Finmeccanica ouvre des discussions avec Hitachi sur des cessions d'actifs

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Selon nos informations, le conseil d'administration du groupe italien de défense, d'aéronautique et de transport a récemment autorisé l'ouverture de discussions avec le groupe japonais pour la vente d'une partie du capital de ses deux filiales dans la branche Transport, AnsaldoBreda et Ansaldo STS.

Le groupe italien Finmeccanica a récemment autorisé, selon nos informations, l'ouverture de discussions avec le groupe japonais Hitachi qui, à sa gande surprise l'a approché dans le cadre de l'ouverture du capital de deux de ses filiales logées dans la branche Transport, AnsadoBreda et Ansaldo STS. Pour le moment, ce n'est qu'un approfondissement du dossier avec Hitachi. "La direction de Finmeccanica n'avait pas du tout pensé au Japonais, explique-t-on à "latribune.fr". C'est Hitachi qui s'est manifesté". Les Japonais souhaitent développer leurs activités en Europe et l'acquisition partielle d'AnsaldoBreda (matériel roulant), et d'Ansaldo STS (signalétique) leur permettrait de gagner beaucoup de temps.

C'est le quotidien italien "Il Sole 24 Ore" qui, fin mars, avait révélé que Hitachi était intéressé de racheter une participation de 50 % dans la filiale déficitaire spécialisée dans le transport ferroviaire AnsaldoBreda et de 29 % dans le fabricant de systèmes ferroviaires Ansaldo STS. Outre Hitachi, Alstom ainsi que le canadien Bombardier, l'allemand Siemens et le japonais Mitsubishi ont manifesté de l'intérêt pour Ansaldo STS, selon une dépêche de Reuters publiée fin mars. Finmeccanica, qui prévoit de vendre pour un milliard d'euros d'actifs d'ici la fin de l'année, a présenté comme non stratégiques ses filiales dans le domaines du transport et de l'énergie, AnsaldoBreda, Ansaldo Energia et Ansaldo STS.

Engagé dans une restructuration profonde, le groupe italien a annoncé fin mars avoir enregistré une perte nette de 2,30 milliards d'euros en 201,1 contre un bénéfice net de 557 millions d'euros en 2010. En 2011, la branche Transport du groupe italien (6.876 salariés fin 2011) a enregistré un Ebit négatif de 573 millions d'euros (contre 41 millions en 2010) et un chiffre d'affaires de 1,8 milliard (1,96 milliard en 2010). Fin 2011, le carnet de commandes s'élevait dans cette activité à 8,3 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 17/05/2012 à 15:49 :
Le problème est que Finmeccanica a trop d'activités diverses : dans le ferroviaire, dans les avions, dans l'énergie....
Un adage dit : "Qui trop embrasse , mal étreint ".
C'est ce qui arrive à cette entreprise.
Réponse de le 28/06/2012 à 17:04 :
Y'a qu'en France qu'on pense qu'il faut avoir des entreprises focalisées sur un seul domaine ..... on voit le résultat.

Dans le monde, il suffit de regarder les groupes comme Hitachi, Hyundai, Siemens, General Electric etc ...... pour s'apercevoir que la france n'a pas de fleuron industriel.

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