EADS : la France est-elle aux ordres de l'Allemagne ?

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Copyright Reuters (Crédits : EADS-Thomas Jullien)
La France négocie à la baisse sa participation dans EADS. Alors que Paris pourrait descendre à 12% (contre 15%), Berlin monterait à 12% dans le capital du groupe européen.

La France est bel et bien en train de négocier avec l'Allemagne une réduction de sa participation dans EADS, selon une source proche du dossier contactée par "La Tribune", confirmant ainsi les informations du journal économique allemand, "Handelsblatt". Paris est prêt à descendre sa participation de 15% à 12% alors que dans le même temps, Berlin monterait à 12% profitant notamment du retrait de Daimler, qui souhaite vendre une partie de sa participation de 15% d'ici à la fin de l'année. Ce serait l'un des scénarios en discussion, explique-t-on à "La Tribune". Un scénario qui éviterait à l'Allemagne, la France et l'Espagne, qui souhaitent agir de concert, de ne pas dépasser ensemble les 30% du capital d'EADS et donc de lancer une OPA sur le groupe conformément au droit néerlandais. Soit une opération estimée entre 23 et 25 milliards d'euros pour les trois Etats.

Selon le journal allemand, qui cite des sources "proches des négociations", l'Etat allemand prévoit de porter prochainement sa participation dans EADS à 12%, contre aucune participation directe à ce jour, tandis que la France réduirait la sienne de 15% à 12%. La participation de l'Espagne resterait à un niveau inchangé, soit 5,5% du capital du groupe. Une décision qui va à l'encontre de ses intérêts patrimoniaux au sein d'EADS et de ceux du groupe lui-même, qui est d'ailleurs exclu de ces négociations. Actuellement, la France détient 15% des parts d'EADS, via la holding Sogeade, tandis que le groupe Lagardère en détient 7,5%, qu'il souhaite lui vendre en 2013. En Allemagne, 15% des parts du groupe aéronautique sont détenues par le constructeur automobile Daimler, qui veut se désengager d'ici à la fin de l'année, et 7,5% par un consortium public-privé, Dedalus.

EADS/BAE Systems: Paris et Londres avaient tout accepté de Berlin

"Quand Berlin exige, Paris s'allonge", estime un bon connaisseur du groupe EADS. Déjà lors des discussions entre les Etats sur la fusion EADS-BAE Systems, l'Allemagne avait obtenu tout ce qu'elle voulait. En fait... elle ne souhaitait pas de cette opération mais la France était déjà prête à tout lui accorder... Berlin avait obtenu le feu vert de Paris et de Londres à sa demande d'entrer au capital d'EADS pour avoir la parité avec la France, dont la participation serait passée de 15% à 9% dans la nouvelle entité. Enfin quand l'Allemagne a voulu disposer d'une structure pour protéger ses actifs stratégiques de défense quand bien même elle ne dispose pas de l'arme nucléaire (à l'inverse de la France et de la Grande-Bretagne), EADS-BAE avait également accepté la création d'une holding nationale pour y placer des activités de production très "sensibles"... de torpilles et de radars.

Berlin suspend un prêt de l'A350

Après avoir fait capoté le deal de la décennie entre EADS et BAE Systems, Berlin avait dans la foulée suspendu un prêt de 600 millions d'euros destiné au développement de l'A350 d'Airbus. Insatiable Allemagne, elle en veut toujours plus... Jusqu'où ira-t-elle? Car Berlin protestait contre le non-respect par Airbus d'un accord sur la localisation outre-Rhin d'activités de la production de l'A350. Berlin avait exprimé en mars le souhait qu'Airbus accroisse la part de sa production assurée en Allemagne et que la direction du groupe d'aéronautique soit composée à part égale d'Allemands et de Français, ce qui avait conduit le groupe à dénoncer les tentatives d'influence politique sur sa gestion.

L'Allemagne détient déjà la plus grosse part de la production d'Airbus

Et pourtant l'Allemagne détenait déjà la plus grosse part de la production d'Airbus en 2011. Et ce depuis des années. Basée sur les coûts réels, la clé de répartition industrielle de l'Allemagne s'est élevée, selon nos informations, à 39,4% en 2011. En baisse par rapport à 2010 (39,8%) et 2009 (40%). Sans surprise, la France arrive en deuxième position avec 36,9%, en très légère hausse par rapport à 2010 (36,8%). Puis viennent le Royaume-Uni (18,8%) et l'Espagne (4,9%).

