Dassault Aviation livre les trois premiers Rafale à l'Egypte

 |   |  1891  mots
Dassault Aviation livre trois Rafale à l'Egypte à Istres
Dassault Aviation livre trois Rafale à l'Egypte à Istres (Crédits : Dassault Aviation A. Pecchi)
Dassault Aviation livre ce lundi à l'Egypte les trois premiers Rafale biplaces prélevés sur les appareils de l’armée de l'air. Retour sur les coulisses de cette incroyable négociation menée en temps record pour la vente de 24 Rafale et d'une frégate multimissions (5,6 milliards d'euros).

La cérémonie officielle de réception par l''Égypte de ses trois premiers Rafale s'est tenue ce lundi au Centre d'essais en vol de Dassault Aviation, à Istres, avec la présence de l'ambassadeur d'Égypte en France, Ehab Badawy et du PDG de l'avionneur tricolore, Eric Trappier. Quatre pilotes égyptiens, formés et entrainés par l'armée de l'air française, convoieront jusqu'au Caire les Rafale mardi. Pour les derniers sceptiques sur la réalité du contrat Rafale en Egypte, cela va devenir très dur de ne pas y croire.

"Ce contrat constitue un nouveau jalon de la coopération qui lie Dassault Aviation et l'Égypte depuis les années 70, soit plus de quarante ans d'un partenariat exemplaire placé sous le signe de l'engagement et de la confiance mutuelle. Après le Mirage 5, l'Alpha Jet et le Mirage 2000, le Rafale est le 4ème avion Dassault à voler sous les cocardes égyptiennes, et l'Égypte, tout comme elle l'avait été pour le Mirage 2000, est le premier client export du Rafale", a expliqué Eric Trappier dans un communiqué.

Cinq mois seulement la signature du contrat au Caire, Dassault Aviation a remis les clés de trois Rafale biplaces prélevés sur les appareils de l'armée de l'air française pour être mis à disposition de l'armée de l'air égyptienne. Ce contrat, qui prévoit la livraison rapide de 24 avions (16 biplaces et 8 monoplaces), "correspond en réalité à onze avions prélevés en chaîne", avait souligné en mai dernier le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Retour sur les coulisses de cette incroyable négociation menée en un temps record.

Les premiers contacts entre Le Caire et Paris

L'affaire commence vraiment à se nouer en septembre quand l'Egypte exprime un intérêt pour le Rafale lors de la visite au Caire du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Le 16 septembre, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi reçoit le ministre français et évoque pour la première fois l'acquisition du Rafale et de frégates multimissions. Une demande égyptienne qui n'est pas nouvelle. Déjà au début de l'été 2011 avant les élections législatives prévues en fin d'année, les militaires égyptiens avaient déjà adressé à Paris une "expression d'intérêt" pour 12 à 20 Rafale. Paris avait alors été très embarrassé et Dassault Aviation pas intéressé. Pour autant, Paris avait discuté mollement avec Le Caire pour comprendre le besoin des militaires égyptiens. Des pilotes essaieront même le Rafale. Mais cela n'ira pas plus loin.

Mais cette fois-ci, Paris prend l'affaire au sérieux. A son retour à Paris, Jean-Yves Le Drian mandate une équipe de négociations composée de membres de son cabinet et de trois industriels : l'avionneur Dassault Aviation, le groupe naval DCNS et le missilier MBDA. De son côté, le président égyptien choisit un de ses proches, le général Mohamed Al-Assar pour conduire la négociation. Et la modernisation des 20 Mirage 2000 EM/BM égyptiens un temps évoquée est remisée dans les cartons. Qui aurait pu prévoir une telle proximité entre Paris et Le Caire, ne serait-ce au début de l'année 2014... Bref, la négociation est entamée pour de bon même si, à ce stade, tout le monde reste très prudent.

