"Village by CA", la première pépinière de startups du Crédit Agricole

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Jusqu'à 100 start-up pourront bénéficier des conseils d'experts (juridique, comptabilité, marketing, ressources humaines) pour les aider à affiner leurs business models, à les présenter à des investisseurs, à répondre à des appels d'offres, à rédiger des propositions commerciales. Elles seront également parrainées par le Crédit agricole et les autres entreprises qui ont contribué à la création du Village, à savoir Bearing Point, BETC, HP, Microsoft, IBM, NEC, GDF Suez, Niji, Philips, Sanofi.
Jusqu'à 100 start-up pourront bénéficier des conseils d'experts (juridique, comptabilité, marketing, ressources humaines) pour les aider à affiner leurs business models, à les présenter à des investisseurs, à répondre à des appels d'offres, à rédiger des propositions commerciales. Elles seront également parrainées par le Crédit agricole et les autres entreprises qui ont contribué à la création du Village, à savoir Bearing Point, BETC, HP, Microsoft, IBM, NEC, GDF Suez, Niji, Philips, Sanofi. (Crédits : Alain Goulard)
Le 15 octobre, le Crédit agricole a inauguré "Le Village by CA", une pépinière de startups située 55, rue La Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris, en plein quartier des affaires. Une soixantaine de jeunes pousses innovantes ont déjà élu domicile au sein de cette pépinière de 1.800 m2, qui pourra en accueillir une centaine au total. Entretien avec Fabrice Marsella, le "maire" du Village by CA.

La Tribune. Quel est le concept du Village, comment fonctionne-t-il ?

Fabrice Marsella. L'objectif est de favoriser l'émergence de projets innovants et leur transformation en débouchés commerciaux. Les start-up doivent pouvoir voler de leurs propres ailes au terme de leur bail, d'une durée de deux ans. Nous voulons que le Village donne naissance à des champions nationaux, voire internationaux.

Les start-up hébergées bénéficieront ainsi des conseils d'experts dans les domaines du juridique, de la comptabilité, du marketing, des ressources humaines, pour les aider à affiner leurs business models, à les présenter à des investisseurs, à répondre à des appels d'offres, à rédiger des propositions commerciales.

Elles seront également parrainées par le Crédit agricole et les autres entreprises qui ont contribué à la création du Village, à savoir Bearing Point, BETC, HP, Microsoft, IBM, NEC, GDF Suez, Niji, Philips, Sanofi. Un parrainage qui permettra aux start-up de bénéficier de l'expérience et du réseau de ces grands groupes. Enfin, le Village fonctionne sur le modèle de l'open innovation, l'idée étant que les start-up et les grandes entreprises partenaires du Village alimentent leur créativité mutuelle.

Sur la base de quels critères et par qui les start-up sont-elles sélectionnées ?

Le jury est composé des directeurs d'innovation des différentes entreprises partenaires du Village, ce qui permet de ne pas avoir seulement un œil de banquier sur les start-up. Pour autant, ces dernières doivent être en mesure de payer un loyer annuel compris entre 410 et 705 euros le m2. Nous sélectionnons donc des entreprises âgées de 6 mois à 36 mois, qui ne réalisent pas forcément encore de chiffre d'affaires, mais qui disposent déjà d'un budget.

Mais le critère le plus important est celui du caractère innovant du projet. Ce dernier ne doit pas seulement être solide, il doit également sortir de l'ordinaire. Il faut aussi que les start-up sélectionnées soient très complémentaires les unes des autres, afin qu'elles puissent nouer des partenariats, faire du business ensemble.

Enfin, nous sommes une pépinière généraliste : nous accueillons des start-up présentes dans tous les secteurs d'activité, pas seulement dans le domaine bancaire, mais nous veillons à ce que les domaines d'excellence du Crédit agricole - la santé-prévoyance, l'agriculture et l'agroalimentaire, le logement, l'énergie et l'environnement - soient bien représentés.

Quel bénéfice le Crédit agricole attend-il de la création du Village ?

D'abord, il pourra nous permettre d'identifier des innovations susceptibles d'avoir du sens pour nous, dans le domaine de la relation bancaire par exemple. Ensuite, ces start-up pourront devenir nos clients, dans quelques années. En outre, les start-up sont les créateurs de valeur, de richesse, d'emplois de demain. Or, en tant que banques régionales, nous avons besoin que l'économie fonctionne là où nous sommes présents. Créer un terreau favorable à l'innovation bénéficiera donc à notre business bancaire. C'est d'ailleurs pourquoi le concept du Village est appelé à se répliquer ailleurs qu'à Paris. Nous voulons créer un réseau de Villages.

Où le Village va-t-il essaimer, et à partir de quand ?

Les 39 Caisses régionales du Crédit agricole se sont d'ores et déjà engagées à examiner la possibilité de dupliquer le Village, et les noms des prochains Villages seront communiqués dans quelques mois. Il ne s'agira d'ailleurs pas forcément de répliques à l'identique de celui de Paris, certains projets en régions pouvant être construits à partir d'initiatives existantes.

En revanche, nous pouvons déjà affirmer que des antennes du Village verront le jour à New York et à Hong Kong, les entreprises partenaires du Village étant des multinationales susceptibles d'aider les start-up à se développer à l'étranger.

Quel est le coût du Village ?

La rénovation de l'immeuble du 55, rue La Boétie - construit dans les années 1930 et propriété du Crédit agricole - et sa mise aux dernières normes environnementales HQE et BREEAM ont coûté 4,7 millions d'euros. Le Village est lui aussi une start-up, qui doit être à l'équilibre dans trois ans.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2014 à 15:05 :
des sartups de style de silicon valet? Des bléboys quoi ha ha
a écrit le 22/10/2014 à 13:39 :
tout est concentré a Paris ! une pépinière a Lyon Marseille Toulouse et autres serait plus abordable pour les non parisien !
Réponse de le 23/10/2014 à 9:54 :
...Bordeaux aussi serait une très bonne destination: le vin, la gastronomie, l'océan et les lacs, les forêts, la douceur de vivre, son soleil, sa ville classée, sa discrétion, le Bassin d'Arcachon...hmmmmmmm !!!
a écrit le 22/10/2014 à 11:49 :
Enfin une banque qui a envie de faire bouger les choses;Certes tout n'est pas réglé,mais l'idée est bonne...
a écrit le 22/10/2014 à 11:06 :
mais pourquoi faire cela à paris!
quel start up peut se permettre de payer 700eur le m2?
allez à saint quentiin en yvelines plutôt
Réponse de le 22/10/2014 à 12:11 :
une startup a besoin de 15m².
~10k€ de loyer ANNUEL c'est pas dément pour une startup...
Réponse de le 22/10/2014 à 16:30 :
Belle opération immobilière si elle réussit à capter les fonds d'amorcage publics ou venant de venture capitalistes
Réponse de le 22/10/2014 à 18:26 :
Non l'immeuble est bien situé. Il trouverait locataire facilement de toute façon.
a écrit le 22/10/2014 à 10:17 :
Mais pourquoi s’obstiner à venir s’encrouter dans une capitale où l’on ne peut pas se loger, respirer, se déplacer ?

« pourtant que la montagne est belle, comment peut-on s’imaginer … » que l’on pourrait créer et inventer l’esprit reposé.
a écrit le 22/10/2014 à 8:16 :
L'économie, ce n'est pas uniquement l'aspect financier, mais aussi le travail et l'énergie. Pourquoi toujours et systématiquement oublier l'énergie?
Réponse de le 22/10/2014 à 11:21 :
Mais lache nous avec ton énergie !!!
a écrit le 22/10/2014 à 8:13 :
Le role de l'Etat concerne surtout la fiscalité. La réforme de la fiscalité est la priorité.

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