Berlin a torpillé le rapprochement EADS-BAE Systems

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L'Allemagne a bloqué les négociations, faisant échouer l'opération de la décennie.

C'est désormais confirmé, l'Allemagne a torpillé l'opération EADS/BAE Systems, en raison de son intransigeance très égoïste. Plus précisément, la chancelière Angela Merkel s'est opposée aux modalités de rapprochement entre les deux groupes. C'est d'autant plus fâcheux que, selon nos informations, à l'inverse, Paris et Londres étaient tombés d'accord avec les deux directions d'EADS et de BAE Systems. Ce qui semblait aussi le cas du groupe Lagardère. Daimler était également sur cette tendance mais a été contraint de suivre la ligne de Berlin.

Berlin n'a pas joué le jeu

Pour les négociateurs d'EADS et de BAE Systems, la tache a été compliquée. Car les Allemands n'ont pas exprimé tous leurs souhaits lors des séances de négociations. En revanche, ils ont fait fuiter leurs exigences dans la presse, notamment allemande. Les deux groupes n'ont pas réussi à faire plier Angela Merkel, qui pense déjà aux élections de septembre prochain et devait obtenir un consensus politique difficile en Allemagne sur ce dossier, sans accéder à ses trop grandes exigences... Car faut-il rappeler que l'Allemagne n'est pas actionnaire (c'est Daimler qui porte les intérêts allemands) et ne détient aucun actif de défense stratégique sur son sol. Ni François Hollande, ni le Premier ministre britannique "n'ont osé" tordre le bras à Angela Merkel, regrette un proche des négociations.

L'Allemagne n'avait rien à donner mais avait d'énormes exigences

Qu'elle veuille s'arroger 9 % du capital de la nouvelle entité passe encore (même si la position d'EADS a toujours été contre) à condition néanmoins qu'elle ne demande pas des conditions exorbitantes attachées à sa présence au capital. "Des droits particuliers ou un pacte avec la France constituent des lignes rouges qui mettraient en péril l'opération. Elles modifieraient le profil commercial du groupe qui ne veut pas apparaître comme une émanation des Etats pour pouvoir commercer avec tout le monde, et poseraient un problème avec les Etats-Unis", avait expliqué un proche du dossier juste avant que la nouvelle ne tombe. "Une part de 9 % sans droits particuliers, c'est gérable. Que l'Allemagne rachète toute la participation de Daimler qui veut sortir (14 % du nouvelle entité), cela poserait en revanche un problème", avait-il ajouté. In fine, l'Allemagne avait déjà obtenu beaucoup : la possibilité d'entrer au capital et une action spéciale qui lui permettra de s'opposer à toute tentative d'OPA et de préserver les emplois, les sites industriels et la recherche et développement sur le sol allemand.

Berlin ne s'est pas laissé convaincre

Concernant la revendication de l'Allemagne qui voulait le siège social en Allemagne, le patron d'EADS "Tom Enders (qui a installé le siège d'EADS à Toulouse pour des raisons économiques, ndlr) n'est pas homme à changer d'avis", rappelle une source proche des négociations. Les discussions se seraient retrouvées bloquées sur cette exigence de Berlin. Pourquoi l'Allemagne avait-elle de telles exigences ? Parce qu'elle n'avait rien à perdre - puisqu'elle n'avait rien à donner - à se montrer intransigeante et surtout tout à gagner. Y compris si EADS et BAE Systems obtenait une prolongation des autorités boursières britanniques (panel). Et comme le suggérait malicieusement un observateur, pourquoi Berlin se serait-il laissé convaincre plus tard ? Berlin portera de façon indélibile la responsabilité de l'échec du deal de la décennie.

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Commentaires
a écrit le 11/10/2012 à 14:45 :
Je suis sidéré, Michel Cabirol, par les commentaires, lecteurs de votre suivi de ce dossier, ô combien fondamental pour notre avenir aéronautique et de notre BITDE, qui conditionnera la politique future de Hollande européenne de défense commune (PESDc) signée par Sarkozy dans le « mini traité de Lisbonne ». Je mesure tout le chemin encore à poursuivre de l'information hautement objective et de 1ère qualité que vous délivrez afin que vos lecteurs s'en fassent une opinion  ! Et pourtant nous avons fait le Concorde Sud- Aviation avec Baé et sans le Concorde nous n'aurions jamais fait l' Airbus et qu'en 1999 BAE était encore membre à part entière d' EADS dans le futur regroupement...

