Rafale contre Eurofighter aux Emirats : c'est aussi un match entre Paris et Londres

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Le Rafale de Dassault Aviation
Le Rafale de Dassault Aviation (Crédits : AFP)
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend aux Emirats Arabes Unis, pour une visite de deux jours. Le match Rafale-Eurofighter se joue en partie dans les coulisses diplomatiques. Entre Londres et Paris, la guerre fait rage.

C'est l'un des duels aériens les plus féroces du moment : quel est l'avion de combat - Rafale contre Eurofighter - qui équipera l'armée de l'air des Emirats Arabes Unis (EAU). Surtout c'est un duel entre deux capitales européennes, Paris et Londres, qui se livrent une guerre diplomatique totale. C'est dans ce contexte que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, effectue une nouvelle visite très consistante de deux jours aux Emirats en fin de semaine, du samedi 6 au lundi 8 juillet. Lors du dernier salon de défense à IDEX en février, le ministre français a su nouer une bonne relation avec l'homme fort des Emirats, le prince héritier cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, principal décideur en matière de coopérations militaires, d'achats d'armement, d'énergie et de culture (La Sorbonne, Le Louvre). Les deux hommes ont notamment partagé un déjeuner simple en dehors d'un cadre protocolaire strict, ce qui leur avait permis de discuter librement du Rafale... et d'autres dossiers de coopérations entre la France et les Emirats. Bref, le "fit" est passé... Le nouveau PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, qui connait bien les Emirats pour y avoir vendu 30 Mirages 2000-9 en 1998, dispose depuis le salon IDEX d'une "road map claire pour travailler" de la part de Cheikh Mohamed.

A Jean-Yves Le Drian de conforter cette bonne relation ce week end.  Le président de la République avait reçu avec tous les honneurs en juillet 2012 au Palais de l'Elysée, Son Altesse cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, qui sera, sauf accident, le prochain émir d'Abu Dhabi et le prochain président des EAU, à l'occasion d'une visite qu'il effectuait en France. C'est aussi l'interlocuteur privilégié de Paris en général, et des groupes de défense tricolores en particulier. Enfin, François Hollande avait maintenu une visite importante en janvier dernier aux Emirats en dépit du début de l'intervention militaire française au Mali. La relation entre la France et les Emirats est une relation mure et approfondie par des années de coopérations. Elle n'est surtout pas une relation au coup par coup en fonction des contrats commerciaux.

Optimisme de BAE Systems

Londres joue également sa partition sur le plan diplomatique et industriel. BAE Systems intensifie ses campagnes Eurofighter à l'export face au Rafale. Au salon du Bourget, BAE Systems, qui dirige la campagne commerciale du consortium Eurofighter GmbH (outre le britannique, EADS et l'italien Finmeccanica en font partie) aux Emirats a fait preuve d'un réel optimisme pour l'Eurofighter. Le groupe britannique, qui a distillé à la plupart des interloculeurs rencontrés un souffle d'euphorie, espère une décision cette année des EAU en faveur de l'Eurofighter Typhoon, très fortement soutenu par le Premier ministre britannique David Cameron, pour un contrat portant sur le remplacement d'au moins 60 Mirage 2000-9, un avion qui a particpé à l'opération Harmattan en Libye.

Pour quelles raisons les Britanniques entretiennent-ils un tel optimisme ? Info ou Intox ? Méthode coué ? Plusieurs raisons à cela. Car Londres croit en son étoile aux Emirats même si le duel Rafale/Eurofighter a toujours tourné en faveur de l'avion français. Une pierre dans le jardin britannique. Et ce d'autant que selon le vice-président d'une division de Selex (groupe Finmeccanica), Chris Bushell, le carnet de commandes de l'Eurofighter Typhoon à l'export se tarira si le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ne parachèvent pas leur accord de financement en faveur d'un système de radar à balayage électronique... dont le Rafale est déjà équipé.

La Reine VRP de l'Eurofighter

Sur le plan diplomatique, Londres a mis les petits plats dans les grands quand elle a reçu le président des EAU, l?Emir d?Abu Dhabi et commandant suprême des forces armées, cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, qui a effectué une visite d?Etat de quatre jours en Grande- Bretagne fin avril-début mai. Même la reine Elisabeth II a été "mise à contribution, personnellement, pour mieux réussir l?opération de séduction en direction de la classe dirigeante émiratie, et pour appuyer les approches officielles et commerciales au profit des industriels britanniques", avait écrit la revue Middle East Strategic Perspectives. Cheikh Khalifa, qui détient les cordons de la bourse aux Emirats, a été sensible à cet accueil.