Le Caire confirme son intérêt en novembre 2014

Mi-novembre, le dossier n'est évidemment pas encore mûr. Ce qui conduit alors une source proche du dossier à penser que c'est un dossier "de moyen terme". Pourquoi pas à la fin de l'année 2015, voire 2016 même si la visite du président Sissi en France pour la fin novembre filtre dans la presse. D'autant que le financement de l'opération est déjà perçu comme un des éléments clés de la négociation pour un pays comme l'Egypte. Début novembre, en France on estime que Le Caire pourrait demander à la France lors de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi un financement, via la Coface, pour pouvoir s'offrir les 24 Rafale. Ce qui pourrait compliquer un peu plus ce dossier, qui sera difficile à concrétiser. Mais pas impossible comme on le verra en février 2015.

L'opération prend vraiment tournure lors de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi à Paris fin novembre (26 et 27 novembre). Le président égyptien confirme à François Hollande son intérêt pour 24 Rafale et également deux frégates FREMM. Le Caire veut effectivement acquérir des frégates multimissions très rapidement. Livrer rapidement une FREMM, cela tombe plutôt bien. La France est prête à lui fournir la Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine destinée à la Marine nationale. D'un montant d'environ 1,8 milliard d'euros hors armement, ces deux frégates seraient en quelque sorte les navires amiraux de la flotte égyptienne. DCNS a d'ailleurs déjà conclu en un temps record (six mois) un contrat portant sur la vente de quatre corvettes de type Gowind. Le président égyptien le confirme aussi à Jean-Yves Le Drian le 26 novembre lors d'un dîner en tête-à-tête à l'hôtel de Brienne.

Et comme attendu, pour signer ce contrat Rafale évalué à 3,6 milliards d'euros environ, les Égyptiens ont demandé à la France un crédit Coface pour le financement des avions de combat. Et certains évoquent alors début décembre un crédit Coface pour la moitié du contrat, l'autre moitié serait prise en charge par les banques, qui il y a encore peu de temps étaient très réservées. Une chose est sure, les Égyptiens veulent à tout prix le Rafale. Le Caire a besoin d'équipements modernes opérationnels très rapidement. La situation en Libye les y pousse fortement et les relations avec Washington sont très fraîches.

Une équipe de négociateurs égyptiens à Paris en décembre 2014

En décembre, les négociations s'accélèrent. Et quinze jours environ après la visite à Paris du président égyptien, une délégation de très haut niveau d'une quinzaine de militaires égyptiens de l'armée de l'air et de la marine, arrivent le 10 décembre en France en vue de négocier avec Dassault Aviation et DCNS. La délégation égyptienne doit rester une dizaine de jours en France avec comme objectif de conclure avant de rentrer au Caire. C'est la volonté du président Sissi.

Mais les négociations butent finalement sur le financement de l'opération. Bercy rechigne à accorder des facilités de financement à l'Egypte. "Il y a un écart très important entre la volonté politique et Bercy qui reste très frileux", expliquait-on alors à La Tribune. Les hésitations de Bercy ne devront pas perdurer, d'autres pays, à l'image du fiasco français au Maroc en 2007, pourrait prendre un malin plaisir à se substituer à la France si celle-ci hésitait un peu trop. Seule satisfaction - mais elle est de taille - "un premier projet de contrat est établi", se rappelle-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Un projet qui réduit un peu les ambitions du Caire en diminuant la quantité des missiles et passe de deux à une FREMM. Mais la délégation égyptienne repart le 19 décembre déçue. Elle voulait un contrat prêt à être signé par le président Al-Sissi.

Le Trésor au Caire

En dépit du semi-échec des négociations avant la trêve de Noël, les fils ne sont pas rompus entre Paris et Le Caire même si beaucoup d'observateurs, notamment dans la presse, ne croient toujours pas à cette opération. Le 11 janvier à Ryad pour l'intronisation du roi Salman, les présidents égyptien et français, ainsi que Jean-Yves Le Drian se revoient. Abdel Fattah Al-Sissi renouvelle sa demande de conclure rapidement les négociations et invite le ministre de la Défense à inaugurer avec la frégate l'élargissement du canal de Suez le 2 août prochain.