En effet ; Il n'existe aucune parité directe entre les Etats français et allemands. L'équilibre actionnarial franco-allemand existe tant que le constructeur allemand Daimler reste dans le capital du futur groupe. Mais il a réitéré son désir d'en sortir.
L ' Etat allemand doit aujourd'hui se reposer la question de savoir si il lui est nécessaire d'entrer dans le capital du futur groupe. Pas certain toutefois qu'il puisse racheter la participation de Daimler sur le plan politique. Est-ce que Merkel peut mettre sur la table 15 à 20 milliards d'euros pour racheter la participation de Daimler ? Toute la question est là... l'Allemagne, une fois Daimler sorti du groupe d'actionnaires, ne pourra plus avoir la parité avec la France sauf si il rachète ses 15% de parts. Ce que tous ont accepté dans les négociations, qu'elle se place au niveau de la France.
Mais Merkel et son guignol de ministre de la défense Thomas de Maizière ont fait traîner en longueur les négociations sans donner véritablement leurs désidératas en demandant tantôt le beurre et l'argent du beurre et pour finir a appelé Hollande hier matin pour lui signifié son refus catégorique. Tous les partenaires ont donc bénéficié de la primeur avant l'heure butoir fixée à 16H GMT ainsi que les journalistes.
L'ingérence de Merkel
L'Etat français aurait déjà du se bouger car la parité France -Allemagne n'existe plus depuis longtemps ; en effet :EADS emploie davantage de salariés en Allemagne qu'en France: sur les 122 000, 48600 sont allemands, contre 45600 français, en 2011, EADS a créé 1800 emplois en Allemagne contre 1500 en France. Et depuis sa création en 2000, il a embauché 9500 personnes en Allemagne, soit le Œ des 39 000 emplois créés à l'international...Il existe donc un déséquilibre et Merkel sème la merde en réclamant encore davantage en fournissant un prêt d'un milliard d'euros, dont la moitié a déjà été versé, pour le développement de l'A350. Mais d'après FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung), EADS /Airbus aimeraient aujourd'hui s'en passer afin de limiter l'influence du gouvernement !
Et là ; c'est le gouvernement français qui râle que la parité n'est plus respectée ? Même pas ! Un silence de plomb ! Quand il clame et prétend sauver nos emplois. ?
Les accords enfin ce qui l'en reste de Lancaster House en 2010 prévoit outre le drone male Télémos, l'entrée de BAES Taramis au nEUROn  de Dassault and Co; ce point a suscité la colère de l'Allemagne et de l'Italie. En représailles ; un accord de coopération italo-allemand de défense industriel a été signé l'an dernier, en partie en réaction à l'accord franco-britannique, ce qui a engendré des contrats entre Alenia Aermacchi et EADS pour travailler sur les drones ; Avio et MTU à travailler sur la propulsion male je pense au Talarion dont EADS Cassidian a sois disant déjà dépensé 450m? ! et le drone de combat.  Que je n'ai jamais vu ni personne ? ; et Oto Melara et Diehl (qui a mis 15 ans pour faire un autodirecteur actif comparable au missile russe AA10 Alamo) en équipe sur les munitions guidées et conventionnelles.

C'est peu de vous dire combien les boulets allemands que l'on se traînent en vertu de la parité industrielle où les compétences n'existent pas engendrant des retards en années et des surcoûts phénoménaux sur tous les programmes, A400M, Tigre, EH 101, A380, A350 etc...  !
Réponse de le 22/05/2014 à 0:42 :
regardez le bien il est atteint d'un léger strabisme Pepy! c'est pas sa faute
a écrit le 11/10/2012 à 8:25 :
De ce matin, il n'y a pas seulement l'Allemagne qui a bloqué, mais aussi Lagardere (d'ailleurs EADS est assez remonté contre eux), et 30% des actionnaires de BAE !
C'est un peu facile de designé un bouc emissaire, et de se cacher derriere lui !!!
Bref, a croire que personne ne voulait de cette fusion, a part peut etre T ENDERS !
Réponse de le 11/10/2012 à 10:49 :
Bonjour, nous maintenons nos informations. C'est l'Allemagne et seulement l'Allemagne qui a bloqué ce projet. Les autres, y compris Daimler, étaient favorables. Bien à vous. Michel Cabirol
Réponse de le 11/10/2012 à 16:29 :
on a avancé les raisons d'ordre intérieur pour expliquer le nein de Merkel(rappel de Sanofi, perte d'emplois ds les terres bavaroises de la CSU, pb de Daimler etc...). En fait la Chancelière répond au sentiment croissant des Allemands hostiles à l'euro et du vieillissement d'un corps électoral trop tanné par des media de ras du trottoir.
Réponse de le 12/10/2012 à 1:09 :
enlèvez vos lunettes, M. Cabriol: la France avait ses 9% + l'option de monter à plus en achètant la part Lagardère, plus le siège (avec tout ses annexes) à Toulouse. GB avait aussi sa participation plus un siège (le deuxième d'EADS) en Angleterre. L'Allemagne, elle, n'avait pas grand chose: peut-être ses 9 %, vaguement l'option sur la participation Daimler (mais Daimler avait fait savoir qu'ils vendraient après la fusion en bourse, et l'Etat allemand n'a pas droit d'achèter des participations boursières). C'est tout. Ah oui, j'oubliais, on a promis de garder les emplois en Allemagne - mais on sait ce que valent ces promesses.
Donc: c'est parce que l'Allemagne n'a pas voulu être le dindon de la farce que vous dites qu'elle est fautive...tss, tss, j'avais éspéré un peu plus d'objectivité de votre part.
Réponse de le 12/10/2012 à 8:10 :
Bonjour "tard dans la nuit". Bon premièrement, c'est Cabirol (et non pas Cabriol), passons. Pensez-vous réellement que la France a les moyens de mettre de l'argent dans le rachat de la participation de Lagardère, surtout en ce moment. Londres et Paris s'étaient mis d'accord sur ce point de façon visiblement intelligente. Quant à l'entrée dans le capital de BAEADS, ce sont les Allemands qui l'exigeaient et ce sont eux et eux seuls qui se sont mis dans une impasse. Pour tout vous dire, les Allemands revenaient finalement à la situation antérieure à la création d'EADS où ils avaient exigé la parité avec la France sans avoir les actifs pour... Dasa était alors un canard boiteux, rappelez-vous. tss, tss, j'avais espéré un peu moins de mauvaise foi de votre part.
Réponse de le 13/10/2012 à 13:52 :
Il est en effet indéniable que Berlin seul a fait capoter le deal... peut-être toutefois devrions nous regarder quelques fables de La Fontaine pour voir si l'assortiment proposé était bien comestible. A ce propos, le mot de Metternich "finassieren" repris ensuite par Stresemann est d'autant plus d'actualité. Il est heureux cette fois, bien qu'il s'agisse toujours de canons, que l'on n'envisage plus de se tirer dessus ...mais seulement de permettre aux autres de le faire.
a écrit le 10/10/2012 à 22:59 :
Je suis enchanté par cet échec !!!
Deal de la décennie, pour qui pour BAE ?? merci aux allemands pour leur clairvoyance !!!
Tchuss !
a écrit le 10/10/2012 à 22:19 :