Surtout, Londres compte sur le traité entre la Grande-Bretagne et les Emirats pour remporter la victoire. La signature d'un contrat Eurofighter dont le montant est évalué à 10 milliards de dollars, enverrait, selon les Britanniques, un signal très positif sur la relation stratégique entre les deux pays. Dans ce cas-là, Londres installerait une base aérienne à Al-Minhad.

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a écrit le 07/08/2013 à 22:38 :
La haute technique tactique aeronautique d'offensive de penetration dissuasive requiert de la dualite du mirage 2000 et du rafale.En revoyant la guerre d'irak nous prove que la superiorite aerienne est un determinant incontournable au tournant de la guerre.Mais le prince d'emirats doit etre conscient de sa responsabilite nationale d'independance territoriale afin de faire le bon jugement pour son propre avenir de securite tactique et dissuasive.
a écrit le 07/08/2013 à 22:38 :
La haute technique tactique aeronautique d'offensive de penetration dissuasive requiert de la dualite du mirage 2000 et du rafale.En revoyant la guerre d'irak nous prove que la superiorite aerienne est un determinant incontournable au tournant de la guerre.Mais le prince d'emirats doit etre conscient de sa responsabilite nationale d'independance territoriale afin de faire le bon jugement pour son propre avenir de securite tactique et dissuasive.
a écrit le 06/07/2013 à 21:44 :
je vous le dis. C'est l'eurofighter qui va gagner, et les anglais seront bien obligé de reprendre les 60 mirages 2000 et les intergrer à....leur armée de l'air !

LOL J'aimerais voir la tronche de Serge Dassaut ce jours là.
Réponse de le 06/07/2013 à 22:08 :
Des mirage 2000 dans la RAF? lol! Alors là j?attends vraiment de voir, je n'y crois pas, mais si ça arrivait, ça ne manquerait pas de piquant...
Réponse de le 07/07/2013 à 15:15 :
Il est évident que dans cette hypothèse, les Britanniques se débrouilleraient pour revendre les Mirage 2000 à un autre pays... parce que sinon, c'est moi qui aimerais voir leur tronche s'ils devaient utiliser des chasseurs 100 % "Froggy" :D
a écrit le 04/07/2013 à 10:26 :
J'aime tous ces experts qui commentent ici. Des vrais pro a les lire ils connaissent toutes les astuces commerciales, diplomatiques, politiques. Mais ce n'est pas tout ce sont aussi des fins ingenieurs ils conaissent tout sur les flux aerodynamiques, la résistance des materiaux ect ect Attention ce sont égalemet des experts en informatique, programmation. Messieurs qu'attendez vous pour postuler chez BAE Dassault & co ils n'attendent que vous.
Réponse de le 04/07/2013 à 11:05 :
Peut être qu'ils travaillent déjà :-)
Réponse de le 04/07/2013 à 11:30 :
Si tel etait le cas il ne seraient pas ici a commenté un article minable lu pas 4 pelo qui ne savent pas quoi foutre de leur journée.
Réponse de le 04/07/2013 à 11:51 :
lol
No comment.
Réponse de le 04/07/2013 à 12:26 :
Tout les intervenants ont été courtois jusqu'ici. C'est un peu facile de dénigrer de façon assez brutale qui plus est sous un pseudo (courageux ?) sans vraiment d'ailleurs apporter une démonstration étayée. Vous pouvez me joindre à La Tribune et on pourra discuter de cet "article minable". J'aimerai beaucoup entendre vos arguments. Bien à vous. Michel Cabirol
Réponse de le 04/07/2013 à 22:26 :
Mr Cabirol l'article en soit n'est en aucun cas minable, veuillez accepter mes excuses pour ce jugement injuste je vous prie.
Réponse de le 05/07/2013 à 9:12 :
Excuses Acceptées. Bonne journée. Michel Cabirol
Réponse de le 22/08/2013 à 18:08 :
rg au fesse totofff ^^^humour . je suis de bordeaux et le rafale et la fierté du coin , le pinard aussi ^^
a écrit le 04/07/2013 à 6:27 :
On imagine très bien que les anglais doivent espionner les français et les français espionner les anglais. N'est-ce pas, entre alliés de plus d'un siècle !
a écrit le 03/07/2013 à 19:39 :
Il y a un détail que personne ne mentionne , les écoutes . Est ce que les EAU en on bénéficié comme la France,
ce qui changerait la donne . Sinon au poker menteur les Anglais sont beaucoup fort.....
a écrit le 03/07/2013 à 17:30 :
C'est amusant de lire les commentaires franco-français chaque fois qu'un article parle du Rafale, l'Arlésienne de l'économie française. Franchement lorsque l'on comptabilise le nombre incroyable d'experts de tous poils au fait des hautes capacités du Rafale, des procédures d'achat d'avions de chasse, etc... on se demande comment Dassault n'arrive pas à conclure! C'est de la mauvaise volonté! Dassault doit absolument engager des commentateurs de la Tribune et les Rafale se vendront comme des petits pains
Réponse de le 03/07/2013 à 17:58 :
Combien de fois il va falloir le répéter ...
Le choix d'acheter tel ou tel une avion de chasse est avant tout un acte POLITIQUE ! Notre avion a beau avoir les meilleures atous techniques, c'est surtout l'influence économique et politique du pays qui le vend qui fera la différence.
Réponse de le 03/07/2013 à 18:12 :
Et comme l'influence de la France dans le monde, aussi bien économique que politique, est proche du néant, autant dire que ce n'est pas demain que l'on va vendre un Rafale...
Réponse de le 03/07/2013 à 18:28 :
Ah toujours se fameux rafale? Je ne comprend pas comment depuis le temps cette avion n'as pas été vendu?
Est-ce que la france veux vraiment le vendre cette avion de chasse?
Réponse de le 03/07/2013 à 20:40 :
Messieurs, ne nous égarons pas. Nous connaissons déjà trop bien les déconvenues du Rafale à l'exportation. La valeur ajoutée de cet article est plutôt de souligner l'optimisme britannique sur l'échéance d'une décision, de faire le point sur les ressources qu'ils mettent en ?uvre (officiellement) et de pointer les propres problèmes de l'eurofighter.