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a écrit le 27/11/2012 à 14:17 :
Alors pour renseignements M.Michel Cabirol, c'est la France qui bétonne les pôles stratégiques "missiles stratégiques M.51/M51.3" le pôles torpilles et radars sont assurés en France par Thalès et ONERA et DCNS.... il y a belle lurette que que sur ces deux divisions technologiques, EADS n'est plus le coût, complètement dépassé technologiquement, y compris sur des projets futuristes.

Déjà qu'à travers ASTRIUM..... certains transferts de technologie, ont dû être nécessaires,
pour permettre l'acquisition en phase terminal du verrouillage cible.... sur des missiles, soi-disant conçu en interne....... chez Thalès on rigole encore.

Bah oui anciens ingénieurs chez Thalès je sais de quoi je parle "MOI".... je peux vous dire qu'il n'y a pas deux sociétés sur la planète capable de rivaliser avec eux dans certains domaines précis....rassurez-vous les Germanos ne sont pas près de nous rattraper, les radars surtout.... Thalès a à peu près 30 ans d'avance........ demander au consortium Eurofighter Typhoon, ils en savent quelque chose.

A la limite.....cela va peut-être en étonner certains " sauf les journalistes compétents et bons à rien évidemment," les Italiens sont les plus performants que les Allemands... déjà à l'époque on s'en était rendu compte.... eh oui les Italiens ont de très bons physiciens.