Il n'y a pas que dans la defense que nos amis britanniques peuvent s'allier à nous, n'en deplaise aux allemands. Il est temps de remettre les pendules a l'heure.
Bon boulot Francois!
a écrit le 10/10/2012 à 22:08 :
Deal de la décennie? Pour qui?

Réponse de le 10/10/2012 à 22:44 :
Pour l'europe, donc nous ;)
Réponse de le 10/10/2012 à 23:10 :
L'Europe ??? aurait été la grande gagnante ? pas si sur, avec les anglais encore moins, la bonne affaire était pour les actionnaires de BAE ! avec 40 % de la nouvelle entité ! et la possibilité de faire rentrer un fond américain du genre Carlyle en rachetant a Daimler 11% des actions ils pouvaient a eu 2 obtenir la majorité, ce qui veut dire a terme que EADS n'aurait plus éte européenne mais anglo-americaine !
Eux qui aime tellement l'Amerique pourquoi ne font ils pas appele a Boeing, northrop, ou a loockeed, pas si sur que les americains se rue sur la bonne affaire !!
Réponse de le 11/10/2012 à 12:24 :
visiblement vous n'avez pas compris le principe de la golden share... et tant que les dirigeants et la majorite des employes sont europeens...
a écrit le 10/10/2012 à 19:19 :
Enfin un exemple concret de l'inutilité totale voire des déboires économiques provoqués par les interventions politiques dans les processus d'entreprise! Une entité politique qui n'est pas censé avoir son mot a dire dans la gestion d'une entreprise viens de faire tomber a l'eau un projet qui aurais permis de créé un vrai mastodonte économique et enfin de faire un pas vrai une vraie Europe de la défense...
Madame Merkel, quand ont prône l'Europe, on lui met pas des bâtons dans les roues. Surtout pas quand l'initiative viens d'une entreprise qui n'aurais rien couter a l'Allemagne mais rapporter beaucoup a l'Europe. Je suis un Européen profondément convaincu (pas dans sa conception actuelle bien sur). Je pensais que Merkel avait elle aussi une vision de l'Europe unifiée a long terme. Bien je me trompe, et cette exemple prouve une fois encore que le politique, quel qu'il soit, se fout totalement de vos intérêts pourvus qu'il est réélu...
Réponse de le 11/10/2012 à 10:14 :
bien d'accord avec vous vous êtes l'un des rares à oser défendre cette fusion bravo ! je suis effrayé par le nombre de commentateurs se réjouissant de l'échec de la fusion et de l'action stupide de la chancelière allemande. cette fusion aurait crée un véritable acteur mondial dans le domaine de la défense issue de l'europe. l'ensemble des commentaires nous démontre que beaucoup trops de personnes en europe ont une vision étriquée de l'économie mondiale et des défis que nous devons relever.
Réponse de le 11/10/2012 à 11:35 :
La dite entreprise n'existe que de la volonté des états de la faire, EADS est un regroupement d'industrie de différents pays dont certains éléments touche directement a la souveraineté nationale et c'est pourquoi l'état y a un droit et devoir de regard. EADS n'est rien sans les diffèrent états membres et il est parfaitement normal qu'ils aient la possibilité de contrôler ce qui s'y fait. Vous voyez le problème à l?envers.
On a que faire des promesses du futur actionnariat, on sait tous comment elles se terminent. Que les socialistes français dans l?illusion d?une Europe de la défense voulue au final uniquement par eux, dans la détestation du groupe Dassault et par atlantisme honteux soit capable de laisser filer les intérêts stratégiques français pour satisfaire un actionnariat privée, la est la vrai honte de ce projet et le vrai problème. Quelque soit les raison de l?Allemagne, elle nous a rendu service sur cette affaire. Les français n?ont il pas retenu les leçons de l?aérospatiale et de Matra, du projet Eurofighter, A400M, du NH90, du Talarion, du MAKO et tant d?autres ?
Réponse de le 11/10/2012 à 13:39 :
non l'allemagne ne nous a pas rendu service, nous continuerons à jouer dans la cours de récréation, pendant que les autres se consoliderons et finirons soit par croquer les entrerpises européennes soit celle_ci ferons faillite par faute de contrat.
Réponse de le 11/10/2012 à 14:09 :
Vous ne voulez pas voir que de toute façon nous n'avons et n'aurons pas accès à d'autres marchés, au mieux ce sera à la marge avec une entreprise tagué « Européenne » (comprendre entreprise locale, ségréguée de la maison mère au niveau technologique).