Tout s'accélère à nouveau mi-janvier quand une délégation du Trésor se rend au Caire (le 11 ou le 12 janvier) pour évaluer les garanties de l'Égypte en cas d'un accord avec les industriels français. Et visiblement les Égyptiens répondent positivement aux questions et surtout aux attentes de la délégation française. En outre, les autorités politiques françaises ont demandé de leur  côté à la Coface de faire un nouvel effort pour faciliter le contrat. Parallèlement, les PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, de DCNS, Hervé Guillou, et du missilier MBDA, Antoine Bouvier, sont le 15 janvier au Caire pour faire avancer un accord avec l'Égypte, voire finaliser les négociations, selon des sources concordantes.

Ce ne sera pas le cas mais les deux pays ont la volonté de conclure. Ce qui pourrait être le cas très prochainement, explique-t-on alors. Certains observateurs visaient à ce moment-là une signature à la fin du mois de janvier tandis que d'autres plus prudents l'estimaient plutôt dans quelques semaines.

Négociations conclues début février 2015

Mais la volonté de Sissi est inflexible. Le 6 février, Paris propose un accord évalué à 5,6 milliards d'euros à la délégation égyptienne de haut niveau venue à Paris depuis le début de la semaine pour négocier la vente de Rafale et d'une frégate FREMM. C'est Jean-Yves Le Drian et le général Al-Assar qui concluent la négociation à Brienne. Ce dernier donne son accord et accepte de soumettre le projet d'accord au président égyptien. La délégation égyptienne repart cette fois-ci au Caire avec un accord conclu avec le Trésor. Elle va le proposer au président égyptien, qui doit statuer très rapidement. La France a accordé des facilités à l'Egypte. Elle propose donc de prendre à sa charge 60% du crédit acheteur, le reste étant pris par un pool bancaire, notamment le Crédit Agricole. En outre, l'acompte sera payé à 50 % par l'Egypte et à 50 % par les banques.

Cela sent bon. Très bon même. Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, se permet même d'affirmer le 7 février dans "Le Figaro" que l'avionneur est en passe de "réussir le premier contrat export du Rafale", l'avion français de combat. "Quand la température monte, je reste très prudent. Je peux juste dire que nous sommes proches de réussir le premier contrat export du Rafale", confie Eric Trappier sans nommer le pays acquéreur potentiel. Un secret de polichinelle. Un jour plus tard, c'est autour de Jean-Yves Le Drian de vendre un peu plus la mèche. Il confirme dimanche 8 février la tenue de discussions "assez avancées" avec Le Caire pour la vente de Rafale.

"Il y a effectivement des discussions assez avancées avec l'Egypte mais elles ne sont pas conclues", a déclaré Jean-Yves Le Drian lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde. "Je prends beaucoup de précautions (...) j'espère que ça se fera", a-t-il ajouté.

