Thales : un PDG qui se fait attendre...

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Qui succédera à Jean-Bernard Lévy à la tête de Thales ? Réponse mercredi peut-être...
Qui succédera à Jean-Bernard Lévy à la tête de Thales ? Réponse mercredi peut-être... (Crédits : Reuters)
Le conseil d'administration, qui devait initialement se tenir ce lundi pour entériner un accord entre l'Etat et Dassault Aviation sur la nomination du futur PDG du groupe électronique, a été décalé à mercredi.

Les salariés de Thales attendront... Le conseil d'administration, qui devait initialement se tenir ce lundi pour entériner un accord entre l'Etat et Dassault Aviation sur la nomination du futur PDG du groupe électronique, a été décalé à mercredi, selon nos informations. Ce qui semble logique puisque Charles Edelstenne, le bras droit de Serge Dassault et l'homme le plus influent de la maison Dassault, n'est rentré que dimanche de Cuba où il avait pris quelques jours de vacances, selon des sources concordantes. Une manière de dire à l'Etat que Dassault restait maître du calendrier. D'autant que l'avionneur a très peu goûté d'apprendre par la presse la nomination de Jean-Bernard Lévy à la tête de EDF par l'Etat.

Les salariés ne sont pas les seuls à attendre. Les trois candidats - deux en interne et un en externe - devront également patienter. En interne, le Breton Pierre-Eric Pommellet (50 ans), directeur général adjoint en charge des systèmes de mission de défense serait le favori de Dassault Aviation. De son côté, Patrice Caine (44 ans), aujourd'hui numéro 2 de facto du groupe en tant que directeur général, en charge des opérations et de la performance, aurait le soutien de l'Etat. Enfin, le candidat externe pourrait venir d'Alstom. Un nom circule, celui de l'ancien directeur financier, Nicolas Tissot (47 ans, ancien élève de l'ENA, diplômé HEC et inspecteur des finances), aujourd'hui conseiller du PDG du groupe français pour le rapprochement avec General Electric.

Changement de gouvernance?

Selon l'agence Reuters, Jean-Bernard Lévy sera remplacé par un tandem constitué d'un président non exécutif choisi en externe et d'un directeur général sélectionné en interne. En 2012, la succession de Luc Vigneron, poussé vers la sortie sur fond de grogne interne chez Thales, avait déjà donné lieu à d'âpres discussions entre l'Etat et Dassault Aviation, pour aboutir juste avant Noël à un consensus, avec le choix de Jean-Bernard Lévy, qui venait de quitter Vivendi six mois plus tôt.

Aussi bien Jean-Bernard Lévy que l'Association du personnel actionnaire de Thales (APAT) ont fait passer de nombreux messages pour qu'un candidat interne soit nommé. A suivre...

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Commentaires
a écrit le 24/11/2014 à 11:42 :
C'est comme d'habitude et en fonction des barèmes d'avancement des uns et des autres, des baronnies vraies ou non, des écoles d'où l'on sort et de l'entregent des candidats que l'on choisit "l'élu" . L'exemple AREVA devrait pourtant servir de mauvais exemple.
a écrit le 24/11/2014 à 4:49 :
Penser qu'un directeur financier d'Alstom, tout ENA qu'il soit, puisse etre un meilleur candidat que les VP de Thales cites dans cet article serait une preuve supplementaire de l'incomprehension de la complexite de la direction d'un grand groupe technologique a dimension internationale. l'experience Vigneron a ete catastrophique pour le groupe, alors meme que des candidats internes brillants etaient disponibles, M. Vigneron les a d'ailleurs pousse dehors a son arrivee.

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