Cette obsession de la taille des entreprises qui devrait être forcement lié a l'efficacité est une aberration dans le secteur de la défense en Europe ou les intérêts nationaux (évidents, légitimes et compréhensibles) rendent synergie et efficacité très peu présentent. MBDA en est un peu un exemple. Le seul intérêt de cet affaire va être d?accélérer des regroupements des groupes plus petits mais qui auront bien plus d?intérêt que cette chimère qu?était EADS/BAE.
a écrit le 10/10/2012 à 19:13 :
parce que les allemands n'ont pas tolérés "l'Exception Francaise", qu'on leur fait porter le châpeau.... belle hypocrésie.
Et puis, "big is not beautiful" comme l'on peut le constater avec les banques too big to fail ou en regardant l'état de l'industrie francaise. Finalement, du point de vue du contribuable que je suis, je salue l'échec de la fusion.
Réponse de le 10/10/2012 à 19:28 :
Et bien c'est que vous ne comprenez pas grand chose a l'économie d'entreprise. Construire un groupe de cette envergure aurais permis a EADS d'accéder au marché USA et aux marchés latin qui son plutôt Boeing/Lokhed Martin pour l'instant. Cela nous aurais également permis de nous fournir 100% européen pour notre défense, dont les budgets vont considérablement augmenter a long termes... Par cet échec provoqué par une seule femme au nom de ses intérêts électoraux, c'est des milliers d'emplois, des milliards d'investissement et plusieurs point de croissance européenne partis en fumée...
Réponse de le 10/10/2012 à 20:01 :
Mais de quelle exception française parlez-vous cher "tard dans la nuit" ? Berlin avait obtenu la parité avec la France (9 %), une special share, la protection des actifs stratégiques dans la défense (et quels actifs, les torpilles et les radars, hahaha, je rigole) et le maintien des emplois, des sites et de la R&D... Sauf que Merkel devait débourser 6 à 7 milliards pour acheter les 9 % et ça c'est compliqué à faire passer politiquement et dans l'opinion publique allemande d'investir dans un groupe de défense. Merkel a tourné le dos à l'Europe de la défense, point barre....
Réponse de le 10/10/2012 à 20:22 :
L'Europe de la défense est une illusion franco-française. Aucun autre pays de l'UE n'en veut. (sauf le RU au cas par cas si on considère dans un grand élan de tolérance humaniste qu'ils sont européens).
Réponse de le 10/10/2012 à 20:23 :
@Totoff, oui, tout à fait d'accord avec vous, qui résumez bien le dernier état des négociations. Il me semble cependant qu'au départ, les allemands étaient d'accord pour ne garder que le special share sans aucune participation au-delà. C'est seulement quand la France avait fait valoir son désir de garder au moins 9% (on touche à la Défense Nationale) que les choses se sont envénimées, les allemands voulant être traités à part égale à la France (je les comprends). Là-dessus, les Anglais n'étaient plus d'accord, voulant, eux, aucun actionnariat étatique. De là, on n'a plus réussi à défaire le noeud. C'est du moins ce que j'ai compris.
Réponse de le 10/10/2012 à 21:43 :
Londres était d'accord pour que Paris et Berlin aient finalement 9 % chacun du capital de la future entité... à condition que la France s'engage à ne pas racheter la participation de Lagardère. Ce qui a été visiblement fait entre Paris et Londres de façon intelligente. Il y avait un axe franco-britannique dans cette négociation. L'Allemagne à mon avis n'a jamais joué le jeu clairement. Elle a toujours demandé quelque chose en plus pour faire capoter le deal au fur et à mesures des obstacles levés.
a écrit le 10/10/2012 à 19:09 :
Les Anglais ont l'art de rentrer dans des projets européens pour les retourner à leur avantage, et ne pas être des partenaires loyaux. Pour mémoire, on fait toujours un chèque à la Grande Bretagne (I want my money back), alors qu'elle veut bloquer le nouveau traité européen. Ils n'ont jamais fait une proposition constructive pour l'Europe, seulement défendu leurs intérêts nationaux contre l'Europe. Une alliance avec eux avait toutes les chances de tourner au marché de dupes.
Réponse de le 10/10/2012 à 19:23 :
Je pense le contraire. Cette opération aurais permis de faire plié Londres sur de nombreux point Européens. Et si il n'avais pas été d'accord, il n'aurais été difficile de leur mettre le couteau sous la gorge au vu de ce que BAE va peser dans quelques années, c'est a dire pas grand chose. N'oubliez que les budgets américain continuent a baisser en terme de défense, et que de toute façon, une crise de la dette américaine est a prévoir a court terme ce qui veux dire plus beaucoup de travail pour BAE...
Réponse de le 10/10/2012 à 20:57 :
@M92 : Si vous avez raison (ce que je n'ai pas d'élément pour mettre en doute), ça signifie qu'EADS n'aurait pas fait une bonne affaire en rachetant BAE au tarif d'aujourd'hui ..!!??
