la spéculation pour compte propre représente un «business» juteux, jusqu'à 10% du chiffre d'affaires global pour Goldman Sachs.

Selon le Wall Street Journal, Goldman Sachs ferait ainsi du lobbying auprès des pouvoirs publics pour que la règle Volcker, qui impose aux banques de ne pas investir plus de 3% de leurs fonds propres durs dans des «hedge funds» (fonds spéculatifs) et dans des fonds de capital-investissement, ne s'applique pas aux fonds de crédit. Ces derniers ayant pour vocation à prêter de l'argent à des sociétés qui rencontrent des difficultés de financement, Goldman Sachs juge qu'ils «sont au service de l'économie». Un argument susceptible de faire mouche auprès des politiques américains.

Reste que la réponse de ces derniers demeure «évasive», selon le Wall Street Journal. Goldman Sachs, qui a déjà dépensé 8,3 millions de dollars en lobbying depuis la décision prise par Barack Obama, en 2009, de réformer la finance américaine, devra sans doute encore mettre la main à la poche.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/10/2012 à 13:10 :
Si il y a lobbying des hommes d'affaires, il y a forcément corruption des politiques ! tel que : il n'y a pas de receleurs s'il n'y a pas de voleurs
Réponse de le 10/10/2012 à 15:01 :
c est joliment dit et c est particuliérement bien vu !:)
a écrit le 10/10/2012 à 12:30 :
GS : 75 Milliards de fonds propre pour 28 Milliards de CA... Bilan comptable a 1235 milliards de dollars... La requete est comprehensible, mais si Obama repasse, ils vont s'assoir dessus...
a écrit le 10/10/2012 à 12:09 :
Mergitur nec fluctuat. Mais ce sera pour bientôt...si ce n'est pas le politique qui s'en chargera, ce sera la vindicte populaire. Morituri te salutant. Et il va y en avoir certainement...
Réponse de le 20/05/2014 à 8:48 :
C'est la meilleure! L'hôpital qui se fout de la charité.
a écrit le 10/10/2012 à 10:59 :
Tant mieux que Goldman Sachs impose sa vision du monde. Eux au moins ils sont gentils et puis ils veulent le bien de l'humanité en prêtant de l'argent aux pauvres gens pour qu'ils s'achètent une belle maison. C'est ça la American way of life.

Merci Goldman Sachs d'être gentils avec la France en nous créant cette magnifique richesse spéculative qui fait tellement de bien à l'économie réelle.

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas sans eux !? :o)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :