Le bitcoin est une "escroquerie" qui va "imploser", estime Dimon (JP Morgan)

Par latribune.fr  |   |  316  mots
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase (Crédits : AFP)
Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, a estimé mardi que le bitcoin, monnaie virtuelle à l'évolution en montagnes russes, "va imploser" parce qu'elle est une "escroquerie".

Cette monnaie cryptographique "ne va pas bien finir", a déclaré M. Dimon, lors d'une conférence sur la finance à New York. "C'est une escroquerie", a-t-il ajouté, ajoutant qu'un gouvernement peut décider d'y mettre fin car les autorités publiques aiment avoir la main sur les devises.

La Blockchain est utile, pas le bitcoin

Le banquier le plus influent de Wall Street a mis en garde ses traders, avertissant que si ceux-ci venaient à passer des ordres d'achat ou de vente sur le bitcoin :

"Je les licencierais à la seconde. Pour deux raisons: c'est contre les règles et ils sont stupides et les deux sont dangereux", a-t-il prévenu.

Il a toutefois reconnu que la blockchain, "chaîne de blocs", technologie derrière le bitcoin, était, elle, utile mais que ses usages dans le quotidien allaient prendre du temps. "ça ne se fera pas du jour au lendemain", a-t-il fait affirmé.

Associées à des groupes technologiques, de grandes banques mondiales espèrent se servir de la "blockchain" pour simplifier des transactions financières et réduire leurs coûts notamment.

Le coté sulfureux du bitcoin

M. Dimon a fait savoir que le meilleur argument en faveur du bitcoin c'est qu'il peut être utilisé dans des régions géographiques en difficulté ou par des malfrats.

"Si vous étiez au Venezuela ou en Equateur ou en Corée du nord (...) ou si vous êtes un trafiquant de drogue, un assassin ou quelque chose de ce genre, vous préféreriez sans doute le bitcoin aux dollars américains", a-t-il dit. "Oui, il doit sans doute y avoir un marché pour ça, mais c'est un marché limité", a-t-il conclu.

Le bitcoin avait atteint le niveau de 4.880 dollars le 1er septembre, un record, sur différentes plateformes d'échanges. Il est depuis redescendu, affecté notamment par la décision de la Chine d'interdire les nouvelles émissions de monnaies cryptographiques.