Réponse de le 10/10/2012 à 22:09 :
Oui EADS n'aurait pas fait une bonne affaire.
Réponse de le 10/10/2012 à 22:43 :
Si, cela aurais été une bonne affaire dans le sens ou cela aurais ouvert la voie vers un rachat ou du moins une coopération approfondis avec Thales et surtout Dassault, qui a des parts dans EADS sans vraiment y investir. Sans même parler de ces deux la, EADS aurais pu mettre la main sur de la technologie propre a BEA dans la défense pour l'associer a la sienne et finir par sortir des produits de défense encore plus poussés pour l'Europe. La technologie de BAE aurais également pu servir au civil notamment a Airbus pour les radars... Enfin bref, les "applications" aurait été extrêmement nombreuse, et nous aurions pu, pour une fois, faire un pied de nez au US sur un marché de la défense international qui pèse plusieurs milliers de milliards de dollars, sur lesquels l'Europe ne croque rien aujourd'hui... Et qui a priori ne croqueras a rien a l'avenir...
Réponse de le 10/10/2012 à 23:14 :
@M92, sauf votre respect, soit je n'ai rien compris, soit c'est EADS qui possède plus de 46 % de Dassault (et non l'inverse!!)
Réponse de le 10/10/2012 à 23:19 :
a Onze: quid du jaguar, du linx et du concorde ?? les dynamiques doivent se créées malgré la politique ....
Réponse de le 11/10/2012 à 8:32 :
Les programme dont vous parlez sont obsoletes, citez nous des programmes recents !
Malheureusement je crois qu'il n'y en a pas !
Réponse de le 11/10/2012 à 8:32 :
Les programme dont vous parlez sont obsoletes, citez nous des programmes recents !
Malheureusement je crois qu'il n'y en a pas !
Réponse de le 11/10/2012 à 8:32 :
Les programme dont vous parlez sont obsoletes, citez nous des programmes recents !
Malheureusement je crois qu'il n'y en a pas !
Réponse de le 11/10/2012 à 11:10 :
@Footix: le Jaguar est une des raisons pour lequel les français n'ont plus voulu faire des avions avec les anglais. Pour le Concorde, De Gaulle à été obligé de tordre le bras aux anglais qui voulait abandonner l'affaire et le projet aurait pu se faire avec les russes au final. Pour le Lynx peut être. Mais comme dit avant, c'était il y a 50 ans.
Réponse de le 11/10/2012 à 12:40 :
@lyon69 : en effet, je me suis mal exprimer, c'est EADS qui a bien 46% de dassault et qui pour l'instant ne servent a rien puisque le groupe Dassault est encore majoritaire dans l'entreprise dassault aviation ( 50,55%). Dassault n'etant pas friand du partage de technologie avec EADS (malheureusement), cette fusion aurais permis au nouveau groupe enorme de finir d'avaler dassault pour enfin sortir un avion qui mettrais plusieurs longueurs d'avance au F22 raptor, qui lui reste LA referance bien devant le rafale meme avec son nouveau radar SPECTRA...
Réponse de le 11/10/2012 à 13:04 :
@M92: Tout ca n'est pas très réaliste n'y très exact factuellement parlant. Dassault n'a pas à partager sa technologie avec EADS, EADS partage t'il la sienne avec Dassault ? (par ailleurs, Dassault a bien aidé l'Eurofighter sur ses commande de vol). Il n'y a pas grand intérêt à sortir un avion qui mettrai des longueurs d'avance au F22 et la raison pour laquelle on ne le fait pas n'est pas technologique mais uniquement financière.
a écrit le 10/10/2012 à 19:07 :
tout est bien qui fini bien
ils nous ont revendu leur chemin de fer pourri et l'électricien Britich énergie.
Vraiment on a le don pour racheter les casseroles.....Avenir de BAE!!!!!!!, budget militaire en récession dans tous les pays riches. Quel est le rôle de Enders ?
Bonjour les difficultés de gestion et choix stratégiques avec nos amis britaniques qui ont un pied d'un côté de l'atlantique et l'autre en Europe...
Réponse de le 11/10/2012 à 12:30 :
Ce qui etait l'interet de l'operation: un acces au plus grand marche de defense du monde quoiqu'on en dise... EADS veut produire en zone dollar et grossir dans la defense, ct l'operation qui leur fallait...
Réponse de le 11/10/2012 à 12:54 :
C'est une illusion de penser qu?EADS allait entrer sur le marché américain comme ça et qu'aux US on n?y demande pas une contrepartie et des montages très favorisant pour eux et beaucoup moins pour EADS.
a écrit le 10/10/2012 à 18:21 :
Etrange histoire ce rapprochement. Difficile d'etre decu ou satisfait, ce qui est certain c'est en matiere d'interventionisme les allemands ont de beaux restes...a mediter
Réponse de le 10/10/2012 à 20:02 :
+1 Je suis d'accord avec vous sur tout
a écrit le 10/10/2012 à 18:19 :