Le 12 février, l'Egypte accepte le deal. C'est le général Al-Assar qui appelle jean-Yves Le Drian pour lui confirmer le l'accord définitif de Sissi. Le ministre participera à la signature de trois contrats au Caire le 16 février en compagnie des trois PDG, Eric Trappier (Dassault Aviation), Hervé Guillou (DCNS) et Antoine Bouvier (MBDA).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/07/2015 à 18:37 :
"Paris avait alors été très embarrassé et Dassault Aviation pas intéressé." !!!
Traduction : le Rafale, qui existe depuis 35 ans, n'a jamais pu être vendu a quiconque, car il est un concurrent direct aux avions de chasses US.
Mais, les relations avec les USA, étant plus que jamais au beau fixe, depuis Sarkosy (retour dans l'OTAN, guerre en Libye) et la continuité d'Hollande (guerre officieuse en Syrie), que du coup, "impossible vente" se produit.
Pour être ironique, c'est une permission américaine.
a écrit le 21/07/2015 à 1:25 :
cet article est un véritable scandale : au final o ne voulait pas vendre au Caire et pourquoi je vous prie ???????????????????? aucun pays au monde ne peut s'offrir le Rafale, mais tous le peuvent !!!!
Réponse de le 21/07/2015 à 13:21 :
Je me permets de vous corriger, en toute politesse, bien entendu : tous les pays du monde peuvent s'offrir le Rafale mais si ils ne le font pas c'est par des raisons rationnelles (qualité-prix du produit notamment, options sur le marché, etc). Les Rafale qui ont été vendus à l'Egypte ont été payés (ou plutôt, sous payés, car si d'un côté les Saoudiens ne voulaient pas trop y dépenser, d'autre Dassault et Hollande voulaient les vendre coûte que coûte) par des Saoudiens pour que les Egyptiens fassent la guerre à Assad.
Donc il n'y a pas eu de "réussite commerciale" de Dassault mais une combine avec des pays tiers pour en em*erder d'autres. L'unique réussite commerciale pour le Rafale pourrait exister avec l'Inde mais les tractations sont encore loin d'être abouties….
Réponse de le 21/07/2015 à 14:57 :
Fat savoir ce qu'on veut. Si on ne les vend pas, c'est le budget de la défense qui devrait payer ces commandes. Alors que là o repousse l'achat de nos rafales à dans quelques années voir même à jamais...
a écrit le 20/07/2015 à 23:23 :
Je vois que le crédit agricole est toujours dans les bons coups 😂😂😂
a écrit le 20/07/2015 à 17:53 :
J'espère que ces 3 Rafales sont payé...............
Réponse de le 20/07/2015 à 19:28 :
Pas encore. Si ils étaient payés on le saurait déjà.
a écrit le 20/07/2015 à 17:08 :
Pour le moment l'Egypte aurait versé le premier acompte (prévu de 500Millions) sauf que cet acompte est payé à 50% par les banques françaises car la France a accordé des facilités à l'Egypte. Elle propose donc de prendre à sa charge 60% du crédit acheteur, le reste étant pris par un pool bancaire, notamment le Crédit Agricole. Et bien sur la Coface, donc la France, garantira 100 % de l’emprunt bancaire. Je rappelle l'excellent livre de mr Toscer "Argent public, fortunes privées" qui date d'il y a plus 10ans et toujours tellement d'actualité ... hélas!
Réponse de le 20/07/2015 à 20:20 :
Oui, la COFACE ne paye pas mais garantie des sommes de contrats export financées par les banques. Elle assure aussi contre les fluctuations de change entres monnaies et note les risques et prévisions des risques des affaires sur les 5 continents. C'est donc un indicateur précieux pour les entreprises exportatrices. Elle assure aussi le risque du développement à l'export. La COFACE coopère avec nos banques et satisfait de nombreuses entreprises françaises exportatrices principalement dans le secteur civil.
La COFACE est principalement une assurance. Son rôle bénéfique pour l'industrie française exportatrice n'est plus à démontrer.
Pour la simple et bonne raison que la COFACE ne garantie pas facilement et n'est pas abonnée aux casseroles.
Et même si, la casse serait toujours mineure par rapport à tous les contrats qu'elle permet de remporter à l'export.
" l'excellent livre de" ......... on s'en tape
Réponse de le 20/07/2015 à 20:47 :
D'ailleurs les tous premiers chasseurs français acquis par l'Egypte, l'avaient été grâce à la COFACE, la soixantaine de Mirage 5
Ensuite Dassault a aussi vendu une quarantaine d'Alpha Jet, une vingtaine de Mirage 2000.