voilà quand on ne sait de quoi on parle de la boucle........
a écrit le 23/11/2012 à 12:29 :
pendant ce temps la, on continue a acheter leurs bagnoles hors de prix pour faire bien histoire de creuser notre balance commerciale un peu plus . regardez les rues de paris, c'est berlin bis.
C'est la capitulation mentale liée au misérabilisme ambiant. Pauvre de nous. Reste plus qu'a apprendre a parler allemand et à attendre l'auschluss.
a écrit le 22/11/2012 à 12:52 :
A l'évidence: OUI > un article qui renforce mes analyses publiées sur :
http://wp.me/p1cLQP-AU
http://wp.me/p1cLQP-zJ
L'emprise Germanique sur notre industrie spatiale s'en est allée crescendo-ie, à l'insu de EADS, naïf!
Le mouvement de transfert de technologie s'est, progressivement, dirigé vers le consortium Allemand.
Les bases de 'recherche, d'expérimentation, et de production' ont indéniablement été absorbées.
La commercialisation ne reste plus qu'un aspect imaginaire de notre maîtrise des projets ARIANE.
J'ai moi-même, constaté sur "les pas de tir" , et par un autre canal que je ne communiquerai pas, cette évolution depuis 1998, et l'incidieuse intervention de 'Chargés d'affaire' dans tous les rouages EADS...........
Le cas EADS, assez dramatique en soi, peut être d'ailleurs, dupliqué à bon nombres de nos Industries:
IE: la machine-outil, le jouet (d'actualité), etc...et bientôt l'alimentation......
Les Knows-Hows restent des valeurs coûteuses en "Recherche&Développement", que l'on ne peut laisser fuire de nos laboratoires, par je ne sais quel aspect de soi-disant 'Partenariat' au demeurant 'profiteur'.
EADS eût-été plus heureux dans une collaboration fructueuse aux projets Chinois! (sic)
[Une vision plus aigue appartient à nos Responsables d'Entreprise, dixit "la compétitivité"]
a écrit le 21/11/2012 à 21:38 :
cela me parait évident, c'est l?Allemagne qui dirige l'europe la France de m.Hollande n'est pas crédible
a écrit le 21/11/2012 à 12:55 :
Un allemand a deux bras deux jambes comme...un pauvre francais suicidaire et victime de tous les mechants...c est pour cela qu il passe sa vie en greve ou en vacances et qu on lui raconte que la FRANCE est le plus beau pays du monde, le plus fort intelligent etc etc...et avec la SS la + efficace dans l univers....et pendant ce temps des petits besogneux gris nazis font tout pour les croquer.....Adulte et francais sont ils deux mots incompatibles????
Réponse de le 21/11/2012 à 13:39 :
Il est l'heure d'aller prendre ton euphytose, tu es un peu trop sur les nerf! Il n'est pas possible de se poser sur les equilibres au sein d'une société complexe et emblématique sans que tu ressortes n'imp??
Réponse de le 21/11/2012 à 18:26 :
Bartg: je crains malheureusement que votre commentaire n'apporte effectivement rien de constructif et est de l'anti-germanisme primaire totalement contre productif et digne des "gris ...." que vous évoquez. On peut s'exprimer mais on ne peut pas dire n'importe quoi, en particulier d'offensant vis à vis de nos voisins qui sont, quoi qu'on en pense, des alliés.
a écrit le 21/11/2012 à 12:45 :
Tous les emplois sont en train de migrer vers l'Allemagne, y compris pour ma boite, dans 10 ans, il n y aura quasiment plus rien en France, ils auront tout siphonnés et il ne font pas de cadeau.
a écrit le 21/11/2012 à 12:13 :
Assurément, et pas que pour EADS ! Les dirigeants français n'ont rien dans le pantalon
a écrit le 21/11/2012 à 10:59 :
Dans vingt ans, Toulouse sera sinistrée et l'industrie aéronautique "européenne" sera turco-germanique, en Anatolie pour la main-d'oeuvre, en Basse-Saxe pour la R&D et le high tech.
a écrit le 21/11/2012 à 10:59 :
Je pense que notre pays est en schizoprhénie totale, manquant d'assurance par moment et en faisant excès à d'autre, souvent dans la réaction plus que dans l'action, souvent sur la défensive plutôt que dans l'offensive, jouant l'ouverture culturelle et l'europhilie comme le dit gerardc27 sans le réalisme et la force qui doive l'accompagner, tout ceci accompagné d'un faux sentiment de supériorité. Il ne s'agit pas de défaire l'idée de construction européenne ici car elle nous a protégé de la guerre depuis bien longtemps maintenant, que cela dure. Mais il s'agit de reprendre en main notre avenir et se faire respecter, à commencer par nos voisins (outre Rhin notamment) dont les gènes hégémoniques naturels les pousseront à l'expansion d'une manière ou d'une autre. Il faut en effet garder l'équilibre des forces si l'on veut poursuivre ensemble comme le dit une réaction plus bas. Coopération oui, soumission jamais. Pensons à l'avenir de nos enfants que diable.
Réponse de le 21/11/2012 à 12:08 :
Il faut se souvenir des "queues blanches" d' A300 invendus dans les années 70 sur le tarmac de BLAGNAC; la FRANCE était alors en première ligne et un échec alors aurait porté un coup fatal à AIRBUS et mis à mal les ambitions "franco européennes". C'est beau et généreux de jouer les précurseurs encore faut-il savoir préserver ses intérêts essentiels ensuite.