L'aviation de combat reste encore aujourd'hui un domaine passionnant sur le plan technique, ce qui justifie les passions des uns et des autres. Par contre, sur le plan commercial et politique, il est très difficile, je pense, de vraiment comprendre l'ensemble des tenants et des aboutissants, qui eux n'ont jamais été aussi complexes.
a écrit le 03/07/2013 à 16:40 :
Même si l'EF est moins bon que le Rafale, ce dont plus grand monde ne doute, nous avons une propension très importante, en matière d'armement, à ne pas remporter les appels d'offre face aux américains, aux allemands et aux anglais. Et pourtant le Rafale, de par sa polyvalence et ses équipements dispose d'atouts que n'ont pas le grippen ou l'EF. Il suffit de regarder vers la Suisse, dont l'état major a placé le Rafale comme étant l'appareil répondant le mieux à leurs besoins, pour après que les politiques suisses choisissent le grippen. Le plus drôle, c'est que cet avion n'a même pas atteint le minimum exigible par l'armée suisse sur certains critères.... Alors oui, nous avons toutes les raisons d'être inquiets....
Réponse de le 03/07/2013 à 19:21 :
@ Mars: certes le Rafale est un excellent avion, le multirôle le plus complet, notamment avec sa version marine. Il n'y a que 3 pays au monde ayant des portes-avions à catapulte, les USA, la France et le Brésil (avec l'ex Foch), les quelques rares autres pays équipés possèdent des portes-avions pour atterrissage/décollage vertical (STOVL).
Réponse de le 04/07/2013 à 9:34 :
SOTVL : Short Take Offf Vertical Landing, sont un type de porte avion pour des Harrier ou F-35
à côté on a
STOBAR : porte avion à tremplin (principalement pour défense de zone)
CATOBAR : porte avion à catapulte (plus hostile)
Réponse de le 04/07/2013 à 19:26 :
En parlant d'aéronaval, on oublie souvent la composante guet/surveillance aérienne qui, pour être un bon multiplicateur de force du groupe aéronaval, doit être assurée par des avions spécialement conçus, et qui sont jusqu'à présent exclusivement CATOBAR.
Réponse de le 22/08/2013 à 18:13 :
et les russes avec leur yak faut pas les oubliés
Réponse de le 23/08/2013 à 7:26 :
Si vous parliez du Yak-38 (équivalent à un Harrier), il est retiré du service depuis 1991. Actuellement, sauf erreur il n'y a que des Mig-29K (utilisé par les Indiens) et des Su-33 pour la marine russe (+ une version chinoise J-15)
a écrit le 03/07/2013 à 16:25 :
Il est inutile de déverser des arguments techniques sur la capacité et la qualité de chaque avion, car la décision est avant tout politique. De toute façon les pays du Golfe sont sous parapluie américain et en cas de conflit l'aviation du Golfe ne sera que partiellement utiles aux Emirats !
a écrit le 03/07/2013 à 11:48 :
Pourtant l'EF n'est pas un très bon avion. Si il se vend, c'est purement diplomatique.
Il n'a que pour lui ses moteurs puissants, mais les erreurs de conception sont nombreuses.
-Les plan canards palcés sous le cockpit, empechant les pilotes de bien voir le sols, c'est pour cette raison qu'il n'est pas navalisable... C'est pas bien partique pour les attaques au sol aussi (mais à la base il n'était pas conçu pour ça).
-Ses moteurs puissants sont pénalisés au décolage par ses entrées d'air à raz le sol, ce qui en fait un aspirateur à cailloux : piste propre obligatoire (façon F22, qui lui est court sur patte en plus). Du temps et de l'energie dépensée en plus au décollage.
-Le manche à balais est central, ce qui oblige le pilote à avoir une posture plus redréssée qu'un avion à mancha à balai sur le coté. Du coup, le coprs peut encaisser moins de G... Gênanat pour un avion concu pour de l'interception et du dogfight (avant d'etre "omnirolisé" par la suite). Aucun avion moderne ne procède comme ca.
Enfin il est pas au point, il s'est auto-ridiculisé en Lybie, incapable de tirer le storm shadow...
Enfin son prix est assez élevé sommes toutes.

