Défense : la corvette L'Adroit de DCNS pourrait définitivement accoster en Uruguay

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La corvette l'Adroit de DCNS
La corvette l'Adroit de DCNS
L'Uruguay serait intéressé par deux corvettes Gowind de DCNS. Le groupe naval lui propose L'Adroit, un patrouilleur hauturier mis actuellement à la disposition de la marine nationale.

DCNS, qui a construit sur fonds propres L'Adroit, a désormais acquis la certitude que l'armée française ne pourra pas s'offrir ce patrouilleur hauturier, qui vogue depuis deux ans sous les couleurs de la Marine nationale. Destiné à des missions de sauvegarde maritime, ce navire a été mis à la disposition gracieusement de la Marine nationale pendant trois ans depuis octobre 2011. Ce qui représente un effort sans précédent pour DCNS.

« L'objectif était de démontrer sur les océans du monde entier ses qualités opérationnelles », estimait alors DCNS. « Cette coopération va également contribuer à promouvoir à l'international la pertinence et la valeur opérationnelle des navires de la gamme Gowind », précisait également le groupe naval … et pourquoi pas le vendre in fine à la Marine nationale. Ce ne sera pas le cas.

L'Uruguay intéressé

Du coup, DCNS, qui a déjà vendu le design des Gowind à la Malaisie, cherche un pays qui pourrait être intéressé par un tel navire, qui a fait ses preuves opérationnelles notamment le long des côtes africaines dans une mission de lutte contre la piraterie puis sur l'océan Indien. Cela pourrait être le cas de l'Uruguay, selon des sources concordantes.

Ce petit pays d'Amérique latine pourrait s'offrir deux navires de ce type, dont L'Adroit qui pourrait trouver en Uruguay son port d'attache. D'autant que le programme Gowind reflète les ambitions de croissance de DCNS à l'international sur les marchés des navires militaires de petits et moyens tonnages.

Equipage réduit

Mesurant 87 mètres, le patrouilleur hauturier L'Adroit a une autonomie de 8.000 milles nautiques. Il peut rester plus de trois semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère et des drones. Il ne requiert qu'un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers. Il dispose d'un large champ de missions grâce à un ensemble de moyens de prévention et d'action nécessaires aux tâches de surveillance et de police en mer : embarcations rapides pour commandos, hélicoptère d'assaut ou de transport, drones de surveillance, intercepteurs de guerre électronique, moyens de communication haut débit et sécurisés, aides au commandement...

Le programme Gowind est une famille de corvettes à vocation littorale et de patrouilleur hauturier (Offshore Patrol Vessel ou OPV) développée par DCNS et destinée à des missions telles que surveillance et souveraineté, contre-piraterie, lutte ASM. La famille Gowind inclut des navires de 85 à 100 mètres et d'un déplacement de 1.100 à 2.400 tonnes.

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Commentaires
a écrit le 18/09/2013 à 8:17 :
C'est beau de voir qu'il y a tant d'ignorance dans chacun de nous... Certains commentaires sont vraiment pitoyables
a écrit le 14/09/2013 à 9:15 :
Pour assurer une continuité de service du PA CDG, la DCNS pourrait construire un 2ème porte-avions sur fonds propres...
En réfléchissant un peu, j'ai l'impression de participer à ces fameux fonds propres.
a écrit le 13/09/2013 à 21:27 :
Elle accostera en Uruguay, puisque cela n'a pu être fait en Syrie !
En bons commerçants, je propose à l'Uruguay : 5 rafales offerts pour 1 frégate achetée, ainsi nous pourrons nous venter d'avoir minimisé le déficits des exportations, bon, dernier prix : 10 rafales au lieu de 5 et 10 A 400 ! Marché conclu.
a écrit le 13/09/2013 à 19:46 :
Si l' Uruguay est intéressé par ce type de matériel, et que cela donne des envies au Brésil et l'Argentine pourquoi
pas dans la mesure ou l'on ne brade pas....
a écrit le 13/09/2013 à 12:50 :
Ce que je trouve bizarre, c'est que si nous n'en achetons pas, est-ce que ce produit à l'international fonctionnera réellement ? Il me semble étrange de pouvoir vendre un produit que nous ne posséderons pas en unité opérationnelle.
Désolé pour le parallèle, certainement tiré par les cheveux, mais c'est comme si un vendeur de Peugeot ne roulait pas en Peugeot tout en essayant de m'en vendre... je trouverais ça louche !
Réponse de le 16/09/2013 à 11:13 :
Ce sont souvent les mêmes personnes qui demandent de réduire les impôts et d'augmenter les dépenses (militaires ou autres). Si le gouvernement précédent n'avait pas flambé 600 milliards d'augmentation de la dette en 5 ans, le ministère de la défense ne serait pas obligé de faire des économies...
Réponse de le 16/09/2013 à 17:11 :
@Mecatroid : le cout d'exploitation du Rafale n'est pas exorbitant... Il semble comparable au prix des avions de sa classe de masse. Cependant, je vous l'accorde, il n'y a pas une grande transparence sur ce genre de sujet et il y a de grandes disparités de calcul selon les pays qui empêchent une comparaison précise.
a écrit le 13/09/2013 à 8:24 :
Cela est fort dommage, nous manquons de ce type de navire pour les dom-tom et ainsi recentrer les frégates vers nos "capital-ship", et de plus, l'état stratège doit bien se rendre compte qu'il faut soutenir les industriels qui osent créer des produits sur fonds propres.
Allez.. juste 2.. c'est pas ça qui va ruiner l'état.
Réponse de le 16/09/2013 à 17:07 :
@Mecatroid : oui, pourquoi pas. Mais dans ces cas-là, il ne faudra pas critiquer le fait que nos industriels de la défense ne prennent pas (ou peu) de risques avec des développements sur fonds propres. Ils feront le dos ronds, comme le budget de la défense, en attendant des jours meilleurs.

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