Affaire Goldman Sachs-Greg Smith : 1 partout, balle au centre

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La banque américaine dépeint son ancien employé, Greg Smith, comme un salarié peu performant et frustré. Copyright Reuters
La banque américaine dépeint son ancien employé, Greg Smith, comme un salarié peu performant et frustré. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Dans sa lettre de démission, publiée en avril par le New York Times, Greg Smith qualifiait la banque américaine de «toxique». Son ex-employeur lui retourne le compliment dans un rapport interne.

Greg Smith ne pouvait rêver meilleure publicité pour son livre «Pourquoi j'ai quitté Goldman Sachs», qui sortira lundi. Selon l'AFP, qui cite une source interne à la banque d'affaires américaine, cette dernière vient de boucler un rapport incendiaire sur son ancien cadre londonien. Basé sur des entretiens avec «des dizaines» d'anciens collègues de Greg Smith et sur l'analyse de «millions de courriers électroniques», ce rapport range Smith dans la catégorie des «employés les moins performants du groupe», et le dépeint comme un salarié frustré.

Une culture «toxique»

Une véritable réponse du berger à la bergère, puisque Greg Smith avait quitté Goldman Sachs avec pertes et fracas en avril. Publiée par le New York Times, sa lettre de démission dénonçait la culture d'entreprise «toxique» du groupe, et accusait celui-ci de privilégier ses propres intérêts, au détriment de deux de ses clients, qualifiés de «pantins» par la banque elle-même.

Une réputation entachée

L'affaire avait fait grand bruit au printemps dernier, n'arrangeant pas les affaires d'une Goldman Sachs à la réputation déjà entachée sur le plan de l'éthique. Ce n'est donc certainement pas un hasard si l'enquête de la banque sur le fameux Mr Smith fuite dans les médias, à quelques jours de la parution d'un livre qui promet d'être au moins aussi salé que la lettre de démission.

Des demandes «irréalistes»

A en croire la source citée par l'AFP, Greg Smith a voulu se venger de son employeur, qui refusait de le promouvoir directeur général et de porter son salaire de 500.000 à 1 million de dollars par an. Des demandes jugées «irréalistes» par le supérieur hiérarchique de M. Smith, ce dernier affichant des notes en baisse depuis plusieurs années. Reste que si Greg Smith était un aussi mauvais élément, on peut se demander pourquoi Goldman Sachs, qui n'hésite pas à se séparer de ses employés les moins performants, le gardait depuis douze ans dans ses effectifs.

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Commentaires
a écrit le 03/11/2012 à 17:23 :
Il faut vraiment se méfier des étudiants boursiers! Il leur arrive de drôles d'idées comme le respect des clients, c'est inadmissible. L'Angleterre et les Etats-Unis l'ont bien compris comme HEC ou l'ESSEC en France qui réservent les études aux riches qui peuvent débourser 10 000 euros par an pour étudier (sans logement et cantine..). Mais je crois que ce n'est pas assez, des boursiers brillants arrivent tout de même à faire des études, ce qui est scandaleux : seuls les gens de biens devraient avoir le droit de faire des études en finance et management , si le bas peuple commence à avoir accès aux ficelles maffieuses de la finance et du management ,tout est foutu, les combines sont dévoilées, le respect se perd ,l'autorité s'en va ,et sans autorité tout s'effondre ,on va vers le respect du travail,la transparence, l'anarchie démocratique : impensable !

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