Aéronautique : les PME françaises sont prêtes à (re) mettre les gaz

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Airbus étudie des cadences de production d'une cinquantaine d'A320 par mois vers la fin de la décennie./ DR
Airbus étudie des cadences de production d'une cinquantaine d'A320 par mois vers la fin de la décennie./ DR (Crédits : Airbus SAS 2010)
Fournisseurs et sous-traitants devraient pouvoir répondre à la montée en cadence de la production.

Qu'on se le dise, la supply chain est en pleine forme... Le président du directoire de Zodiac, Olivier Zarrouati, assure que les fournisseurs et sous-traitants en général et les PME en particulier ont gagné le double défi de la montée en cadence de la production exigée par les avionneurs et de la raréfaction des financements, induite selon lui par la frilosité des banques. Convaincu de la capacité des PME à assurer cette montée en cadence, Olivier Zarrouati observe : « Il n'y a pas eu d'avions laissés sur le tarmac. » Une « question bien franco-française, Boeing ne se la pose pas », estime-t-il.

"Le tissu industriel est sain"

Le président de la commission Aéro-PME du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), Thierry Voiriot, confirme : « Les PME ont fait une belle année 2012. À quelques rares exceptions près, la montée en cadence a bien été suivie par les PME. » Et si Airbus souhaitait augmenter les cadences de l'A320 à 44 ou 46 appareils (contre 42 aujourd'hui), soit une hausse de 5 % à 10 %, elles ont « les moyens de suivre », assure-t-il. Sur les questions de financement, Olivier Zarrouati estime que s'il y a eu « des maillons faibles », ils ne peuvent pas être considérés comme « une faiblesse de la chaîne » dans son ensemble. Des cas isolés ont été « traités dans les temps », note-t-il. D'autant que le secteur s'est pris en main pour endiguer tout risque systémique en créant des outils ad hoc.

C'est le cas des fonds Aerofund, appuyés par Airbus, Safran, EADS... qui ont réalisé quatre opérations en 2013. Aerofund II est notamment entré en mai dans le capital du sous-traitant mécanique de rang 1, Asquini et Sofop Aéro lors de la fusion des deux entreprises. D'une façon générale, le président du directoire d'ACE Management, Thierry Letailleur, qui gère Aerofund, estime que « le tissu industriel est sain ». Il reste confiant avec l'arrivée d'une nouvelle génération de dirigeants, qui, explique-t-il, s'engagent sans complexe dans des opérations de fusion, mais aussi développent leurs activités dans des pays à bas prix pour suivre les maîtres d'?uvre. Seul point noir, les difficultés de recrutement. « Au moins 95 % de PME disposent d'un ou deux postes à pourvoir qui ne trouvent pas preneur », regrette Thierry Voiriot.

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Commentaires
a écrit le 18/06/2013 à 16:43 :
Le secteur aéronautique est toujours en forme que celà soit la sous-traitance ou les grands assembliers comme Airbus EADS : l'aeronautique s'est largement adaptée à la mondialisation de ses marchés donc idem pour les équipementiers de sous-traitance de l'aéronautique !! L'A380 a du mal à se vendre mais les reste A320,A320 neo, A350 sont dans les strating blocks pour de gros, de très gros marchés mondiaux donc Airbus va bien !!
a écrit le 18/06/2013 à 16:07 :
Comme si Zodiac pouvait être une référence... Leur CA est de moins d'un tiers branché sur l'aéronautique. Et pour la fabrication à "bas coût", vous n'allez pas être déçu par l'absence de qualité ainsi que des retards phénoménaux. Good luck, cowboys.

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