Une centaine de Gazelle, des défense anti aérienne et des missiles antichars avaient aussi été vendues.
L'aventure continue donc.
Et pour les navires, ils étaient américains.
La vente des 4 corvettes l'année dernière et maintenant de la FREMM est une excellente nouvelle.
a écrit le 20/07/2015 à 14:44 :
Nos impôts ne sont pas (encore) perdus :
ils servent aussi à faire des cadeaux à l'Egypte (qui n'a pas les moyens de se payer nos beaux joujoux) !
Réponse de le 20/07/2015 à 15:36 :
Pour leur dernière aide en $, les monarchies s’étaient engagées en mars à 12 Md$ supplémentaires :
Avril: "Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis ont déposé 6 Md$ à la banque centrale égyptienne."
---
Beaucoup d’entreprises internationales investissent en l’Egypte, notamment cette année. Le pays a d'ailleurs organisé une conférence internationale des donateurs en mars. Cette masse de projets devrait aimanter d’autres investisseurs, booster très rapidement la résorption du chômage (13% officiel) et du travail au noir, et ainsi aider à la stabilisation du pays.
Pour l’instant l’Egypte est bordélique, très dépendante et vit sous perfusion. Lorsque les infrastructures seront réalisées et le territoire sécurisé, que les touristes et commerces reviendront en masse, avec le doublement du canal (l’actuel rapporte ~ 5 Md$ par an), des moyens industriels plus performants et moins énergivores et plus d’hydrocarbures produits à moindre frais, l’Egypte devrait retrouver sa liberté et sa santé.
---
Le FMI prévoit une croissance de 3,8% pour l'année fiscale 2014-2015 tandis que le déficit budgétaire devrait passer sous les 10%.
---
L’Egypte est l'un de nos premier fournisseur du Proche-Orient avec une part de plus de 40% de nos importations depuis cette région, notamment hydrocarbures et engrais (minerais).
L’Égypte est le 6ème exportateur mondial de gaz.
Pour exemple, la France et nos voisins européens livrent beaucoup de céréales à l'Egypte.
L’Egypte, comme l’Algérie, est l’un des premiers importateurs mondiaux de céréales.
Donc, l'économie européenne est fortement liée à l'Egypte par les échanges. L'UE représente plus d'1/3 des échanges.
Pour le Canal de Suez, une grande partie de trafic est lié à l'économie européenne.
L'Egypte a versé 8,5 Md$ pour la réalisation de second canal de 72 km.
a écrit le 20/07/2015 à 13:50 :
emprunts grecs + emprunts pharaons = 60 euros par jour aux DAB !
a écrit le 20/07/2015 à 11:53 :
Bientôt sur vos écrans, les bombes de 250Kg sur les enturbannés en Libye.
Réponse de le 20/07/2015 à 13:48 :
Un peu bébête comme commentaire mais… ça va, c'est l'été ! :-)
Réponse de le 20/07/2015 à 14:14 :
Pour faciliter la rencontre entre les fêlés et leur créateur? Cool!
Action coordonnée Egypte-Italie-France (avec option UK+US), après résolution ONU ou pas?
Maintenant que les deux gouvernements rivaux à Tripoli ont trouvé un accord, certes fragile..........
Depuis la base de Madama?
Réponse de le 20/07/2015 à 15:48 :
Cela va être difficile car la livraison des bombes AASM de Sagem seront livrées en décembre 2016. Si je me trompe pas.
Ils peuvent à la rigueur lâcher des bombes classiques.
a écrit le 20/07/2015 à 11:24 :
Tiens, quel hasard ! cette livraison coïncide avec l'arrivée des familles saoudiennes du Golfe à leur "plage privée" sur la Côte-d'Azur.
Réponse de le 20/07/2015 à 14:30 :
Gros malin, ce n'est certainement qu'un hasard, le délai étant très court entre la commande et le besoin de la FREMM livrée fin Juin, et de Rafale pour l'inauguration du nouveau canal de Suez le 6 août. (dans 2 semaines).
Présentation qui demande un minimum de répétitions sur mer comme dans les airs. La livraison était certainement calée au plus rapide.
Mais broder et tricoter autour d'un réalité logique est une spécialité bien française...
Réponse de le 20/07/2015 à 18:20 :
Les avions ont prélevés sur la commande de l'armée Française. Ça permet de les livrer rapidement.
Réponse de le 20/07/2015 à 19:33 :
Est-ce qu'on parle quelque part du grand rabais accordé par l'Elysée aux cheiks arabes qui ont acheté les Rafale pour l'Egypte ? cela me concerne car somme nous qui irons payer la différence dans une rallonge quelconque qui sera accordée à Dassault un jour.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :