Féminisation des grandes entreprises : quels sont les bons et les mauvais élèves ?

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La loi a fixé en 2011 un objectif de 40% de femmes en 2017 dans les conseils d'administration et de surveillance des sociétés cotées, sous peine de sanctions (annulation des nominations et non-versement des jetons de présence).
La loi a fixé en 2011 un objectif de 40% de femmes en 2017 dans les conseils d'administration et de surveillance des sociétés cotées, sous peine de sanctions (annulation des nominations et non-versement des jetons de présence). (Crédits : CC0 Creative Commons/Pixabay.)
Depuis 2013, le cabinet Ethics and Boards, fait le classement, dans les entreprises les plus grandes cotées en Bourse (SBF 120), des sociétés qui respectent au mieux la féminisation dans les instances dirigeantes et la politique de mixité. Les mauvais élèves aussi sont pointées du doigt.

La société foncière Gecina, le groupe de cosmétiques L'Oréal et le groupe immobilier Icade arrivent en tête d'un classement des entreprises les plus vertueuses en matière d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, rendu public jeudi.

Pour la deuxième année consécutive, Gecina est en première place de ce palmarès annuel établi par le cabinet Ethics and Boards, publié dans l'hebdomadaire Challenge.

Le groupe de services et de technologies pour les médias numériques Technicolor et le groupe énergétique Engie se placent quatrième et cinquième.

Parmi les cinq plus mauvais élèves, on retrouve le groupe parapétrolier TechnipFMC, l'entreprise d'électroniques STMicroelectronics, le constructeur aéronautique Airbus, le groupe de télécommunication SFR et la société de matériaux de construction LafargeHolcim.

| Lire aussi : Egalité : un premier pas du gouvernement vers le "name and shame"

Seules trois présidentes de conseil d'administration dans le SBF 120

Publié depuis 2013, ce baromètre classe les entreprises du SBF 120 (plus grandes sociétés cotées en Bourse) les plus vertueuses en matière de féminisation de leurs instances dirigeantes (conseil d'administration, comité exécutif) et de politique en matière de mixité.

Il prend également en compte la part des femmes dans les 100 premiers postes de l'entreprise.

En 2017, les conseils d'administration du SBF 120 comptent en moyenne 42% de femmes, dont trois présidentes, contre 38% en 2016 pour le même nombre de présidentes, selon les chiffres d'Ethics and Boards.

Au total, 22,7% de femmes sont présentes dans les 100 premiers postes de ces 120 grandes entreprises, contre 22% l'an passé.

Et pourtant, la loi a fixé en 2011 un objectif de 40% de femmes en 2017 dans les conseils d'administration et de surveillance des sociétés cotées, sous peine de sanctions (annulation des nominations et non-versement des jetons de présence).

"Name and shame"

La France "se maintient en tête des pays européens en matière de féminisation des instances dirigeantes", a salué jeudi dans un communiqué la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, se félicitant d'une "progression rapide".

En septembre, elle avait invité à une sensibilisation à l'égalité professionnelle les dix dernières entreprises du baromètre 2016, dont les noms n'avaient pas été rendus publics à l'époque.

Les deux entreprises qui n'avaient pas répondu à son invitation, la compagnie pétrolière Maurel et Prom et le fournisseur de services pour l'industrie biopharmaceutique Sartorius Stedim Biotech (SSB), avaient eu leurs noms dévoilés et affichés sur la porte d'entrée du secrétariat d'État.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 16/11/2017 à 19:47 :
Je suis assez choqué de l'approche "journalistique" de ce phénomène. Dire que la mixité est favorable en entreprise est une évidence. Mais décerner un bonnet d'âne ou un brevet de mauvais élève à certaines entreprises qui ne respecteraient pas leur "quota" relève, à mon avis, d'un parti pris discutable. Quand je vois les entreprises citées comme peu "vertueuses", ce sont des entreprises plutôt industrielles ou technologiques qui recrutent principalement des candidats masculins (c'est un peu normal, les écoles d'ingénieurs sont plutôt masculines). Donc, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à ce qu'il y ait moins de femmes dans ces secteurs, au final, dans les plus hautes instances... A l'inverse, j'attends un article de fonds (???) sur la scandaleuse sous représentation des hommes dans les métiers de la coiffure...
a écrit le 16/11/2017 à 19:01 :
Tiens chez les para petrolier, dans l'industrie et la construction...on pointe du doigt de "mauvais élèves" ...et la France qui se classe première au classement des nations égalitariste sans raisons. Ou sont passés nos Lumières d'antant? Aurions nous perdus la raison?
a écrit le 16/11/2017 à 17:09 :
Il faudrait surtout que sur les 100 personnes qui détiennent la moitié des richesses de la planète 50 soient des femmes. Parce qu'un salarié aussi bien payé soit il reste dans une situation d'infériorité, de domination vis à vis du propriétaire des outils de productions pour lesquels il travaille.

Et le rapport de soumission on se ce que ça donne hein, les abus se font systématiquement à cause de lui.

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