Réponse de le 03/07/2013 à 15:10 :
D'ou tenez vous ces infos? Vos sources svp.
Réponse de le 03/07/2013 à 15:44 :
Le "les plans canards placés empéchant" est relativement faux sur le fait que l'eurofighter n'est pas navalisable. Pour la bonne raison que les appontages se font soit par instrument, soit par un reflecteur miroir qui guide le pilote en cas de panne des instruments, ce n'est également pas la raison pour laquel il n'est pas capable de lancé convenablement des bombes. l'eurofighter n'as tout simplement pas été conçue pour être embarqué (bien que plus lourd que le rafale, sa structure est dans les fait plus fragile, et il perdrais des bouts si on lui installerais une crosse dans l'etat actuel, dont la dire crosse).
Son incapacité à lancé les bombes seuls, viens surtout du fait qu'il est aveugle pour l'attaque au sol, et ses ordinateurs ne possédent pas les logiciels nécéssaire ( il ne posséde également pas de pod à l'heure actuel, qui nécéssiteras ensuite pas mal de réglages et des certifications).

Aprés, il est sure qu'au niveau de la gestion technique du cockpit, elle as plus de vingt ans de retard, même les SuperHornet ont plus adapté, et je crois que le dernier block de F16, a également été repensé de ce point de vue.
Le plus gros probléme également au niveau entrées d'air, c'est que trop rapprochés, elles se font conccurence (en gros cela réduit le volume d'air/sec qui peut alimenté les réacteurs), l'autre risque, c'est également qu'en cas de recontre avec un ou des éléments étrangers, les deux réacteurs risque plus facilement d'être endommagés.
Réponse de le 03/07/2013 à 15:48 :
Ce qui est dit est parfaitement vrai, il suffit de se balader sur les sites spécialisés, vous verrez par exemple que l'eurofighter a toujours été plus cher que le rafale dans les compétitions internationales, même la cour des comptes anglaise l'a reconnu! J'aime beaucoup la partie sur la Libye où les anglais se sont gargarisés de la complémentarité entre l'eurofighter et le Tornado. Expliquant combien il était formidable d'avoir l'eurofighter pour désigner les cibles et le Tornado pour lancer des missiles... En omettant de dire qu'ils procédaient ainsi car l'eurofighter ne pouvait pas tirer tout seul. Pendant ce temps là le rafale faisait TOUT tout seul, désignation de cible, tir, interdiction aérienne, reconnaissance... Et parfois toutes ces missions en une seule sortie...
Réponse de le 22/08/2013 à 18:11 :
exate un pod des bombe et des misssiles , bon pour les roquettes c est pour le corp a corp . a quand des roquette auto guidé ?!!!?
a écrit le 03/07/2013 à 11:46 :
Apparemment la France n'a toujours pa compris ce qu'est devenu le monde: Le Rafale n'a aucune chance d'être vendu où que ce soit. Dès que la France élabore une offre, les britanniques sont tenus au courant par leur grand frère aux oreilles à l'écoute du monde (USA), ils connaissent l'offre française à l'avance et on tout loisir d'adapter la leur. Ce n'est pas pour rien que l'EuroFighter a déjà été vendu à plusieurs clients dans le monde alors que le Rafale a un seul acheteur: le contribuable français!
Réponse de le 03/07/2013 à 12:05 :
euh... C'est sûr cela a bien marché en Inde, Dassault ayant été préféré à BAE pour mener des discussions exclusives. Soit la NSA ne savait pas, soit BAE n'a rien compris