L'Europe de la défense ? Ca me fait rigoler quand on voit comment USA a enfumé trop de pays européens dans le projet JSF . Ce projet coute énormément d'argent à ces pays , ne donne des retombées économiques et techno qu'aux USA et assèche les budgets défense des pays européens . JSF explose ses couts, ne tiendra pas son calendrier ni ses promesses mais aura mis à mort l'Europe de la défense . Comment s'en sortira BAE ( partenaire de premier rang de JSF ) de ce bazar?
a écrit le 10/10/2012 à 17:54 :
Les allemands sont en train de se tirer une balle dans le pied. EADS dans la defense avec cassidian n'est pas assez arme pour survivre au coup de vis budgetaire dans la defense (en particulier en allemagne). Ainsi, au lieu de faire grossir cette division en y apportant les actifs de BAE, les allemands vont leur couper les vivres et les empecher de grossir pour se couvrir, resultat: plans sociaux, fermetures d'usines, pertes de competences... enfin bref je pense que les allemands ont fait une erreur monumentale!
a écrit le 10/10/2012 à 17:45 :
La fusion a échoué, et alors? Pourquoi à tout prix vouloir construire des monstres ingouvernables, sur la base de synergies complètement hypothétiques?
EADS peut vivre sans un boulet comme BAE. L'expérience montre que la plupart des fusions transnationales ces dernières années, ont soit échoué (DAIMLER CHRYSLER), soient n'ont pas créé de valeur pour les actionnaires.
a écrit le 10/10/2012 à 17:45 :
les anglais sont trop à la botte des américains. L' Europe n'a rien à gagner à leur présence . Merkel décidément est une grande politique et le PS prend une leçon de diplomatie car il est acquis que la position française n' était pas partagée par la DGA qui s'y connaît en coopération ...On allait faire une belle connerie .
a écrit le 10/10/2012 à 17:06 :
Ce type de fusion finira par se faire, l'Allemagne devra accepter de ne pas être au niveau de la France dans ce domaine. L'accord se fera donc dans 6 mois -un délai possible- sur ces bases réalistes, Le principe étant qu'il vaut mieux tenir que courir. La parole sera ensuite aux contrats export. Notre pays conservera le nucléaire propulsion et force de frappe, les semi-conducteurs, les moteurs d'avions et la propulsion "conventionnelle moderne, l'avionique & radars, les satellites. Tout le reste sera partagé y compris nos sous-marins que nous ne voulions pas mettre dans le deal, c'est la concession. Allemands et Anglais mettront toute leur industrie militaire au pot. Les Anglais ont au fil du temps racheté 15 à 20 % des entreprises "merdiques" américaines de technologie (hors secondaire et services) débarrassant le complexe militaire US de ces navets contre quelques commandes sans garantie de temps, soit environ 10 milliards de chiffre; ils y ont ajouté leurs propres poireaux défraîchis pour compléter la soupe, encore 10 milliards, ainsi que quelques morceaux nobles pour rendre le tout digest, soit 4 milliards environ. Mais ce qu'ils vendent surtout à prix fort est la fin d'un concurent qu'était BAE. Aux français ils proposent une alliance en deuxième rideau dans les moteurs avec Rolls Royce, aux Allemands de se porter, pour ce qui leur est possible, à leur niveau ainsi que la vente de leur compagnie aérienne IAG probablerment. Le tout contre une présence momentannée dans EADS, 5 ans au plus et un partenariat plus solide dans Safran. Les allemands au passage récupéreraient la totalité de la marque RR. En Europe cela correspond à la fin de la bulle militaire qui existe sur de vieilles technologies depuis la seconde guerre mondiale. Le deal de fusion, lui, garantit à chacun de ne pas perdre d'argent mais n'assure pas d'en gagner.
Réponse de le 10/10/2012 à 17:26 :
Hypothèse intéressante mis ce n'est pas la seule: On peut aussi dire que BAE, société dépendant surtout de l'Amérique est en perte de vitesse et doit à tout prix reprendre du poids hors USA. A partir de là, l'échec de ces négociations avec BAE devrait relancer les regroupements continentaux pour résister à la pression américaine qui va s'intensifier auprès des européens dans les mois à venir directement ou par le biais de BAE.
Merkel a dit non aux Anglos Américains, il faudra qu'elle disent oui rapidement à d'autres rapprochements si on ne veut pas voir EADS dans quelques années en position indéfendable..Les français qui avait lâché pas mal de lest face aux anglais n'auront plus aucune excuse quand reviendront certaines des propositions rejetées dans le passé.
ça va negocier ferme dans les mois qui viennent !

