Échec de Galileo : des tuyaux trop proches auraient gelé le carburant

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Les satellites de la constellation du système Galileo sont fabriqués par le groupe allemand OHB.
Les satellites de la constellation du système Galileo sont fabriqués par le groupe allemand OHB. (Crédits : EADS)
Il s'agit d'une "lacune du design sur un point très précis" a expliqué à l'AFP le PDG d'Arianespace. Des tuyaux trop proches auraient gelé le carburant, gênant les moteurs du lanceur russe. Cela va pouvoir être corrigé très rapidement.

Le récent échec du lancement de deux satellites Galileo serait lié au gel du carburant dans le lanceur russe Soyouz, dû à un problème de tuyaux, selon la commission d'enquête indépendante chargée de comprendre ce qui s'est passé.

Lancés le 22 août par Arianespace depuis Kourou, en Guyane, les deux satellites Galileo, Sat-5 et Sat-6, n'avaient en effet pas atteint l'orbite circulaire prévue à quelque 23.000 km d'altitude, mais une orbite elliptique vers 17.000 km, rappelle l'AFP. Cela les a rendus pour le moment inopérants pour la mission Galileo, le système européen de navigation par satellite censé concurrencer le GPS américain -et donc affranchir l'Union européenne de cette dépendance- d'ici à 2020.

Rectifier le tir très rapidement

Le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël, a déclaré mercredi 8 octobre à l'AFP:

"Il s'agit d'une lacune du design" sur un point précis. (...) "On sait ce qu'il faut faire pour corriger très rapidement" cette imprécision. "Cela permet d'envisager un retour en vol de Soyouz depuis la Guyane dès le mois de décembre."

Le PDG a insisté:

"Ce n'est pas lié à une erreur humaine."

Aussi, pour ce prochain vol de la fusée russe, il y a deux possibilités: soit embarquer deux nouveaux satellites Galileo comme cela était prévu à l'origine, soit choisir des satellites Internet de l'opérateur O3b. "Il reviendra à nos clients, et notamment à la Commission européenne, de nous dire ce qu'ils souhaitent", a indiqué Stéphane Israël.

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Commentaires
a écrit le 08/10/2014 à 18:54 :
Moi je n'espère qu'une chose, c'est que Galileo fasse la pige au GPS américain. Hi! Hi!...
a écrit le 08/10/2014 à 13:01 :
Comme on s'attendait, Arianespace sans le sou veut faire payer à la Russie. C'est marrant que les lanceurs Ariane quand ils ont des défauts la faute se trouve toujours ailleurs chez les sous-traitants. Si les lanceurs Soyouz n'étaient pas fiables alors pourquoi les utiliser ? d'excuses politiques et sans éthique qu'on ne ferait jamais si c'était un lanceur de fabrication américaine. Et pourtant les américains utilisent des moteurs russes pour leur fusées !!!
Réponse de le 08/10/2014 à 13:48 :
Les américains n'utilisent que les moteurs et les fusées russes parce que Obama ne leurs donnent pas assez d'argent. Ils sont obligés. Pourtant, l'Amérique va bientôt utiliser d'autres fusées. Ariancespace, parcontre, pouvait changer, ils pouvait utiliser quelque chose de plus sur.
Réponse de le 09/10/2014 à 10:54 :
Visiblement vous ne savez pas comment fonctionne l'industrie spatiale!
Réponse de le 13/10/2014 à 17:12 :
La fusée de l'échec Galileo n'était pas Ariane, mais Soyouz. Quand à la défaillance elle concernait l'étage supérieur "Fregat" qui n'est pas utilisé sur tous les tirs Soyouz d'où la relative jeunesse de celui-ci. Mais le choix de Soyouz ou Ariane est avant tout politique...

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