Réponse de le 03/07/2013 à 12:31 :
Comme toujours, il y a à chaque fois un ou plusieurs troll dès qu'il y a un article sur le Rafale et bien voilà, le premier de la journée.
Réponse de le 03/07/2013 à 13:16 :
Celui qui demande aux autres d'ouvrir les yeux, a-t-il vraiment les yeux ouvert? Ca m'étonnerai fortement. T'es simplement l'ennemi de l'intérieur.
Réponse de le 03/07/2013 à 13:42 :
les amércains aidant les anglais sur un marché militaire mais oui bien sur c est l evidence même ...
Réponse de le 03/07/2013 à 17:22 :
@Totoff: Dassault a été préféré à BAE en Inde mais l'Inde n'a toujours rien acheté ni signé
Réponse de le 03/07/2013 à 17:25 :
A la vue des commentaires éclairés, il convient de souligner que les Britanniques font partie intégrante des réseaux d'écoute des USA et de ce fait peuvent avoir accès aux info: Il en va de même pour le Canada. La France elle, n'est pas considérée comme fiable ou alliée des USA, elle est du côté des "écoutés"
Réponse de le 03/07/2013 à 18:12 :
Et vous pensez que les Etats-Unis n'écoutent pas leurs vieux amis britanniques. Ah ah ah...
Réponse de le 03/07/2013 à 18:29 :
@Vive les experts : c'est pas faux mais en tout cas BAE n'a pas été retenu pour les négociations exclusives. L'Inde a déjà acheté des avions de combat de Dassault : des Mirage et des Jaguar, un programme en coopération avec les Britanniques.
Réponse de le 03/07/2013 à 18:46 :
@Totoff: Les USA écoutent bien sûr les Britanniques mais ils leur donnent des su-sucres pour leur aide. Et quand il s'agit de tailler une croupière à ces français qui passent leur temps à ne pas suivre aveuglement ce que les USA disent de faire, ils ne vont pas se gêner.
Réponse de le 04/07/2013 à 22:17 :
@ """Ouvrir les yeux""" (trop drôle)

Ben mince alors, vot' truc a pas trop bien marché en Inde : bye-bye l'Eurofighter Typhoon, ainsi que les F-16 et F/A-18E/F Super Hornet américains (ainsi d'ailleurs que le Gripen suédois et le MiG-35 russe)... Rien que ça...
a écrit le 03/07/2013 à 10:39 :
La confiance affichée par les britanniques peut effectivement être une méthode coué pour se convaincre eux-mêmes de leurs chances. Ou alors ils ont tellement allongé de dessous de table comme en Arabie Saoudite qu'ils sont sûrs de remporter le contrat. Bien que cette alternative ne soit pas à exclure, il ne faut pas oublier que l'Eurofighter ne dispose d'une capacité air-sol que limitée, or en remplaçant les mirage 2000-9, c'est un avion multi-rôle ou omnirôle comme le dit Dassault que les EAU recherchent. Par ailleurs dans toutes les compétitions, l'Eurofighter a toujours été plus cher que le Rafale. Donc quand les emiratis font rentrer l'Eurofighter dans la danse parce que "la proposition commerciale de Dassault n'est pas acceptable", j'ai des doutes sur la capacité du consortium Eurofighter à proposer des termes plus conciliants ou alors les dessous de tables sont vraiment gros...
Réponse de le 04/07/2013 à 23:36 :
Beaucoup oublient également qu'il y a peine 2-3 ans, les EAU ne voulaient même plus entendre parler du Rafale à cause de l'insistance un peu trop poussive de notre ancien président qui voulait à tout prix finaliser un contrat avant Mai 2012...