a écrit le 10/10/2012 à 16:56 :
Nouvel échec dans la construction d'un groupe européen dépassant les intérêts nationaux mais surtout porte ouverte à une action des américains en Europe auprès de sociétés affaiblies.
Les Allemands ont fait énormément d'efforts pour revenir et s'imposer dans ce domaine ( se souvenir comment ils ont obtenu en 2000 une part plus importante de la construction des Airbus A 3XX à Hambourg) , ce n'est pas pour baisser les bras par la suite alors que le développement industriel de pointe est leur priorité.
Il faut croire que cela intéressait les français d'introduire un contre poids et que les allemands l'ont bien perçu.
a écrit le 10/10/2012 à 16:55 :
Franchement, les Allemands ont vraiment bien assuré sur ce coup. Bravo, et merci !
a écrit le 10/10/2012 à 16:52 :
On voit bien la différence entre la France qui s'aligne sur les intérêts anglo-saxons (d'ailleurs le gouvernement actuel n'a-t-il pas été formé pour une grande partie par la French American Fondation?) et l'Allemagne qui pense à l'indépendance de l'Europe vis-à-vis des EUA. Bonne nouvelle pour l'UE. Mauvaise pour les Britanniques, mais ils n'ont qu'à faire leur aggiornamento et s'aligner sur l'UE au lieu de servir de tête de pont aux intérêts Etats-Uniens qui ne sont pas les nôtres!
Réponse de le 10/10/2012 à 17:07 :
Je ne vois pas en quoi les US avaient intérêt à cette fusion, qui aurait créé de fait un géant bien plus puissant que Boeing.
Réponse de le 10/10/2012 à 17:37 :
A voir... regardez la capitalisation boursière... je sais que ça ne fait pas tout mais les difficultés de BAE se seraient reportées sur EADS.
Boeing, 53 Milliards de capitalisation
EADS, 22 Milliards
BAE, en difficulté car fortement dépendant du marché américain et anglo-saxon, 10 Milliards. Une telle fusion aurait affaibli EADS, peut-être seulement provisoirement, mais sous réserve que les britanniques s'affranchissent un peu des EUA. Jusqu'à présent, le Royaume-Uni s'est contenté de jouer les têtes de pont pour les intérêts américains dont ils dépendent fortement. On a vu ce que ça donne avec la finance.
Réponse de le 10/10/2012 à 17:44 :
Par contre un succès de la fusion voulu par les français collait avec la répulsion de la gauche française pour le groupe Dassault. Une tentative pour les entuber a déjà eu lieu lors de la création de EADS.
a écrit le 10/10/2012 à 16:29 :
Merci Berlin!
Les anglais vont trainer leur zombi tout seul!
C'est comme les Sud Coréens qui avaient refusé de reprendre Lehman finalement... bien leur en a pris!
a écrit le 10/10/2012 à 16:16 :
Le schéma de cette fusion était extravagant et déséquilibré. Les positions de Washington et de Londres visant á prendre le contrôle du marché de la défense est classique. La position de l'Allemagne concernant la protection de ses intérêts industriels est naturelle. Par contre le fait que le gouvernement francais ait été sur le point de céder aussi rapidement son patrimoine aéronautique est pour le moins étonnante.
Réponse de le 10/10/2012 à 17:28 :
TrÚs juste. Pourquoi ce qui ne convenait pas aux Allemands, traditionnellement bien plus efficaces que nous dans la défense de l'industrie, a été accepté par nos "têtes pensantes" ?? On est vraiment dirigé par des fantômes...
a écrit le 10/10/2012 à 16:01 :
Pourquoi Enders a-t-il décidé de couper court aux négociations alors qu'il aurait pu essayer de convaincre l'Allemagne en prolongeant le délai ? Était-ce vraiment insurmontable ? Ou bien y a -t-il une autre raison ?
a écrit le 10/10/2012 à 15:50 :
Quel était l'intérêt de la France à cette fusion ? Certains à Paris sont peut-être soulagés. Les dirigeants français sont fascinés par les Anglo-Saxons, les Saxons, eux, beaucoup moins.
Réponse de le 10/10/2012 à 15:58 :
Dassault est soulagé c'est sûr...
a écrit le 10/10/2012 à 15:49 :
la presse allemande (Der Spiegel et Handelsblatt) sont plutot discrets et " no comment " sur
l'echec de la fusion.Attendons de lire les anglais...Chez nous il y a toujours le vice de donner
la faute aux autres.Personne au monde,à part les Russes et Chinois protége l'industrie na
tionale comme les français.Hollande-Montebourg,avant Sarko et ses ministres toujours en route
d'une usine à l'autre,d'un plan sociale à l'autre pour défendre l'impossible,voir Arcelor,PSA,AF,
Sanofi,France Tél.Banques,Thales,SNCF,et je m'en passe(il me faut une page entière pour
les nommer tous)Mme Merkel ne bouge pas de Berlin en cas de problèmes de chez l'industrie
allemande.Pourquoi cela ?
Qui nous assure que Lagardère était d'accord? Honni soit qui mal y pense.
Réponse de le 10/10/2012 à 17:15 :
"Personne au monde....protège l'industrie nationale" Sauf le Japon et la Corée du sud pour l'automobile ,sauf les USA pour Boeing ,sauf le Brésil pour ses constructeurs automobiles locaux ,sauf l'Inde qui dans la négociation avec Dassault pour acheter le Rafale exige qu'il soit fait appel à des sous traitants locaux .....
Réponse de le 10/10/2012 à 17:33 :
Vous oubliez la France qui protège son industrie avec des taxes, des normes impossibles, des quotas dans la culture , une bureaucratie opaque, dans l'agriculture avec des subventions...
Réponse de le 11/10/2012 à 8:51 :
"..Dans l'agriculture avec des subventions..." Vous ignorez que les subventions agricoles sont attribuées et payées par l'Europe et non la France .
Le protectionisme consiste pour un pays à protéger ses entreprises industrielles face à la concurrence étrangère en appliquant des taxes à l'importation ce qui n'existe plus depuis au moins 20 ans pour l'automobile .
Réponse de le 11/10/2012 à 11:03 :
Vous ignorez que le solde de la France vis a vis de l'Europe est negatif, donc c'est toujours la France qui paye.
a écrit le 10/10/2012 à 15:47 :
Bonjour Mr Cabirol,
Je vous remercie pour vos articles toujours très bien informés (des taupes au bon endroit sans doute ! ), et je me pose 2 questions:

