Vive le "Made in France" ou comment les Français "se réapproprient leur industrie"

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Nous avons un travail à poursuivre en direction des jeunes pour leur montrer le visage de l'industrie d'aujourd'hui et de demain, a ainsi souligné Christine Gallot, directrice de la communication de l'UIMM, qui s'efforce de montrer que le secteur est aujourd'hui à la pointe de la technologie.
"Nous avons un travail à poursuivre en direction des jeunes pour leur montrer le visage de l'industrie d'aujourd'hui et de demain", a ainsi souligné Christine Gallot, directrice de la communication de l'UIMM, qui s'efforce de montrer que le secteur est aujourd'hui à la pointe de la technologie. (Crédits : reuters.com)
L'image de l'industrie s'améliore en France et est de plus en plus associée à la création d'emplois, même si son attractivité reste minoritaire, indique un sondage de l'institut OpinionWay publié lundi à l'occasion du coup d'envoi de la Semaine de l'industrie.

Vive le Made in France. Tel est le message qui ressort d'un sondage OpinionWay publié ce lundi. Dans ce baromètre réalisé depuis quatre ans par l'institut de sondage pour l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) pour connaître l'impact de ses campagnes d'amélioration de l'image du secteur, l'industrie frôle la note de 7 sur 10 (6,94) .

La progression de la note de l'industrie auprès des Français est surtout forte par rapport au 6,15 de 2012, quand la fermeture des hauts-fourneaux de Florange faisait la Une de l'actualité en pleine campagne présidentielle: "à l'époque, on insistait beaucoup sur les fermetures de sites et les délocalisations, avec une médiatisation très intense", a expliqué à l'AFP Hugues Cazenave, président d'OpinionWay.

"Les Français se réapproprient leur industrie"

"Mais aujourd'hui, la pression médiatique est moins forte sur l'industrie et le contexte lui est donc plus favorable", a-t-il ajouté.

"Il est vrai que nous sommes partis de loin", reconnaît pour sa part Christine Gallot, directrice de la communication de l'UIMM. "La crise de 2008 a remis l'industrie au centre du débat économique. Aujourd'hui, on peut dire qu'elle a reconquis le cœur des Français, qui se réapproprient leur industrie", s'est-elle félicitée.

Pour Hugues Cazenave, "l'effet conjugué de cette moindre pression et des efforts de communication de l'UIMM, mais aussi d'acteurs comme le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, qui s'est beaucoup exprimé sur le sujet, a conduit à une perception plus positive de l'industrie et à une bonne note".

L'industrie, source d'emploi en France

La notion de "made in France" n'est pas étrangère à l'amélioration de l'image de l'industrie: pour plus de la moitié des Français (51%), elle crée des emplois en France, soit un bond de 9% par rapport à l'année dernière.

"Il y a un plus grand optimisme sur le fait que l'industrie française va se porter un peu mieux", constate Hugues Cazenave, qui souligne que 42% des personnes interrogées considèrent que l'industrie va se développer "assez" ou "beaucoup" dans les prochaines années.

A la conquête des jeunes

Reste le problème de l'attractivité du secteur, notamment chez les jeunes, dont seulement 42% se disent prêts à y travailler. Un pourcentage qui s'avère toutefois en hausse de 6% par rapport à l'année dernière.

"Nous avons un travail à poursuivre en direction des jeunes pour leur montrer le visage de l'industrie d'aujourd'hui et de demain", a ainsi souligné Christine Gallot, directrice de la communication de l'UIMM, qui s'efforce de montrer que le secteur est aujourd'hui à la pointe de la technologie.