Pourtant, alors que notre fleuron aéronautique français était à mettre au oubliette, voilà que le Rafale semble revenu dans la course. Cet optimisme Anglais n'est-il tout simplement pas la bonne vieille technique de diversion, de l'arnaqueur sur le point de signer son contrat, et qui voyant revenir du coin de l??il revenir son plus grand rival, fait les yeux doux à l'acheteur pour finaliser la chose avant retournement de situation?
Je pense que le contrat le plus dur à signer, et le 1er. Une concrétisation en Inde ou ailleurs pourrait débloquer pas mal de situation...

Il y a aussi une alternative qui pourrait débloquer la vente de Rafale, mais qui est dans le genre politiquement, plus que pas correcte. C'est la situation géopolitique la bas. Si les pays voisins venaient à continuer une islamisation radicale, les EAU devraient peut être reconsidérer la balance obective GéoPolitique/Souveraineté territoriale.
Un peu le même cas de figure ou l'Inde à cause de ses pays frontaliers pas si amicale que sa, voie le Rafale au dela de la coopération avec la France, comme une solution nécessaire à garantir la paix avec ses voisins. C'est prouvé, quand on doit attaquer quelqu'un, on commence en général par le plus faible.
a écrit le 03/07/2013 à 10:27 :
Dans les chasseurs de 4ème génération... le Saab JAS 39 Gripen , est aussi très compétitif ,d'ailleurs l'Indes lorgne aussi de ce coté ....
Réponse de le 03/07/2013 à 10:41 :
Oui, le Gripen NG sera un avion bon à tout faire et pour moitié moins cher qu'un Rafale sauf que les indiens n'en veulent pas car le Gripen a été éliminé dès la première phase de sélection avec les chasseurs russes et américains. Les indiens veulent du Nec plus ultra rivaliser avec les avions des pays voisins (Pakistan, surtout la chine)
Réponse de le 03/07/2013 à 10:42 :
L'inde ne lorgne pas du côté du Gripen dans la mesure où il a été recalé par les évaluations techniques (notamment parce que c'est un monomoteur) et dans le cas où les négociations avec Dassault venaient à échouer c'est avec le consortium Eurofighter que le gouvernement indien négocierait. De même pour les conditions aux EAU, le Gripen n'est pas adapté (à cause des hautes températures). Enfin d'un point de vue diplomatique, les emiratis n'ont rien à espérer de la Suède...
Réponse de le 03/07/2013 à 10:53 :
oui, le Gripen soufre un peu d'être méconnu et grandement sous-estimé. A priori, le Gripen était beaucoup plus axé sur une approche optimisant le rapport qualité/prix, avec moins de souci pour l'indépendance (fournitures nombreuses des USA mais aussi de diverses entreprises européennes). Il faut voir si ce rapport qualité/prix sera maintenu avec la variante Gripen E/F.
De nombreux clients du F35 auraient dus (rationnellement) se tourner vers cette option, et notamment les voisins scandinaves de la Suède.

Cela dit cette approche 'low-cost' ambitieuse et unique dans le paysage des chasseurs occidentaux actuels a quand même du mal à passer. Même si sur le papier, les besoins suisses ne sont pas censés être considérables, les performances du Gripen semblaient tout juste suffisantes selon les critères militaires. Cela dit, l'avion a quand même été sélectionné, au final.
Par contre, le Gripen n'est pas adapté pour tout le monde (comme n'importe quel chasseur, en fait!) : face aux EAU qui veulent un chasseur superlatif ou de l'Inde qui a un besoin de performance très élevé pour faire face à la Chine et au Pakistan, le Gripen semble moins bien positionné.
Réponse de le 03/07/2013 à 10:53 :
oui, le Gripen soufre un peu d'être méconnu et grandement sous-estimé. A priori, le Gripen était beaucoup plus axé sur une approche optimisant le rapport qualité/prix, avec moins de souci pour l'indépendance (fournitures nombreuses des USA mais aussi de diverses entreprises européennes). Il faut voir si ce rapport qualité/prix sera maintenu avec la variante Gripen E/F.
De nombreux clients du F35 auraient dus (rationnellement) se tourner vers cette option, et notamment les voisins scandinaves de la Suède.