- Quel rôle ont joué Dassault, Washington et Boeing dans les négociations ?
- Y a-t-il une possibilité que les négociations soient seulement ajournées mais reviennent sur la table d'ici 1-2-3 ans ?
Réponse de le 10/10/2012 à 17:54 :
Merci pour votre commentaire Marianne... Dassault Aviation n'a joué aucune rôle actif dans cette opération même si on peut penser qu'il était contre pour des raisons stratégiques. Boeing a joué son rôle de lobbyiste contre le deal en tout logique et Washington attendait les modalités du deal pour se déterminer. En droit boursier, BAE et EADS doivent maintenant attendre six mois pour reprendre les discussions. Après tout est possible car BAE, qui a décidé de se vendre, peut faire l'objet d'une OPA d'un autre groupe... Michel Cabirol
a écrit le 10/10/2012 à 15:46 :
c'est çà l'EUROPE ?
a écrit le 10/10/2012 à 15:46 :
Tant mieux pour EADS. Il faut toujours se méfier des méga-fusions, a fortiori avec la perfide Albion
a écrit le 10/10/2012 à 15:34 :
Pas dramatique pour nous, il nous reste Thales et plein d'autres petits groupes à faire fusioner. De quoi s'amuser encore un moment.
a écrit le 10/10/2012 à 15:31 :
C'est la mort annoncée de BAE... Gros coup dur pour les British qui vont voir leurs contrats avec les USA fondre comme neige au soleil.
Réponse de le 10/10/2012 à 15:39 :
ils vont se faire racheter par une boîte américaine du coup
a écrit le 10/10/2012 à 15:20 :
Mettre tout sur le dos de l'Allemagne... alors que ce sont les seuls à ne pas avoir accepté de se faire avoir par les anglais : 40% de la nouvelle entité + droit de regard sur qui à le droit d'être actionnaire pour virer les Etats qui ont créé EADS...
BAE va dans le mur, alors pourquoi se mettre de la vaseline pour les reprendre???
Qu'ils fassent leur fabuleux F35 sans le faire payer à la France et l'Allemagne.
OUI à l'Europe de la défense. Mais quel est le rapport en l'Europe et le parasite "Royaume Uni"?
Réponse de le 10/10/2012 à 15:36 :
ravi de cet echec La fourbe Albion ne réussira pas son coup et c est tant mieux
a écrit le 10/10/2012 à 15:12 :
Je suis pluot content de l'echec. Il me semble qu'un mélange bien européen a déjà échoué: à savoir arcelor. Une entreprise sans actionnariat net est toujours sensible aux OPA. Diluer ainsi l'actionnariat d'EADS aurait eu le meme risque meme s'il y avait eu plein de closes spéciales etc... Si il y a accord entre Daimler et Lagardère pour EADS alors toute opération hostile n'a aucune chance d'aboutir.
a écrit le 10/10/2012 à 15:10 :
faut-il y voir une mauvaise nouvelle ? EADS est une entreprise qui malgré ses particularités fonctionne, et génère des profits très substantiels. BAE au contraire est vouée à perdre durablement une partie importante de son chiffre d'affaires. Qu'ils se restructurent avant, Berlin reverra (peut-être) sa copie. Restructurer BAE aurait fait porter la responsabilité à EADS, et aurait encore compliqué la gestion du groupe, à trois et non plus à deux. Il n'y a pas d'urgence à racheter BAE, Berlin peut être remercié...
Réponse de le 10/10/2012 à 17:49 :
Si vous etiez un observateur averti, vous sauriez que BAE s'est deja restructure... Avec fermeture d'usines a la cle etc. Mais comme les anglais n'ont ni montebourg ni la CGT on en a un peu moins entendu parler. Par ailleurs, dans la defense, EADS (avec Cassidian) est beaucoup trop petit! il etait la l'interet principal de cette fusion qui je le rappelle encore une fois est en fait un rachat!
a écrit le 10/10/2012 à 15:07 :
De la part d'un toulousain : Danke schön !
a écrit le 10/10/2012 à 14:59 :
Si c'est pour des raisons politiques peut etre que le dossier ressortira aprés les élections allemandes ? Les exigences de l'Allemagne peuvent aussi arranger en partie la France ,ces entreprises oeuvrant dans le domaine de la défense il n'est peut etre pas inutile de verrouyer certains aspects .
a écrit le 10/10/2012 à 14:43 :
Ca fait trois articles en trois jours avec le même dernier paragraphe. Vous pourriez faire un effort M. Cabirol!
Je vous taquine... Bravo à vous et à La Tribune qui est le média français qui a le mieux couvert ce projet de fusion. Mon petit doigt me dit que vous n'avez pas fini de couvrir les restructurations dans le domaine de la défense. Pourrait-on en guise d'épilogue avoir un article de fond sur le paysage industriel aeronautique et militaire français et ses perspectives? Que fait-on avec les Dassault, Thales, Safran, DCNS, Nexter, EADS, Zodiac etc...?
Réponse de le 10/10/2012 à 17:15 :
@Tolomei : demander un article de fond au site de la Tribune c'est comme demander à la Prince di ti parler : : une utopie !
Réponse de le 10/10/2012 à 18:03 :
Merci Tolomei. En attendant cet article, je vous recommande ainsi qu'à Chich, un article écrit en mai avant la présidentielle sur la recomposition de l'industrie de défense française. L'alternance réveille les ambitions inavouées des industriels de la défense.
a écrit le 10/10/2012 à 14:42 :
Doit-on rappeler à nos amis allemands que la réussite d'EADS est un miracle plutôt français mais que les réticences voire les échecs sur des projets communs sont (souvent) de leur fait. Surtout quand on n'a rien à proposer en contrepartie. "L'hégémonisme" a la vie dure. Les français doivent plus que jamais ne pas se laisser enfumer.
a écrit le 10/10/2012 à 14:28 :
Ah la, la, ces méchants Allemands égoïstes. Ils ont peut-être seulement copié les Français, qui depuis toujours défendent bec et ongles leurs intérêts. Voir SANOFI, aide financière pour les restos du coeur et que sais-je!
Réponse de le 10/10/2012 à 16:24 :
@Gigi : qu'est ce que les restos du coeur ont a voir la dedans ?!?!
Réponse de le 10/10/2012 à 17:43 :
@Chich Des SOUS! D'où viennent ils d'habitude?
a écrit le 10/10/2012 à 14:23 :
Merci berlin !

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