Les effectifs des banques françaises en baisse, du jamais vu depuis 2000

L'an dernier, le nombre de personnes travaillent dans le secteur bancaire français a diminué de 1,6%, à périmètre constant. Une première depuis le début des années 2000, selon l'AFB (Association française des banques).

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Les banques françaises ont embauché 21.000 personnes en 2012, au lieu de leur contingent habituel de 30.000. Copyright Reuters
Les banques françaises ont embauché 21.000 personnes en 2012, au lieu de leur contingent habituel de 30.000. Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

L'image du secteur bancaire recrutant à tours de bras a vécu. L'an dernier, les banques françaises ont embauché 21.000 personnes « seulement », au lieu de leur contingent habituel de 30.000, selon les chiffres publiés ce mercredi par l'Association française des banques (AFB). Certes, ce nombre de 21.000 continue de faire du secteur bancaire l'un des plus importants recruteurs privés de France. Mais il représente une chute de...30% par rapport à 2011 !

Conséquence de ce plongeon des embauches, les effectifs des banques françaises ont diminué - de 1,6% - en 2012, à 370.000, du jamais vu depuis treize ans. « Depuis 2000, les effectifs augmentaient de façon continue, de l'ordre de 1% par an. Il semble malheureusement que nous soyons entrés dans un autre cycle », déplore Jean-Claude Guéry, directeur des affaires sociales à l'AFB. « L'année 2012 marque un tournant et les chiffres ne devraient pas remonter en 2013. Il ne s'agit donc pas d'un incident de parcours », confirme Ariane Obolensky, directrice générale de l'AFB.

La récession, la réglementation et la banque en ligne pointées du doigt

Cette inversion de tendance provient de trois facteurs, à commencer par la mauvaise conjoncture économique, qui n'incite guère les entreprises et les particuliers à frapper aux portes des banques pour financer des investissements ou un achat immobilier. Ensuite, la future réglementation dite de Bâle III, relative au renforcement des fonds propres des banques, renchérit le coût de certains de leurs métiers, au point qu'elles réduisent la voilure, en particulier dans les activités de marchés. Enfin, du fait de l'appétit croissant des particuliers pour les services bancaires en ligne, plus rapides, les agences bancaires « en dur » voient leur fréquentation baisser, si bien que la question de la fermeture de certaines d'entre elles n'est plus taboue.

Le métier de chargé d'accueil en ligne de mire

Résultat, si c'est encore essentiellement la banque de financement et d'investissement (BFI) qui a fait les frais de la chute des recrutements, l'an dernier, la banque de détail semble bien partie pour manger à son tour son pain noir, au cours des prochaines années. « Ce sont les métiers les moins qualifiés de la banque de détail, comme celui de chargé d'accueil, qui sont les plus menacés, contrairement aux fonctions plus pointues, telle que celle de conseiller en gestion de patrimoine », précise Jean-Claude Guéry. Tout simplement parce qu'un grand nombre de clients ne se rendent plus dans leur agence bancaire que pour effectuer des démarches quelque peu complexes, nécessitant un minimum de conseil, comme la souscription d'un produit d'épargne ou d'un crédit. Pour le tout-venant, il y a désormais la banque en ligne.
 

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Commentaires 4
à écrit le 30/05/2013 à 14:18
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Moins qui bossent dans les banques...mais toujours autant de branques.

à écrit le 29/05/2013 à 17:10
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qui va en patir ? Les clients. Et par effet boule de neige, les conseillers qui sont déjà à bout. Triste monde. Les patrons eux continuent de se faire plaisir en votant de nouvelles retraites dorées. Bravo

le 29/05/2013 à 17:43
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La course à la technologie pousse de plus en plus de salariés peu diplomés dans le cercle du chomâge.Cette spirale touche tous les secteurs du commerce.Aujourd'hui je me refuse à régler mes achats dans les caisses automatiques des grandes surfaces (M...

le 29/05/2013 à 18:57
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@Paris75 : c'est exactement ça, bien résumé

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