Cela dit cette approche 'low-cost' ambitieuse et unique dans le paysage des chasseurs occidentaux actuels a quand même du mal à passer. Même si sur le papier, les besoins suisses ne sont pas censés être considérables, les performances du Gripen semblaient tout juste suffisantes selon les critères militaires. Cela dit, l'avion a quand même été sélectionné, au final.
Par contre, le Gripen n'est pas adapté pour tout le monde (comme n'importe quel chasseur, en fait!) : face aux EAU qui veulent un chasseur superlatif ou de l'Inde qui a un besoin de performance très élevé pour faire face à la Chine et au Pakistan, le Gripen semble moins bien positionné.
Réponse de le 04/07/2013 à 23:46 :
Le Gripen à été sélectionné par la Suisse, mais sur fond de débat très houleux. En effet, ce sont les politiques qui ont choisi le Gripen et le rapport qu'a effectué par la suite l'armée Suisse est venu très sérieusement contraster cette décision. Ce même rapport montrant qu'en plus d'être très nettement inférieurs à l'Eurofighter et au Rafale, le Gripen était à peine satisfaisant dans de nombreux domaine. Il s'agissait en Suisse de remplacer d'ancien F5 désuet il me semble, mais ce qui choque c'est qu'une partie de la flotte Suisse à déjà été remplacée par des F18-Hornets qui sont d'après les notations meilleurs que le Gripen. Quid? Pourquoi acheter un nouvel avion moins performant que certains zincs équipant déjà l'armée? C'est comme si l'on venait proposer des vieux F16 à la France pour remplacer ses vieux Jaguars...

La décision à l'époque d'évincer le Rafale par les dirigeants Suisse étaient à 90% une réponse à la politique de l'époque de lutter sur le plans Européen contre les paradis Fiscaux. A tord ou à raison, il est bien évident que nos petits Suisses n'ont pas un sens de l'humour assez développer pour apprécier la blague :)
Réponse de le 05/07/2013 à 7:33 :
A noter que le contrat des Gripen n'est toujours pas signé par les Suisses...
Réponse de le 05/07/2013 à 9:17 :
@ Enkhan : oui, c'est ce que je disais, l'évaluation des militaires n'était pas géniale à l'égard du Gripen. Le problème avec le rapport qui a fuité, c'est un imbroglio entre les versions Gripen C/D et Gripen E/F, sachant que c'est ce dernier qui est commandé.

Sur un plan objectif, on peut comprendre que tous les pays n'aient pas besoin d'un biréacteur haut de gamme comme le Rafale. Je ne vais pas juger à la place des suisses, mais un gripen avec radar à antenne active, 'network-enabled', capable d'emporter un armement air-air de pointe, c'est déjà une machine intéressante.
Mais il y a un autre point problématique, c'est la compatibilité avec les armements : l'avion choisi doit être employé aux côtés des F-18 déjà en inventaire, notamment avec le duo sidewinder/amraam, déjà intégré sur Gripen. Gérer un nouvel inventaire à base de Mica aurait été couteux, surtout pour un pays comme la suisse qui ne peut déjà pas escompter un effet d'échelle significatif.