a écrit le 21/11/2012 à 10:49 :
Lorsqu'on lit les commentaires on peut constater que c'est toujours la faute de l'autre. La France qui allait tellement bien pendant 30 ans, vacances, ... sea and sun, bagnoles, tout d'un coup l'Allemagne, certainement jalouse, fait tout pour que la France et les Français aillent très, mais alors très, très mal. Quoi faire? Faire comme Mitterand 18 mois après son élection, changer la politique? et tant pis pour l'Allemagne.
a écrit le 21/11/2012 à 10:19 :
Vos articles industriels suscitent une saine polémique. S'ils doivent être nuancés; ils n'en sont pas moins dans la vérité. L'ALLEMAGNE a mis 60 ans à recouvrer son hégémonie européenne où supposée telle. Elle réclame désormais sa part et la plus grosse en plus. Quitte à mettre en retard voire en péril de gros projets ( A380; A400; GALILEO...) par manque de compétences mais pour les acquérir. L'erreur de la FRANCE a été au contraire d' ARIANESPACE de ne pas prendre la majorité de ce groupe à l'origine à cause de son "europhilie " et eu égard à ses intérêts patrimoniaux autrement plus nobles et importants. La FRANCE en paie le prix désormais.
a écrit le 21/11/2012 à 10:18 :
A voir les commentaires ci-dessous, j'ai toujours crains pour ma part que le rapprochement avec des entreprises européennes finirait par jouer contre nous, diluant nos intérêts et transmettant notre savoir faire. Le général De Gaulle avait raison. Faire l'Europe des nations a du sens. Faire une Europe intégrée est un non sens car chaque état tire à lui la couverture en fonction de ses intérêts. Le poids de l'histoire ne s'efface pas d'un trait de crayon. Seul Charles Pasqua (quoi qu'on en pense) selon mes souvenirs s'était mis vent debout contre la fusion d'Aérospatiale avec des sociétés allemandes. Dans un autre domaine, voir la cession de RVI à Volvo pour en faire un Renault Trucks dont on ne maîtrise pu l'avenir, idem pour Panhard et ACMAT maintenant. On a aussi laissé les tracteurs Renault se faire absorber par CLAAS (allemand). On était capable de tout faire. Au fur et à mesure pour des raisons soit disant stratégiques, nous perdons la maîtrise de notre industrie lourde. Mais que fait la police ! .Je crois savoir qu'au sein d'EADS par mes contacts, il existe clairement une rivalité des nations. Il y a des gens qui luttent tous les jours à leur niveau pour préserver les intérêts de notre pays et notre savoir faire. Ce n'est pas une guerre et personne n'y a intérêt. Toutefois, il est clair que ce mode opératoire ne fonctionne pas. Peut-être une alliance type Renault-Nissan aurait été plus efficace avec le recule. Maintenant il faut faire avec. Mais quand va t'on cesser de livrer nos actifs et prendre notre avenir en main. La force de nos voisins est d'avoir un esprit collectif acéré et le sens de leurs intérêts. Il serait temps de s'inspirer de cette philosophie.
a écrit le 21/11/2012 à 10:08 :
comme le dit Missiles on n'a à s'en prendre qu'à nous. Et si Paris rachète la part de Lagardère, qu'est-ce que ça change?
a écrit le 21/11/2012 à 8:40 :
Toujours les même articles tendancieux... A quand un article sans parti pris? Des le départ il a été dit que dans EADS la parité franco allemande devait être assuré. Avec une prise de participation a hauteur de 12 % au même titre que la France en quoi l?Allemagne prend le pouvoir? Rappelons tout de même que sur 4 siège sociaux de EADS la France en a 3. Airbus, Eurocopter Astrium et quasiment le siège social de EADS.
Réponse de le 21/11/2012 à 9:05 :
Rappelez-vous Aerospatiale, c'était la pépite française. Elle a été bradée par Jean-Luc Lagardère et le gouvernement Jospin au nom d'un rapprochement politique franco-allemand. Aujourd'hui Berlin est dans une impasse avec le retrait de Daimler. Pourquoi la France ferait-elle un geste pour l'Allemagne qui n'a pas cessé de donner des leçons de bonne gouvernance à la France. Résultat elle s'est opposée à la fusion EADS/BAE systems et a imposé une gouvernance de nationalité et non de compétences. Les compétences étaient à l'origine chez Aerospatiale, Dasa était une coquille vide prête à mourir sans une alliance... Voilà l'histoire
Réponse de le 21/11/2012 à 9:10 :
Bonjour CH01, je vous rassure, l'Allemagne est légitime dans ses revendications... Mais rappelons-nous de la fusion entre Aerospatiale-Matra et Dasa, qui s'est faite à parité contre les intérêts industriels français. Cordialement. Michel Cabirol
Réponse de le 21/11/2012 à 9:49 :
Cet article n'est en rien un parti pris. C'est la vérité, l'entière vérité. Je l'ai vécu pendant de nombreuses années en France, très près de la direction. La parité est à sens unique la plupart du temps. France vers Allemagne. Le cafouillage entre français à la direction générale du temps des ex boys de Lagardère n'est pas prêt d'être oublié. Les Allemands en ont profité pour prendre la plupart des postes de commandement intermédiaires et les français le payent actuellement.