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a écrit le 08/04/2014 à 7:13 :
Il faut aussi voir le rôle de la grande distribution qui après avoir complètement transformé le secteur du commerce à détruit celui de l'industrie en achetant les produits dans les pays à bas coûts.
Résultats, la distribution capture beaucoup de valeur pour elle même et en donne aux consommateurs, mais elle ne permet plus à l'industrie d'en créer suffisamment.
Réponse de le 08/04/2014 à 10:33 :
Parfaitement exact. La création de richesse ne résulte que de l'industrie ou de l'agriculture, et éventuellement quelques services à l'export. Le négoce et la grande distribution en particulier ne font que du "transfert de richesse" essentiellement .à leur profit.
a écrit le 07/04/2014 à 21:35 :
Ça va beaucoup mieux merci !!!!
A titre d'exemple :Leach-Esterline délocalise au Mexique et 380 salariés français vont perdre leur emploi, L'abattoir de Maël-Carhaix ferme et 58 personnes iront à Pôle Emploi, Tokai Rubber, pneus, supprime 220 emplois sur 445 sur le site d'Anvis, General Electric supprime 69-postes à Belfort, Avance Diffusion textile dans le Creusot en liquidation, 120 personnes à Pôle Emploi, L'équipementier Anvis à Decize (58) délocalise en Roumanie et 194 salariés perdront leur emploi, Federal Mogul, équipement automobile, ferme son usine de Poitiers, 245 personnes iront à Pôle Emploi, A Carquefou. 95 emplois vont disparaître chez Trelleborg,Procter et Gamble à Amiens veut délocaliser en Pologne, 63 postes seront supprimés !!!!!!!!!!!!!!!
OUF...Heureusement que ça va mieux parce que cela aurait pu être pire a moins que......on nous aurait menti a l'insu de notre plein gré ?????
a écrit le 07/04/2014 à 14:22 :
Oui , mais combien de sociétés dans le même temps ont fermé leurs portes .
Réponse de le 07/04/2014 à 18:39 :
Le problème réel n'est pas que les industries ferment en France, puisque l'impression 3D va bouleverser nos modes de consommation, mais plutôt comment développer / imaginer les métiers de demain! Avoir une industrie forte n'est certainement pas un gage de réussite pour l'avenir...
a écrit le 07/04/2014 à 12:39 :
Moi aussi je fais attention et achète français
a écrit le 07/04/2014 à 10:36 :
l'enfoncement de portes ouvertes, ou refaire le monde, semble être une spécialité de la quasi totalité des acteurs majeurs de la société Française, journalistes spécialisés et politiciens se disputant à mon sens la première place !, le consommateur Français pour sa part est bien ancré à la troisième place.
Le principe est simple, même si la mise en pratique est plus complexe: depuis des décennies, l'outil de production est délocalisé hors de France pour satisfaire la demande de prix bas exigés par le consommateur. mais ce dernier ne se rends pas compte qu'il coupe la branche sur la quelle il est assis en privilégiant toujours le prix le plus bas, en négligeant la qualité et la longévité du produit, en cédant aux sirènes de l'effet de mode !
L’Allemagne, tant décriée par sa politique économique, réussit à conserver chez elle un outil de production de faible technologie, mais qui fait vivre ceux qui les fabriquent, et la faible demande intérieure, décriée elle aussi, est due au fait que le consommateur allemand n'achète pas n'importe quoi, et ne renouvelle pas inconsidérément ses biens.
La politique de l’Allemagne est par ailleurs bien plus efficace, car elle est le premier partenaire européen des chinois en matière de commerce, avec un presque équilibre des échanges avec eux, ce qui, compte tenu du contexte, une performance!
Il est grand temps que l'on réalise en France, que la politique de développement basée sur la consommation est vouée à l'échec et qu'il est grand temps d'en changer
Réponse de le 07/04/2014 à 13:09 :
+1. De plus il est difficile de comprendre pourquoi dans le segment moyen en France je trouve les produits "made in China" et en Allemagne pour le même prix (ou plus faible) "made in Germany" ou au moins "made in Pologne". L'exemple réel dans l'ameublement, mais pas uniquement.
Réponse de le 07/04/2014 à 14:42 :
Excusez moi!
Réponse de le 18/04/2014 à 17:36 :
On dit pas de la daube, mais Klopsiki, plat de viande dans la sauce tomate.

la Pologne produit les composants qui une fois fièrement assemblés en Bavière, sont estampillés "Made in Germany" comme, par exemple, dans ta belle audi...
a écrit le 07/04/2014 à 10:05 :
Et pendant ce temps-là, Lafarge est racheté par les suisses...
a écrit le 07/04/2014 à 9:51 :
pour relancer l'économie achetez français le plus possible. C'est la seul solution pour le citoyen lambda de faire baisser le chomage.
Réponse de le 07/04/2014 à 10:04 :
Langue de bois ! L'acheteur regarde d'abord le prix, ensuite si c'est fait en France (ou affiché comme tel) tant mieux...
Réponse de le 07/04/2014 à 10:36 :
moi j'ai pris le reflexe et j'essaie de consommer français à chaque fois que je peux.
Réponse de le 07/04/2014 à 12:24 :
moi non, j´achète francais en priorité, quitte à ce que celà me coûte un peu plus cher.
Il faudrait que changiez votre mentalité si vous souhaitez qu´un jour vos enfants puissent trouver du travail en... France.
Réponse de le 07/04/2014 à 12:41 :
Yves se plaint du chomage mais ne veut pas acheter français.
Réponse de le 07/04/2014 à 12:41 :
Yves se plaint du chomage mais ne veut pas acheter français.
Réponse de le 07/04/2014 à 14:43 :
Mes amis!
a écrit le 07/04/2014 à 9:21 :
Pour estimer que l'industrie française a créé des emplois ces dernières années, faut pas avoir les yeux en face des trous.
Et pour affirmer qu'elle va recruter en masse dans le futur, il faut faire partie des communicants du Medef qui veulent un maximum de passe droits et cajoleries de la part de l'état (mais n'en donneront aucune contrepartie en matière d'emplois justement).

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