Ce qui est douloureux avec la Suisse c'est que c'est un de ces rares marchés laissé libre par les américains (d'ailleurs étonnant qu'il n'y ait pas eu de tentative de caser un F-16 block50/52), une occasion rêvée pour les compétiteurs européens.
Réponse de le 06/07/2013 à 6:49 :
@pipolino : "d'ailleurs l'Indes lorgne aussi de ce coté ...." ??!! Euuuuh... la "compétition MMRCA", dite aussi "MRCA", ça vous dit quelque chose ??? Sinon, Google/Wikipédia sont vos amis... Le 27 avril 2011 (il y a plus de 2 ans...), à l'issue d'une première phase de sélection, le Saab Gripen (Gripen IN, variante du Gripen NG, nouvelle génération) a été éliminé de la compétition, avec 3 autres des concurrents, les F-16 et F/A-18E/F Super Hornet américains et le MiG-35 russe, ne laissant en lice que l'Eurofighter Typhoon et le Dassault Rafale. Puis le 31 janvier 2012, à l'issue de cette deuxième phase de sélection, c'est le Rafale qui l'a emporté pour entrer en négociations exclusives avec l'Inde... Il vaut mieux avoir un MINIMUM de connaissances sur un sujet dont on parle, pour éviter de sortir des énormités...
Réponse de le 06/07/2013 à 7:32 :
@Enkhan : "Il s'agissait en Suisse de remplacer d'ancien F5 désuet il me semble" ==> Effectivement, et du coup, je me demande si la réponse n'est pas tout simplement contenue dans la question. Il s'agit d'un programme (dit "TTE") visant un remplacement partiel de la flotte de vieux F-5 Tiger II, cohabitant avec les beaucoup plus performants F-18. Dès lors, et même si j'aurais évidemment préféré que le Rafale soit choisi (comme nous le savons, il a obtenu les meilleures notes d'évaluation des 3 concurrents), on peut difficilement nier que le Rafale (ainsi d'ailleurs que le Typhoon) est nettement surdimensionné pour un remplacement du petit F-5 Tiger II, et que le petit Saab Gripen paraît plus adapté pour cela. Il en serait tout autrement s'il s'agissait de remplacer les gros et puissants F-18... Mais alors, me rétorquerez-vous, et vous aurez raison, pourquoi la Suisse a-t-elle ne serait-ce qu'envisagé les puissants et onéreux Rafale et Typhoon s'il s'agissait seulement de remplacer de petits F-5 Tiger II ?... Là effectivement je suis perplexe... Il me semble que le F-16 en concurrence avec le Gripen aurait été plus pertinent...
a écrit le 03/07/2013 à 9:54 :
Techniquement c'est un excellent produit . Mais son sur-équipement
le rend commercialement invendable . Il faudrait pourtant bien que
Dassault en vende . Sinon , c'est le l 'Etat qui sera encore obligé ,
contractuellement , d'en acheter . Et puis Il y a des campagnes élec-
torales qui approchent ; les électeurs de Corbeil attendent leurs en-
veloppes . Alors Le Drian doit faire le maximun.
Réponse de le 03/07/2013 à 15:46 :
Vous vous intéressez au sujets que vous commentez? Parce que les EAU réclament de nombreuses améliorations sur le Rafale avant de le commander...

Pour le fait que l'état soit obligé d'acheter 11 avions par an, c'est juste que 1 avions produit par mois travaillé est le minimum pour éviter de tomber dans l'artisanat et de connaître des problèmes de production. Et il faut aussi que l'armée renouvelle son stock d'avions modernes, ce qui au rythme de 11 par mois prend un certain temps (enfin ça c'était avant que l'on se résigne à avoir une armée de l'air du Tiers-Monde).
a écrit le 03/07/2013 à 8:53 :
Bonjour.
Intéressant résumé. L'optimisme affiché côté britannique m'étonnait aussi, surtout par rapport au calendrier. Alors que côté français, il commence à se dire que les Mirage 2000-9 sont des machines performantes et récentes et que le besoin de remplacement est tout sauf urgent, on peut s'étonner que les britanniques envisagent une réponse aussi rapide.
Surprenant aussi le traité de coopération stratégique envisagé par l'Angleterre, ouverture de base aérienne à la clé : avec une force aérienne locale tout sauf ridicule et déjà une base américaine ainsi qu'une base française, le ciel émirati risque de devenir surpeuplé de cocardes variées! Quel serait l'intérêt pour les EAU?
Réponse de le 03/07/2013 à 15:52 :
Je suis comme vous: assez perplexe. Il me semble que l'installation de la base française s'accompagne d'un traité d'alliance. De même, les USA, qui fournissent aussi des avions aux EAU et y maintiennent des F22, doivent également avoir donné des garanties. Je veux bien croire qu'ils aient peur de l'Iran mais là, ils ont quand même déjà couverts...

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