Réponse de le 21/11/2012 à 10:14 :
La parité a été accordée pour éviter un rapprochement. DASA/BAE. Rappel cet ensemble aurait détenu 60 % d?airbus et aurait marginalisé de fait la France. Aujourd?hui le siège d?EADS et d'Airbus sont a Toulouse. La France a très bien joué pour a apport initial certes supérieur (60/40) mais pas au point de devoir confier toutes les compétences clefs a la France.
@ Totoff difficile de croire qu?un groupe qui a co -conçu l?Eurofighter ne soit qu?une coquille vide. Cordialement
Réponse de le 21/11/2012 à 10:24 :
Si je puis me permettre, c'est inexact cher CH01. Il faut reprendre la chronologie des opérations. BAE Systems (enfin British Aerospace) avait tout simplement préféré GEC à DASA, qui revendiquait beaucoup de pouvoirs au sein de la nouvelle entité. D'où le rejet britannique. DASA se trouvait alors dans un corner et la France, pour des raisons obscures qui m'échappent, s'est précipité dans un mariage à parité entre Aerospatiale-Matra et Dasa
Réponse de le 21/11/2012 à 10:26 :
Les Allemands n'ont pas conçu l'Eurofighter, ils n'en sont pas capables. Ce sont les Britanniques qui ont les technologies clefs. Cordialement
Réponse de le 21/11/2012 à 10:31 :
@CH01: je vous rejoins dans votre question initiale, à quand un article équilibré sans parti pris, bien recherché, la tribune est aux ordres de qui? Et la liberté de la presse, une presse française qui saurait prendre ses distances avec "Paris", c'est toujours inconcevable?
Répartition par coûts réels, pauvre mesure, allez chercher la répartition par valeur ajoutée, et puis la valeur ajouté des nombreux fournisseurs d'Airbus (des USA, Europe, Corée etc) Le déclin industriel de la France se fait en France et sur les marchés mondiaux. Pourquoi troubler encore davantage les esprits déjà troublés?
Réponse de le 21/11/2012 à 10:47 :
Cher Pitoyable (excellent ce pseudo), lisez plus souvent La Tribune, vous allez être mieux informé. Bien à vous. Michel Cabirol
Réponse de le 21/11/2012 à 12:16 :
@ Mr Cabirol: Je vous prie vraiment de moduler à la baisse la tonalité de votre article, comme vous le faites en réaction à CH01. Je lis la tribune et j'ai moi-même posé la question sur la répartition "nationale" de la valeur ajoutée pour Airbus hier sur votre site juste avant la parution de votre article. Vous êtes l'auteur du 1er article que je lis à ce sujet. Merci. Par contre ces questions "nationales" sont sensibles et je crains qu'en finalité vous desservez les intérêts "nationaux" des industriels français en général et aéronautique en spécifique. Relisez vous même; voici un extrait: "Insatiable Allemagne, elle en veut toujours plus... Jusqu'où ira-t-elle?" et vous mr Cabirol, jusqu'où irez-vous? Ce message s'adresse à tous les rédacteurs de la tribune et j'inclus l'usage indécent de certaines images (très dévalorisante) de personnage politique allemand. merci Le journalisme ce n'est pas la propagande.
Réponse de le 21/11/2012 à 18:44 :
Permettez moi de défendre mon site web d'information preferré. Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours europeens. Les articles Mr Cabirol font de la Tribune le meilleur site d'information aeronautique français. Et il a bien raison dans ses interrogations. Il y en a qui n'oublient jamais de se servir. La strategie française lors de BAE EADS laisse bien des interrogations plus ou ;moins positives. Etait ce une strategie de renoncement et de bradage ou une strategie de rapprochement britannique pour compenser des influences trop marquées.
a écrit le 21/11/2012 à 7:17 :
Le Gouvernement place NOS sous à l'étranger?
a écrit le 21/11/2012 à 6:31 :
On adopte une posture de perdant face à l'allemagne dans beaucoup de domaines, eads n'en étant qu'un parmi tant d'autres. Certes l'Allemagne a une économie un peu supérieure à la notre en PIB, en meilleure santé selon d'autres indicateurs mais elle est très moins de la puissance globale américaine, et même loin de la Chine ou d'un Japon... Mon grand-père se retournerait dans sa tombe. Après tout ce qui s'est passé en Europe ces derniers siècles, on les laisse de nouveau reprendre une avance qui si on continue encore 10 ans ainsi deviendra irrattrapable... l'Europe ne peut marché que si la France, l'Angleterre, et l'Allemagne garde une relative égalité les uns par rapport aux autres. quand on voit l'Allemagne asphyxier le reste de l'Europe en imposant un euro fort, et imposer des traites de libre échange qui ne profitent qu'à elle, je me dis que tout ça finira bien par péter un jour ou l'autre. mais la question reste les conditions de notre sortie de l'euro à moyen terme ou bien son maintient mais avec une transformation de notre eco que le modèle allemand, ce qui aura un coût sociétal indigestible

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