Espace : le lanceur russe Proton à nouveau fiable

Le lanceur Proton a mis sur orbite mardi un satellite de télécommunication de l'opérateur européen Eutelsat, Eutelsat 3D, lancé depuis le cosmodrome russe de Baïkonour (Kazakhstan). Un troisième succès en trois mois. Du coup, l'opérateur européen a signé un nouveau contrat avec la société ILS (International Launch Services), une compagnie américaine majoritairement détenue par la société russe Khrunichev.

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Le lanceur Proton à Baikonour Copyright Reuters
Le lanceur Proton à Baikonour Copyright Reuters

Après toute une série d'échecs, l'industrie spatiale russe peut souffler et retrouver un début de sérénité. Le lanceur Proton Breeze M a mis sur orbite mardi un satellite de télécommunication de l'opérateur européen Eutelsat, Eutelsat 3D, lancé depuis le cosmodrome russe de Baïkonour (Kazakhstan. Un lanceur opéré par la société ILS (International Launch Services), une compagnie américaine, majoritairement détenue par la société russe, Khrunichev depuis mai 2008. En difficulté ces dernières années, Proton a connu sept échecs en sept ans. Mais depuis la reprise des tirs le 27 mars (avec le lancement de SATMEX 8 puis le 16 avril d'ANIK G1), c'est le troisième succès d'affilée pour le lanceur. Du coup, Eutelsat a décidé de refaire confiance à Proton et a annoncé la signature d'un nouveau contrat de lancement avec ILS portant sur un satellite, qui devrait être lancé sur la période 2014-2016. Ce lancement sera le huitième réalisé par un lanceur Proton pour Eutelsat.

Un sans faute entre Eutelsat et Proton

Construit par Thales Alenia Space (TAS) à partir de la plateforme Spacebus 4000 - soit le 22ème satellite Spacebus pour le compte d'Eutelsat -, le satellite d'Eutelsat, d'un poids de 5,4 tonnes, doit offrir une couverture de l'Europe, de l'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de l'Asie centrale, ainsi que l'Afrique subsaharienne. Eutelsat 3D, qui aura une durée de vie opérationnelle en orbite de 15 ans, accompagnera ainsi le développement des marchés de la vidéo, des données, des télécommunications et du haut débit. Ce satellite, qui entrera en service le mois prochain, permettra à Eutelsat "de développer nos ressources à cette position orbitale qui sera de nouveau renforcée avec le lancement en 2014 du satellite Eutelsat 3B", aexpliqué le PDG d'Eutelsat, Michel de Rosen. "Nous remercions nos partenaires, Thales Alenia Space qui nous livre un nouveau satellite et ILS et Khrunichev, qui, avec ce nouveau succès, poursuivent un sans faute depuis notre premier lancement Proton en 2000. Nous avons le plaisir d'annoncer ce soir que nous renouvelons notre confiance dans ce lanceur avec la signature d'un nouveau contrat qui dote notre entreprise d'une flexibilité accrue, essentielle pour la conduite de notre développement".

Pour le président d'ILS, Phil Slack, "Eutelsat et ILS ont établi au cours des treize dernières années un partenariat étroit, initié en 2000 avec le lancement de SESAT 1. Après sept lancements réussis, dont le vol anniversaire de notre 50ème lancement Proton en 2009 avec à son bord le satellite EUTELSAT 10A, nous sommes fiers de la confiance qu'Eutelsat nous réitère en nous associant de nouveau à l'expansion de son activité".

L'industrie spatiale russe a connu de nombreux revers

La Russie a connu ces dernières années une série de revers dans le secteur spatial. Le dernier échec en date est survenu en février, quand une fusée russo-ukrainienne Zenit avec un satellite américain est retombée dans l'océan Pacifique juste après son tir de la plate-forme flottante Sea Launch. D'autres échecs ont provoqué la perte de plusieurs satellites et autres engins, notamment d'un vaisseau cargo qui devait approvisionner la Station spatiale internationale (ISS). En novembre 2011, la Russie a également perdu sa sonde martienne Phobos-Grunt. Lancée par une fusée Zenit du cosmodrome de Baïkonour, cette sonde n'était pas parvenue à s'affranchir de l'attraction terrestre et ses fragments étaient retombés dans le Pacifique.

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Commentaires 3
à écrit le 16/05/2013 à 6:20
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Bonjour, le lanceur Proton Russe est une des fessée les plus puissante, mais il fourre comme de problème de fiabilité..... Espérons que la Russie finira par régler se vieux problème.... Pour Ariane V , elle eest puissante et fiable, espérons que les...

à écrit le 15/05/2013 à 14:52
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Retour de la technologie spatiale russe, moins rustique que Spoutnik et que Soyouz mais toujours un peu plus moderne, un peu plus fiable : Proton ! Bon pour l'avenir ? Mieux que Vega et que Ariane V , ou la future Ariane VI ? En tout cas les Russes n...

le 15/05/2013 à 22:28
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7 echecs en 7 ans pour Proton , pas un seul depuis plus de 10 ans pour Ariane V. la remarque "mieux que .. Ariane V" dénote une totale méconnaissance du sujet. Un commentaire digne de la Pravda.

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