DCNS enregistre un nouveau succès en Malaisie

 |   |  334  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : DCNS)
S'il y a un groupe de défense français qui réussit à l'exportation, c'est bien le groupe naval DCNS.

Présidé par Patrick Boissier, DCNS enregistre un nouveau succès en Malaisie, dix ans environ après avoir vendu deux sous-marins Scorpène à Kuala Lumpur. C'est le partenaire malaisien du groupe tricolore Boustead Naval Shipyard (BNS), qui a annoncé ce contrat de 9 milliards de ringgits (2,1 milliards d'euros) portant sur la livraison de six corvettes, de type Gowind (2.400 tonnes). Ce dernier a reçu du ministère de la Défense malaisien une LOA ("letter of agreement"). "Le programme Gowind est définitivement lancé", explique-t-on chez DCNS à La Tribune. Le groupe avait pris le risque de lancer sur fonds propre le premier exemplaire de la gamme Gowind, l'OPV Adroit.

Intense bataille

Kuala Lumpur a finalement choisi le design de DCNS face à celui de l'allemand TKMS et du néerlandais Damen. Les corvettes seront fabriquées dans les chantiers de BNS. Par ailleurs, ce programme a fait l'objet d'une intense bataille pour fournir le système de gestion de combat des navires (CMS). DCNS a proposé son système Setis alors que Thales, qui est monté la semaine dernière de 25% à 35% dans le groupe naval, présentait quant à lui le Tacticos, conçu par Thales et déjà intégré sur l'un de ses bâtiments de la marine malaisienne. Ce qui peut présager à l'avenir entre les deux groupes français de sérieux conflits d'intérêts à l'export. Pour l'heure, DCNS aurait gagné la compétition face à Thales. Enfin, MBDA est en compétition pour équiper les six corvettes de missiles antiaériens VL Mica face à son concurrent américain ESSM (Evolved Sea Sparrow Missile) de Raytheon. Les Gowind, dont le premier exemplaire devrait être livré à partir de 2017, seront dotées d'un canon de 57 mm, de torpilles ainsi que d'un hélicoptère EC-275 (Eurocopter).

A l'image de beaucoup d'autres pays de la région comme l'Australie, la Malaisie craint la menace de Pékin, qui revendique notamment la souveraineté des îles Spratleys. La Malaisie cherche donc à accroître ses capacités militaires.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/12/2011 à 16:37 :
Autrement dit DCNS est prié de vendre son savoir faire au chantier malaysien, afin que les rétrocom arrivent dans les temps avant mai 2012.
a écrit le 19/12/2011 à 16:26 :
esperons que ce ne sera pas comme les fameuses vedettes de taiwan.....
a écrit le 19/12/2011 à 12:43 :
Et Karachi dans cette affaire?.
a écrit le 19/12/2011 à 10:56 :
Il me semble que l?Élysée ne parle que rarement de ce type de vente, comme il le fait pour les Rafales de Dassault, et du coup ça marche!
Réponse de le 19/12/2011 à 14:52 :
Ha ha ha... Bien vu, très bonne remarque!
Réponse de le 19/12/2011 à 16:33 :
Rien compris!! Les journalistes n'en parlent pas, parce-que ça marche! Et comme les Français aiment bien pleurnicher sur leur sorts, ça n'est pas vendeur.
Mais bon, il faut malgré tout noircir le tableau....
Réponse de le 19/12/2011 à 17:31 :
Je suis entierement d'accord. La fanfaronnade a surtout pour effet de faire fuir les gens sérieux et de faire perdre toute crédibilité. DCNS travaille, et du coup ça marche...
a écrit le 19/12/2011 à 9:52 :
Excellent, mais vraiment excellent article.
Réponse de le 20/12/2011 à 11:41 :
Super DCNS

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :